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L’association L’Ange Caprin

L’association L’Ange Caprin a été créée en 2009 afin de venir en aide aux animaux de ferme et de compagnie. Ces animaux sont très souvent laissés pour compte, et très peu d’associations œuvrent dans leur intérêt, car il faut des structures spéciales pour eux. Le troupeau de chèvres a été sauvé de la maltraitance car il errait seul, sans abri, sans nourriture, sans soins, aux alentours d’une ville varoise. 

l'ange caprin
l'ange caprin

A côté de ces sauvetages l’association travaille aussi pour la protection de la nature, car le troupeau fait du débroussaillage écologique sur un grand domaine de plusieurs hectares prêté gracieusement par ses propriétaires, et cela permet de lutter contre les incendies. S’occuper de tous ces animaux n’est pas facile tous les jours, car sur le terrain, Andréa, la présidente et fondatrice, doit s’occuper chaque jour d’une centaine d’animaux. Sylvette, la trésorière et membre fondateur, s’occupe de tout l’administratif. Des bénévoles viennent aider, notamment pour réparer les constructions. 

l'ange caprin

En 2020, l’association a dû déménager le refuge et construire de nouveaux abris, ce qui l’a beaucoup pénalisée financièrement. Tous les animaux ont heureusement retrouvé un abri et des structures pour qu’ils puissent vivre paisiblement jusqu’à la fin de leur vie. Chaque jour, le troupeau pâture dans les belles collines de Provence et rentrent le soir dans leur abri. Tout le monde est heureux chez l’Ange Caprin, et c’est la plus belle récompense pour les membres de l’association, qui, après bien des peines, ont la satisfaction de voir des animaux qui vivent une vraie vie d’animal respecté, soigné, aimé, et en sécurité.

L’association possède aussi un cheval, deux ânesses, des chiens, des chats, des lapins, des cochons d’inde, tous sauvés et recueillis par l’Ange Caprin. Celle-ci fait adopter par de bonnes familles des chiens et chats qui sont pucés et stérilisés avant toute adoption. L’adoptant est contrôlé avant l’adoption afin de choisir la meilleure famille. L’association fait aussi stériliser les chats des rues, afin que la surpopulation soit limitée. 

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En 2021, l’association a mis en place un système de parrainage. Les personnes désireuses d’aider financièrement un animal de l’association peuvent verser des dons, soit mensuellement, soit quand elles le désirent dans l’année. Elle a créé une cagnotte sur Hello Asso, a un compte Facebook, et un site internet. Les donateurs peuvent verser des dons par carte bancaire, ou PayPal, ou envoyer des chèques. La fondation Brigitte Bardot et 30 millions d’amis lui versent une subvention pour subvenir à une partie des dépenses. Mais l’argent n’est pas facile à faire rentrer, et la nourriture, les soins, et les structures à maintenir demandent beaucoup d’investissements. De nouveaux portails et une citerne d’eau doivent être achetés prochainement et l’argent vient à manquer. 

l'ange caprin

L’association l’Ange Caprin veut laisser un message, car la misère animale est muette. La surpopulation des chats, des chiens, des NAC, entraîne des abandons, des maltraitances. C’est pour cela que la stérilisation est très importante pour limiter tous ces cas malheureux. Le commerce animal devrait aussi cesser, et l’association demande à adopter, et non pas à acheter un animal. Animaleries, annonces internet de vente, etc.. aggravent la misère animale, et faire de l’argent sur le dos des animaux n’est plus viable à notre époque, animaux de ferme compris…. Respectons la vie animale et la Nature, car le respect de soi et de l’humain commence par le respect de notre environnement….

l'ange caprin

Association L’ Ange Caprin
206 Chemin du Pelvoux83200 Toulon

https://langecaprin.wixsite.com

https://www.facebook.com/photo/?fbid=101757234615347&set=a.101757284615342&tn=%3C

Neige

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Claude Fee

Quitter ses parents, Yvette ne peut pas savoir ce que ça va lui faire puisque ce n’est jamais arrivé. Depuis plusieurs semaines, elle voit bien que la mère et le père s’essuient les yeux. C’est comme ça. La nuit dans sa petite chambre, elle aussi est triste et puis par moment elle sent que ce qui lui arrive est important. C’est plaisant de prendre son envol de devenir une vraie personne et d’avoir un travail. Le départ est fixé après les feux de la Saint-Jean.

Avoir quatorze ans, juste après le certificat d’études, c’est une sacrée veine. C’est ce que répète marraine qui connaît bien la famille où la petite va aller travailler. Les Mercier sont installés au Mans comme grossiste en grains depuis plusieurs générations. Yvette prendra le train avec Solange, sa grande sœur, qui, elle, repartira chez ses patrons, à Paris. Au fond, tout va se dérouler comme l’évidence s’inscrit en 1950. Les garçons restent à la ferme et les filles trouvent à se placer en ville. C’est bien. En élève appliquée, Yvette a appris beaucoup de choses pour obtenir son certificat d’études. Elle sait emmailloter un bébé, composer des repas, chanter pour les jeunes enfants, repasser, coudre, repriser, prendre soin d’une basse-cour. Mais en ville, ce sera différent. Il faudra qu’elle fasse la vendeuse. C’est très bien, ce qu’elle ne veut pas, c’est   plumer les poules et encore moins les tuer. Sa sœur lui dit que ses patrons lui demandent parfois de le faire dans l’arrière-cuisine, même à Paris, et qu’à chaque fois c’est un vrai casse-tête pour se défiler.

Un rêve vient visiter Yvette. Elle tient à deux mains un plateau qu’elle ne sait pas où poser.  Il ressemble au service des grands jours dans lequel on sert le vermouth, mais tout est emmêlé, il fume à grosses volutes comme s’il était brûlant et puis des chaises et des roues sont renversées. Il y a des animaux qui hurlent comme des sirènes. Yvette se réveille incapable de bouger. Après quelques minutes elle est encore hébétée, mais parvient à ramper et à s’asseoir sur ses gros oreillers. Devant la toute petite fenêtre de sa chambre, éclairée par le début du jour, elle réalise qu’elle aime beaucoup sa famille et que c’est difficile de partir. Tout lui paraît vide, de cette lucarne trop blanche au silence qui l’inquiète. Ce qui complique aussi ce départ, elle le sait : c’est l’absence de Mimi. Attendre…  À huit ans, c’est la première fois qu’elle va avoir des petits, elle est partie pour les mettre au monde, mais elle n’est toujours pas revenue. Cela fera trois mois ! Souvent Yvette a cru apercevoir son pelage tigré parmi les champs et les fossés. Prendre le train sans la revoir ouvrirait un temps, non pas impossible, disons tout de même un nouvel épisode de sa vie bien étrange. Yvette aurait bien besoin du contact avec cette grosse mémère avant d’affronter la ville. Comment va se comporter cette chatte tendre, indolente, paresseuse même, maintenant quand elle devra être généreuse comme une maman ? Mais Yvette a beau se tordre les mains, c’est Mimi qui décide. Les derniers jours sont longs. Elle appelle, elle cherche, pas de grosse Mémère. Pourtant l’écuelle de lait qui lui est réservée à l’étable se vide, donc… Il doit même y avoir du nouveau, car elle boit beaucoup plus que d’habitude. Les bagages se préparent : deux valises et deux paniers d’osier dans lesquels il y aura la nourriture du voyage, les serviettes pour se rafraîchir et les torchons parce qu’on ne sait jamais. Le matin du départ, toujours aucune présence de la famille chat. La gamelle est vide comme tout est vide de tout ronronnement de tout froufrou. Et puis à six heures, on entend distinctement le taxi se garer dans la cour…

Solange est une grande sœur parfaite, elle s’occupe de rassurer les frères et les parents, d’installer sa petite sœur et elle a exactement la tête de quelqu’un qui peut garder au fond de son cœur toutes les peines cachées. Il fait beau, on peut se consoler avec cette douceur. Une fois la voiture démarrée, au moment des derniers baisers par la portière, elle interpelle Yvette :

  • Regarde, là-bas, oh regarde Mimi ! Elle a dû sauter de la voiture quand j’ai mis les paniers…
  • Oh !

Quel plaisir de la revoir, mais tout de même le chauffeur aurait pu se douter qu’il fallait s’arrêter. Il l’a bien proposé, mais trop tard. On ne voyait déjà plus la ferme et surtout Solange avait déjà répondu poliment :

  • Non merci, monsieur.

Car en fille raisonnable et éduquée, elle sait qu’elle doit décliner toute proposition. Ainsi donc l’amour de chat n’est pas resté invisible. Il a été entr’aperçu. Ce n’est pas une demi-joie !

À présent voilà les deux jeunes filles seules sur le quai de la gare. Cela aurait été bien doux de rester à la ferme avec toute la famille. Cela aurait été bien doux de suivre Mimi, d’attendre le droit de s’approcher de ses petits et de profiter de toute cette douceur. Le bonheur d’en rire avec les parents et les frères. Ce voyage c’est une vraie rupture à laquelle il faut se plier sans se révolter. Sinon, on ne grandira jamais ! Mais Mimi va  manquer. Car quand on aime un chat, on a besoin de le regarder, de le toucher même du regard et de soupeser sa chaleur et sa tendresse. Les pincements du côté du cœur Solange connaît, elle va aider sa petite Yvette à les surmonter. Le train est déjà là, elles prennent possession de leurs places dans un compartiment l’une en face de l’autre, de chaque côté de la fenêtre, elles seront installées comme de vraies dames. Elles s’en amusent déjà ! Mais avant, il faut mettre les deux valises dans le filet. C’est en heurtant un des paniers qu’un cri ou plutôt un vagissement les fait sursauter… Elles se regardent… c’est la petite qui a le courage de fouiller, et c’est bien embarrassant ce remue-ménage…  Il y a maintenant d’autres voyageurs, des gens de la ville, qui soupirent et regardent leurs bagages encombrants. Yvette garde une main sur le panier et glisse à l’oreille de sa sœur une phrase qui pourrait faire rire et pleurer :

  • Mimi a mis un chaton dans le panier…
  • Fais voir…

Les deux filles sourient, et s’inquiètent. Yvette a pris le berceau sur ses genoux et effleure de sa main légère le tout petit corps caché. En se penchant, elle examine ce tout minuscule clown au poil tigré et blanc aux yeux troublés par le sommeil. Ses oreilles sont deux triangles posés en chapeau sur sa tête. Son adorable nez est rose comme une fleur, comme une églantine peut-être…

– Qu’est-ce qu’on va lui donner ? demande Solange

–  Je ne sais pas, il va peut-être se rendormir…

– Qui va le garder ?

– Moi !

– Et si les patrons n’en veulent pas ?

– Je reviendrai avec lui à la maison… de toute façon ? il faudra le rendre à Mimi…

Pendant le voyage, les filles se livrent discrètement à un exercice périlleux, prendre du beurre sur les tartines du pique-nique afin d’alimenter ce chou qui lèche leurs doigts.

  • Qu’est-ce que tu dis ?
  • On va l’appeler Chou.
  • Oui !

Leur gymnastique n’est pas du goût d’une des voisines qui suit des yeux le coupable manège… Les jeunes filles chuchotent et sont tout à leurs nourrissages et à leurs questions. C’est étrange que sa mère ne l’ait pas apporté plus tôt. Enfin, surtout dommage, car à l’heure qu’il est, elle s’occuperait encore de lui. L’innocent dort entre deux becquées de beurre arrosées d’un peu d’eau qu’il lèche aussi. Le paysage est un long ruban qui défile. Quelle distance il y aura entre Mimi qui vit à la ferme et son petit. Le paysage file aussi vite que le déroulé des questions. L’anxiété s’échange entre leurs quatre yeux ronds. Deux heures avant la gare du Mans, arrive ce qui  devait arriver : le contrôleur ouvre la porte du compartiment. Tous les autres voyageurs sont en règle. Au moment où à leur tour elles tendent leurs billets, la voisine dénonce avec une assurance qu’on pressent tenace :

  • Est-ce que les animaux sont admis dans les trains ?

Yvette tient le panier d’une main crispée, soumise, mais rageusement prête à défendre le secret qu’il détient. Sa grande sœur blêmit.

  • Quel animal mesdemoiselles ?  Interroge l’employé des chemins de fer…

Cette parole officielle fait l’effet d’une gifle. Yvette fond en larmes, elle voit déjà la police. On les chasse du train avec le petit de Mimi, les patrons sont furieux, les parents aussi et il faut décider d’un tas de choses sans autorisations, sans avoir les moyens de se payer un autre billet… ou pire encore : on leur arrache Chou. L’agent réfléchit et d’un ton péremptoire demande quel est le poids de l’animal.

  Yvette entre deux sanglots essaie de répondre. Sa sœur ne parvient pas à avouer. L’agent fronce les sourcils :

  • Écoutez-moi bien mesdemoiselles : est-ce que cet animal qui voyage sans billet pèse moins de deux cents grammes ?
  • Oui monsieur l’agent ! réussit à préciser Solange.
  • Je n’ai pas le tarif pour moins de deux cents grammes, ça ira pour cette fois…
  • Mais ce n’est pas hygiénique ! lance la dame revêche qui renchérit :
  • Il n’ y a qu’à regarder leurs mains…

Les deux souillons ont les poings serrés de gêne et de honte. Elles n’osent plus bouger. Le fonctionnaire enlève plusieurs fois sa casquette et la replace exactement au même endroit, sans jamais paraître tout à fait satisfait… puis doctement déclare :

  • Vous descendez au Mans ? Bien, allez attendre dans le couloir ! C’est un ordre.

Solange donne à la petite le signal de déguerpir. Ouf ! Même si ce n’est pas commode cette nouvelle installation dans le couloir. La tête du chaton se dresse maintenant en dehors du panier. Son petit museau est si beau et  Il y a de la ruse dans ses yeux maintenant  grands ouverts et indignés. Regroupé sur ses pattes, sa petite personne semble même décidée à sauter et en plus il crie.  Elles bricolent avec torchons et foulards, une poche de toile qu’elles tiennent serrée contre elles à tour de rôle. Il miaule toujours son épouvante. Il cherche longtemps son évasion, avant de relâcher ses tensions. Enfin, il s’apaise, saisi par la confiance qu’il trouve sur Yvette.

Au moment de l’arrêt au Mans, dans la bousculade, Solange se débrouille des bagages. Avant d’arriver au point de rendez-vous, pour retrouver les Mercier, elle demande à sa sœur :

  • C’est toi qui le gardes ?
  • Oui, aide-moi, on va le remettre dans le panier et refermer avec une autre serviette, je m’expliquerai une fois chez eux… mais là, ce n’est pas le moment, on ne dit rien !
  • Tu crois ?
  • Oui !
  • Tu ne veux pas que je leur explique ?
  • Non parce que s’ils disent non, non !

Voilà qu’elles confectionnent un couvercle en tissus sur le panier et avec cette détermination que donne le sauvetage, les voilà, le menton levé à la recherche de la famille. C’est monsieur qui est venu. Un grand sec, avec de très grandes oreilles rouges et une moustache grise par-dessus sa bouche. Il rit de les voir. On voit ses dents à travers les poils gris et blancs. Ses yeux se plissent et il propose à l’aînée des filles de manger un morceau à la maison et de la ramener à la gare. Le train ne repart pas tout de suite. Il y a le temps. Les deux filles hésitent :  oui ou non ? Normalement c’est non, mais dans le nouveau contexte ? Elles se regardent encore, mais chacune ne lit que l’hésitation de l’autre. Si elles pouvaient s’exprimer de vive voix, elles se diraient : pour chou : Qu’est-ce qu’on dit ?  On se tait ? Ou bien c’est toi ou c’est moi qui explique ? Si on nous dit non ?

Solange brise le doute et déclare que cela est vraiment très aimable, mais qu’elle ne souhaite pas les déranger et qu’ayant déjà déjeuné dans le train, elle peut rester dans le hall d’attente. Les deux courageuses s’embrassent et promettent de s’écrire.

Voilà, Yvette à l’arrière de la traction noire à côté de sa valise et de son panier. Le bruit du moteur couvre les miaulements, mais elle parle en même temps afin d’être certaine de couvrir le scandale. Elle babille sur tout ce qu’elle voit si bien que le grand monsieur lui dit :

  • Vous êtes bien bavarde !

Elle se tait, mortifiée d’avoir été incorrecte, mais comme il faut bien faire du bruit, alors elle chantonne la première chose qui lui vient en tête. Ce sera donc mon petit lapin a bien du chagrin. Les oreilles de Monsieur Mercier sont encore plus rouges dans la voiture. Quand et comment faudra-t — il lui dire ? Et s’ils la mettaient à la porte ? Est-ce que les parents lui pardonneraient ? La minuscule langue râpeuse est sur son index. Il y a de l’humide sur son ventre. Il a dû faire pipi, ça ne sent pas encore mauvais… Alors l’effrontée ouvre la vitre de sa portière sans demander l’autorisation et espère que cette audace passera inaperçue.

La maison des Mercier occupe plusieurs numéros dans la rue. Au rez-de-chaussée il y a le magasin avec son étal dehors et à l’étage le logis qui comporte deux entrées.

  • Pour vous repérer chez nous, il faut penser à la forme de la lettre C ! Notre appartement, vous allez voir, allez entrez, il est comme ça ! clame avec bonne humeur le patron qui confie la jeune fille à Nicole, une vieille femme toute petite, aux grandes mains carrées, au visage fané et énergique.

C’est vrai que c’est un C avec deux entrées sur le palier. À chaque porte, plusieurs pièces et un point d’eau. La salle de bains d’un côté, la cuisine de l’autre, des chambres un peu partout et au milieu une grande salle à manger et un salon avec des fauteuils bleus. Nicole fait la visite et à la fin conduit Yvette qui tient précautionneusement sa valise et contre elle son panier, dans la cuisine. Là, elle lui recommande de s’installer. La jeune fille regarde partout. Nicole répète sa proposition en montrant à côté d’un placard une échelle qui mène à une couchette qui sera son domaine…  Yvette apprend donc que son territoire est à comprendre de haut en bas. En haut c’est chez elle, en bas c’est chez les Mercier.

Neige Claude Fée

 Elle est surprise d’y monter aisément. Ce lieu nouveau, sans porte et au-dessus d’un placard, c’est le même principe qu’un lit clos. Ce sera discret pour dissimuler Chou mais aussi risqué, s’il venait à tomber… L’endroit n’est pas très profond. Elle y cale ses affaires contre le mur et refuse très aimablement de redescendre, malgré les encouragements de la famille, venue la saluer gentiment. Elle prétexte une migraine et comme chou miaule, elle se met à chantonner. Mme Mercier qui est venue rejoindre Nicole la regarde avec surprise, puis file à ses occupations. Nicole fait de même après lui avoir dit :

– Quand ça ira mieux Yvette, vous irez voir Léonie, elle vous montrera le travail.

– Oui madame

— Appelle-moi Nicole, Madame c’est pour la patronne.

– Excusez-moi Nicole

La nuit, Yvette se comporte comme une mère qui se défend des prédateurs. La première chose, c’est évidemment de ne pas éveiller les soupçons avec une odeur de pipi. Elle a exploré tous les recoins de l’immense cuisine et a découvert qu’il y a deux arrière-cuisines.  Elle a accaparé une boîte en carton dans laquelle elle a déplié les papiers qui entouraient les fruits afin d’en faire un réceptacle absorbant. Ne trouvant pas le moyen de sortir discrètement de l’appartement pour jeter les déjections du voyage et de la soirée dehors, elle les mélange dans la poubelle qui contient des restes malodorants et parie sur la concurrence des odeurs. Elle a également lavé ses draps qui étaient souillés à certains endroits et puis elle a ventilé la pièce. Elle a prélevé de l’assiette qu’on lui a mise sur la table, pour son souper, le nécessaire pour satisfaire les petites dents pointues de Chou. Après quoi, tous les deux sont remontés se coucher. Cette vie clandestine ne pourra pas durer. Dans l’attente d’une solution, elle s’endort en le tenant par la main, car Chou a des pattes humaines. Elle pense à Mimi qui doit chercher son petit, mais qui peut compter sur elle. Son amour est réfugié en haut de ce placard. De là, il faudra bien composer avec le mode d’en bas.

Le lendemain, toujours dévouée à sa mission, elle reste perchée et compte tenu des miaulements, ses chantonnements reprennent. C’est un jour de marché, il y a beaucoup de travail et d’allées et venues. Les portes claquent. Léonie se présente. Elle est la plus vieille dans la place, elle était là avant Nicole, c’est ce qu’elle explique. Elle lui demande comment elle s’appelle et lui commande de descendre afin de l’aider pour les poubelles, pour mettre en route le café et griller des tartines sur le fourneau. C’est une femme énergique, encore jolie avec ses cheveux blancs maintenus dans un tout petit chignon.

– Je ne me sens pas bien dit la petite jeune fille qui a construit une sorte de tente avec ses draps, protégeant ainsi la progéniture de Mimi du précipice que représente le dénivelé entre le lit et le sol.

– Pourquoi tu chantes si tu as mal de tête ?

– Pour rien, pour ne pas oublier ce que j’ai appris à l’école…

Léonie, marmonne quelque chose d’inaudible et hausse les épaules. Elle repart rapidement et plus personne ne revient dans l’office. Le travail doit se faire en dehors de la cuisine. Il y a des camions qui stationnent devant la boutique probablement pour des déchargements. On entend la voix des patrons et de l’autre servante dehors. Une angoisse : on l’a laissée tranquille depuis la veille au soir, mais quelque chose lui dit qu’il va forcément y avoir un problème. Si on lui demande de travailler, qui surveillera le petit chat ? Qui l’empêchera de tomber ? Qui le nourrira ? Qui le cajolera ? Et s’ils veulent le mettre dehors ?

C’est seulement presque à trois heures de l’après- midi qu’il y a du monde à nouveau qui passe dans l’office. Prête à feindre cette maladie étrange qui l’empêche de se lever et l’oblige à chantonner, Yvette regarde les Mercier s’agiter… On dirait qu’ils l’ont oubliée. Aucune allusion à son manque de service. Ils stockent des denrées dans l’arrière-cuisine de droite, celle où de grands couteaux sont accrochés. Personne ne lève la tête vers elle. Chou dort en silence, immobile collé de tout son long contre elle jusqu’au soir. Il ronfle, mais il n’y a qu’elle qui l’entend. Ce n’est donc pas la peine de chantonner. Ce souffle léger la tranquillise. Il est comme un petit miracle.

Et arrive la seconde nuit pendant laquelle Yvette se livre à toutes les tâches indispensables pour les très impérieux besoins de son Chouchou. Elle s’active. Mais ce qu’elle ne sait pas c’est que Monsieur va bientôt débouler. Il a fait un rêve effrayant. Ce cauchemar s’est transformé en soif et en faim. Le voilà tout ahuri qui pousse fébrilement toutes les portes qui vont de sa chambre à l’office. Au moment de la rencontre, voilà dans quel état il trouve la cuisine : Yvette est sous la table, le petit sur ses genoux en train de flairer toutes les bonnes choses qu’elle lui tend.

  • D’où ça vient ? crie stupéfait monsieur Mercier en pointant le chaton.
  • Ne lui faites pas de mal ! Monsieur, je vous en supplie, implore Yvette
  • Pourquoi je ferais ça ?
  • Ça n’arrivera plus je vous le promets, pitié et elle éclate en sanglots
  • Qu’est-ce qui n’arrivera plus ?
  • Je ne sais pas ! tout ! 
  • Léonie est au courant ?
  • Non personne, je vais le ramener à la ferme chez nous quand je pourrais ! Pitié monsieur ne dîtes rien !
  • Bon, de toute façon, c’est moi le patron ! il a bon appétit le moineau, qu’est-ce que tu lui donnes…
  • Je prends sur la part que votre femme m’a mise de côté…
  • Tiens essaie de lui donner ça dit-il en découpant un carré de fromage, ce n’est pas salé.  Bon, moi je prends un morceau de brioche et je vais me recoucher. Tu verras ça avec la patronne, mais moi je n’ai rien vu ! Bonne nuit.

Le lendemain matin, Léonie débarque bruyante et d’emblée demande à Yvette de bien vouloir l’aider à pour mettre en route le café et griller des tartines sur le fourneau.

  • Je voudrais bien, mais j’ai très mal à la tête, je vais rester encore un peu me reposer.

Et pour couvrir une fois de plus la voix de son petit protégé, elle se met une nouvelle fois à chantonner. Les poings sur les hanches Léonie réclame des explications et la voilà même qui commence à monter à l’échelle.

  • M’enfin ! Qu’est-ce que tu as ?
  • Juste mal à la tête
  • Descends ! debout ma fille ! Lui ordonne l’énergique servante qui veut faire vite pour mettre en route le café et griller des tartines sur le fourneau.
  • Laissez Léonie !  Crie alors le patron, sans entrer dans la cuisine.

Dans le regret d’obéir la servante s’active sans quitter Yvette des yeux et sans oublier de soupirer.  Dans l’inconfort du boucan de la cuisinière, toute la journée la jeune fille fait semblant de dormir là-haut. Elle réussit sa feinte quand le petit animal dort. Alors, ils ne font plus qu’un, le temps s’arrête. Mais dès qu’il s’agite ou dès qu’il miaule, la peur de sa découverte oblige la pauvre enfant à chantonner, à s’agiter et se donner en spectacle. Il n’y a pas de porte à son lit clos !   Elle craint le moment où on l’obligera à avouer, où son rêve de protection dégringolera de l’échelle et devra toucher terre. Cela s’inscrit comme une déchéance à venir. On pourra lui reprocher mensonge, paresse, dissimulation, et jeter le petit chat dehors. Après la chute, la perte ? Mais le patron a dit quelque chose pourquoi ne vient-il pas légitimer la situation et freiner Nicole et tout expliquer et permettre à Chou de se promener partout, en attendant de retourner à la ferme. C’est cela qui serait juste ! C’est ce qu’elle veut !

La nuit suivante, c’est Madame qui entre dans l’office au moment où la jeune fille est en train de laver un coin de ses draps. Chou assis sur le sol, s’enfuit et se cache à son arrivée, mais elle l’a vu.

  • Yvette, c’est quoi ?
  • Pardon ! 
  • Explique-toi
  • Pardon, pardon, il était dans le panier et je ne savais pas comment vous demander la permission…
  • Monsieur m’a raconté. Il ne faut pas t’inquiéter ! Je suis venu de dire de ne pas t’inquiéter, mais il va falloir cesser cette comédie, on en reparlera dit-elle avant de retourner se coucher.

Est-ce un reproche ? Yvette grimpe en tenant Chou sur son cœur, mais s’endort   apaisée…

Le lendemain, Nicole grimpe à l’échelle sans rien dire et d’autorité prend le petit chat dans ses grandes mains. Elle le caresse et le met gentiment par terre et s’adressant ensuite à Yvette, elle claironne :

  • Allez descend ! j’ai besoin de toi ! 

La jeune fille s’exécute et s’accroupit aussitôt pour constater que Chou est bien sûr à son aise par terre. Ouf ! On lui pose toutes sortes de questions, mais c’est tout simple ! On est heureux de l’entendre parler de son petit pensionnaire et on sourit quand elle exige certaines précautions. Après quoi, elle prend son service tout simplement. Elle travaille de bon gré et lorsqu’elle laisse tomber sa tâche pour aller embrasser son petit Chou, toute la maisonnée continue à butiner. Tous rient d’elle et elle rit aussi.

Les jours passent. Des lettres ont été échangées avec Solange. Fallait-il ramener, pour le jour de l’an, le petit à Mimi ? C’est une question difficile qui évolue différemment chaque semaine. Maintenant, on sait que c’est le seul chaton de la portée. Pas étonnant qu’il ait été si dodu ! Chou est si bien ici. Il marche dans les pattes de tout le monde, mais chacun fait bien attention à lui. Il prend tant de place et de façon si charmante ! On s’inquiète de savoir s’il n’est pas allé dehors quand il pleut, si sa gamelle est vidée trop vite… on se demande s’il a suffisamment mangé. On le laisse dormir avec elle. Yvette se sent bien chez les Mercier, sa marraine avait raison. Mais tout de même quand elle fera une visite à ses parents, elle emmènera Chou.

La vie suit son cours. À quelque temps de là, un matin, sur la table de la cuisine se trouve un cageot fermé qui bouge. En glissant son œil, notre jeune fille perçoit un gros lapin blanc, tapi dans un coin. Elle lui parle, il se met à frapper sa prison de ses pattes affolées. Cette bête-là est malheureuse et pour le soustraire à l’effroi, la sauveteuse essaie d’entrouvrir cette cage en petit bois blanc. Pour commencer, il faut détordre des fils de fer.

  • Tu vas t’appeler Neige ! lui chuchote-t-elle avec assurance, comme pour le faire patienter.
  • Yvette ! crie Monsieur Mercier
  • Oui monsieur ! on va l’appeler Neige, il est tout blanc ! dit la petite jeune fille à son patron qui est maintenant devant elle et lui coupe son élan d’un ton agacé :
  • Non arrête, cesse tes enfantillages, tu as quatorze ans tout de même…
  • Mais, je crois qu’il a peur… il a les yeux tout.
  • Pose-le dans l’arrière-cuisine de droite.  C’est là qu’il faut mettre les lapins. Tu le sauras maintenant.

Yvette reconnaît dans ce ton la possibilité de commettre certains actes ayant terrorisé son enfance.    La colère et l’espoir se disputent dans ses veines. Pourvu qu’il arrive un miracle et qu’on soit aussi gentil avec lui qu’avec Chou. Pourvu que leur histoire soit parallèle !   Deux larmes coulent déjà et d’autres viendront. Pour elle, le besoin de crier la vie, le besoin de dire mes quatorze ans n’ont rien à voir… Je ne fais pas un caprice, Neige a tout simplement droit à sa vie, comme Chou et comme nous ! Ils sont pourtant gentils les Mercier… La voilà qui murmure en peu de mots l’essentiel :

« Si Neige était traité comme Chou, quelle promesse, quel changement ce serait ! »  Et elle pleure tant le monde véritable lui semble loin…

  • Yvette ! tu obéis ? demande monsieur Mercier.
  • NON ! répond l’indignée !
Claude Fee
https://www.claude-fee.com/

https://www.audiocite.net/livres-audio-gratuits-animaux/claude-fee-neige.html

L’association Pierrot et Biancka

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Pierrot De Lalune et Biancka

J’ai eu le plaisir de discuter avec Pierrot par téléphone.

Pierrot m’a parlé de sa vie, de sa rue dans laquelle il ne vit plus grâce à la générosité qu’on trouve parfois sur les réseaux sociaux.

Pierrot n’a rien oublié de sa galère et il sait que beaucoup d’autres la vivent encore .

Pierrot et sa chienne Biancka ont décidé d’aider « les sans toit » en créant une association de mise en relation entre les SDF et de potentiels hébergeurs.

J’ai volontairement laissé le texte de Pierrot avec ses fautes, au risque de faire bondir certains, mais ce n’est pas grave, l’orthographe et la grammaire ne font pas la valeur d’un homme.

Rejoignez le sur son https://www.facebook.com/pierrot.delalune.5458 !

L’association s’appelle Pierrot et Biancka notre objectif donner un toit à tout le monde qui en a besoin. J’étais sans abri, j’ai fait 3 ans de rue avec ma chienne Biancka et en n’en sortant grâce aux réseaux sociaux et une vague médiatique énorme, je ne me voyais pas abandonner tous les autres et passer à autre chose. J’ai donc décidé de créer une plate-forme solidaires est humaine, où les personnes qui ont une chambre une caravane une pièce à offrir puisse héberger des sans-abri, on fait par la suite un accompagnement, (démarches administratives, recherche de travail recherche de logement) . On fait aussi des maraudes que nous , ou avec d’autres associations… mon travail c’est à la fois être un psy un grand frère un ami un guide quelqu’un qui tend la main et l’oreille en gros…

Ensuite on s’est diversifiée notamment au niveau de l’abandon et la maltraitance animale en travaillant avec d’autres associations, car le maître mot de toute nos associations c’est le solidaire. En parlant de ça mon associé Dorian dirige son association SOS reptiles nous deux projets se rejoigne énormément, car on aide les animaux et les humains les plus rejeté par la société. On fait ça presque avec rien, on n’est pas subventionné car le problème des sans-abri à Montpellier et malheureusement politique. Je refuse l’idée que  quelqu’un puisse acheter mon silence, mais c’est encore plus beau car on y arrive sans eux et d’un côté tant mieux. Je ne suis pas anti politique je suis juste anti inhumanité.

On a encore beaucoup de chemin à faire mais tant mieux car tant qu’ il y aura quelque chose à faire ça animera ma vie.  Je pense avoir décrit en gros ce qu’on fait et ce pourquoi on le fait…

Amicalement Pierrot De la Lune ?


Site internet : https://pierrot-biancka.webador.fr

Facebook : https://www.facebook.com/pierrot.delalune.5458

Pistache et Cacahuète, la première crèmerie végétale de France

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Pistache et Cacahuète

Pistache et Cacahuète c’est la première crèmerie végétale de France.

Notre boutique se situe à Lille à deux pas des halles de Wazemmes et du plus grand marché au nord de l’Europe.

Pistache et Cacahuète
@Pistache et Cacahuète

Lorsque vous venez découvrir le magasin ou notre terrasse, vous êtes assuré.e.s d’être accompagné.e.s pour découvrir notre vaste sélection d’affinés végétaux . Vous retrouverez un bon goût fromager, des saveurs de croûtes fleuries (camembert/brie), de pâte pressées (emmental/cheddar)…; et bien d’autres merveilles dégoter chez de petits producteur.ices.s disséminé.e.s aux quatre coins de la France et de Navarre. Venir acheter chez Pistache et Cacahuète, c’est vous donner la possibilité d’agir en vous faisant plaisir : agir pour les animaux, pour votre santé, pour un monde plus juste, plaisir de bien manger dans un cadre chaleureux.

Nous proposons nos produits à la coupe (vous pouvez venir avec des contenants), nous privilégions des produits bio, locaux et artisanaux. Vous retrouverez également chez nous de la charcuterie végétale (cissons, jambon à la coupe), des terrines, du vins (bio et vegan bien sûr).

Si Laurent se met à nu devant vous c’est parce qu’aujourd’hui Pistache et Cacahuète est à poil !

Malgré tous nos efforts, dans cette période difficile, nous sommes contraints de demander votre aide, car sans vous Pistache et Cacahuète s’arrêtera purement et simplement.

Si comme lui vous rêvez d’apéro en terrasse ☀, de soirée raclette en amoureux ?, de brunch entre potes ? tout ça en version végétale, allez sur https://pistache-cacahuete.fr/soutenez-pistache-et-cacahuete !

Soutenez notre financement participatif, en choisissant un don libre, une contrepartie (il y en a des super et d’autres viendront prochainement) ou même en partageant cette vidéo, chaque geste compte et est la bienvenue!

Soutenez Pistache et Cacahuète pour lui permettre de survivre.


Pistache et Cacahuète

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La naissance des pieds de nez

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Claude Fee
La naissance des pieds de nez
@Molly

Il y a très longtemps, dans un pays lointain, vivait un jeune prince qui avait très vite grandi. Il était beau, même si on ne voyait pas bien son visage, car il portait la tête très, très haute. Ses yeux, toujours plissés en direction de l’horizon, montraient bien qu’il n’aimait pas traîner dans l’aujourd’hui, et préférait regarder vers demain. Ce prince aimait les choses importantes et il était toujours pressé.

Tellement pressé qu’il ne prenait, par exemple, pas toujours la peine d’ouvrir tous ces cadeaux lorsque c’était son anniversaire. Il trouvait que ça gâchait son temps, il déballait ceux qui étaient faciles, mais délaissait les paquets emballés avec des rubans noués par tous les petits oiseaux du royaume comme c’était la tradition dans son pays.

Sa croissance spectaculaire l’avait aussi rendu vraiment autoritaire, si autoritaire qu’il commandait à ses sujets de tout faire le plus rapidement possible. Dans son palais, des savants et des docteurs défilaient. Il leur demandait des recettes pour cultiver des plantes qui poussent à toute vitesse. Il voulait faire des semaines sans mercredi et sans dimanche, comme ça il n’y aurait plus de temps perdu. Il cherchait à interdire les barbes à papa qui sont beaucoup trop longues à manger…. Il imposait à tout le monde d’être efficace et d’avoir l’envie de ranger, nettoyer, compter, lire, écrire. Tout, tout, tout, devait aller très vite, même les chansons.

La naissance des pieds de nez
@Molly

Chaque jour, de la tour de son château, ce grand prince s’énervait parce que tout ce qu’il voyait était trop lent. Il criait tellement que plus personne ne pouvait prendre le temps de s’amuser ni de se plaindre… Pourtant un beau matin, un de ces conseillers qui était chinois et rêvait de repartir dans son pays peindre tranquillement de la vaisselle se décida à lui parler :

– Sire — je me dois de vous dire que si vos sujets travaillent un peu mollement… c’est parce qu’ils sont fatigués.
– Qu’ils se reposent le plus vite possible !
– Votre Majesté… ils n’y arrivent plus.
– Et pourquoi, dîtes — moi le, vite ?
– Avec la vitesse, tout est si bref, qu’il y a eu un problème avec les chansons…
– Comment ça, vite, quel problème avec les chansons ?
– Les chansons sont devenues si rapides et puis si courtes, de plus en plus courtes… aujourd’hui, il n’y en a plus.
– Je ne vois là aucun problème. Au travail à toute vitesse !
– Mais, Sire… vos sujets n’ont plus de cœur à l’ouvrage !
– Et pourquoi ? Dépêchez-vous de me l’expliquer.
– Mais… comment passer une bonne journée sans chanter et puis… comment s’endormir ?

La naissance des pieds de nez
@Molly

Le jeune monarque admit qu’il y avait vraiment une question, car tout prince reconnaît qu’on ne peut pas vivre sans enchantement… C’est même un signe de reconnaissance. Il réfléchit royalement et repensant à sa mère qui chantait si bien les berceuses et à son père, qui avait été un grand roi merveilleux, il déclara :

– J’ordonne à tout le monde d’écouter… les gazouillis des oiseaux !
– Sire, c’est une excellente idée !

Et… le conseiller chinois resta planté là en se tordant les mains, comme s’il se passait dans son cœur quelque chose d’insupportable… le prince lui demanda :

– Mais enfin, ne restez pas là ! Allez dire à tous mes sujets d’écouter les chants des pinsons !
– Mais… ce n’est pas possible !
– Vous dîtes n’importe quoi ! Allez vite écouter les pinsons. C’est un ravissement. Ils démarrent leur chant avec des notes bien tranquilles avant d’accélérer avec des trilles. Allez ! ce sont des pinsons qu’il nous faut, que tout le monde prête l’oreille, ce n’est pas seulement un ordre ! Je vous l’ai dit : c’est un ravissement.
– C’est-à-dire que… majesté, il n’y a plus de pinsons…
– Alors… il faut entendre les vocalises du merle, savez — vous à ce propos, qu’il en fait encore plus quand la femelle couve ses œufs, comme s’il voulait bercer à l’avance ses d’oisillons ?
– C’est-à-dire sire que ce n’est pas possible…
– Vous m’irritez ! Allez ! Allez redire à mes sujets de trouver une chorale de passereaux, et dites-leur bien de remarquer combien plus le plumage est terne et plus le chant est magnifique…
– Majesté, il n’y a plus de pinsons, plus de merles, plus de passereaux qui chantent dans votre royaume.
– Comment que me dis-tu là ! Il n’y a plus de ravissement dans mon pays ?
– … Un chasseur a donné l’ordre de mettre de la colle sur toutes les branches des arbres.
– Quelle catastrophe ! Comment se fait-il que je ne sois pas au courant, vite ?
– C’est qu’on n’a pas voulu vous déranger ni vous faire perdre votre temps !
– C’est un scandale ! Qu’on appelle immédiatement tous les chasseurs à la colle, c’est un ordre !
– Oh ! Il y a justement leur chef qui arrive en courant à votre palais, oh ! il a encore du sang sur les mains ! Je crois même qu’il vient vous quémander un privilège !
– Ah un privilège ! certainement pas ! je vois ces mains rougies, attention, il faut qu’il les nettoie ! Il ne va pas me parler comme ça, je suis le prince de ce royaume !
– Je cours le lui dire, sire.

Le conseiller fonça dans les escaliers du palais expliquer rapidement la situation au chasseur. Celui-ci ne s’en inquiéta pas du tout.

– Laver le sang que j’ai sur les mains, vous savez j’ai l’habitude ! et sans même regarder il fouilla dans sa poche. Croyant prendre du savon liquide, il prit une petite fiole qui contenait de la glu… Si bien, qu’au moment où il voulut vérifier que ces mains sentaient bons… Il resta les deux pouces collés sur le bout de son nez… et se mit à crier :
– Aie ! aie ! Je veux retrouver mes mains jolies, présentables et parfumées !

La naissance des pieds de nez
@Molly

Mais il eut beau tirer de toutes ses forces… ses deux pouces restaient bien attachés au-dessous de son nez. Le roi qui avait entendu ses cris le laissa venir et l’interrogea :

– Alors ! c’est vous le chef des chasseurs ! et qu’avez-vous donc fait aux pinsons ? Et à tous les oiseaux ? Répondez et tenez-vous droit, je vous prie ! Vous êtes devant un prince qui se doit de défendre le ravissement !
– Aie ! aie ! cette glu c’est horrible, ça fait mal…
– Mais répondez ! Tenez — vous droit, que faîtes — vous avec vos mains ?
– Aie ! aie ! où sont mes petites mains jolies présentables et parfumées ? Maman je voudrais les retrouver !
– Cessez de vous plaindre et répondez : pourquoi cette colle sur les branches ?
– C’est que les oiseaux sont si rapides dans le ciel à côté de nous qui ne savons pas voler, ça nous rend jaloux… Alors pour nous venger, comme on ne peut pas voler ni les attraper dans le ciel, on les colle sur les branches…
– De gros jaloux, voilà ce que vous êtes, messieurs les chasseurs ! Et vous, leur chef, cessez tout de suite de me faire ce pied de nez, ah ! cette fois, ça suffit ! Garde ! Jetez-le en prison !

Le prince aurait pu dire : une main de nez, car c’était bien ce que le chasseur faisait. Il agitait ses mains qui étaient toutes deux engluées solidement au bout de son nez, mais, certainement parce qu’il pensait aux pauvres petits oiseaux qui étaient si malheureux d’avoir les pattes collées, il parla de pied de nez.

À l’annonce de ce qui était arrivé au chasseur, tout ce qui restait de pinsons, de merles, de passereaux, mais aussi de verdiers, de rouge-gorge, terrorisés qui se cachaient dans le pays vint voler autour de la prison et faire des pieds de nez. C’était joli à voir ses folles cabrioles dans le ciel qu’ils faisaient tous avec leurs pattes touchant leur bec ! Cela plaisait beaucoup aux enfants qui comprenaient bien que ça voulait dire : on est libre !

Tout le monde retrouva sa bonne humeur et l’envie de chanter. Quelle joie de savoir qu’il n’y aurait plus d’oiseaux malheureux ! On pourrait les écouter pour écrire des chansons et ressentir le plaisir de vivre et de travailler… avec un prince qui maintenant comprenait pourquoi on ne peut pas toujours se presser, car il est important de ressentir l’émerveillement de vivre… le chef des chasseurs qui regrettait sincèrement sa méchanceté, présenta ses excuses au grand prince et jura de ne plus faire de pièges avec de la glu et même de ne plus chasser personne. Les oiseaux qui sont si gentils lui pardonnèrent et gazouillèrent à plein poumon.

Depuis ce jour, on fête la naissance des pieds de nez la veille du premier jour du printemps. C’est le jour que choisissent les oiseaux pour se marier, être heureux et avoir beaucoup d’enfants.

Depuis cette histoire, le conseiller du prince, de retour en Chine, raconte la naissance des pieds de nez à tous les enfants émerveillés qui le regardent peindre sa vaisselle.

La naissance des pieds de nez
@Molly

https://www.audiocite.net/livres-audio-gratuits-contes/claude-fee-la-naissance-des-pieds-de-nez.html

Mélissa et Mitsie, le binôme parfait dans la recherche et détection d’explosifs.

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Mélissa et Mitsie

Voilà 3 ans désormais que nous travaillons ensemble avec Mitsie, nous formons ce que l’on appelle une équipe cynotechnique de recherche et détection d’explosifs au sein de la société HUBSAFE.

Mélissa et Mitsie
Mélissa et Mitsie, le binôme parfait dans la recherche et détection d’explosifs.

Toutes deux novices nous avons tout d’abord suivi une formation individuelle puis le binôme a été créé en fonction de nos caractères respectifs. Ce qui m’a attirée et mis en confiance chez Mitsie c’est son côté très méticuleux et posé ce qui est de mon point de vue un réel atout dans notre travail. Suite à une familiarisation nous avons appris à travailler ensemble.

Au fur et à mesure nous avons très vite créer un lien puis une complicité. Cette relation est pour moi essentielle dans notre travail, il est d’autant plus important de savoir lire et comprendre son chien pour être en parfaite osmose lors d’une recherche.

Mitsie a pour rôle d’effectuer une quête qui lui permettra de détecter et indiquer où se situe la matière explosive. C’est avec abnégation qu’elle s’adapte à tout environnement et tout contenant que ce soit un bagage, un véhicule où des locaux…

Mélissa et Mitsie

Cependant rien est acquis il y a toujours des choses à apprendre ou à améliorer et c’est ce que j’aime dans ce métier, un jour tout ira pour le mieux puis un jour, notre chien va rencontrer une difficulté. Notre but est de maintenir ses compétences et de le faire progresser, il faut savoir se remettre en question et comprendre ce qui a pu poser problème et tout mettre en œuvre pour surmonter cet obstacle. Pour cela on peut toujours compter sur nos formateurs, collègues et superviseurs pour trouver des solutions et partager notre expérience car nous sommes tous liés par la même passion : les chiens.

Dans quelques années la carrière de Mitsie sera terminée, elle trouvera un panier retraite au sein de ma maison après toutes ses années de bons et loyaux services au sein de la sûreté aéroportuaire. Et pour moi débutera une nouvelle aventure avec un nouveau binôme à quatre pattes ! Pour finir je tenais à exprimer mon admiration pour ma binôme mais également pour tous ses collègues canins quel que soit leurs domaines de prédilection. Je serais toujours fasciné par leurs force mentale et physique mais aussi par leurs capacités d’adaptation. Ils ont toujours cette motivation d’apprendre et de travailler et cela peu importe la difficulté de travail ou météorologiques ils répondent toujours présent. Nous ne pouvons pas rêver meilleur allié qu’un chien. Ils sont la clé de notre métier, nos chiens nos héros de l’ombre.

Mélissa

Up’Swing: le webstore éthique et écoresponsable pour les enfants

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Up’Swing est une boutique en ligne sur laquelle vous pouvez trouver de nombreux produits vegans et écoresponsables pour les enfants.

“Upswing” est un synonyme de ‘improvement” en anglais (qui signifie “amélioration”) car ce petit webstore a l’ambition de montrer que nous pouvons toutes et tous améliorer le monde. Et quoi de mieux pour améliorer le monde que de donner le bon exemple aux enfants de notre entourage, et de leur transmettre notre soif de cohérence, de justice et d’amour dans tous les petits actes du quotidien?

L’aventure Up’Swing a commencé en juillet 2020 avec la mission de fournir des chaussures vegans et écoresponsables aux enfants.

En effet, Astrid, la créatrice, a remarqué qu’il y avait un vrai manque en la matière. Elle-même végane depuis 2015, elle a souhaité combler ce manque pour faciliter la vie des parents qui cherchent des chaussures garanties cruelty-free pour leurs enfants.

Vous pouvez retrouver plus de détails sur les chaussures Up’Swing dans l’article dédié du mois de février.

Désormais, la marque élargit ses horizons en proposant des vêtements et des livres pour enfants, avec (bien entendu) la cause animale, l’écologie et l’égalité comme fils rouges. En rassemblant un maximum de produits éthiques pour enfants sur son webstore, Up’Swing espère faciliter la vie des parents qui cherchent à transmettre ces belles valeurs à leurs enfants et à les mettre en pratique dans leur vie quotidienne.

Pour cela, Up’Swing s’est alliée avec de talentueux artistes qui partagent ses valeurs de bienveillance et d’amour pour tou.te.s:

– Pascale Salmon s’est d’abord faite connaître pour ses illustrations de rue antispécistes qui prônent l’amour et le respect, propose désormais ses dessins sur des vêtements, notamment pour enfants avec la collection Animal HeArts. C’est donc tout naturellement que Up’Swing et Pascale ont décidé de collaborer, pour apporter des messages de douceur et d’harmonie aux enfants et à leurs parents.

Up’Swing: le webstore éthique et écoresponsable pour les enfants
Illustration de rue de Pascale Salmon

Tous les vêtements de la collection sont conçus en coton bio certifié GOTS, Oeko-Tex et Fair Wear Foundation.

En effet, dans une démarche de mode éthique et écoreponsable, il est important pour Up’Swing que les vêtements soient bien fabriqués et bien conçus à chaque étape.

La culture du coton conventionnel est une grande source de pollution à travers le monde avec l’utilisation de nombreux pesticides sur les plantes, ainsi que le déversement d’engrais chimique sur les terres. Ces intrants chimiques peuvent ensuite infiltrer les cours

d’eau environnants et ils sont délétères pour les personnes travaillant dans ces cultures de coton. Choisir du coton bio, c’est donc préserver la planète, et préserver les humains.

C’est également préserver la santé de son enfant car les produits chimiques utilisés dans la fabrication des vêtements conventionnels et les pesticides traversent la barrière de la peau lorsqu’on les porte:

le vêtement réchauffe la peau et nous fait transpirer (même légèrement) ce qui ouvre les pores. Les matières chimiques ont alors la voie libre pour pénétrer dans l’épiderme.

Nous devrions donc être aussi attenti.ves/.fs à la qualité des vêtements que l’on porte qu’à celle des produits cosmétiques que l’on met sur notre peau. Ceci est d’autant plus vrai pour les bébés et les enfants qui ont la peau bien plus fine et plus fragile que celles des adultes.

Depuis début avril, Up’Swing dispose également d’une sélection de livres pour enfants destinés à éveiller les coeurs et les consciences:

Up’Swing: le webstore éthique et écoresponsable pour les enfants
Pouiki le petit cochon, écrit et illustré par Stéphanie Valentin

Pouiki est un petit cochon tout mignon, mais il est né dans un endroit où les petits cochons comme lui sont très malheureux… Heureusement, une gentille petite fille va réussir à l’aider et elle va bien s’occuper de lui: il rencontrera même plein de nouveaux amis!

Ce livre de l’autrice et dessinatrice Stéphanie Valentin est une ode à la vie et à l’espoir. Comme le dit Mattieu Ricard, c’est une histoire pleine de vérité et de délicatesse à la fois, ce qui en fait un livre à offrir à tous les enfants.

A partir de 3 ans

Retrouvez Pouiki par ici

Up’Swing: le webstore éthique et écoresponsable pour les enfants

Les aventures de Lou, P’tit Coeur et Bulle le chien
Auteur: Guillaume Corpard – Illustratrice: Phisosohapi

Lou, P’tit Cœur et Bulle le chien nous entraînent dans un grand voyage autour de la planète. Au fil de leur imagination, ils rêvent d’un monde empli d’harmonie, de couleurs, de justice et de paix. Des animaux heureux, des êtres humains épanouis, une nature respectée. Ce monde est-il possible ?

-“C’est à nous d’en décider et d’agir” nous disent nos 3 héros, avec enthousiasme et gaieté.

Ce livre est un véritable outil pédagogique qui propose aux petit.e.s comme aux grand.e.s d’apprendre à écouter son cœur d’enfant et de s’investir pour créer un monde de bienveillance, d’amour et d’émerveillement.

A partir de 6 ans

Retrouvez Lou, P’tit Coeur et Bulle le chien par ici

Up’Swing: le webstore éthique et écoresponsable pour les enfants

Le monde selon Nyamba, tomes I et II

Autrice: Patricia Tella – Illustrateur: Gwendal Blondel

Nyamba la tortue, naît aux Comores, sur la plage d’Itsamia. Dans l’océan, elle découvre un monde fantastique, mais elle doit aussi affronter les nombreux dangers qu’il recèle. Elle se confronte à ses prédateurs, comme les requins, et découvre une espèce souvent redoutable : l’humain, qui chasse et pollue les océans.

Malgré tout, son instinct la pousse à faire face à tous ces périples pour perpétuer la tradition de ses ancêtres: pondre à son tour sur la plage où elle est née. Pour cela, des ami.e.s précieux et inattendus l’aident dans cette aventure: un dauphin, une pieuvre, et même une petite humaine!

A partir de 9 ans,

Retrouvez ici le tome I et le tome II des aventures de Nyamba Tome III à paraître à l’été 2021

En plus d’offrir une sélection de produits de qualité, Up’Swing partage sur ses réseaux sociaux de nombreuses réflexions sur les façons de mettre en place une vie plus green et plus respectueuse au quotidien:

après avoir parlé de l’éducation à l’égalité entre les filles et les garçons au mois de mars, le mois d’avril aborde l’éveil des petit.e.s à l’écologie. Quant aux mois de mai et juin, ils seront consacrés à la maternité et à la paternité: Pourquoi choisit-on de faire un enfant aujourd’hui? Comment élever des enfants qui soient à la fois heureux et conscients des enjeux planétaires actuels? Comment réinventer les rôles de mère et de père pour arriver à plus d’égalité entre les femmes et les hommes?

Retrouvez tous ces sujets et bien d’autres sur leur page Instagram @upswing_world et Facebook @upswing.shoes.

Up’Swing aide les enfants, et leurs parents, à faire leur premiers pas dans un mode de vie éthique et sans cruauté pour un monde meilleur et plus juste. Parce que chaque petit pas peut améliorer le monde.

Rédactrices:

Justine Louvion & Astrid Prévost

https://www.facebook.com/upswing.shoes/

https://www.youtube.com/channel/UCDtZfxkCftqGUZDFg1jNPLw

https://www.instagram.com/upswing_world/

https://twitter.com/upswing_shoes

« La maison des Belettes » de Nathalie Fougeras, ou le pari de l’intelligence et de la grâce…

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La maison des belettes
Copyright Nathalie Fougeras @ Tous droits réservés 2021 https://lesrevesdelourse.fr/livres/

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les gens ne sont pas plus actifs dans la défense de la cause animale ou la protection de la biodiversité ? Pourquoi tant de gens ne sont pas plus révoltés par le sort que nous réservons collectivement au vivant qui nous entoure ? Serait-ce de l’insensibilité ? Du désintérêt pur et simple ? Et si en réalité tout commençait par un cloporte tombé d’une feuille de salade ? Ce serait surprenant, non ?

Surprenant, « La maison des Belettes », le dernier livre de Nathalie Fougeras, l’est indéniablement. Cette artiste peintre, dessinatrice et auteur, botaniste, et naturaliste émérite, l’est aussi.

Copyright Nathalie Fougeras @ Tous droits réservés 2021

Lorsqu’elle nous parle de notre rapport à la nature – aujourd’hui, dans notre monde –  on croirait d’abord qu’elle va nous raconter la gentille histoire d’une jeune femme urbaine en mal de campagne découvrant une jolie maison plantée dans un très bel environnement. Il est vrai que les dessins qui émaillent le texte (car il s’agit aussi de littérature illustrée) concourent à nous mettre en confiance. Et puis la langue, aussi belle que celle de Giono ou de Colette, nous emporte dès les premières phrases et ne nous lâche plus tout au long du récit. Il ne s’agirait donc en définitive que d’un « feel good book » comme savent si bien le faire les anglo-saxons, la beauté des mots en plus…

Copyright Nathalie Fougeras @ Tous droits réservés 2021

Pourtant, il apparaît assez rapidement que le propos de « La maison des Belettes » n’est pas aussi consensuel que l’on pourrait le croire a priori, lorsque l’on tient l’ouvrage en main pour la première fois.

Copyright Nathalie Fougeras @ Tous droits réservés 2021

Or, loin des idées communément admises en la matière, loin des discours lénifiants dont on nous abreuve, loin de la langue de bois dont nous sommes saturés par ailleurs, Nathalie Fougeras, par la voix de sa narratrice, passe en revue tous les aspects de nos vies, de nos comportements individuels et collectifs qui nous ont conduits là où nous en sommes. Y compris dans notre rapport au vivant en général et aux animaux en particulier. Et l’on ressort véritablement bouleversés de ces douze chapitres lumineux, francs, directs mais emprunts d’une telle poésie, d’une telle qualité d’écriture.

Pour certains, heureusement une minorité, « La maison des Belettes » provoquera une colère parfois violemment exprimée contre un propos qu’ils jugeront extrême. Rassurez-vous, c’est ainsi qu’étaient parfois considérés Henry David Thoreau ou Rachel Carson. Mais pour la majorité des lecteurs, le livre de Nathalie Fougeras constituera une bouffée salutaire d’oxygène dans un monde où il est devenu de plus en plus difficile de réfléchir sainement et donc d’agir en conséquence, chacun à sa manière, sans dogme mais avec un pragmatisme emprunt de bienveillance.

Copyright Nathalie Fougeras @ Tous droits réservés 2021

Et si, en définitive, l’action efficace pour une cause juste ne pouvait résulter que d’une réflexion juste ? C’est en tout cas le postulat de « La maison des Belettes ».

Et si, en définitive, l’action efficace pour une cause juste ne pouvait résulter que d’une réflexion juste ? C’est en tout cas le postulat de « La maison des Belettes ».

https://lesrevesdelourse.fr/livres/

https://lesrevesdelourse.fr/boutique#!/products/la-maison-des-belettes

https://www.facebook.com/Fougeras.Nathalie

https://www.instagram.com/nathalie.fougeras/

http://www.fougeras.com/

Mel Pet & Co

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La naissance du projet Mel Pet & Co est une réponse à toutes les expériences vécues sur les 20 dernières années. De l’arrivée de ma première chienne et première amie Maya (berger allemand) du haut de mes 3 ans, à l’élevage de Dogues allemands tenu par ma mère, en passant par mon premier concours « jeune présentateur » alors âgée de 6 ans …

Mes premières années de vie ont conditionné mon avenir au plus proche de l’univers canin.

Enfant, passionnée par l’univers, j’étais animée d’une vraie soif de connaissances. Je regardais tous les reportages canins que je pouvais trouver, je m’informais autant sur leur comportement, sur les méthodes d’éducation, que sur leur manière de communiquer … Je lisais des livres à outrance et j’étais à l’écoute de tous les professionnels que je rencontrais !

À 13 ans, en appliquant assidument toutes les connaissances cumulées dès mon plus jeune âge, j’ai pu enfin participer à un nouveau concours avec Goliath, mâle Fila brasileiro. J’avais réussi à éduquer mon chien de manière à ce que son poids, sa fougue et son tempérament me permette de l’accompagner sur un ring avec d’autres congénères tout en étant certaine de pouvoir réaliser la prestation demandée. Une première victoire. Jusqu’à mes 17 ans, j’ai foulé les rings avec des dizaines de chiens.

Tout n’a évidemment pas été facile ; le décès de Maya, ma première chienne, en 2017 a été un réel coup dur et un accident de la route en 2019 a annulé mes projets de devenir agent cynophile … Deux évènements qui m’ont presque fait renoncer à ce rêve de transformer ma passion en mon métier. Pourtant, armée de persévérance, j’ai consacré ce temps à la formation et ai obtenu plusieurs diplômes animaliers.

Toujours assoiffée de savoir, mon projet est né d’une grosse réalisation lors de mes recherches et expériences : Le monde canin est un milieu difficilement accessible, peuplé d’informations désuètes et souvent bourré de méconnaissances sur les races en particulier. J’ai alors voulu changer les choses.

C’est ainsi que s’est dessinée la mission de Mel Pet & Co :

Rendre accessible l’information et la formation pour améliorer la qualité de vie des chiens, limiter les abandons et faciliter le quotidien des propriétaires. Avec un unique crédo : « Un propriétaire informé, c’est une belle vie de chien assurée ! ». Mel Pet & Co a été pour moi une révélation : C’est ce que je suis et ce que je sais faire de mieux.

Actuellement nous publions deux webzines bimestriels. Un premier consacré à l’information sur plus de 110 pages et un second orienté divertissement, sur un ton plus léger (nouveauté à partir d’avril). Dans cette continuité nous avons lancé récemment une offre de coaching, ou accompagnement canin, mêlant visioconférences et présentiel, dans l’attente de l’ouverture de notre centre de formation.

mel pet&co

Très prochainement, un site internet verra le jour, plateforme centralisant toute l’information, les évènements, les actualités, nos médias (webzines, podcasts et reportages) ainsi que nos formations. Visant à être une véritable agence 100% dématérialisée, le site offrira à nos clients un espace membre avec tous leurs produits mais aussi un forum et un réseau social dédié.

Mel Pet & Co c’est le projet de ma vie, chaque jour je cherche à le faire progresser, à l’améliorer et à offrir à mes clients et abonnés le meilleur du chien !

http://www.issuu.com/melpetandco

https://www.facebook.com/groups/2641189286128320/

https://www.instagram.com/_melpetandco/?hl=fr

L’association CHENE

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Chene
Chene
@Chene

L’association CHENE a deux principales missions : la première est d’accueillir les animaux sauvages blessés, de les soigner puis de les relâcher dans leur milieu naturel. La deuxième est de sensibiliser le public à la sauvegarde de la faune sauvage.

Située en Normandie, à côté d’Yvetot, l’association accueille aussi bien des petits oiseaux (type
passereaux) que des mammifères (blaireaux, chevreuils, renards…), des reptiles et même des
mammifères marins (phoques gris et phoques veaux-marins). En tout, ce sont 250 espèces
différentes que nous pouvons prendre en charge au sein de notre Centre de soins.

Nous accueillons des animaux sauvages blessés ayant reçu un impact humain : en effet, nous
n’interférons pas dans le cycle de la nature. Nous sommes là pour contrecarrer les bêtises de
l’Homme : nous prenons en charge des animaux persécutés par des voitures (une des causes les plus importantes en termes d’accueil), pris dans des fils barbelés, qui se sont cognés contre des baies vitrées, qui sont tombés dans des cheminées…

Nous relâchons des animaux sauvages viables : en bonne santé, autonomes (capables de se nourrir seuls), sans maladie et en capacité de se reproduire. En 2020, ce sont 2605 animaux accueillis.

Ouverture de la nurserie « oiseaux » et « mammifères »

Chene
@Chene


Bientôt le mois de mai : cela rime avec « ramassage abusif » pour nous ! Mais qu’est-ce que c’est
exactement ?

Tous les ans, nous accueillons des oisillons ou jeunes mammifères trouvés seul, sans leur
mère, une fois le printemps bien installé. Ils nous sont apportés par des particuliers pensant que ces
jeunes sont orphelins.


Erreur : cette période est le moment des naissances.Les oisillons sont plumés mais ne
savent pas forcément voler, ce qui explique que certains se retrouvent au sol.

Il y a une période d’émancipation : il est tout à fait naturel qu’ils mettent du temps à savoir voler. Cela peut durer quelques jours à 1 mois ! Il est donc tout à fait normal de voir des oisillons au sol : ceux-ci sont tout de même nourris par leurs parents grâce aux cris qu’ils émettent.

Chene
@Chene


Le phénomène est similaire pour les mammifères : il se peut qu’une mère parte chasser en
laissant son petit seul quelques instants. Cela ne veut pas dire qu’elle l’a abandonné et qu’elle ne reviendra pas !

En enlevant ces jeunes sans savoir si la mère va revenir, nous les prenons en charge inutilement.

En tant que Centre de Sauvegarde, nous ne ferons jamais un meilleur travail que la mère dans la nature. C’est pourquoi, nous préconisons toujours d’attendre au minimum de 24h à 48h pour vérifier si la mère revient.

Chene
@Chene


Si vous trouvez un oisillon non capable de voler et qu’il est en danger (placé près d’une route ou
dans un endroit où il y a beaucoup de chats/chiens), dans ce cas, vous pouvez le replacer
délicatement dans un arbre grâce à une boîte à chaussure, ou bien le déplacer dans les 50m : pas de panique, ses parents le retrouveront, la nature est bien faite ! Si vous trouvez un jeune
mammifère (petit hérisson, renardeau, lapereau…), nous vous conseillons d’attendre de voir si la
mère revient.

Chene
@Chene


Dans certains cas, la mère est retrouvée décédée (à cause des voitures, une
tondeuse comme c’est le cas pour beaucoup d’hérissons notamment)

Ici, nous prenons directement en charge les petits et mettons en place des protocoles afin de les nourrir et de les faire devenir autonomes jusqu’à ce que nous puissions les relâcher par la suite.

Dans le cas où vous n’êtes pas sûrs, prenez contact avec un Centre de Sauvegarde qui saura vous conseiller : https://www.reseau-soins-faune-sauvage.com/faune-sauvage-en-detresse/jai-trouve-unanimal-en-detresse/trouver-un-centre-pres-de-chez-moi/

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