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Eden et Mitaine – La conception

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Design & Bien-être
© Design & Bien-être / Eden

Ce processus a pris beaucoup de temps, il fallait à la fois trouver une esthétique et des solutions techniques pour assurer la solidité de l’ensemble.

L’arbre scandinave a été le premier à voir le jour. Ma réflexion a tourné autour de l’idée de l’arbre. Aujourd’hui on vend des « arbres à chat » qui n’ont plus rien d’un arbre.

J’ai voulu retourner à la forme primaire de l’arbre pour élaborer le design d’un vrai ARBRE à chat cette fois. Les croquis ont été nombreux avant m’arrêter sur une forme de base.

Eden et mitaine scandinave
© Design & Bien-être / Eden et Mitaine

Le rôle de mes chats

Mes chats ont joué un grand rôle dans le quotidien la conception d’Eden et Mitaine. Ils sont à la fois les sources d’inspiration du projet, les références pour la conception et les premiers testeurs.

Eden m’a beaucoup aidée pour prendre les mesures idéales. Son caractère calme et bonne pâte en tant que persane me permettait de prendre les mesures autour d’elle, vérifier l’écartement entre les marches, l’entrée de la maisonnette, la taille des plateformes…

Mitaine m’a permis de confirmer que les chats se sentaient en sécurité en hauteur dans la maisonnette, comme dans un cocon.

Eden et mitaine scandinave
© Design & Bien-être / Eden

Chaque fois que je voulais choisir un matériau, je prenais plusieurs références et je les proposais pendant quelques jours à mes chats, pour le griffoir par exemple, je l’ai fait valider par mes chats. J’ai également pratiqué ce test pour le choix des mousses des coussins, j’ai disposé les différents coussins les uns à côté des autres et j’ai attendu de voir où ils choisissaient de s’installer le plus souvent.

J’ai créé un premier prototype assez grossier pour vérifier toutes mes mesures. J’ai ensuite dû apprendre la modélisation 3D pour pouvoir créer ce modèle en numérique et pouvoir l’intégrer à des intérieurs décorés.

Ces visuels 3D me permettaient de communiquer sur le projet auprès des banques, de participer à des concours pour faire connaître le projet également. De manière générale, j’avais besoin de visuels pour montrer la différence de design que je proposais par rapport à ce qui se vendait à ce moment-là.

Design & Bien-être
© Design & Bien-être / Eden

S’en est suivi un dossier de financement construit avec un comptable et un passage devant plusieurs commissions d’attribution de prêts d’honneurs, plusieurs banques pour trouver les bons partenaires. Mais ce travail de montage de dossier à bien payé et j’ai pu démarrer mon entreprise avec les fonds nécessaires pour continuer la recherche et trouver un fabricant capable de faire des séries.

Il a tout de même fallu une sacrée énergie pour défendre le projet qui prêtait à sourire pour beaucoup de professionnels. J’ai donc dû redoubler d’effort sur la présentation du projet et m’appuyer sur des éléments chiffrés, concrets.

Il a fallu affronter des personnes qui réagissent de manière parfois dédaigneuse face au projet, je me souviens encore d’un entretien avec une conseillère dans une banque qui m’a dit : « Ah bon parce que ça joue un chat ? »

Euh ok… On part de loin !

Eden et mitaine scandinave
© Design & Bien-être / Eden et Mitaine

Je me souviens être sorti de cet entretien épuisée mais j’ai tout de même réussi à les convaincre. Au final, c’est moi qui ai eu le choix entre les différentes banques qui étaient ok pour suivre le projet.

En parallèle, je souhaitais également proposer un modèle plus adapté aux décorations modernes et industrielles. Je voulais mélanger les matières et créer un modèle bois-métal. N’ayant pas les connaissances techniques sur les contraintes du métal, je me suis appuyée sur un bureau d’études proche de Rennes qui m’a aidée à concevoir ce deuxième arbre. L’idée était de garder le même principe de modularité en changeant tous les systèmes de fixations puisque les matériaux n’étaient pas les mêmes.                                              

Puis j’ai travaillé avec une entreprise de menuiserie bretonne spécialisée dans l’élaboration de prototype. Ils ont permis la réalisation d’un prototype complet, il a également fallu trouver une entreprise spécialisée dans le tournage bois équipé en numérique car la précision des assemblages ne tolérait pas de marge d’erreur.

Durant tout le projet la recherche de fabricants a été une grosse partie du travail, les pièces sont complexes en termes de fabrication et nécessitent des compétences et des équipements importants.

Ces premiers prototypes ont permis de donner vie au projet Eden et Mitaine, avoir enfin devant soi un mobilier sur lequel on travaille depuis plusieurs mois a quelque chose de grisant. J’ai pu organiser le premier shooting photo pour mettre en valeur ces arbres et vérifier les améliorations à apporter avant de fabriquer la série.

J’ai voulu profiter de ce premier shooting pour mettre en valeur une association et c’est Moustache et Cie qui a bien voulu se prêter au jeu avec Michoko, un jeune chat noir et blanc, qui nous a fait un vrai show sur l’arbre Indus !! Cela me permettait de profiter de la campagne de communication que j’allais faire pour mettre un coup de projecteur sur une asso.

Voir pour la première fois Eden et ce chat mis en scène sur les arbres était vraiment une première concrétisation du projet !

Et la communication sur celui-ci devenait plus facile, grâce aux photos. J’ai créé tous les comptes sur les réseaux sociaux d’Eden et Mitaine, Page Facebook, Instagram, Pinterest, LinkedIn, Twitter (j’ai très vite arrêté ce dernier, je n’étais vraiment pas à l’aise avec ce réseau et on ne peut pas tout faire).

Le lancement

L’étape suivante était le lancement de la campagne de crowdfunding, (financement participatif). Un gros travail de communication pour une marque complètement inconnue mais cela a permis à de faire repérer la marque par TF1, avec l’émission « La vie secrète des chats », le groupe M6 avec William à midi sur C8. Ainsi que l’émission « Les 100 premiers jours des chatons » sur TFX. C’était une riche expérience de découvrir les coulisses de tout ça !

Eden et mitaine scandinave
© Design & Bien-être / Eden

Cette campagne a permis de lancer la marque, trouver les premiers clients et récolter une somme permettant de contribuer au lancement de la première série.

En parallèle je fréquentais assidûment les réseaux d’entrepreneurs de ma région à la fois pour rencontrer de nouveaux entrepreneurs et pour nourrir cette énergie d’entreprendre. Les échanges avec les autres entrepreneurs sont très importants, rester isolé fait stagner. Une situation problématique peut se débloquer d’elle-même en l’expliquant à d’autres, parce qu’on la voit sous un autre angle et rencontrer d’autre entrepreneurs, c’est rencontrer des gens qui sont dans cette même énergie.

J’ai donc pu trouver une entreprise qui avait les capacités requises et qui acceptait de me suivre dans le projet. Cependant il fallait adapter le modèle à des méthodes de fabrication industrielles, s’en est donc suivi une longue période d’aller-retour avec la partie bureau d’étude de cette entreprise et l’élaboration d’une pré-série destinée à valider le modèle et régler toutes les machines.

Tous ces aller-retours ont pris beaucoup plus de temps que prévu, là où je prévoyais un an pour le lancement, j’en ai mis 3 ! J’ai mis toutes mes économies dans ce projet et je travaillais à temps partiel dans mon précédent poste de temps en temps pour pouvoir continuer à alimenter ce projet.

Design & Bien-être
© Design & Bien-être / Eden

Le plus difficile a été de trouver un compromis entre des coûts de fabrications qui sont élevés et des tarifs acceptables pour les clients. Oui ces mobiliers ont un coût, mais ce sont de véritables mobiliers ouvragés et durables. La fabrication française est également l’une des raisons de ce coût mais le fait de valoriser des savoirs-faire français me tenait à cœur.

Mais le site d’Eden et Mitaine est maintenant en place et la commercialisation est lancée depuis fin 2019, la première série de fabrication d’arbre à chat scandinave est entièrement écoulée et la série Indus disponible depuis septembre est déjà bien lancée. Les Etats-Unis se montrent très intéressés par les produits et j’ai déjà pu en envoyer à Chicago, Peaks Island, San Fransisco.

Il y en a même un qui est parti en Corée du Sud.

Je lance une deuxième série un peu plus grosse d’ici la fin de l’année et j’ai de nouvelles idées en cours de gestation. Eden m’a encore montré la voie de mon prochain mobilier que je veux plus accessible au grand public cette fois, accessible à tous les budgets.

Il est important pour la pérennité d’une entreprise de toujours être capable de se remettre en question, il faut de la souplesse pour pouvoir rebondir en cas d’imprévu, d’obstacles. C’est ce que j’essaie de faire au quotidien…

Suite au prochain numéro d’Animalium Mag

Eden et mitaine scandinave
© Design & Bien-être / Eden

Des animaux pour rester des hommes

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Des animaux pour rester des hommes
@ Sabine Zinck (crédit photos)

Intervenante en médiation animale depuis presque vingt ans, j’ai la chance de vivre chaque jour des rencontres extraordinaires, qu’elles soient humaines ou animales. J’ai fondé l’association EVI’DENCE afin de mettre en place des projets favorisant la relation entre tous les êtres vivants. L’association est intervenue pendant des années dans des structures spécialisées auprès de personnes âgées, de personnes « polyhandicapées », d’enfants atteints de mutisme sélectif mais aussi auprès d’autres publics fragilisés. Le but de la médiation animale étant de rechercher et de faciliter des interactions issues de la mise en relation intentionnelle de l’Homme et de l’Animal favorisant ainsi le lien avec la nature. Cette démarche est bien évidement menée dans le respect des besoins fondamentaux de tous ces êtres vivants participants.

DES ANIMAUX POUR RESTER DES HOMMES
@ Sabine Zinck (crédit photos)

En septembre 2008, EVI’DENCE prend un nouveau tournant pour se spécialiser dans la médiation animale en milieu pénitentiaire, une première en France. En effet, c’est suite aux suicides de 2 mineurs incarcérés que j’ai été sollicitée par la Maison d’Arrêt de Strasbourg pour mettre en place des séances de médiation avec l’animal. La Direction de l’établissement souhaitait réduire les tensions, diminuer la violence et ré-humaniser les lieux. . A cette période, oser introduire des animaux dans un milieu fermé comme la prison et croire qu’il y aura des bénéfices pour les personnes détenues, les animaux, les personnels, l’administration pénitentiaire et même la société, était pour nous une évidence, d’où le nom donné à l’association.

En effet, l’animal apaise et ne juge pas, ce qui est très apprécié des personnes détenues pour lesquelles il est un médiateur neutre, un compagnon constant, une source d’affection permanente.

Cette médiation animale en milieu pénitentiaire, aujourd’hui au cœur de l’action d’EVI’DENCE, vise outre les objectifs cités plus haut, à responsabiliser, revaloriser, apaiser et ainsi amener la personne détenue à un changement de comportement qui pourra lui permettre de mieux résister aux tentatives de délinquance qu’elle pourrait rencontrer.

En accompagnant ces personnes, que je ne veux ni juger, ni excuser, j’ai simplement la conviction que les Hommes gardent toujours au fond d’eux une part d’humanité et de lumière, qui ne demande qu’à s’exprimer. Je pense aussi que les animaux peuvent catalyser cette expression.

« L’animal permet de verbaliser ses sentiments, ses émotions, de travailler sur soi et sur les faits qui nous ont amenés à la délinquance… »

Michel, détenu

En 2010, cette expérimentation devient un programme dénommé « L’animal compagnon de réinsertion » primé en 2011 par le 2ème prix « Initiatives Justice ».

Le 1er volet de ce programme est mis en place à la maison d’arrêt de Strasbourg, en partenariat avec l’association TAAC et s’intitule « Humaniser la prison avec l’animal » ou comment un homme et un animal réunis dans l’isolement peuvent s’offrir mutuellement une nouvelle vie ?

Le second volet « Se reconstruire avec l’animal » est quant à lui en cours d’expérimentation et fera l’objet d’une présentation ultérieure..

Actuellement ce sont 30 heures d’intervention en médiation animale par semaine: groupes de parole animés par nos intervenantes, accompagnées de leurs animaux facilitateurs de communication qui permettent d’aborder différents sujets par le biais émotionnel et comportemental. Des passerelles se créent entre le détenu et l’animal grâce à la prise de conscience émotionnelle de situations analogues.

« Vous m’avez appris le respect des êtres vivants »

G. Détenu

Ce sont aussi trois locaux installés dans les quartiers des hommes et des femmes, entièrement dédiés à la présence permanente d’une trentaine de petits animaux domestiques adoptés. Pour la plupart d’entre eux, ces animaux ont connu une souffrance et bien souvent ont été abandonnés. Chaque animal devient le compagnon de soutien d’un détenu dit « référent ». Celui-ci prend en charge et est responsable de son animal (soins, entretien, nourriture). Le symbole est fort : les détenus jugés pour avoir fait du mal à autrui, s’occupent ici de victimes… Comme ce petit cochon d’inde, maltraité et abandonné que j’ai recueilli et confié à un détenu. En quelques semaines son comportement a changé, il est devenu plus affectueux, moins sauvage et reprend confiance en l’humain. Tous les deux pansent leurs blessures respectives et se reconstruisent ensemble.

DES ANIMAUX POUR RESTER DES HOMMES
@ Sabine Zinck (crédit photos)

Cette action permet également aux personnes détenues d’engager elles-mêmes une prise de conscience et un début de travail personnel au travers de deux processus clé : la responsabilité qu’elles développent vis-à-vis de l’animal et la confiance que l’animal leur accorde.

« Vous et vos animaux m’avez emmené vers la liberté de mon esprit. Merci pour ce que vous m’avez apporté tout au long de ces mois les plus sombres de ma vie… »

FRED, détenu

L’animal facilite l’interaction entre les personnes présentes et permet d’installer plus rapidement un lien de confiance. Il amène de l’apaisement et libère la parole.

Ainsi, en développant ce lien avec l’animal, au fil des séances, la personne détenue se responsabilise (nécessité d’être présent à la séance, de tenir compte de l’animal), acquiert une meilleure image d’elle-même (capacité à prendre soin de l’autre, voir que l’animal le reconnait, …) de manière à lui permettre d’être plus ouverte à l’accompagnement qui lui est proposé.

De par son authenticité et son non-jugement, l’animal favorise également le travail de l’intervenante et de facto l’accompagnement des autres professionnels associés à ce projet.

Pour chaque personne détenue, l’animal devient un être vivant unique avec lequel elle pourra nouer un lien singulier, créer une alliance de vie et se réaccorder à son humanité.


Patricia ARNOUX

Intervenante et Directrice de l’association Evi’dence

Co Auteure du livre « Des animaux pour rester des Hommes »avec Sabine Zinck (crédit photos et textes)

DES ANIMAUX POUR RESTER DES HOMMES
DES ANIMAUX POUR RESTER DES HOMMES

L’association Evi’dence est co-lauréate du 2ème prix « Innovation Justice 2011 » par équipe dans la catégorie « Innover au bénéfice de l’institution » pour le programme d’insertion et de professionnalisation des détenus au développement comportemental par la médiation animale et l’intelligence relationnelle aux côtés d’Hervé Berthonneau, Marjorie Lang et Romain Brasseau.


www.evi-dence.fr

https://www.facebook.com/evidencemediationanimale

https://www.instagram.com/_evi_dence_

https://www.youtube.com/channel/UCT_7S6qGFXoHftkcUIlPEPg

Ankore : le vêtement qui nettoie l’océan

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Ankore
@ Ankore

Tout a débuté dans l’océan.

De l’eau salée, du sable, des algues et … un sac plastique perdu dans cette immensité, comme un signe.

Jour après jour, nous voyons notre écosystème se dégrader, avec l’impression de ne rien pouvoir y faire. Nous étions en 2018 et avons souhaité agir à notre manière.

Après des mois de réflexion, nous avons trouvé : et si en s’habillant, nous pouvions participer ensemble à la préservation de l’océan ?

Ankore, le vêtement qui nettoie l’océan était né.

Ankore
@ Ankore

En 2019, 400 millions de tonnes de plastique ont été produites. Mais seulement 9% sont recyclés. Ainsi, 10 à 12 millions de tonnes de plastique sont déversées dans les océans chaque année. Et une bouteille en plastique met 450 ans à se décomposer. Terrible constat et ça fait longtemps que ça dure.

Pour remédier à cela, nous nous sommes associés à un partenaire regroupant des centaines de pêcheurs qui repêchent des tonnes de plastique en mer Méditerranée et dans l’océan Atlantique.

Ensuite, via un processus breveté, ce plastique marin est nettoyé, broyé en paillettes de plastique, fondu en granulés et enfin tissé en fil.

Mixé avec du coton biologique, choisi pour ses qualités fonctionnelles et écologiques, notre maille est à la fois durable, confortable et respirante.

Parce que l’enjeu environnemental est trop important, nous devons être exemplaires.

Chez Ankore, nous avons décidé de nous entourer de partenaires de confiance, pour que le consommateur sache ce qu’il achète. Pas de faux semblant ni de baratin.

Ankore
@ Ankore

Le design et le patronage sont réalisés à Nantes. Le plastique est repêché en mer Méditerranée et dans l’océan Atlantique. Il est recyclé et transformé en fil en Espagne, puis la confection est réalisée au Portugal.

Nos vêtements sont réalisés par un atelier familial au Portugal.

Avec un droit du travail protecteur et une rémunération au-dessus des minimums légaux, nous savons dans quelles conditions est réalisée la collection.

Nous travaillons main dans la main avec l’atelier que nous visitons régulièrement.

DES MATIÈRES ECOLOGIQUES

Chaque vêtement Ankore est pensé par son empreinte environnementale de manière radicale. S’il ne remplit pas nos standards, nous passons à autre chose, sans complaisance.

Pour cette première collection, nos sweats et tee-shirts sont composés de plastique repêché dans l’océan et de coton biologique, beaucoup plus écologique que le coton traditionnel.

Ainsi, nous proposons un vêtement qui participe au nettoyage de l’océan et qui limite au maximum son empreinte environnementale.

DES VÊTEMENTS SOLIDES ET DURABLES

A l’opposé de la fast fashion, nous proposons des vêtements conçus pour traverser le temps.

Des matières solides, un grammage élevé et un savoir-faire exceptionnel.

Avec des coupes intemporelles qui resteront pertinentes et élégantes dans plusieurs années.

Ankore
Site internet : https://ankore.co
@ Ankore

ANIMAL KIDS, des vêtements éco-responsables pour enfants au service de la protection animale

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ANIMAL KIDS
@ ANIMAL KIDS

Animal kids, une marque de vêtements bio pour enfant, à l’effigie d’animaux sauvages et qui reverse 15% aux ONG sur le terrain.

A propos de Benoit Richet, le créateur d’Animal kids

À 30 ans et après une carrière de 10 ans dans l’e-commerce, Benoit Richet décide un jour de tout plaquer afin de lancer sa nouvelle entreprise : Animal kids, inspirée par ses enfants, et qui lui tient particulièrement à cœur.

 « Depuis toujours, je souhaitais faire quelque chose qui contribue à une cause qui m’est chère (…). Face au drame qu’est la 6ème extinction de masse que nous vivons actuellement, il m’est apparu évident que cette reconversion se ferait dans un domaine lié à la protection des espèces menacées. »

@ ANIMAL KIDS

Depuis 1970, la population des vertébrés se serait effondrée de 68% selon un récent rapport du WWF.

Animal kids est né de ce constat et a mis en place un système de dons : chaque achat permet de reverser 15% du prix HT de la vente à l’ONG ou à l’action de son choix en faveur de la protection des espèces menacées. Le client est alors invité à choisir l’ONG bénéficiaire dans une liste de 10 associations.

Animal kids imagine des vêtements ludiques avec animaux pour les tout-petits et les conçoit en coton biologique afin de respecter l’environnement.

ANIMAL KIDS : Une provenance plus contrôlée que le made in France classique, et une conception certifiée GOTS respectueuse de l’environnement

Le textile est l’industrie la plus polluante au monde. Consommer bio, c’est donc déjà limiter son impact sur l’environnement. Cependant, de nombreuses marques de coton bio made in France font en réalité systématiquement venir la matière première d’Inde ou de Chine, car le coton n’est plus cultivé en France.

Seule la finition des produits est locale. Qu’en est-il alors de l’impact CO2 du transport ? Animal kids préfère donc proposer des vêtements 100% made in Europe, dont la provenance de la matière est strictement contrôlée et localisée au plus proche de notre territoire, afin de diviser les émissions de CO2 par près de 2,5 en comparaison un des vêtements bio made in France qui sourcent la matière en Inde.

ANIMAL KIDS
@ ANIMAL KIDS

Animal kids fait par ailleurs le choix du bio certifié GOTS© (95% de fibres bio minimum contre 70% pour l’appellation bio classique) pour ses vêtements afin de ne pas polluer les sols et de limiter la consommation en eau. Ces normes assurent qu’il n’y a pas d’agents chimiques néfastes utilisés dans la conception des vêtements.

La certification assure aussi un environnement social de qualité pour les employés qui fabriquent les vêtements, ainsi qu’un traitement efficace des eaux usées et des déchets produits.

Le transport des vêtements depuis les pays européens participants vers la France, sont de plus compensés en plantant des arbres avec Reforest’Action.

Voici donc les engagements d’Animal kids, une petite goutte dans un immense océan : mais en participant tous à une consommation plus responsable, il est possible de contribuer à changer les choses !

Pour chaque commande passée, 15% du prix HT reversés à l’ONG de son choix

De plus en plus de personnes prennent conscience que limiter leur impact sur l’environnement passe par une consommation plus réfléchie. Inscrit dans cette mouvance, Animal kids permet de reverser 15% du prix HT de chaque vente à l’ONG ou à l’action de son choix.

@ ANIMAL KIDS

Voici quelques exemples d’ONG que vous trouverez chez Animal kids :

Noé

Noé est une ONG française luttant activement pour la préservation de la biodiversité. Ses programmes variés vont de la protection d’espèces à l’étranger incluant l’Addax, une antilope en danger critique d’extinction (150 individus seulement), en passant par des programmes plus locaux. Noé veille notamment en France au retour des insectes pollinisateurs.

@ ANIMAL KIDS

UICN – Save Our Species

L’UICN ou Union Internationale pour la conservation de la nature et des ressources naturelles, est une des plus grandes ONG mondiales dédiée à l’environnement et aux espèces menacées (programme Save Our Species). Observateur au sein de l’ONU, elle est majoritairement financée dans sa lutte pour la protection des espèces par les gouvernements.

AVES France

AVES (A Voice for Endangered Species) est une ONG française qui lutte sur notre territoire pour la protection des espèces mal aimées (blaireau, renard…), ainsi que la cohabitation de l’Homme et des

prédateurs (ours, loup). Ils participent aussi à des programmes à l’international, notamment en faveur de l’ours à lunettes ou de l’ours polaire.

Save the Rhino

Sur les cinq espèces de rhinocéros encore présentes, trois sont en danger critique d’extinction. Extrêmement chassés pour leur corne qui peut se vendre jusqu’à 45 000 euros le kilo, l’ONG Save the Rhino protège un des animaux les plus menacés du globe sur le terrain.

Panthera

Panthera est l’unique ONG dédiée à tous les félins : tigres, lions, léopards, guépards… Le lion d’Afrique est passé de 100 000 individus à 20 000 depuis 1950 et le tigre a frôlé l’extinction au cours du XIXe siècle, avec moins de 2000 tigres en Inde comptabilisés en 1969.

A cela il faut ajouter les ONG Oceana, Save The Elephants, Lola Ya Bonobo, mais aussi la SPA ainsi que 30 millions d’amis, notamment pour ceux qui souhaiteraient plutôt donner pour les animaux domestiques.

SÉLECTION : top 3 des vêtementsles plus mignons proposés par Animal kids !

Le body à manches longues Gribouille le koala Le body à manches longues Gribouille le koala est parfait pour les bouts de chou de 1 à 18 mois (taille au choix). En coton bio certifié GOTS (plus haute certification du domaine), ce produit est ludique, tendance et rigolo. Aucun OGM, pesticides ou produits chimiques dans ses procédés de fabrication.

Lien direct : https://www.animal-kids.com/body/104-4942-gribouille-le-koala.html
@ ANIMAL KIDS

Le t-shirt à manches longues Gabriel l’éléphant

De couleur bleue, ce T-Shirt à manches longues Gabriel l’éléphant siéra aux jeunes garçons de 2 à 6 ans. Idéale pour l’automne ou en dessous d’un pull l’hiver, cette jolie pièce permet de soutenir la cause animale tout en respectant son environnement (conception éco-responsable).

Lien direct : https://www.animal-kids.com/t-shirt/112-5338-gabriel-elephant.html
@ ANIMAL KIDS

Le t-shirt à manches courtes Juliette la girafe

Le T-Shirt à manches courtes Juliette la girafe convient tout autant aux jeunes garçons qu’aux jeunes filles. Disponible dans de multiples tailles (de 2 à 6 ans) et fabriqué en coton bio, il est certifié GOTS© (absence de pesticides et de produits chimiques

dans la fabrication). Il s’agit d’un vêtement enfant à la fois moderne, ludique et éthique !

Lien direct : https://www.animal-kids.com/t-shirt/66-2852-juliette-la-girafe.html
@ ANIMAL KIDS

Pour en savoir plus

Site Internet : https://www.animal-kids.com

Facebook : https://www.facebook.com/animalkidsfrance

@ ANIMAL KIDS

Comme Avant – Création & Éthique

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Comme Avant
© Comme Avant

La marque Comme Avant a été créée en 2017, suite à la naissance de Nael, le premier fils de Sophie et Nil. Ses problèmes de peau ont poussé Nil et Sophie à chercher une alternative, car mêmes les produits biologiques ne soulageaient pas ses irritations cutanées. Après quelques semaines de recherches et de nombreux essais, Nil a réussi à faire un savon saponifié à froid avec seulement de l’huile d’olive biologique comme corps gras. Un produit simple, mais très efficace car en quelques jours, la peau de Nael allait beaucoup mieux ! 

Encouragés par leurs proches et poussés par leur recherche de simplicité et de produits sains, Nil et Sophie se sont lancés dans l’aventure Comme Avant, accompagnés de leur famille : Silvin et Marie (frère et sœur de Sophie) et Mathieu (conjoint de Marie). Au début, ils étaient seuls à fabriquer les produits, à les conditionner et les expédier. rois ans après, l’entreprise compte une cinquantaine d’employés ! En octobre 2021, Comme Avant a d’ailleurs déménagé aux Pennes-Mirabeau (tout proche de Marseille), pour y installer les bureaux et l’atelier dans de meilleures conditions pour continuer de développer tous leurs projets.

Bien que l’entreprise a grandi en très peu de temps, les valeurs du début restent et resteront toujours au cœur de la démarche. La philosophie de Comme Avant se base sur quatre piliers fondamentaux. 

Premièrement la fabrication française. Tous les produits sont faits à la main et en interne, dans l’atelier Comme Avant. C’est un réel atout de pouvoir créer un produit de A à Z, de sa fabrication à son expédition, dans ses propres locaux. L’importance a été donnée à la main d’œuvre et au recrutement de personnel au lieu d’acheter de grandes machines industrielles. 

L’approche transparente que met en avant la marque est également fondamentale. De manière générale, l’univers des cosmétiques et leur liste d’ingrédients sont très peu lisibles et compréhensibles par beaucoup. C’est pour cette raison que les matières des produits, leurs bienfaits et leurs origines sont détaillées de manière simple et claire. Un autre axe de transparence est également leur quotidien dans l’entreprise, les hauts et les bas publiés sur leurs réseaux sociaux. 

Comme Avant prône également un retour vers la simplicité d’une part grâce aux choix des matières premières pour chaque produit. En effet, tous les produits sont faits avec un maximum de quatre ingrédients, dont un ancestral. D’autre part, la gamme reste courte et restera ainsi (savon, shampoing, crème, dentifrice, déodorant, démaquillant). Une bonne base pour une salle de bain zéro déchet et respectueuse de l’environnement !

Le dernier pilier, non des moins importants, est le respect de l’environnement. En plus d’une composition simple, les produits Comme Avant sont sains pour votre corps et la planète. Leurs cosmétiques sont entièrement biodégradables et peuvent donc être utilisés en nature sans problème. Un produit biodégradable, tout comme son packaging. Les produits viennent emballés soit dans du papier kraft ou du carton. Pour le dentifrice en poudre, des recharges sont également proposées. (photo 5)

Afin d’éviter tout greenwashing et garantir la qualité de leurs produits, ils ont décidé d’avoir recours à certains labels. Comme Avant est certifié par Slow Cosmétique (https://www.comme-avant.bio/pages/notre-label-slow-cosmetique), un label qui garantit aux consommateurs des produits cosmétiques bons pour la santé et l’environnement. Pour leurs produits, ils ont choisi le label Cosmos organic / natural certifie l’aspect biologique ou naturel d’un produit (https://www.comme-avant.bio/pages/notre-label-cosmos), ainsi que celui de la Vegan society pour certifier qu’aucun ingrédient d’origine animale n’est contenu dans leurs produits (https://www.comme-avant.bio/pages/le-label-vegan-society

Leur démarche va plus loin que leurs cosmétiques, c’est toute l’entreprise qui partage les mêmes valeurs. Au sein de l’entreprise, beaucoup d’actions ont été mises en place pour réduire leur empreinte environnementale. Ils ont opté pour un fournisseur d’électricité verte, fabriquent en interne des charlottes lavables pour remplacer celles à usage unique, mis en place lombricomposteur et une zone de tri avec revalorisation des mégots pour les employés ainsi qu’une machine à grain dans la salle de pause pour éviter toutes les capsules et déchet.

Les voilà maintenant trois ans plus tard, dans un nouvel atelier avec pleins de projets en tête : développer une gamme maison et agrandir leur gamme textile sur la même lignée que leurs cosmétiques, lancer un projet de permaculture en parallèle du Fonds Comme Avant (https://fonds.comme-avant.bio). Grâce aux dons de leur communauté et à un pourcentage du chiffre d’affaire de l’entreprise, ils souhaitent préserver et protéger la biodiversité tout en menant des actions de sensibilisation. Plus d’informations ici : https://fonds.comme-avant.bio Certes ils ont évolué et ce très vite, mais ils souhaitent rester fidèles à leurs valeurs et leur philosophie initiale. 

J.A.C.K., un sanctuaire pour chimpanzés

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Chimpanzé - Divers
© Divers / J.A.CK.

Les forêts de la République Démocratique du Congo subissent une persistante hémorragie. Étant dotées d’une des biodiversités les plus riches au monde, sa faune et sa flore se réduisent comme une peau de chagrin au profit de braconniers ou de chasseurs d’essences rares à la solde de collectionneurs et de marchands peu scrupuleux. Les Grands Singes font partie de ces espèces très prisées et sont voués à disparaitre si rien n’est fait ! Le sanctuaire J.A.C.K. se bat au quotidien pour les protéger.

@ J.A.C.K.

Une faible lueur d’espoir

Jeunes Animaux Confisqués au Katanga (J.A.C.K.) est une asbl congolaise créée en 2006 dans la ville de Lubumbashi par Franck et Roxane Chantereau, un couple de passionnés de la nature. Une des missions de J.A.C.K. est d’aider les autorités de la place à renforcer les lois en les appliquant au travers de confiscations et d’offrir un centre d’accueil (le sanctuaire) en vue d’héberger ces créatures meurtries le temps de pouvoir leur trouver un endroit où les relâcher.

Cette action porte aujourd’hui ses fruits. En effet, 14 ans après sa création, J.A.C.K. peut dire que ses efforts ont considérablement stoppé le commerce illégal de chimpanzés à Lubumbashi puisque, depuis 2013, plus aucun chimpanzé n’a été vu en vente dans les rues de la ville et de ses alentours.  La population locale sait qu’il y existe un centre d’accueil pour ces orphelins et qu’il est interdit par la loi de les capturer, de les manger, de les détenir, de les vendre… Cette étape a pu se faire uniquement par le biais de la sensibilisation ; la Conservation d’une espèce ne se fait-elle pas essentiellement au travers de l’Éducation ? 

@ J.A.C.K.

Le chimpanzé, une espèce menacée

Le chimpanzé est une espèce en danger. Les populations sauvages ont terriblement été réduites au cours des trente dernières années à cause essentiellement de l’activité humaine.

En effet, la première cause de sa raréfaction est la déforestation. Devant la montée démographique, de plus en plus de terres sont défrichées pour l’agriculture, les pâturages, les plantations industrielles, l’extraction minière ou la construction de barrages et de routes. Les arbres sont coupés, pour fournir du bois précieux, de la pâte à papier ou simplement du combustible (charbon de bois), qui est une source d’énergie bon marché pour beaucoup de populations pauvres. On estime que l’Afrique occidentale et centrale a perdu plus de 80 % de sa forêt originelle. Les forêts des extrémités Est et Ouest du continent ne sont déjà presque plus que des souvenirs. Dans les années à venir, il ne restera qu’un seul bloc forestier important en Afrique tropicale : le bassin du fleuve Congo qui, fort malheureusement, commence également à être morcelé.

@ J.A.C.K.

A la déforestation s’ajoute le braconnage en vue de la capture de petits vivants, et pour la viande (« bushmeat ») vendue sur certains marchés. La viande de brousse fumée constitue une source de revenus parfois importante pour un grand nombre de chasseurs et elle est également un élément de survie essentielle en brousse.

Aussi, dans certaines zones, les chimpanzés peuvent également être tués et/ou consommés uniquement pour des raisons médicales pour fabriquer des remèdes traditionnels, voire pour des pratiques magiques.

Quant au commerce de chimpanzés comme animaux de compagnie, il est interdit dans tous les pays signataires de la CITES (convention sur le commerce international des espèces menacées). Toutefois, il continue de manière illégale. La capture d’un bébé chimpanzé implique la mort de sa mère, de même que celle d’autres membres de la communauté. Pour « arracher » un bébé chimpanzé à sa famille et donc à la forêt, il faut sacrifier en moyenne 10 adultes de son groupe. Une hécatombe à l’état pur au niveau de la population de chimpanzés sauvages.

Enfin, le chimpanzé succombe également aux maladies infectieuses qu’il peut contracter par les contacts de plus en plus fréquents avec les hommes et leurs déchets.  Parce que les chimpanzés et les humains sont très semblables, les singes peuvent contracter de nombreux pathogènes transportés par les humains ou qui affectent également les humains (par exemple, la tuberculose, la polio, la pneumonie, la typhoïde et la fièvre hémorragique Ebola). Vu la destruction de son habitat, le chimpanzé à la recherche de nourriture se rapproche de villages où il peut avoir des contacts humains et ainsi être contaminé (zoonoses). De même, en République Démocratique du Congo, de nombreuses populations cherchent refuge dans les forêts suite aux conflits armés. Ces incursions humaines dans des zones moins accessibles ou dans des zones de forêts modifiées peuvent aussi augmenter le risque de transmission de maladies des hommes vers les chimpanzés.

Premiers sauvetages en avril et mai 2006
@ J.A.C.K.

La République Démocratique du Congo héberge 3 des 4 espèces de Grands Singes de la planète : le gorille, le bonobo et le chimpanzé commun.  Depuis 1976 des lois existent pour protéger ces primates mais malheureusement très peu d’actions sont menées sur terrain pour conserver cette espèce tuée au quotidien. A ce jour, il est estimé que les forêts de la RDC compteraient encore 40% de la population totale des chimpanzés en Afrique. Toutefois, si rien n’est fait pour leur protection et leur conservation, ce primate disparaitra des forêts de ce continent dans les 20 prochaines années.

Ce déclin démographique des populations de chimpanzés sauvages est préoccupant car ce Grand Singe est incapable de recouvrer des effectifs normaux comme le font les autres espèces en peu d’années en raison du rythme des naissances. Chaque femelle donne naissance à un seul petit à la fois environ tous les cinq ans ; un rythme des naissances limité par l’infécondité des femelles pendant l’allaitement qui dure 3 à 4 ans.

Il est donc plus qu’urgent de renforcer les lois en matière faunique de la RDC avant que ses forêts ne se vident littéralement !

J.A.C.K., un projet de toute une vie

Lorsque le couple d’Européens s’est installé en République Démocratique du Congo en 1994, il a été très vite soucieux de voir le tragique sort de bébés chimpanzés arrachés à leurs familles, mis en vente pour une bouchée de pain dans les rues de Lubumbashi, voire trafiqués via la frontière zambienne. Constatant avec effroi que la ville de Lubumbashi était une plaque tournante du trafic des chimpanzés, Franck a mené pendant plus de 10 ans une étude non officielle plus qu’alarmante sur le commerce illégal de grands singes arrivant à Lubumbashi pour combler la demande d’animaux exotiques de compagnie ou transitant par la ville pour aller en Zambie, en Afrique du Sud ou ailleurs dans le cadre du commerce illégal d’espèces exotiques en voie d’extinction.

L’enquête non officielle menée par Franck a donné des résultats préoccupants. En effet, par mois, à l’époque, environ 3 chimpanzés passaient par Lubumbashi. Si l’on considère qu’une moyenne de 10 individus chimpanzés est massacrée pour n’en retirer qu’un seul de la forêt, environ 30 chimpanzés étaient alors tués par mois et plus de 400 par an rien que pour cet ignoble trafic au sud de la RDC… Sur une période de 14 ans, soit la période d’investigation de Franck, le trafic via Lubumbashi uniquement a représenté à lui seul l’extermination de plus de 5000 chimpanzés sauvages !

Connaissant ces horribles faits, Franck et Roxane ne pouvaient plus rester les spectateurs de cette tragédie. Ils devaient agir pour changer cette horreur et c’est la raison pour laquelle, ensemble, ils ont créé un centre d’accueil pour chimpanzés.

Tout a commencé en avril 2006 lorsque Franck et Roxane Chantereau ont croisé le regard d’un jeune chimpanzé mourant qui venait d’être confisqué et déposé au zoo de Lubumbashi par les autorités congolaises compétentes en matière de faune sauvage. Le jeune primate avait été vu en vente attaché à l’arrière d’une bicyclette en plein soleil et Franck avait fait appel aux responsables du Ministère de l’Environnement congolais pour sauver le bébé grand singe. A l’époque, Franck et Roxane n’auraient jamais imaginé que cette rencontre allait complètement changer leur vie et que ce jeune animal, qu’ils avaient appelé ‘JAK’, allait, en réalité, devenir le premier primate qu’ils n’aient jamais sauvé !

@ J.A.C.K.

‘JAK’ sauvé et bien soigné, très vite les autorités environnementales de Lubumbashi ont commencé à faire confiance en ce couple d’expatriés dont la famille de Roxane vit en République Démocratique du Congo depuis 1898. Cette confiance dans le travail exemplaire de Franck et de Roxane a eu pour conséquence l’arrivée d’autres orphelins chimpanzés confisqués dont certains étaient à l’article de la mort. Le jeune couple a toujours mis tous ses efforts et toute son affection pour la survie de chacune de ces petites créatures meurtries par l’homme et certains résultats étaient impressionnants. D’un chimpanzé alcoolique à un bébé mourant avec une balle dans le bras, en passant par un individu abusé sexuellement dans une maison close, les Chantereau sont toujours restés disponibles pour les aider à surmonter cette cruauté humaine et à regagner confiance en l’homme.

Pour mener ces actions de sauvetages et vu que J.A.C.K. n’a légalement pas le pouvoir de procéder aux confiscations des chimpanzés, le sanctuaire ne travaille pas seul. En effet, Jeunes Animaux Confisqués au Katanga accueille les chimpanzés saisis légalement par le Ministère de l’Environnement congolais et subvient à leurs besoins en tant que bon père de famille avec pour objectif de pouvoir les relâcher dans leur milieu naturel. Pour atteindre ce but,  l’asbl a un accord de partenariat avec l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature) qui s’est engagé à trouver les terres pour le retour de ces orphelins dans leur forêt !

Mais cette lourde tâche ne se passe pas sans heurts et sans moments difficiles !  Au tout début de leur action, le 5 septembre 2006 et tout juste 5 mois après le sauvetage de ‘JAK’, Franck et Roxane ont traversé une terrible épreuve qui avait pour objectif d’arrêter leur action de sauvetages car il était évident que les Chantereau dérangeaient tout un groupe de trafiquants qui se sucraient au détriment de toutes ces vies innocentes. Une main criminelle a mis le feu dans l’enclos de nuit où 5 bébés chimpanzés dormaient et 2 d’entre eux y ont laissé la vie dont TOUZO et ‘JAK’, le petit chimpanzé par lequel tout a commencé !

Ce sabotage avait sans nul doute pour but de décourager et d’arrêter le jeune couple dans son élan de sauver ces chimpanzés orphelins.  Les coupables n’ont jamais été retrouvés… Cependant, une chose est claire : le départ de ces deux bébés chimpanzés a renforcé la détermination de Franck et de Roxane de venir en aide à cette espèce et ce, en dépit de tous les sacrifices que ce projet comporte !

D’autres sabotages ont suivi et, 14 ans après, Franck et Roxane sont toujours là. Ensemble, ils gèrent le sanctuaire bénévolement en plus de leur activité professionnelle. J.A.C.K. héberge à ce jour 34 jeunes pensionnaires âgés entre 5 et 16 ans et les fondateurs travaillent sur leur retour en forêt.

J.A.C.K. a besoin de vous !

Le projet J.A.C.K. a déjà fait de sérieux bonds en avant au niveau de la conservation des Chimpanzés mais il ne pourra perpétuer son action que si vous vous êtes attentifs à votre environnement afin de protéger le patrimoine naturel de la RDC !

Equipe JACK
@ J.A.C.K.

E-mail: jacksanctuaire@gmail.com 

Blog Français: www.jackchimp.wordpress.com

Sites Web : www.lesamisdejack.org  / www.jacksanctuary.org

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Association Gueules d’Amour

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Association Gueules d’Amour
@ Association Gueules d’Amour

L’association Gueules d’Amour est située sur la magnifique île de Mayotte. Ce joyau français pour les uns est un enfer pour les autres.

Créée en août 2006 par Madame Dominique Fourno, cette petite association a fait adopter près de 1500 chiens et chats à Mayotte ou en métropole. Tous ces animaux sont identifiés, vaccinés déparasités et pour les plus âgés stérilisés avant leur adoption.

Madame Fourno a réussi a faire bâtir un refuge avec quelques boxes pour accueillir des chiens grâce à une subvention européenne et des fonds propres. Cette structure servait à accueillir les chiens déposés au refuge. Mais faute de bénévoles, et de personnel qualifié, il a failli fermer. En 2015, arrive Tyler Biasini. Il reprend le refuge comme soigneur, fait les travaux nécessaires et ajoute une chatterie de 120 m² pouvant accueillir 25 chats.

En 2016, Madame Fourno décide de céder la présidence à Tyler qui poursuit les actions engagées : les stérilisations d’animaux, les interventions dans les écoles et commence à avoir envie d’aller sur le terrain. Le frein majeur au développement du refuge est le fait que ce dernier ne reçoit aucune subvention pour son fonctionnement.

Association Gueules d’Amour
@ Association Gueules d’Amour

Les seuls fonds publics alloués à la structure sont des subventions annuelles sur demande de la DAAF pour identifier et stériliser des animaux (budget de 5 à 10 000€/ an)

Tyler monte donc des dossiers d’affiliation auprès de la SPA qui n’auront jamais de réponse.

En 2017, 2018 et 2019, la DAAF ne verse aucune subvention à l’association qui se voit contrainte de stopper les campagnes de stérilisation notamment des chats libres. Qu’à cela ne tienne, Tyler monte un projet en 2018 pour accueillir des élèves de l’école vétérinaire de Toulouse pour venir faire les stérilisations. Après plusieurs péripéties, le projet se finalise sur 2019, et les élèves arrivent à Mayotte en juillet 2019. Ces élèves ont pu découvrir l’île et pratiquer des opérations sous la supervision du Dr Bouyer vétérinaire sanitaire de l’ile et vétérinaire de l’association. En 2020, nous avons poursuivi les stérilisations grâce à la DAAF*.

* DAAF: Direction de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt, service équivalent aux DRAAF dans les départements et régions d’outre-mer, ainsi qu’à Mayotte.

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En 2018, l’équipe du refuge s’agrandit avec l’arrivée de nouveaux bénévoles qui permettent à l’association de se lancer et laissent du temps à Tyler pour travailler sur d’autres projets.

L’équipe poursuit les interventions dans les écoles et auprès des jeunes dans les quartiers, l’association dépose des plaintes auprès du procureur de la République pour faire traduire en justice les tortionnaires de chiens et de chats. Malheureusement la justice est souvent sourde à nos demandes. Mais le 8 septembre 2020, le tortionnaire de Lana, une jeune chienne de 7 mois battue à coup de marteau, est enfin traduit devant le tribunal. Même si la peine reste minime (6 mois de prison avec sursis et une interdiction à vie de posséder un animal), la voix de Lana a pu être entendue ainsi que sa souffrance.

@ Association Gueules d’Amour

Ce procès c’est un peu une récompense pour tout ce travail acharné de l’équipe qui se bat au quotidien pour que la torture animale cesse sur ce petit bout de cailloux.

Face à tous ces cris, et cette souffrance et ce personnage atypique qu’est Tyler, il arrive à faire entendre la voix de ces animaux devant plusieurs Sénateurs en septembre 2019. Grace à cette action, un nouveau souffle est gagné.

L’association développe de nouvelles idées, et de nouveaux relais. Mais comme toujours l’argent reste le nerf de la guerre et l’association déclarée d’intérêt général vit grâce à des dons en grande majorité, même si les adoptions augmentent, les frais d’une prise en charge sont bien supérieurs à ce que peut coûter une adoption.

@ Association Gueules d’Amour

Actuellement l’association travaille avec plusieurs relais en métropole ainsi que d’autres associations pour prendre en charge certains petits loups ou avec des familles d’accueil temporaire pour permettre des départs lorsque des voyageurs bénévoles peuvent nous aider.

Alors si vous souhaitez adopter un petit bout de Mayotte, n’hésitez pas à nous contacter. Nos chiens, chiots, chats sont tous adorables et totalement atypiques. Ces sont des crèmes de chien, parfois un brin têtu, mais ce sont des compagnons fidèles. Pour les chiens, souvent ils sont qualifiés de bergers des canapés, mais ce sont de super sportifs, des chiens de famille hors pair et pour beaucoup de vrais protecteurs. Ces chiens méritent de sortir de l’enfer et de trouver une famille à la hauteur de l’amour qu’ils peuvent porter aux humains.

Association Gueules d’Amour
@ Association Gueules d’Amour
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