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Les Animaux, ces messagers au grands cœur

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Les Animaux, ces messagers au grand cœur. Le secret : les écouter au-delà des mots

Connaître son animal et savoir ce qu’il ressent est un pas vers la connaissance de son moi profond. Pourquoi communiquer avec les animaux ? Pour nous reconnecter avec eux et la nature ! Qui n’a pas entendu parler de la thérapie animale, où des animaux aident des humains à guérir des dysfonctionnements comportementaux, des stress, des traumatismes récents ou anciens ?

Depuis des années, Shaïna Lebeau dialogue avec des animaux domestiques ou sauvages. Elle témoigne ici que leur message est non seulement lucide et surprenant mais qu’il ouvre notre cœur d’humain à quelque chose de plus large et plus profond qui nous entoure. En outre l’évolution de la place des animaux à travers l’histoire, l’autrice présente ses expériences de communication animale, son enseignement sur la télépathie et les messages de nos compagnons les plus proches. Des exemples réels de séances de communication humoristiques ou troublantes avec des animaux domestiques et leurs humains ainsi que des comptes rendus de communication avec des animaux sauvages. Par la communication animale, ce sont deux âmes qui se rencontrent et l’humain prend conscience de ce qui est bon pour son animal et pour lui-même.

Le livre amène à comprendre que les animaux domestiques n’arrivent pas par hasard dans un foyer. Ils ont une mission avec l’un des humains de la famille et que leur vie du quotidien les aide à grandir ensemble lorsqu’ils s’écoutent. C’est une sorte de début de thérapie, tout en douceur, le cœur grand ouvert et dans la bienveillance la plus totale.

Ce livre s’adresse à tout individu qui s’intéresse à la communication animale : du particulier qui souhaite comprendre son animal ou communiquer au quotidien avec lui au vétérinaire qui veut aller au-delà de ses connaissances scientifiques. Ou vers une démarche plus profonde pour celles et ceux qui souhaitent un retour à l’essentiel.

Extraits

Qu’est-ce que la communication Animale ?

La communication avec les Animaux par télépathie… Oui c’est possible !

Certains l’appelleront la communication intuitive, d’autres la communication sensorielle ou tout simplement la communication par télépathie.

Je parle en fait de la même chose. Mon approche et mon enseignement en revanche diffèrent.
Pour moi la télépathie est le langage universel de tout être vivant.

Communiquer par télépathie, c’est ce que je fais comme tous les êtres Humains, tous les jours, de manière involontaire entre Humains car c’est une capacité que chacun possède.

Ne m’est-il jamais arrivé d’être dans la situation suivante :

Les Animaux, ces messagers au grand cœur. Le secret : les écouter au-delà des mots

Mon téléphone sonne, je décroche : « Oh maman, tu arrives à point nommé ! je pensais justement à toi, j’allais t’appeler !!! »

Ou encore : « Oh mon Amour, j’étais en train de penser exactement ce que tu viens de dire. Tu m’ôtes les mots de la bouche !!! »

Ou encore : « Mais comment tu le sais, je ne t’ai rien dit ? »

Ne me suis-je jamais surpris à terminer la phrase de la personne en face de moi avec qui je dialoguais ?

Les exemples sont nombreux. Ils sont le résultat d’une pensée émise par un Humain, et reçu par un autre Humain.

Ils sont parfois plus ou moins marqués avec certaines personnes. Ils prêtent à sourire et on les qualifie souvent de coïncidences, de fruits du hasard. Et pourtant, cela est plus profond…

Pour respecter la parole de l’Animal, je dois traduire précisément son message et non l’interpréter.

Prenons l’exemple de la fin de vie de nos Animaux domestiques car il est significatif.

L’Humain se trouve face à une décision importante à prendre. « Faut-il que j’emmène mon Animal chez le vétérinaire pour l’aider à partir ou dois-je le laisser terminer sa vie à la maison à mes côtés au risque de le laisser souffrir ? »

Cruel dilemme comme Humain, qui après avoir vécu pendant des années en relation d’Amour avec mon Animal, je me trouve dans une situation de désarroi et de tristesse totale ! Sans compter que ces questionnements engendrent souvent des culpabilités après avoir décidé de la solution à la place de l’Animal ! « Ne l’ai-je pas emmené trop tôt chez le vétérinaire ou au contraire, ne l’ai-je pas laisser souffrir trop longtemps par égoïsme ? »

Grâce à la communication, l’Animal va pouvoir choisir sa façon de quitter le foyer et mon rôle de
communicateur animalier est de faire entendre à ses Humains ses souhaits pour qu’ils soient respectés, en levant toute culpabilité pour les Humains.

En entendant l’Animal, je suis sûre de faire le bon choix car c’est sa volonté profonde.

C’est toute la différence entre ce que je perçois de l’Animal et lorsque je communique pour écouter complètement mon Animal.

Même après des années de pratique, je suis surprise à chaque séance de communication de la précision des informations transmises et de l’étonnement de leurs Humains qui s’entendent raconter si précisément leur vie alors que je ne les connais pas.

Et pourtant c’est bien l’Animal qui parle…

© Le Souffle d’Or, 2021

Shaïna LEBEAU

Shaïna LEBEAU a grandi entourée d’animaux. Elle communique avec eux depuis toujours sans oser le dire, par peur du jugement. Ainsi, elle s’est suis enfermée dans ce monde merveilleux en ne communiquant que rarement avec des mots.

Il lui a fallu trois décennies pour réaliser que sa différence pouvait être positive et permettre d’apporter de l’aide aux êtres vivants. Afin de comprendre et de mettre des mots sur ce qu’elle vivait aussi bien au niveau de la télépathie, de l’écoute, de l’empathie et du magnétisme qui lui chauffait les mains, elle est partie à la recherche de connaissances et de diplômes pour être reconnue par les humains : sophrologie, soins énergétiques Quantum Touch, communication animale, DMOKA. Elle vit à Sainte-Maxime (06).

Attachée de presse : Pascale Stouvenot – presse@souffledor.fr – 04 92 65 10 63

Déléguée commeciale : Fanny Rey – commercial@souffledor.fr – 04 92 65 52 21

Les petits bras des sardines

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Claude Fee

À huit ans, je rêvais encore d’être agréé comme plante.

                                                                        Henri Michaux

Il est trop tard… pas le temps de se préparer un vrai repas… j’attrape la languette de cette conserve et je tourne la clef… Ça tourne, ça tourne… mais qu’est-ce qui se passe ? Les écailles me tombent des yeux et, un bras sort de la boîte ! Oui, un bras bien dessiné, athlétique et miniature. Un bras de sardine, je ne savais pas que ça existait ! Au bout : une main qui m’aide fermement à enrouler le couvercle. Et… quatre poissons, courant sur leurs bras qui vont ouvrir tous les robinets à fond… ils ne me bousculent pas, pourtant la peur me prend, sans doute parce qu’on n’est pas du même monde. Dans la panique, chaque geste compte. Je monte, et je m’agrippe à une étagère. Impossible d’aller plus loin. C’est la dernière étape avant le couvercle du plafond… Je me retourne. En bas, c’est incroyable ! Mon studio se transforme en bassin. L’évier est une cascade. Sur le sol, les objets sont soulevés et certains se mettent plus ou moins à flotter… Oh ! les bras des poissons ont maintenant disparu et, leurs nageoires dorsales les maintiennent en équilibre… mais alors, j’y pense, quand elles sont en boîtes, les sardines ne sont pas mortes… la boîte est juste un éteignoir… je sais qu’on apprend peu de chaque expérience et qu’on pourrait bien me reprocher de me complaire dans un bain romanesque… mais quand même ! Que faire de ce que je vois… l’eau monte, je ne vais pas pouvoir lui tenir tête. Je ne peux pas rester comme ça trop longtemps. Le mieux c’est de faire des photos pour décrire sans inventer, et d’appeler :

  • Allo Jules ? Salut ! Il y a urgence, je t’ai envoyé des images, il faut absolument que je te parle…
  • De quoi ?
  • Il se passe quelque chose de…
  • Tes clichés ? Ah oui ? C’est pour quoi faire ?
  • Pour que tu te rendes compte de ce qui m’arrive.
  • Tu cherches une image pour ton côté hors sol ? 
  • L’eau monte !
  • Tu ne peux pas faire simple. C’est quoi encore cette métaphore ?
  • Je suis sur le portant de la dernière étagère, de là, je t’envoie les photos. C’est grave !
  • Comment ?
  • Je t’assure que c’est grave !
  • Tu prends des photos pour l’assurance ?
  • Ah mais non ! on ne peut pas être assuré contre ça ?
  • Regarde dans ton contrat.
  • Laisse-moi te raconter ce qui est arrivé.
  • Excuse, je vais au cinéma. Je trouve tes vues intéressantes, mais un peu surexposées. Tu pourrais les refaire. Ciao !

Je ne peux pas lui en vouloir de ne pas entendre ce que je ne parviens pas à expliquer. Je retiens quand même que si j’étais plus scientifique, ou technique, Jules m’écouterait mieux. Maintenant, les poissons nagent sous mon fauteuil, le plaid remue avec le courant formé par l’arrivée d’eau… Ils ont l’air tranquilles. Je n’aime pas la mort, j’ai ouvert cette boîte sans me dire ni oui ni non, car très sincèrement, je n’imaginais pas la question. Je ne suis pas des leurs. Je me sens mal à l’aise pourtant, je pourrais me demander si je ne les ai pas aidés à retrouver leur capacité primitive d’adaptation. Ce serait formidable. Un peu facile cette joie de les voir vivantes, alors que je m’apprêtais à les manger… c’est déplacé. C’est outrageant, même si je ne les ai pas pêchées. Qu’est-ce que je suis pour elles ? Qu’est-ce qu’elles sont pour moi ? Est-ce que je vais m’adapter aussi bien à mes nouvelles données historiques ? J’ai peur. Je vais essayer de rappeler mon copain :

  • Allo, tu vois ?
  • C’est qui ?
  • C’est moi, je suis à cheval sur le dernier portant de l’étagère.
  • Toi à cheval ?
  • Écoute ! on ne va pas faire les malins avec le langage humain, tu reconnais comme moi qu’il ne peut pas tout supporter, on ne va pas se servir de lui pour escamoter les moments graves…
  • Tu sais quoi ?
  • Mais enfin, écoute-moi !
  • Ton truc, tu pourrais l’appeler « Chantier interdit au public »
  • Mon quoi ? Mais qui te parle de ça !
  • Toi !

À part moi, dans cet environnement, le plus étonnant c’est que rien ne traduit la surprise. Jules a raccroché tranquillement comme si on avait fini la conversation. En bas, il n’y a même pas la moindre volute d’exubérance animale, c’est tout calme, pourtant… ce ne sont pas d’habituelles conditions de vie, le ph de l’eau ça se travaille, est-ce que spontanément tout est correct ? … Est-ce que sans effort on va pouvoir coexister comme ça sans se détruire mutuellement… le niveau continue de monter ! Il faudrait donner un tour de robinet… j’ai besoin d’un espace et d’air. Et Jules qui ne répond plus, il doit penser que cette pause fait partie de ma situation. Il n’a pas compris que j’ai peur. J’aurais dû lui dire que je ne peux pas vivre dans un temps sans profondeur… Et si les sardines se vengeaient ? Une fois décomprimées, après tout, elles pourraient m’en vouloir ! Je pourrais payer pour leur mise en boîte. Ce serait légitime. En m’apprêtant à les manger, j’ai validé le modèle de leur exploitation. J’aurais du mal à m’en défendre ! J’espère qu’elles ont le pardon courageux. Je n’ai pas l’air de les intéresser, savent-elles qu’il leur faut aussi un peu d’oxygène et que ce serait bien de donner un tour de main au robinet… Ce n’est pas bon si on va jusqu’au plafond…Il faut vraiment que ça s’arrête, l’eau.

  • Hé ! il faut fermer le robinet ! Ma bouche doit rester en dehors du bassin !

Après avoir crié, je me mets à l’écoute, mais les poissons demeurent silencieux, ils nagent paisiblement, comme si cette situation était ordinaire et pourtant j’ai peut-être été entendu, car le niveau s’est arrêté de monter. Ouf ! Mais est-ce qu’il ne faudrait pas maintenir un filet d’eau, car l’étanchéité du local doit laisser à désirer. J’ai l’impression que je ne serai jamais tranquille. À vrai dire, il y a tout de même une émergence : j’ai besoin de quitter quelque chose et de me mêler à ces créatures. J’en attends même un apaisement. En touchant mon corps à la recherche d’organes que je ne devrais pas avoir, j’ai été rassuré.

C’est transparent, mobile et bien sensible. Je me suis glissé dans l’eau pour tenter la fluidité de cette nouvelle vie. Les poissons sont venus vers moi et se sont mis sur le dos, en m’encerclant. Un comportement traduisant quelque chose au sujet de leur curiosité. J’ai vu ça dans des reportages sur les dauphins qui sont des mammifères, mais je ne connais rien sur les sardines. Une chose est sûre : je n’aimerais pas ne pas faire face à cette rencontre ni manquer de hauteur. J’espère ne pas rester l’humain qui cherche, à tâtons les lois de sa propre nature. Avec une pareille quête, la vision que j’aurais du monde ne pourrait que se rétrécir, se ratatiner. Non !

Si vivre est un miracle, j’ai là l’occasion d’en prendre la mesure, du plus profond de l’émerveillement. Et quand bien même, la vie serait absurde, je partage, avec tous les êtres vivants, cette envie de vivre, absurdement, je veux dire.

Liens

Claude fée – Nouvelles illustrées sur les humains et les animaux

Les petits bras des sardines et autres chroniques.

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Vétérinaires solidaires – Solivet

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Solivet

Avec la conviction que l’animal puisse être un vecteur de la réinsertion sociale chez les personnes sans abri, l’association SoliVet a été fondée en 2019 dans le but d’accompagner les structures d’accueil, d’hébergement et de logement dans la prise en charge des propriétaires d’animaux en situation de précarité. En effet, on constate que jusqu’à un tiers des 300 000 personnes SDF en France ainsi qu’une grande partie des personnes fragilisées en logement social vivent avec un animal. Ces animaux, chiens ou chats le plus souvent, sont des compagnons de galère importants lors de la vie à la rue. Ils apportent du réconfort, de la protection, de l’affection et permettent également de créer du lien social, un des besoins essentiels de l’Homme dont la vie à la rue les prive.

« C’est fusionnel : leur animal c’est leur compagnon de route, c’est leur confident, c’est leur inséparable. C’est un lien très fort. Ils donnent à manger à leurs chiens avant de manger eux, ils soignent leurs chiens avant de se soigner eux »

 – Céline, travailleuse sociale

Malheureusement très peu d’entre eux ont accès aux soins vétérinaires. Il est également rare que des hébergements sociaux accueillent les usagers avec leurs chiens. Ce compagnon pourtant essentiel à la rue devient donc un véritable frein dans la réinsertion sociale de son propriétaire.

« L’assistante sociale que j’ai rencontré le mois dernier m’a dit que pour bénéficier d’une chambre en CHRS, ou même d’une chambre d’hôtel pour la nuit, il fallait d’abord que je trouve une solution pour Frizer. Putain ! C’est n’importe quoi. Qu’est-ce qu’elle croit, j’lui ai dit ! Vous avez un chien, vous, j’lui ai fait ? La conne, tu sais ce qu’elle a répondu ? Eh ben, elle m’a répondu que oui ! Tu peux croire ça ? […] Je lui ai dit : vous, vous sépareriez de votre chien ? Là, elle me fait non de la tête. Alors, je lui ai demandé pourquoi moi je devais le faire ? Elle m’a répondu que dans les centres d’hébergement c’est trop compliqué avec les autres usagers, avec les mesures d’hygiène et tout ça, et en plus les mecs qui géraient ce genre de structures, ils n’étaient pas formés pour ça et ils ne savaient pas comment gérer les situations en cas de problèmes » (S., homme 21 ans, un chien)
(Extrait de la publication de Christophe Blanchard, 2013)

Basée sur la région Auvergne-Rhône-Alpes, l’association SoliVet accompagne les structures sociales dans la prise en charge des propriétaires d’animaux en situation de précarité. Cette démarche vise à aider les propriétaires d’animaux de compagnie à se réinsérer dans la société, tout d’abord en formant les professionnels du social afin qu’ils puissent les accueillir dans leur structure. Les vétérinaires bénévoles de SoliVet s’assurent ensuite du bien-être de l’animal, notamment en délivrant des soins de médecine préventive et en garantissant aux structures d’hébergement un statut sanitaire correct de l’animal. Enfin l’association accompagne le retour et le maintien dans un hébergement ou un logement à l’aide d’éducateurs canins solidaires. Le tout est réalisé dans une approche holistique et en prenant en compte le bien-être des animaux. Dans ces structures, l’accompagnement de SoliVet permet d’attirer de nouvelles personnes précaires et dans l’idéal de pouvoir commencer de nouveaux accompagnements, mais aussi de travailler sur le prendre soin de soi à travers l’animal.

« C’est d’ailleurs ce qu’il y a d’intéressant quand on a la venue des Vétérinaires justement : On a des gens qui n’accroche pas vraiment avant ou qui ne sont pas dans le prendre soin d’eux-mêmes mais qui vont venir ici pour leur animal. Et on va pouvoir parler un petit peu d’eux, un petit peu plus que d’ordinaire souvent. (…) On commence par parler de l’animal et on finit par parler d’eux. (…) C’est une bonne médiation la venue des vétérinaires.»

 -Lydie, travailleuse sociale

Aujourd’hui, SoliVet rassemble une équipe aux compétences variées et complémentaires : professionnels du monde animal (docteurs vétérinaires, éducateurs canins…), du milieu social, ainsi qu’un salarié, une service civique en communication et une stagiaire en gestion de projet. Le réseau d’acteurs bénévoles et solidaires continue de s’agrandir au fil du temps, regroupant une vingtaine de vétérinaires professionnels ainsi que deux éducateurs canins à ce jour.  

2021 sera décidément l’année de la médecine vétérinaire solidaire. En effet, le Ministère de l’Agriculture a récemment annoncé le relancement de Vétérinaires Pour Tous, une association vétérinaire qui permet l’accès aux soins pour les animaux des personnes démunies, et qui est portée par l’Ordre National des vétérinaires, l’AFVAC et le SNVEL. SoliVet s’insère pleinement dans cette approche en y apportant une réponse complémentaire et innovante, pour un public trop souvent oublié.

Écrit par Elisa DELORME, Chargée de communauté pour SoliVet


Théo NOGUER Fondateur du projet SoliVet
P. 06 10 23 93 43 
A. 30 Rue Saint-Simon, 69009 Lyon
E. theo.noguer@solivet.org

Sources :

  • Blanchard, C. (2013) Entre Crocs et Kros : analyse sociologique du compagnonnage entre l’exclu et son chien. thesis. Evry-Val d’Essonne. Available at: http://www.theses.fr/2012EVRY0046 (Accessed: 25 January 2020).
  • Noguer, T. (2020) Prise en charge des animaux de personnes sans domicile fixe : exemple du Dispensaire Vétérinaire Etudiant, thesis. Lyon.
  • https://www.linkedin.com/company/solivet/

De Mayotte à Belfort

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Association Gueules d’Amour
@ Association Gueules d’Amour

Le trajet d’un loulou de Mayotte, depuis Ongojou jusqu’à Belfort en métropole.


Bonjour moi c’est Lana ! Vous vous rappelez de moi ?  Je suis la louloute qui a reçu des coups de marteau sur la tête et la première pour laquelle il y a eu un procès pour maltraitance. Une première à Mayotte ! Je suis un peu la mascotte de l’association et j’ai été choisie pour vous expliquer comment nos anges s’organisent afin que nous ayons la chance d’être adoptés mes congénères et moi en métropole. Je vais vous parler de mes copains qui partent pour la SPA de Belfort. Parce que moi, j’étais attendue à l’aéroport par ma nouvelle famille. Mais mes copains m’ont expliqué.

Mes copains et moi avons été sauvés par l’association Gueules d’amour à Mayotte mais il fallait trouver des adoptants. Nous ne pouvons pas tous être adoptés sur l’île, alors Tyler Biasini et son équipe ont lancé des appels à l’aide et la SPA de Belfort en Métropole a répondu présente. Mais comment nous transporter jusque-là ? Quand même 8 000 km ça fait loin et puis ce n’est pas à vol d’oiseau ! Alors je vous explique.

Association Gueules d’Amour
@ Association Gueules d’Amour

Afin de permettre aux animaux recueillis à Mayotte d’avoir plus de chance d’être adoptés le refuge de Mayotte “Les Gueules D’Amour” et la S.P.A. de Belfort ont établi ensemble un partenariat. En effet, il n’est pas rare que des transferts d’animaux depuis Mayotte jusqu’à Belfort aient lieu. Pour cela, les transferts en question font l’objet d’une véritable organisation de la part des deux associations, séparées l’une de l’autre par environ 8 000 Km. Celles-ci gèrent cela d’une main de maître, en vue de favoriser au maximum notre sécurité et notre réception d’un point A à un point B. Ainsi, la précision occupe une place très importante dans cette délicate opération. Bon ça, c’est une des bénévoles qui vous explique parce que moi je ne pourrais pas l’expliquer aussi bien !  Alors tout ça va prendre du temps et de l’argent, et ça va se jouer sur 48h !

Jour J : On quitte le refuge du village d’Ongojou dans la commune de Dembéni, au centre de l’île de Mayotte pour atteindre l’aéroport international de Dzaoudzi-Pamandzi. Il est 14h30, on est dans la voiture dans une caisse où l’équipe du refuge nous a mis une couverture, un jouet aussi pour qu’on se sentent moins perdus. C’est dingue, il y a toujours des embouteillages ! Vous connaissez ces bateaux à fond plats ? On les appelle des barges. C’est là-dessus que nous faisons la traversée jusqu’à l’île Petite-Terre. Cela dure environ vingt minutes. Nous, les traversées en bateau, on n’aime pas trop parce que ça bouge beaucoup et on ne connaît pas tellement ça. Une fois arrivés en Petite-Terre, on s’arrête sur la plage pour détendre nos pattounes et pour que les accompagnateurs se posent un peu avec nous.  

Association Gueules d’Amour
@ Association Gueules d’Amour

Après la pause, nous prenons la direction du parking de l’aéroport pour y arriver à 17h40. Moi je pensais que c’était fini mais non ! Il faut alors attendre une vingtaine de minutes pour l’enregistrement. L’attente pour l’enregistrement peut même, dans certaines situations et selon l’affluence, monter jusqu’à deux heures. Ça y est on est enregistré, houlà ça bouge c’est quoi ça ?! Suis sur un tapis mais je vais où ? Je suis inquiète et mes copains aussi, je le sens. J’ai entendu dire que l’on allait prendre l’avion et il va décoller à 20h30. Nous allons rester dans notre caisse de transport pendant 10 heures. Il y a beaucoup de bruits, je ne connais pas cet endroit. J’ai peur et j’ai froid aussi. Heureusement mes anges ont pensé à me mettre un manteau parce que, autant à Mayotte il fait chaud, mais là-bas, il gèle à pierre fendre !

Il est 6h05. On vient d’atterrir en métropole, à Paris. Tic-tac, tic-tac ! Bientôt je vais pouvoir quitter ma caisse mais il faut encore attendre la sortie de la douane à 6h50. Ça y est c’est fini on a passé la douane.

Ah tiens ! Des nouvelles têtes, et ils ont l’air gentil tous ces gens. Ah oui j’ai entendu dire que ce sont eux que l’on appelle les familles d’accueil il y aussi des personnes qui aident. Il y a ma future famille qui est là je les vois. On nous donne à manger et à boire et on nous fait nous dégourdir les pattes. Ouf ça va mieux parce que vous savez quoi ? Mes copains eux, vont encore voyager. Cette fois-ci, en voiture jusqu’à la gare de Lyon pour rejoindre ceux que l’on appelle les anges du rail qui vont nous prendre en charge dans le train ! Parfois, quand ce ne sont pas ces anges qui s’occupent du transfert, celui-ci est géré par d’autres membres de l’équipe des Gueules D’Amour. Alors, les copains, surtout les plus mal en point, sont pris en charge en région parisienne par deux dames très gentilles : Audrey Dumenil et sa maman Patricia Lecomte. Il leur arrive même de les garder auprès d’elle pendant un jour ou deux.

Association Gueules d’Amour
@ Association Gueules d’Amour

Il est 16h le train s’ébranle, encore une drôle d’expérience, des bruits, des odeurs qu’ils ne connaissent pas et ces gens tous ces gens ! Partout. A 18h ils arrivent enfin. Maintenant direction la SPA dans la commune de Belfort qui se situe dans le Nord-Est de la métropole, en Bourgogne-Franche-Comté. Heureusement qu’ils ont leurs manteaux ! C’est qu’il fait froid dans ce pays ! Car qu’en est-il du changement de climat ? Il est bon de rappeler qu’à Mayotte, le climat tropical est très humide et chaud, les températures moyennes oscillant entre 20 et 30°C tout au long de l’année. En parallèle à cela, le climat semi-continental de Belfort, très influencé par le froid des montagnes avoisinantes, est considérablement plus froid que celui de Mayotte avec une température annuelle moyenne s’élevant à environ 9,6°C. Comment se sentent-ils pendant et après chacun de ces longs trajets, dont les conditions ne sont assurément pas des plus optimales, du fait de l’espace clos et du stress  ? Il ne surprendra personne qu’après un tel voyage, si long et si stressant, mes copains sont exténués et à leur arrivée, conformément aux témoignages des personnes qui les réceptionnent, ils dorment pendant plusieurs heures. Tout cela semble simple, lorsque c’est expliqué de la sorte. Mais dans la pratique, cette entreprise génère un grand stress du côté humain -le personnel associatif-, mais aussi et sans conteste pour mes copains. C’est pourquoi, il semble tout à fait légitime de se questionner sur leur ressenti ainsi transférés d’un bout à l’autre du globe et du pays, tantôt par le biais de la route, puis sur une barge glissant et tanguant sur l’eau, par la voie des airs et par la voie ferroviaire. Toutefois, tous ces kilomètres avalés, toute cette organisation nous permet à tous de vivre une nouvelle vie, une vie de chien, mais pas au mauvais sens communément admis. Je veux parler d’une vraie vie de chien, faite de plein de câlins, d’amour et de respect, dans une famille aimante loin des maltraitances que nous avons tous subis à Mayotte. Alors un grand Merci à tous en mon nom, et au nom de tous mes congénères, à tous les partenaires, collaborateurs, bénévoles, donateurs de type particuliers et entreprises !

Association Gueules d’Amour
@ Association Gueules d’Amour

Contact

Tyler Biasini Rossi 

Président 

0639686300

agam976@outlook.fr

Le zèbre n’est pas celui que l’on croit.

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Dessin de Michèle Landais

J’ai rencontré Michèle par le plus grand des hasards sur un réseau social.

J’ai bien vite compris que derrière ce sourire quotidien et cette très jolie voix « se cache » une maladie, un syndrome que peu de gens connaissent: le Syndrome Ehlers Danlos.

Mais pourquoi dire « se cache »?  Au contraire Michèle expose chaque jours les problèmes auxquels elle est confrontée, le simple fait de se sécher les cheveux en est un parmi tant d’autres.

Michèle n’est pas seule dans son cas et elle a décidé d’aider d’autres personnes atteintes de ce syndrome en communiquant à ce sujet, en ouvrant son cœur et une cagnotte pour offrir à chacun de ses zèbres un équipement spécifique qui permet de retrouver une certaine autonomie.

Michèle a eu envie de vous parler des zèbres, de ses zèbres.

Le symbole du zèbre est utilisé pour plusieurs thématiques : aussi bien pour nommer les personnes dites « surdouées », « à haut potentiel », ou « enfants précoces » (généralement une personne qui a un QI supérieur à 130 et une sensibilité au monde exacerbé); mais aussi pour parler des maladies orphelines telles que le Syndromes Ehlers Danlos (SED).

De ce fait la communauté des personnes atteintes du SED s’appellent entre eux « des zèbres », avec quelques fois des logos tel que « Zebra Strong », etc…

Mais alors, pourquoi ces Maladies Orphelines se nomment des Zèbres ?

« Si ce n’est pas un cheval, alors c’est un zèbre »

Le symbole du Zèbre est devenu le symbole des maladies rares à partir de cette expression inventée à la fin des années 1940 par le Dr Théodore Woodward, professeur à la Faculté de médecine de l’Université du Maryland à Baltimore. Ils utilisaient le principe de catégoriser les maladies communes comme des « chevaux » et les maladies rares comme des « zèbres », car le zèbre est considéré à l’époque comme rare puisque les gens côtoyait en premier lieu les chevaux.

Ce système était surtout utilisé pendant la formation des jeunes médecins, à même de diagnostiquer des maladies rares pour les plus curieux, ceux qui voulaient aller plus loin dans leurs recherches pour leurs thèses.

Il y a tant de maladies rares différentes et méconnues, que cela entraîne des errances médicales et de gros retards de diagnostics. Parfois certains vivent toutes leurs vies sans savoir qu’ils sont atteints par le syndrome.

Revenons au zèbres Ehlers Danlos, cette maladie qui touche le collagène, soit 80% du corps, tendons, ligament etc… muscles et indirectement fragilise toutes les articulations qui se déboitent (subluxation, luxation), des phalanges jusqu’aux orteils, genoux, poignet, épaules, cotes etc… des dizaines et des dizaines de symptômes sont listés pour le SED et il y a différent type de SED.

Dans tous les cas, la plupart ont des problèmes aux articulations qui deviennent fragiles avec le temps. Certains peuvent marcher, tandis que d’autres doivent se déplacer avec une canne, des béquilles ou même en fauteuils roulant.

Aujourd’hui, nous pouvons aider cette communauté SED, ces zèbres, car il y a une cagnotte en ligne organisée par l’association SED1+, avec Michèle Landais (Alias Chanteuse SED), Érine une jeune de 16 ans, sa maman Roxane, les camarades de classe d’Érine et son lycée. Cette cagnotte permet de financer des équipement GmoveSuit qui permettent de contrer plusieurs problèmes comme celui de la marche, l’atrophie musculaire, d’éviter les subluxations et luxations des hanches, genoux, chevilles, et protège en partie le dos.

Si vous souhaitez participer, vous pouvez faire un don soit via la cagnotte dont le surplus au delà de 2500€ sera pour SED1+, ou directement à SED1+ en veillant à signaler que votre Don est pour financer des GmovesSuit.

Le GmoveSuit sort les gens de leur fauteuil roulant et permet de retrouver une autonomie.

Utilisé au départ pour les astronautes dans l’espace avec l’apesanteur, le Gmove a été adapté pour les sportifs de haut niveau puis pour personnes en situation de handicap.

Pour les aider :

https://www.leetchi.com/c/un-gmovesuit-pour-erine-et-dautres-ados-atteints-du-syndrome-ehlers-danlos-pour-noel-2020

Dessin de Michèle Landais

Sources :  https://rqmo.org/le-zebre/

Le chat dans l’oeil de l’artiste

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Julia Bénard - Ark. Us. Photographe & Artiste graphiste animalière
Julia Bénard - Ark. Us. Photographe & Artiste graphiste animalière 06 67 48 33 16 www.arkuswork.com

Photographe et artiste animalière passionnée par la nature, je suis une amoureuse des
chats. Ils sont dans ma vie depuis mes jeunes années et occupent désormais une grande place dans mon quotidien. 

Suite à l’obtention de mon BTS en médias imprimés en 2013, je me suis lancée en tant que photographe animalière professionnelle. Mon sujet favori ? Les chats ! Leur charisme, leur beauté naturelle et leur caractère si spécial m’attirent et me donnent envie de les mettre en valeur.

Dès le début, j’ai proposé mes services artistiques à une association locale afin d’éventuellement faciliter l’adoption avec de belles images. C’est ainsi que j’ai été contactée par une bénévole de L’école du chat d’Ollioules.

Depuis, mon implication dans la cause animale, notamment féline, n’a fait que croître. Je suis
devenue famille d’accueil, référente, gestionnaire de la page Facebook. J’ai appris à « trapper » des chats sauvages pour les stériliser, et aussi à socialiser des chats très craintifs pour leur donner confiance en l’humain.

J’ai fait des rencontres incroyables, qui m’ont apporté beaucoup de bonheur et des amitiés solides avec des personnes attachées aux mêmes valeurs.

Avant d’être bénévole, j’adorais les animaux, mais je ne me doutais pas de toute la misère féline que j’allais découvrir. C’est un travail sans fin…

Pourtant, quand on peut apporter une petite pierre à l’édifice, il est important de le faire.
J’aime les animaux qui ont une histoire, j’aime les chats qui ont une « gueule », qui d’emblée suscitent une émotion. Mais tous méritent que l’on pose les yeux sur eux !

Dans mon livre Chats, portraits atypiques vous découvrirez au moins 100 chats différents : tous uniques et atypiques à leur manière! Une douzaine de récits abordant des sujets différents, tels que : l’abandon, la maltraitance et le sauvetage éventuel par une association.

En fin d’ouvrage, un manifeste aborde les points essentiels de la protection féline.

Julia Bénard vous invite à une rencontre d’exception avec nos fascinants amis les chats. Dans cet album illustré de photos d’art, la photographe animalière dévoile une centaine de ses plus marquantes rencontres et de ses sauvetages les plus émouvants.Maximus, Chipie, Grizouille…

Plongez dans leurs histoires hors normes tout en vous laissant séduire par leur charisme très original. Parallèlement à son métier, Julia se dévoue aux chats de la rue en tant que bénévole auprès de L’école du Chat » d’Ollioules. Biberonnage de chatons prématurés, soins à de vieux matous sans maîtres, adoptions : au fil des portraits, vous découvrirez aussi le rôle crucial de l’association et des aspects méconnus de la protection animale.

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Julia Bénard – Ark. Us. Photographe & Artiste graphiste animalière 06 67 48 33 16
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La naissance d’Eden et Mitaine

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Eden et mitaine scandinave
© Design & Bien-être / Eden

L’expérience personnelle comme déclencheur !

Passionnée par les chats depuis ma plus tendre enfance, je fais même l’affront à mes parents de faire du mot « chat » mon tout premier mot. Enfant, pendant que les autres jouaient à la poupée, je jouais à « apprivoiser les chats sauvages » dans la ferme de mes grands-parents. Tout au long de ma vie, je suis restée proche de mes amis félins. J’ai toujours eu un chat auprès de moi.

Je n’ai pourtant pas choisi un métier dans ce domaine au départ.

Psychologue sociale de formation initiale, je n’étais pas particulièrement destinée à créer des mobiliers. Cependant, j’ai toujours aimé le bricolage, le dessin, la création. Issue d’une famille bretonne, ancrée dans « la terre », le monde agricole réputé pour son caractère besogneux et ultra-réaliste ne laissait pas la place à l’émergence d’idées non conventionnelles. Tout ce qui se rapprochait de l’artistique faisait peur, à cause de son aspect incertain quant à l’emploi, l’avenir professionnel.

Avec le recul, si ce côté avait été un peu plus nourri dans mon enfance, je suis certaine que j’aurais choisi l’art appliqué comme orientation scolaire.

Mais avide de reconnaissance familiale, je me suis dirigée vers l’économique et sociale.

N’étant pas « matheuse » et n’ayant pas de très bonnes prédispositions pour les langues étrangères à l’école, je me dirige vers la psychologie, parce que j’avais « envie de comprendre les gens » et la Fac avait toujours été une suite logique pour moi. Un peu par esprit de contradiction aussi parce qu’on voulait me pousser vers un « BTS», quelque chose de bien concret !!!! et où on surveillait bien les résultats des élèves !

Bref, des inquiétudes bien légitimes de parents soucieux de l’avenir de leur enfant, mais quelques peu pesantes. J’arrive quand même à imposer la faculté de psychologie, comme une petite rébellion.

Une discipline passionnante qui m’a sans doute donné les armes pour avoir le courage de sauter le pas, de changer en toute conscience.

Mais déjà à l’époque, le jour où, étudiante, pour préserver ma tapisserie des griffes de minet, je décide d’acheter un arbre à chat, je me heurte au duo de compétition « motif papatte et moumoutte à foison »!

Devant ce cimetière du bon goût, je décide de faire mon propre arbre à chat, avec les moyens du bord à l’époque, avec de la récup pas forcément très esthétique mais au moins « 0% moumoutte ».

En 2008, après plusieurs stages en entreprise, qui ne m’ont pas particulièrement passionné, j’obtiens mon Master en Psychologie sociale et Ressources humaines.

Et me voilà sur le marché du travail, à la recherche d’un poste où je pourrais m’épanouir, parce que c’est ça l’enjeu de notre génération « s’épanouir au travail » !

Eden et mitaine scandinave
© Design & Bien-être / Eden et mitaine scandinave

Je m’essaye donc à plusieurs types de postes : Responsable Emploi et formation dans l’industrie, formatrice et coordinatrice en insertion, puis le conseil en changement de carrière, le bilan de compétences. Chacun des postes me paraissait intéressant les premiers temps puis dès que j’avais parcouru les différentes tâches, tout me paraissait répétitif.  En prenant, mon dernier poste de consultante en bilan de compétence, il est clair pour moi que c’est ma dernière tentative avant de chercher à me réorienter vers un autre domaine que les ressources humaines.

Lors de cette expérience, je suis autonome sur un bureau et je gère aussi bien les clients du cabinet, mon chiffre d’affaire ou l’intendance du lieu. Je découvre également énormément de métiers différents avec les gens que je rencontre et qui ont le courage de changer de carrière. Je les accompagne avec joie dans ce processus et avec… envie. Je fais beaucoup d’heures, je m’investis beaucoup pour les gens, je ne me rends pas compte que je m’épuise moralement, à sans arrêt essayer de remonter le moral des gens qui vivent des situations difficiles dans leur entreprise, leur vie personnelle parfois, je m’isole. Subir la pression de devoir finir les parcours de chaque bilan de compétences avec un nouveau projet construit alors que parfois les gens ne sont pas prêts à construire. Sans parler des plans sociaux dont nous gérons parfois les reclassements. Il faut suivre de plus en plus de gens en même temps pour de moins en moins cher. Je commence à ne plus avoir envie de sortir, de voir mes amis. Je dors beaucoup mais je suis toujours fatiguée.

J’essaie de faire des activités manuelles à côté, je commence à faire des meubles à base de palette, de bois brut, mais je rentre régulièrement en pleure du travail. Je suis à bout, je n’ai plus envie de rien. Et puis un jour… BAM ! Burn out ! Pendant ces jours sombres, j’entrevoie ce qu’est une dépression… Et je refuse, je refuse de continuer à faire quelque chose qui me fait du mal.

Après cet arrêt, ma décision de changer est prise, je vais tout faire pour commencer autre chose. Je m’applique donc les méthodes de bilan de compétences et j’échange à ce sujet avec d’autres collègues.

C’est cette dernière expérience qui m’a permis de prendre conscience de ce qui me manquait dans mon métier. Ayant toujours aimé créer, je ressens alors le besoin de faire quelque chose de concret de cette capacité.

Il est en revanche difficile de reprendre des formations longues lorsqu’on est entré dans le monde du travail en France. Étant bien placée pour connaitre les différentes voies d’accès, je sais que j’ai plus de chance de réussir si je vise une formation en un an. J’ai envie de travailler de mes mains et de prendre le contre-pied de ce que je fais à ce moment-là. Ayant aimé suivre les gens du bâtiment dans leurs stages, formations etc… je décide moi aussi de faire un stage pour confirmer mon idée. Je demande à un ami menuisier, si je peux passer une semaine avec lui en menuiserie, il est à son compte, il accepte à condition que je me tienne éloignée des machines, en tant que salariée je n’ai pas de conventions de stage, je fais ça sur mes vacances et je ne suis donc pas couverte par une assurance.

Mon attrait est confirmé, la menuiserie est un des seuls métiers du bâtiment où vous pouvez travailler la matière brute jusqu’à en faire un objet fini. Les perspectives me paraissent illimitées. Je suis enthousiasmée par l’ouverture du champ des possibles. Le bois est une matière superbe à travailler.

Je commence à tâter le terrain auprès de mes proches, dans un contexte de changement de carrière, le soutien est important…ils sont fermement contre !

A ce moment-là pour la survie de mon projet et mon bien-être, je m’éloigne un peu de ma famille.

Je m’appuie sur les quelques amies qui me soutiennent dans mon projet, qui trouvent qu’effectivement ça me ressemble, que j’ai raison de me lancer, que je suis forte, que j’ai du courage… Je vais vers les gens qui me font du bien.

En parallèle mon conjoint, réticent à l’idée de ce changement, accepte l’idée et voit bien que je ne suis pas heureuse dans mon travail. A son retour d’un voyage, il me rapporte un magnet portant l’inscription « choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie » de Confucius. C’est une petite attention mais ça me touche vraiment. Et ça me donne une bouffée d’oxygène pour continuer plus sereinement.

Après 3 tentatives de demande de CIF* (*congé individuel de formation) réparties sur un an et demi, on me laisse entendre que ce n’est pas la peine de continuer, je ne fais pas partie des publics prioritaires : trop de diplômes, la priorité est donnée aux gens qui n’en ont pas, ce que je peux comprendre. Cette formule qui aurait pu être « confortable » pour une reconversion, puisque vous touchez votre salaire pendant la durée de formation, n’était donc plus envisageable.

La suite était donc plus risquée car je devais réussir à faire accepter une rupture conventionnelle à mon employeur. Chose qui pour un employeur, revient à payer une salariée pour qu’elle puisse partir alors que vous êtes de votre côté satisfait de son travail et n’avez aucun intérêt à ce qu’elle s’en aille. Bref la négociation fut « épique pour moi» mais soldée par une première victoire !!!!

Je m’inscris ensuite au Pole emploi et fais une demande de formation en sachant qu’elle fait partie des formations prioritaires de la Région Bretagne, je suis bien placée pour le savoir, j’ai déjà accompagné des gens dans cette demande de financement. En parallèle j’étais en contact avec le centre de formation GRETA qui au vu de ma motivation me soutenait dans mes démarches.

Une fois le recrutement et le financement assurés je passe un an en formation pour obtenir un CAP Fabricant de menuiserie, bâtiment, mobilier, agencement. Je souhaitais apprendre à réaliser du mobilier de A à Z. Cette année de formation a été un réel break dans ma vie. Je passais d’une ambiance de bureau, des métiers plutôt très féminisés à des formations très majoritairement masculines ! J’étais d’ailleurs …la seule femme ! N’ayant pas la langue dans ma poche et ne me laissant pas intimider facilement, ça ne m’inquiétait pas particulièrement.

Et je n’avais d’ailleurs pas à m’inquiéter car ils ont tous été très bienveillants et ravis de féminiser un peu la promo. L’ambiance était vraiment super, nous étions tous des adultes motivés et avions envie que ça se passe bien !

Je fais mon possible pour me débrouiller, je refuse de demander de l’aide pour porter certaines choses lourdes parfois, bref je fais mon bonhomme ! Je veux prouver que je suis aussi capable que les autres, et il s’avère que je le suis, au prix de quelques courbatures ! (que j’accueille avec plaisir !)

Nous avons eu un formateur qui était très bienveillant et à l’écoute dans l’atelier, il nous a laissé libres de créer ce que nous voulions pour l’examen. J’ai pu expérimenter un vrai processus de création et j’ai adoré ça ! Ça a été une vraie révélation pour moi, c’était ça ! Ce qui me plaisait c’était créer !

Le travail du bois n’était que le moyen de parvenir à ce que je voulais.

Le travail en stage puis en interim dans une entreprise d’agencement me l’a confirmé, les tâches de manœuvre en menuiserie ne me suffisent pas. Je tourne très vite en rond, la création me manque.

En parallèle, nous prévoyons avec mon conjoint de nous rapprocher de la côte et nous déménageons dans l’été. Cet intermède me pousse à m’interroger sur ce qui me plait vraiment. De plus, le CAP menuiserie apporte des bases mais ne permet pas d’être autonome dans une entreprise en tant que salarié où l’on demande de la productivité avant tout. La création n’a pas sa place dans une entreprise d’agencement pour le menuisier d’atelier, ce sont souvent les bureaux d’études qui s’occupent de la création.

Je me demande donc si ce n’est pas le moment d’étudier la question de la création d’entreprise.

Je commence donc une formation avec l’association «Entreprendre au féminin». Une journée par semaine pendant 2 mois et demi j’intègre un groupe de 20 femmes en projet de création sur le thème de « l’émergence de projet ». Nous traitons tous les sujets de la création d’entreprise (lever les freins, le rapport à l’argent, la définition de l’offre, le ciblage clientèle,…)

Je m’aperçois de l’enjeu actuel qu’est l’entreprenariat féminin.

Eden et mitaine scandinave
© Design & Bien-être / Eden

L’idée de mobilier pour chat était déjà présente en arrière-plan, mais je ne savais pas comment défendre ce projet. Je craignais de ne pas être prise au sérieux. Déjà quand vous êtes une femme dans le milieu industriel, c’est plus difficile alors en plus si arrivez avec un projet que beaucoup considèrent comme délirant… De plus dans la tête des gens, quand on parle d’arbre à chat on a tout de suite en tête l’arbre à chat en peluche !

L’idée à finit par s’imposer d’elle-même comme une évidence. Mon envie de créer, mon attrait pour le design, la menuiserie et ma passion pour les chats se rejoignaient naturellement. Tout me poussait vers ce projet !

Cette formation m’a aidée à dépasser mes craintes et assumer cette idée. J’ai pu construire des arguments tangibles, appuyés par des chiffres que les gens ne pouvaient pas nier. Cela m’a permis de structurer mon projet et de le défendre devant des banquiers, des fabricants, parfois même des proches réticents au projet.

Je savais qu’il y avait un cruel manque de choix, dans le domaine des arbres à chat, et le panel proposé majoritairement en « peluche » contribue à un aspect « mémérisant » pour les propriétaires de chats. Comme si le fait d’avoir un chat voulait forcément dire que l’on accordait aucun intérêt à son intérieur…

D’où mon idée de proposer quelque chose qui puisse rendre nos chats heureux sans sacrifier notre décoration.

Ma passion pour les chats ayant toujours été présente, il est toujours plus facile d’apprendre naturellement, sans y penser, sur un sujet qui nous plaît. J’ai donc pu accumuler des connaissances, des observations et surtout remettre en cause régulièrement des croyances que l’on peut avoir au sujet des comportements félins.  J’ai souvent été sollicitée par des amis pour des conseils sur leur vie quotidienne avec leur chat. Et j’étais toujours un peu surprise d’apprendre des choses aux gens sur leur chat, alors que ça me paraissait évident.

Mais en fait… non ! C’était évident pour moi parce que j’avais appris à connaître les chats depuis des années. J’avais appris à anticiper leurs réactions, à les apprivoiser.

J’avais découvert, parfois à mes dépends, ce qui leur était nécessaire au quotidien.

Je me souviens encore avoir dû refaire la tapisserie de mon appartement d’étudiante parce que le chat a besoin de faire ses griffes ! Je n’avais vécu jusque-là qu’avec des chats qui sortaient quand ils le voulaient.

Design & Bien-être
© Design & Bien-être / Eden

Mais j’ai appris également à remettre en question mes connaissances, parce qu’au final, même s’il y a des connaissances générales, il y a toujours des exceptions ! J’ai été par deux fois famille d’accueil pour des portées de chatons et j’ai pu le remarquer, chaque chat est différent et c’est aussi ce que j’ai pu confirmer avec Eden et Mitaine. Elles ont des caractères opposés !

Eden est une minette persane croisée exotic shorthair, bien dans ses pattounes, très câline toujours disposée pour la caresse. Un peu pot de colle même. Elle est sûre d’elle et elle est du genre à s’imposer dans un nouvel environnement quitte à tenter (et à réussir !) d’intimider les occupants habituels du lieu. C’est également dû au fait que j’ai beaucoup bougé avec elle quand elle était petite mais elle a toujours eu un tempérament bien trempé avec les autres animaux, elle ne se laisse pas impressionner ! Elle fait le ménage sur son territoire.

Mitaine à l’inverse est une minette croisée Sacré de Birmanie qui est très craintive. Nous avons des doutes sur ce qu’elle a pu vivre avant que nous ne la récupérions. Il nous a fallu des mois pour la sociabiliser. C’est le jeu qui nous a permis de la faire s’ouvrir à nous. Aujourd’hui encore, à 7 ans, elle fait des progrès face aux nouvelles têtes qui passent à la maison. Avant elle se terrait sous notre lit, aujourd’hui elle vient renifler les nouveaux venus. Avec elle, les câlins sont des moments qu’elle choisit mais à ce moment-là quel CALIN !!!! Mitaine a besoin d’un environnement où elle peut se sentir en sécurité et les arbres à chats font partie de la solution. Le fait d’être en hauteur la sécurise.

Contrairement à Eden qui peut s’étaler de tout son long sur le parquet, en toute confiance, (elle sait qu’on va faire attention à l’éviter quand on marche) Mitaine, craint le moindre pas que l’on va faire un peu trop près d’elle.  C’est pourquoi les positions en hauteur sont importantes pour elle car elle recherche tout de même à être près de nous.

Design & Bien-être
© Design & Bien-être / Eden

L’importance de l’arbre à chat !

J’ai compris avec Mitaine cet autre dimension importante de l’arbre à chat : Le besoin de hauteur !

L’arbre à chat n’est pas seulement important pour l’aspect « griffable » ! C’est important, d’autant plus si l’on veut conserver son canapé où son tapis en bon état ! Mais le besoin de hauteur est tout aussi important. Il faut bien comprendre que le chat domestique est encore très proche du chat sauvage, et à l’état sauvage, le chat est à la fois un prédateur ET une proie !

La hauteur a donc un double intérêt pour le chat :

  • Surveiller son territoire de chasse
  • Être à l’abri des prédateurs

Ensuite le griffage est nécessaire au chat pour :

  • Marquer son territoire, le chat dépose des phéromones afin de laisser sa trace dans son environnement et se sentir chez lui.
  • Se débarrasser des couches de kératine mortes sur ses griffes

L’étude de terrain

Eden et mitaine scandinave

Une fois le projet décidé je devais passer à l’étape de conception de l’arbre. Le bois était de par ma formation et mes prédilections, un matériau déjà tout indiqué. Est ensuite venue la partie technique du processus de création où j’ai dû lister les problématiques auxquelles je devais répondre pour améliorer le concept d’arbre à chat tout en ayant pour objectif de toujours améliorer le bien-être du chat.

Pour cela j’ai pu m’appuyer sur une enquête menée auprès de 300 propriétaires de chat ainsi que des entretiens que j’ai pu avoir avec des professionnels du secteur : Vétérinaires, comportementalistes, responsables de boutique et d’hôtels pour chat et enfin bien sûr mes observations personnelles avec mes 2 chats.

J’ai pu identifier 4 problématiques principales qui revenaient chez une majorité de propriétaires.

  1. La solidité
  2. L’hygiène
  3. L’encombrement
  4. Le design

La solidité

Les arbres à chat étaient souvent vus comme peu solides et instables sous le poids du chat. On m’a parfois rapporté une durée de vie d’un an pour chaque arbre à chat.

Je devais donc, non plus créer un arbre à chat, mais un vrai mobilier durable. Avec des matériaux qui vieillissent bien et des parties griffables remplaçables facilement sans être obligé de changer la totalité du mobilier.

L’hygiène

Les différents types d’arbre à chat étaient difficile à nettoyer. En effet, souvent le tissu est agrafé sur les parties solides ce qui ne permet pas de le passer en machine ou de le nettoyer facilement.

Le mobilier devait donc être nettoyable facilement et toutes parties en tissu passables au lave-linge.

L’encombrement

Le souci des grands arbres à chat est qu’ils ont souvent une grande emprise au sol et occupent donc une grande surface du logement. Ce qui peut-être difficilement envisageable dans des petits espaces, de type appartement.

J’ai décidé pour cet aspect de concentrer le design sur une verticale. A la fois pour satisfaire les envies de hauteur de nos chats, et pour éviter un encombrement trop important de la pièce.

Le design

Le verdict ici était sans appel. Lors de l’enquête une grande majorité de gens regrettait l’esthétique des modèles actuels, voir estimait « urgent d’améliorer le design des arbres à chat ».

Restait à moderniser ce concept avec des matériaux plus nobles que ce qui était traditionnellement utilisé et à construire un design en accord avec les tendances de décoration actuelles.

Je suis donc partie avec ce constat de départ et enfin parce que j’aime le mouvement, … et le défi ! J’ai donc voulu rajouter une notion de modularité dans ces mobiliers !

L’identité

En parallèle, un travail sur l’identité de la marque que je voulais créer a commencé. La recherche du nom a pris du temps, on est a la fois partagé entre des considérations purement techniques, du style « Est-ce que ce nom sera bien référencé sur internet ? » , « Est-ce que ce nom est déjà pris ? » etc… et l’aspect plus subjectif du « Est-ce que ça me ressemble ? », « Est-ce que ce nom traduit bien l’idée de l’entreprise que je veux créer ? » Il est toujours difficile de trouver un nom qui réponde positivement à toutes ces questions à la fois …

Et au moment où je me noyais dans les brainstormings avec tous les gens que je rencontrais, je suis rentrée dans un système de marrainnage organisé par la Chambre du commerce de ma région. La marraine qui m’a été attribuée m’a donné ce très bon conseil, elle m’a dit : « Tu sais Elise, ton nom d’entreprise, il doit te permettre d’en avoir sous le pied pour raconter une histoire ! Parce que la communication sera beaucoup plus facile si tu peux te servir de ce nom comme base de travail ! »

Design & Bien-être
© Design & Bien-être / Eden

Eden et Mitaine me sont tout de suite venues à l’esprit, quoi de mieux que le nom de mes deux chats ? Ce sont mes deux minettes qui m’ont inspiré ce projet. Elles qui sont si différentes et qui par leurs habitudes, leurs caractères diamétralement opposés, m’ont incitée à aller vers cette modularité. Alors au « diable le référencement google !!! », on se débrouillera avec autre chose pour gérer cet aspect technique.

Et dans la foulée cela m’a inspiré une série de petites illustrations que j’utilise aujourd’hui, sur mon site, dans mes modes d’emploi, sur mes réseaux sociaux.

J’ai donc pu travailler sur le logo avec une graphiste qui m’a permis d’établir une identité visuelle pour la marque.

La conception

Ce processus a pris beaucoup de temps, il fallait à la fois trouver une esthétique et des solutions techniques pour assurer la solidité de l’ensemble.

L’arbre scandinave a été le premier à voir le jour. Ma réflexion a tourné autour de l’idée de l’arbre. Aujourd’hui on vend des « arbres à chat » qui n’ont plus rien d’un arbre.

J’ai voulu retourner à la forme primaire de l’arbre pour élaborer le design d’un vrai ARBRE à chat cette fois. Les croquis ont été nombreux avant m’arrêter sur une forme de base.

Eden et mitaine scandinave
© Design & Bien-être / Eden et Mitaine

Le rôle de mes chats

Mes chats ont joué un grand rôle dans le quotidien la conception d’Eden et Mitaine. Ils sont à la fois les sources d’inspiration du projet, les références pour la conception et les premiers testeurs.

Eden m’a beaucoup aidée pour prendre les mesures idéales. Son caractère calme et bonne pâte en tant que persane me permettait de prendre les mesures autour d’elle, vérifier l’écartement entre les marches, l’entrée de la maisonnette, la taille des plateformes…

Mitaine m’a permis de confirmer que les chats se sentaient en sécurité en hauteur dans la maisonnette, comme dans un cocon.

Eden et mitaine scandinave
© Design & Bien-être / Eden

Chaque fois que je voulais choisir un matériau, je prenais plusieurs références et je les proposais pendant quelques jours à mes chats, pour le griffoir par exemple, je l’ai fait valider par mes chats. J’ai également pratiqué ce test pour le choix des mousses des coussins, j’ai disposé les différents coussins les uns à côté des autres et j’ai attendu de voir où ils choisissaient de s’installer le plus souvent.

J’ai créé un premier prototype assez grossier pour vérifier toutes mes mesures. J’ai ensuite dû apprendre la modélisation 3D pour pouvoir créer ce modèle en numérique et pouvoir l’intégrer à des intérieurs décorés.

Ces visuels 3D me permettaient de communiquer sur le projet auprès des banques, de participer à des concours pour faire connaître le projet également. De manière générale, j’avais besoin de visuels pour montrer la différence de design que je proposais par rapport à ce qui se vendait à ce moment-là.

Design & Bien-être
© Design & Bien-être / Eden

S’en est suivi un dossier de financement construit avec un comptable et un passage devant plusieurs commissions d’attribution de prêts d’honneurs, plusieurs banques pour trouver les bons partenaires. Mais ce travail de montage de dossier à bien payé et j’ai pu démarrer mon entreprise avec les fonds nécessaires pour continuer la recherche et trouver un fabricant capable de faire des séries.

Il a tout de même fallu une sacrée énergie pour défendre le projet qui prêtait à sourire pour beaucoup de professionnels. J’ai donc dû redoubler d’effort sur la présentation du projet et m’appuyer sur des éléments chiffrés, concrets.

Il a fallu affronter des personnes qui réagissent de manière parfois dédaigneuse face au projet, je me souviens encore d’un entretien avec une conseillère dans une banque qui m’a dit : « Ah bon parce que ça joue un chat ? »

Euh ok… On part de loin !

Eden et mitaine scandinave
© Design & Bien-être / Eden et Mitaine

Je me souviens être sorti de cet entretien épuisée mais j’ai tout de même réussi à les convaincre. Au final, c’est moi qui ai eu le choix entre les différentes banques qui étaient ok pour suivre le projet.

En parallèle, je souhaitais également proposer un modèle plus adapté aux décorations modernes et industrielles. Je voulais mélanger les matières et créer un modèle bois-métal. N’ayant pas les connaissances techniques sur les contraintes du métal, je me suis appuyée sur un bureau d’études proche de Rennes qui m’a aidée à concevoir ce deuxième arbre. L’idée était de garder le même principe de modularité en changeant tous les systèmes de fixations puisque les matériaux n’étaient pas les mêmes.                                              

Puis j’ai travaillé avec une entreprise de menuiserie bretonne spécialisée dans l’élaboration de prototype. Ils ont permis la réalisation d’un prototype complet, il a également fallu trouver une entreprise spécialisée dans le tournage bois équipé en numérique car la précision des assemblages ne tolérait pas de marge d’erreur.

Durant tout le projet la recherche de fabricants a été une grosse partie du travail, les pièces sont complexes en termes de fabrication et nécessitent des compétences et des équipements importants.

Ces premiers prototypes ont permis de donner vie au projet Eden et Mitaine, avoir enfin devant soi un mobilier sur lequel on travaille depuis plusieurs mois a quelque chose de grisant. J’ai pu organiser le premier shooting photo pour mettre en valeur ces arbres et vérifier les améliorations à apporter avant de fabriquer la série.

J’ai voulu profiter de ce premier shooting pour mettre en valeur une association et c’est Moustache et Cie qui a bien voulu se prêter au jeu avec Michoko, un jeune chat noir et blanc, qui nous a fait un vrai show sur l’arbre Indus !! Cela me permettait de profiter de la campagne de communication que j’allais faire pour mettre un coup de projecteur sur une asso.

Voir pour la première fois Eden et ce chat mis en scène sur les arbres était vraiment une première concrétisation du projet !

Et la communication sur celui-ci devenait plus facile, grâce aux photos. J’ai créé tous les comptes sur les réseaux sociaux d’Eden et Mitaine, Page Facebook, Instagram, Pinterest, LinkedIn, Twitter (j’ai très vite arrêté ce dernier, je n’étais vraiment pas à l’aise avec ce réseau et on ne peut pas tout faire).

Le lancement

L’étape suivante était le lancement de la campagne de crowdfunding, (financement participatif). Un gros travail de communication pour une marque complètement inconnue mais cela a permis à de faire repérer la marque par TF1, avec l’émission « La vie secrète des chats », le groupe M6 avec William à midi sur C8. Ainsi que l’émission « Les 100 premiers jours des chatons » sur TFX. C’était une riche expérience de découvrir les coulisses de tout ça !

Eden et mitaine scandinave
© Design & Bien-être / Eden

Cette campagne a permis de lancer la marque, trouver les premiers clients et récolter une somme permettant de contribuer au lancement de la première série.

En parallèle je fréquentais assidûment les réseaux d’entrepreneurs de ma région à la fois pour rencontrer de nouveaux entrepreneurs et pour nourrir cette énergie d’entreprendre. Les échanges avec les autres entrepreneurs sont très importants, rester isolé fait stagner. Une situation problématique peut se débloquer d’elle-même en l’expliquant à d’autres, parce qu’on la voit sous un autre angle et rencontrer d’autre entrepreneurs, c’est rencontrer des gens qui sont dans cette même énergie.

J’ai donc pu trouver une entreprise qui avait les capacités requises et qui acceptait de me suivre dans le projet. Cependant il fallait adapter le modèle à des méthodes de fabrication industrielles, s’en est donc suivi une longue période d’aller-retour avec la partie bureau d’étude de cette entreprise et l’élaboration d’une pré-série destinée à valider le modèle et régler toutes les machines.

Tous ces aller-retours ont pris beaucoup plus de temps que prévu, là où je prévoyais un an pour le lancement, j’en ai mis 3 ! J’ai mis toutes mes économies dans ce projet et je travaillais à temps partiel dans mon précédent poste de temps en temps pour pouvoir continuer à alimenter ce projet.

Design & Bien-être
© Design & Bien-être / Eden

Le plus difficile a été de trouver un compromis entre des coûts de fabrications qui sont élevés et des tarifs acceptables pour les clients. Oui ces mobiliers ont un coût, mais ce sont de véritables mobiliers ouvragés et durables. La fabrication française est également l’une des raisons de ce coût mais le fait de valoriser des savoirs-faire français me tenait à cœur.

Mais le site d’Eden et Mitaine est maintenant en place et la commercialisation est lancée depuis fin 2019, la première série de fabrication d’arbre à chat scandinave est entièrement écoulée et la série Indus disponible depuis septembre est déjà bien lancée. Les Etats-Unis se montrent très intéressés par les produits et j’ai déjà pu en envoyer à Chicago, Peaks Island, San Fransisco.

Il y en a même un qui est parti en Corée du Sud.

Je lance une deuxième série un peu plus grosse d’ici la fin de l’année et j’ai de nouvelles idées en cours de gestation. Eden m’a encore montré la voie de mon prochain mobilier que je veux plus accessible au grand public cette fois, accessible à tous les budgets.

Il est important pour la pérennité d’une entreprise de toujours être capable de se remettre en question, il faut de la souplesse pour pouvoir rebondir en cas d’imprévu, d’obstacles. C’est ce que j’essaie de faire au quotidien…

Eden et mitaine scandinave
© Design & Bien-être / Eden

Comme Avant – Produits simples & vegan

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Comme Avant
© Comme Avant

Comme Avant est une entreprise familiale française, marseillaise pour être plus précis. Ils proposent des cosmétiques naturels et zéro déchet, tous faits à la main dans leur atelier à partir de recette simple de quatre ingrédients maximum. Chez Comme Avant, les engagements écologiques sont au cœur de leur démarche et de leurs projets. Ils prônent également une consommation raisonnée. Leur but est de proposer une alternative simple et transparente afin d’offrir la possibilité de consommer différemment, “moins et mieux”. 

Comme Avant
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Aujourd’hui, tout comme au début de leur aventure en 2017, tous leurs produits sont faits en interne dans leur propre atelier de fabrication. Cet aspect est l’une des valeurs qu’ils défendent. D’un point de vue écologique, ils ne souhaitent pas délocaliser la fabrication, et tout ce qui va avec ! Dans leurs locaux, ils fabriquent, conditionnent et expédient leurs produits. Ils peuvent donc facilement contrôler de A à Z la fabrication d’un produit et assurer sa qualité finale. 

Comme Avant
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En plus d’être fabriqués en interne, leurs cosmétiques sont également faits à la main, une autre valeur qui les caractérise. Ils préfèrent recruter plutôt que de remplacer la main d’œuvre par des machines industrielles. Ils ont bien-sûr quelques machines mais qui sont là pour épauler leurs équipes. Ce n’est d’ailleurs pas une information qu’ils souhaitent cacher à leur communauté et en parlent de manière très transparente sur leurs réseaux sociaux ! Leurs produits peuvent donc présenter quelques « défauts » de fabrication par exemple, car ils ne sont pas standardisés contrairement aux produits industriels. Si vous regardez de plus près, leurs savons n’ont jamais exactement la même forme ! 

Comme Avant
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Tous leurs produits, sans exception, ont une composition (très) courte. Ils possèdent un maximum de quatre ingrédients, qui sont à la fois respectueux du corps et de la planète. En effet, le choix de matières premières de qualité est un élément important et ils prennent le temps de choisir les meilleurs ingrédients, tant au niveau écologique que pour leurs bienfaits. La plupart des produits sont certifiés COSMOS natural ou organic, un label qui certifie l’aspect biologique ou naturel d’un produit (https://www.comme-avant.bio/pages/notre-label-cosmos). 

Pour des raisons morales et éthiques, leurs produits ne contiennent pas d’ingrédients d’origine animale. Les matières premières ainsi que leurs produits cosmétiques ne sont pas non plus testés sur les animaux. Suite à une forte demande de leur communauté, ils ont fait certifiés tous leurs produits cosmétiques par la Vegan Society début 2020 (https://www.comme-avant.bio/pages/le-label-vegan-society). Cette association, reconnue à l’international, lutte pour le respect et les droits des animaux. Cette certification garantit notamment qu’aucune matière animale n’a été impliquée dans la fabrication du produit, que ce soit dans les ingrédients ou le produit fini, qu’aucun test sur les animaux n’a été effectué, ainsi que l’absence totale d’OGM. 

Mais il faut rappeler que depuis 2013 les tests sur les animaux sur tous les produits cosmétiques sont interdits en Europe et depuis 2018, la mention « non testé sur les animaux » est considérée comme une allégation. Malheureusement, des failles existent encore. C’est pourquoi ils ont choisi d’adhérer à  la Vegan Society, pour soutenir la lutte contre l’exploitation des animaux et garantir à leurs clients un produit de qualité, sans aucune trace et cruauté animale. 

Comme Avant
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Article précédent: Comme Avant – Création & Éthique

My Little Factory, l’histoire d’une prise de Conscience

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My Little Factory
@ My Little Factory
My Little Factory n’aurait pu voir le jour sans la détermination, l’enthousiasme et la passion d’une femme, Virginie, dont l’élan de création n’a d’égal qu’une vision toute personnelle d’un mode de vie healthy.

Il y a quelques années, on a diagnostiqué son fils atteint de troubles alimentaires. Après, plus d’un an de recherche et développement pour réinventer les codes de la cuisine et de la pâtisserie traditionnelles, elle décide alors de créer, début 2017, son tout premier concept de cuisine et de pâtisserie végétale ou comment manger en Pleine Conscience … 

Il lui semble alors évident de faire renaître et partager avec d’autres  certains rituels  « comment et mieux se nourrir sainement… »

Prise par cette passion dévorante et grandissante pour tout ce qui attrait à l’alimentation saine, diversifiée et équilibrée, une idée originale conduit Virginie à proposer une cuisine et pâtisserie végétale, 100% bio et vivante. Elle suit une formation sans gluten et sans lactose à l’École Nationale de Pâtisserie d’Alain Ducasse. Cet univers qu’elle découvre peu à peu, elle souhaite profondément le mettre en lumière… Il s’agira d’un concept pionnier alliant à la fois l’aspect Santé et l’aspect Nature. Il aura vocation de produire des douceurs gourmandes, saines et locales porteuses de valeurs et de messages forts autour des enjeux d’une alimentation vivante et citoyenne. 

Réinterpréter de façon créative des recettes traditionnelles, préparer un cake ou s’adonner à la création d’une tarte, le faire avec Amour et bienveillance.

En 3 mots Virginie c’est : 

une grande dose de #créativité,

beaucoup de #joie et un peu de #folie !

Excellence et Qualité

My little Factory met un point d’honneur à prioriser au maximum les circuits courts, à sélectionner des ingrédients et des produits de qualité issus de l’agriculture biologique!

My little Factory reste à l’écoute de ses clients et accorde la plus grande importance à la qualité de son service.

Traiteur & cheffe à domicile

La volupté…point de fusion entre la matière et l’esprit 

Service traiteur

Je vous invite à vous nourrir d’une cuisine qui réjouisse vos sens et comble les besoins vitaux, intimes et profonds de votre organisme. Sur commande, je prépare pour vous des gâteaux de 6/8/10 parts ou plus : brownies, cakes, tartes aux fruits et de nombreuses pâtisseries selon la créativité de la cheffe.

Je prépare également des buffets salés, finger food, pièces cocktails ou plats à partager adaptés à vos envies et/ou intolérances alimentaires.

N’hésitez pas à m’écrire sur ou par téléphone au 06 67 88 10 19 pour toute demande. Je me ferais un plaisir de vous répondre.

My little Factory peut se charger également de la scénographie pour votre événement.

My Little Factory
@ My Little Factory
Service cheffe à domicile

Vivez l’expérience… testez !

C’est le module qui vous permet de découvrir, de tester ma cuisine crue et végétale pour vous initier en douceur à ses bienfaits, sa rapidité d’exécution, sa simplicité… et d’en expérimenter les ressentis quasi immédiats sur votre vitalité…

Diner ou déjeuner assis pour un maximum de 30 personnes. Dressage et service à table.

Nous vous conseillons de passer commande minimum 3 semaines avant la date de votre événement et de la valider maximum 2 semaines en avance (jours ouvrés).

Toutes nos prestations sont sur mesure. Les tarifs et menu sur demande. 

Ateliers cuisine adultes et enfants.

Let’s cook vegan…

Je vous propose des ateliers de cuisine à domicile, chez vous ou bien en cours particulier, 100% sans lactose et 100% végétales à option sans gluten. Muffins, Moelleux, panna cotta, mousse au chocolat, cheesecake ou carrot cake, quiches et cakes salés, soupes ou pour recevoir dans une ambiance chaleureuse, je m’adapte à vos envies.

Contactez-moi pour réserver votre prochain atelier de cuisine !

Stages de cuisine

Lors de ces stages, je vous confiera mes secrets !

My Little Factory
@ My Little Factory
My Little Factory
@ My Little Factory

Vous travaillerez des produits frais et bruts, les transformerez en recettes délicieuses soufflées par la cheffe, interprétées et réinterprétées selon vos envies et vos goûts…
Cuisine nature et anti-gaspillage naturellement, je partagerai avec vous mes trucs et secrets pour :

* Lutter contre le gaspillage alimentaire

* Sublimer les fruits et légumes de saison, les épluchures, peaux et écorces de fruits, le pain de la veille, les légumes abîmés et fruits ridés

* Fuir la perfection ennuyeuse, cultiver le goût et le caractère des produits.

* Réinterpréter de façon créative des recettes traditionnelles, préparer un cake ou s’adonner à la création d’une tarte, le faire avec amour et bienveillance.

* Et sans oublier de s’amuser en cuisinant !

« L’idée est que vous vous empariez de ces méthodes pour travailler les produits qui vous entourent, que vous preniez le large par rapport aux recettes, sans vous soucier des ingrédients inconnus ou manquants : un topinambour ou même une pomme de terre remplaceront sans problème un héliantis ; un kéfir à la courge peut être réalisé avec de la betterave, expérimenté avec du concombre. 

Cette cuisine d’instinct, c’est ma façon de travailler au quotidien. Je me saisis d’un produit sans savoir où il me mènera. Au détour d’une cuisson, je trouve un goût qui en convoque un autre, je teste une association.

C’est une affaire d’instantanéité, de sentiment. Le résultat, toujours imprévisible, y gagne en personnalité. »

Accompagnement en alimentation végétale

J’ai à cœur d’être au plus près de vous, à votre écoute et de vous guider dans la direction qui sera la plus adéquate pour vous dans cette transition vers l’alimentation vivante et végétale. Il est important pour moi que cette transition se fasse en douceur et à votre propre rythme. Ma motivation à travers l’accompagnement est de pouvoir vous aider à vous reconnecter à votre propre ressenti et intuition en vous guidant dans le sens de la vie. En apportant les bons aliments et éléments au corps, ce dernier sera toujours le meilleur des guides de votre vie. Cependant, le corps physique ne serait rien sans le corps psychique, émotionnel et spirituel, en effet, nos 4 corps sont liés et ne forment qu’un. Je prends donc en compte la globalité de l’être durant ces accompagnements. 

My Little Factory
@ My Little Factory
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@ My Little Factory

Je vous aide à goûter à un nouvel apaisement intérieur, à vous apporter motivation ainsi que les outils et les informations nécessaires en vue de votre propre épanouissement physique et mental.

Plusieurs paramètres seront envisagés afin de permettre à l’organisme de retrouver une sérénité, une énergie et une vitalité. 

Si ce chemin vers une vie plus harmonieuse et portée sur le vivant semble juste à votre âme et si vous désirez de plus amples informations, vous pouvez nous envoyer un mail en précisant la nature de votre volonté d’accompagnement.

Avec joie, à bientôt!


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Le Tichodrome – La sauvegarde et les soins à la faune sauvage

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Le Tichodrome
@ Le Tichodrome

La sauvegarde et les soins à la faune sauvage sont le combat journalier du centre de sauvegarde de la faune sauvage en Isère, « Le Tichodrome ».

Le Tichodrome Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage

A deux pas de chez vous connaissez-vous « Le Tichodrome, Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage » situé à Champrond sur la commune du Gua. Ce centre accueille les oiseaux et les mammifères sauvages blessés de la région Rhône Alpes pour les soigner, les réadapter et les relâcher en fin de convalescence.

Depuis son ouverture en 2011, le centre n’a cessé de s’agrandir, essayant de répondre à l’augmentation permanente du nombre d’animaux accueillis et à la diversification d’espèces rencontrées.

Les principales activités responsables des situations de détresse des animaux pris en charge par le centre sont avant tout anthropiques : circulation automobile, chocs contre les vitres, ramassages non appropriés de jeunes animaux, prédations par les chats domestiques, lignes électriques, barbelés, dérangement d’hibernation…

Le Tichodrome
@ Le Tichodrome

Les traumatismes engendrés par ces activités peuvent être limités si nous adoptons un comportement vigilant : réduction de la vitesse sur la route surtout la nuit, mise en place de leurres sur les vitres, demandes de conseils au centre avant de ramasser de jeunes oiseaux ou mammifères, stérilisation des chats et limitation de leurs sorties à certaines périodes…

L’une des principales missions du Tichodrome est d’informer, de sensibiliser et de responsabiliser le public à ces questions. Que ce soit via l’accueil téléphonique (5000 appels par an), les réseaux sociaux, les différentes animations, les stands, les journées découverte, les formations… le centre remplit cette action d’intérêt général et « d’utilité publique », et le rend acteur de la sauvegarde de la faune sauvage par la connaissance et la transmission d’une multitude d’informations.

Le Tichodrome
@ Le Tichodrome

Par le nombre d’animaux relâchés, le centre contribue à limiter l’impact des activités humaines sur les populations sauvages. Le taux de relâcher du Tichodrome est d’environ 50%. Cela constitue une aide précieuse au maintien de la biodiversité faunistique présente sur le territoire isérois. En 2019, ce sont plus de 700 reproducteurs potentiels qui ont réintégré leur milieu et participent ainsi à la pérennisation des espèces.

En 2014, le centre a accueilli 1200 pensionnaires pour 106 espèces représentées, 45% sont repartis à la vie sauvage. Nous sommes installés sur le site des carrières Vicat du Gua à Champrond ou nous disposons d’une bâtisse et de 4ha de terrain nécessaire à l’installation des salles de soins et des volières de réadaptation.

Le centre est dirigé par Mireille Lattier, fondatrice et capacitaire du centre. Trois autres salariés (1 CDI/ 2 CAE) sont chargés de l’accueil téléphonique et du management des équipes de soins. Les soins sont réalisés par des équipes de soigneurs bénévoles, éco-volontaire ou en mission de service civique (60 intervenants en 2014). Le centre bénéficie de quelques subventions publiques, de fondations (Nature et découvertes, Brigitte Bardot, Nicolas Hulot etc.), de mécénats mais la majorité des financements est assurée par les dons et adhésions (420 adhérents en 2014).

Le Tichodrome
@ Le Tichodrome

Pour consulter la liste de nos partenaires et obtenir d’autres informations vous pouvez consulter notre site internet http://www.le-tichodrome.fr


Avec le nombre croissant de demandes de prises en charge, nous sommes de plus en plus sollicités mais les moyens logistiques et financiers n’augmentent pas forcément en conséquence.

Nous avons besoin de l’aide de chacun pour continuer à assurer notre mission d’aide à la faune sauvage en détresse.

Tous les types de soutien sont les bienvenus : bénévolat (soins/stand/rapatriement…), soutien financier et matériel (partenariats, dons, adhésions, mécénat d’entreprise…).

Nous indiquons que, conformément à la réglementation, les centres de sauvegarde ne sont pas visitables par le public, ceci pour le bien-être et le calme des animaux en convalescence.

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