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Eden Garde, la start-up savoyarde qui s’engage pour la cause animale

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Eden Garde

Eden Garde, start-up innovante spécialisée dans les animaux de compagnie a été fondée en janvier 2016 par Ornela DULELLARI.

Cette jeune femme entrepreneure âgée aujourd’hui de 30 ans, également juriste et conseillère municipale à la ville d’Annecy, milite depuis plusieurs années pour améliorer la condition animale.

Pour cela, elle a crée Eden Garde, une plateforme de mise en relation qui permet de trouver des solutions de gardiennage à tarifs économiques et lutter ainsi contre les abandons estimés à plus de 100.000 chaque année.

Plus précisément, le site connecte les propriétaires d’animaux avec des petsitters afin que ces derniers puissent s’occuper des animaux domestiques en l’absence de leurs maîtres.

Ce concept élaboré sur le mode de l’économie collaborative tend chaque année à être davantage adopté par les français.

Sans oublier, qu’Eden Garde est une plateforme créatrice d’emplois destinée aux professionnels mais aussi aux étudiants ou seniors qui cherchent à allier leur passion des animaux avec une activité lucrative accessoire.

Eden Garde

Elle est également la première à promouvoir le bien-être animal en France via des consultations gratuites avec un vétérinaire et un comportementaliste.

En outre, sous l’impulsion de la Fondation 30 millions d’amis, Ornela Dulellari rédige en 2016 une proposition de loi visant à réformer le droit de l’animal notamment leur appartenance à la catégorie des biens et encourager la réduction de consommation de viande dans nos assiettes pour privilégier le qualitatif au quantitatif.

Plus tard, en 2020, elle est l’une des premières candidates aux élections municipales à proposer l’interdiction des cirques avec animaux sauvages et la proposition de repas végétariens dans les cantines scolaires.

Ses propositions sont entendues au niveau national et local ;

En septembre et décembre 2020 le gouvernement annonce l’interdiction des cirques avec animaux sauvages sur toute la France et la loi pour la protection des animaux votée à l’unanimité à l’Assemblée Nationale.

En mars 2021 la ville d’Annecy prend la décision de la création d’une délégation bien-être animal suite à sa demande formulée en conseil municipal.

Quant à Eden Garde, la start-up poursuit sa croissance et espère élargir sa collaboration avec les associations dans le domaine de la protection animale.

Chiffres clés : Communauté de presque 20 .000 membres / 5 ans d’existence /Présence sur toute la France / Plus de 30 Partenariats commerciaux et associatifs

Ornela DULELLARI

Eden Garde

Liens utiles

Site internet :

https://edengarde.com

Réseaux sociaux

https://www.facebook.com/EdenGardeFrance

https://www.linkedin.com/in/eden-garde-756263107/

https://www.instagram.com/eden_garde_/?hl=fr

Portrait fondatrice

https://rcf.fr/actualite/3-questions-a-hautesavoie?episode=33698

https://www.odsradio.com/news/locales/64165/une-elue-defend-la-cause-animale-a-annecy

Stage de cuisine autour des fêtes végétales « vin & chocolat »

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verre de liqueur

Mon prochain stage de cuisine est maintenant en ligne. Le thème sera autour des fêtes végétales « vin & chocolat« . Je m’associe à Moa & U ainsi qu’ à un sommelier dans un château viticole d’exception du 4 au 6 décembre 2021.

Le château

C’est dans écrin de verdure encore préservé, à quelques kilomètres seulement de Montpellier, des plages, au milieu des vignes et des champs d’oliviers et à quelques pas du Lac du Salagou que Moa & U vous dévoile votre prochain lieu d’exception pour cette expérience.

Dans ce cadre chargé d’histoire où la nature est reine et le vignoble d’exception, My little Factory et Moa & U vous invite à vivre une expérience unique autour du vin et du chocolat pour préparer des fêtes de fin d’année sur des notes gourmandes et végétales !

Au programme

Jour 1

Matinée

Arrivée et accueil des participants

13h00

Déjeuner pour ceux et celles qui le souhaitent

14h30

Visite de la propriété avec la cheffe et le sommelier. Présentation théorique à la cuisine vivante et végétale.

16h00-20h00

Atelier préparation du buffet fêtes végétales – accord mets et vins

21h00

Dîner des mets préparés

Vin & chocolat de Virginie Ferrari

Jour 2

Vin & chocolat de Virginie Ferrari

Déjeuner préparé par la cheffe 3 plats

(accords mets/vins)

14h00

Atelier – cuisine autour du chocolat salé et sucré

20h00

Votre sommelier vous initiera aux vins de terroir et vous donnera des astuces pour créer l’accord parfait entre le vin et le chocolat. Cela comportera une partie théorique sur les accords parfait à associer entre le vin et le chocolat.

21h00

Dîner et dégustation autour du vin et du chocolat à l’aveugle.

Jour 3: dernière matinée

Vin & chocolat de Virginie Ferrari

9h00 – 13h00

Atelier créativité autour du potager.

« Comment intégrer le zéro déchet ou les restes d’un dîner festif »

ATELIER CUISINE : UN BUFFET POUR DES FETES VEGETALES & ZERO DECHET
Pour célébrer la fin d’année, prenez de nouvelles résolutions, changer vos habitudes et surprenez vos convives !

Je vous accompagnerai tout au long du stage dans la création d’un buffet de fêtes savoureux et raffiné,  festif et végétal. Vous travaillerez des produits frais et bruts, les transformerez en recettes délicieuses. L’idée est que vous vous empariez de ses méthodes pour travailler les produits qui vous entourent sans vous soucier des ingrédients inconnus ou manquants : un topinambour ou même une pomme de terre remplaceront un héliantis ; un kéfir à la courge peut être réalisé avec de la betterave ou avec du concombre. Vous expérimenterez aussi le chocolat sous tous ses arômes : sucré, fruité, épicé et même dans sa version salé ».
Je vous confierai aussi mes secrets et astuces pour réussir une cuisine nature respectueuse de l’environnement et une cuisine anti-gaspillage. Vous apprendrez à sublimer les fruits et légumes de saison, les épluchures, peaux et écorces de fruits, le pain de la veille, les légumes abîmés et fruits ridés et réinterpréter de façon créative des recettes traditionnelles.

12 places disponibles !!!

Pour s’inscrire : ??????

www.moaandu.com/fetes-vegetales-vin-et-chocolat

Avec joie ???

La naissance des vrais pinceaux

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La naissance des vrais pinceaux

Il était une fois, dans la forêt, une famille de blaireaux qui élevaient quatre petits et logeaient dans un terrier très compliqué. Ils avaient creusé pendant des jours et des nuits afin de concevoir cet endroit formidable. Ils en étaient tous très fiers… Il y avait même des peintres qui installaient leur chevalet et dessinaient pendant des heures l’entrée de cette merveilleuse tanière. À proximité se trouvaient des feuillages et des fleurs. Il y avait un tel bonheur dans cette campagne ! Les animaux partageaient tous une envie de respirer à plein poumon et lorsqu’ils se rencontraient, ils se saluaient avec grand plaisir. Ils étaient très heureux jusqu’au jour où…

Un enfant des blaireaux qui portait fièrement son pelage noir et blanc et qui s’appelait Nadar croisa un lapin aux oreilles tristes et à la mine tracassée. Ce petit s’approcha de son nouvel ami qui lui dit :
– Hep ! Regarde comme c’est beau devant chez nous, les peintres aiment venir…Tu peux en profiter !
– Nous aussi, il paraît que nos terriers ont de l’allure…
Mais Fanfan ne put finir sa phrase, car il se mit à sangloter… Encouragé, il réussit tout de même à prononcer :
– j’ai trop peur, c’est si triste, je reviendrai cette nuit.
Le petit blaireau attendit, au clair de lune, son nouvel ami. Il avait un peu froid quand enfin, il entendit des petits pas car petit Fanfan s’approchait de lui et lui chuchota :

– Je suis venu t’annoncer une mauvaise nouvelle de la part de beaucoup de monde…
– Comment ça ? Beaucoup de monde ? Une très mauvaise nouvelle ?
– Tu connais Lulu, la laie qui a eu trois marcassins ? dit le petit lapin.
– Oui, elle nous rend visite de temps en temps. Elle m’a promis qu’elle viendrait demain matin.
– Elle aussi, elle dit que ça ne peut plus durer…

Jim, le hérisson passait par là et sans qu’on lui demande rien, se mêla de la conversation :

– C’est même un scandale ! Regardez…
Il tenait dans ses piquants un vieux pinceau et proposa de l’examiner.
– C’est un pinceau du peintre, on va lui rendre ! dit Nadar
– Regarde donc si par hasard ce ne serait pas du poil de blaireau, ou de sanglier ?

Nadar recula de trois pas et se tourna vers Fanfan qui gémissait :

– C’est ça ! Moi ça me rend malade dit le petit lapin en secouant ses oreilles toutes molles et toutes tristes.
– On ne va pas se décourager pour ça ? soupira Nadar
– Alors, si tu ne te décourages pas pour ça, qu’est-ce qui te décourage ! je voudrais bien le savoir… affirma le hérisson.
– Ce qui me décourage c’est de vous voir dans cette tristesse…
– Moi je ne veux pas croiser une bande d’ahuris avec des pinceaux en poils d’animaux, alors je crois que je vais rentrer chez moi et ne plus jamais me promener de toute ma vie… murmura le petit lapin.
– Il ne faut pas pleurer, dit Jim le hérisson, Il faut piquer !
– Que veux-tu qu’on pique ?
– Une pancarte pour dire ce qu’on pense déjà !
– Ah je sais dit le petit blaireau, on va écrire : « Si vous venez tout abîmer, si vos pinceaux sont en poils d’animaux, n’allez pas plus loin, vous faîtes peur à mon ami lapin ! »

Les jours suivants, les promeneurs et parmi eux quelques peintres regardaient la pancarte que les animaux avaient écrite… et continuaient à marcher tranquillement. Rien ne semblait différent et surtout Fanfan, le petit lapin, aux oreilles tristes n’était pas revenu. Cependant, un beau matin, par un pigeon, il fit porter une lettre à ses amis, expliquant qu’il avait essayé d’entrer dans la forêt, mais qu’il avait remarqué que les fleurs avaient été piétinées par des bottes d’ahuris et qu’il avait eu très peur. Il pensait que les humains qui saccagent les plantes sauvages pourraient bien aussi porter de la fourrure. Il finissait son message en disant : Je ne suis qu’un tout petit lapin, mais je refuse d’être tué pour qu’on fabrique des trucs sur mon dos !
– C’est bien dit ! s’exclama Nadar.
– Oui, mais, c’est toujours pareil, ça ne pique pas assez ! affirma le hérisson qui prit un air très affairé et …disparut…

Il revint en faisant rouler devant lui une brouette et demanda à blaireau de le suivre. Ils prirent un grand chemin sur lequel, ils trouvèrent un tas de détritus.

– Beurk ! dit le petit blaireau.
– Tu peux le dire ! Beurk, beurk, beurk ! bon qu’est-ce qu’on fait ? Tu vois quelque chose qui peut nous intéresser ?
– Des vieux sacs en plastique, des vieilles barquettes… oh… même du caca !
– Ah oui beurk ! Mon idée c’était de faire un épouvantail avec toutes les choses dégoûtantes que les humains laissent dans la forêt pour… justement les épouvanter…
– C’est une bonne idée, mais moi je n’ai pas envie de m’approcher de ce tas immonde plein de leur vieux caca…
– Oui ! dit le hérisson, mais comment les piquer ? Comment leur faire comprendre qu’ils sont écœurants ? Alors que…
– Tiens, Hase Aimée qui passe au loin, tu la vois ?

Le blaireau regarda dans la direction que lui indiquait son ami et vit la belle hase que tout le monde adorait qui venait vers eux, avec de magnifiques lunettes de soleil.
– Bonjour ! C’est agréable de vous rencontrer ! Qu’est-ce que vous faites tous les deux avec cette brouette, dit la belle.
– On cherche une idée ! dit Nadar.
– Mais piquante ! une idée piquante ajouta le hérisson toujours aussi en colère.
– Pour quoi faire ?
– Pour décourager les humains de faire des objets avec nos corps !

Hase Aimée réfléchit et après un long moment déclara :

– Vous aimez les pancartes, je crois ?
– Oui, on aime beaucoup faire des pancartes dirent ensemble le blaireau et son ami le hérisson
– Alors… au travail !

Tous les trois s’affairèrent avec beaucoup de bruit. Lulu, la laie vint avec ses petits et tous ils donnèrent un coup de main. Vers midi, Hase Aimée admirait l’ouvrage fini et affirmait qu’avec une telle pancarte, Fanfan le petit lapin n’aurait bientôt plus peur de se promener dans les bois…. Les marcassins écoutaient avec courage et indignation le destin qui attend les animaux quand ils croisent, par malchance, des ahuris. Leur Maman dut parler de leurs soies et de brosses… Ce n’était pas facile !

– On dit ahuris pour ceux qui nous exploitent, mais on pourrait dire abrutis ! dit le hérisson qui aimait bien trouver les synonymes qui piquent…

Quelques heures plus tard, à l’orée de la forêt, lorsque l’ouvrage des animaux fut terminé, voici ce que les promeneurs humains pouvaient lire sur un panneau de bois bien décoré :

Ici prochainement ouverture :
D’une première boutique d’objets fabriqués à partir de l’ivoire des dents, des touffes de cheveux, etc.. Cent pour cent humains !
D’une autre deuxième boutique d’objets, fabriqués sans restes humains et sans restes d’animaux, avec une grande promotion sur les pinceaux pour commencer !

On dit que tous les humains se sont enfuis à la lecture du début de cette pancarte, mais qu’heureusement quelques courageux l’ont lue jusqu’à la fin…

Cette histoire piquante peut paraître étrange, pourtant c’est exactement comme ça que les animaux de la forêt donnèrent naissance à de vrais pinceaux, sans poil de nez, sans poil de barbe et sans poil de blaireau ni de soies sanglier… Ouf ! Mais, il reste quand même la forêt à nettoyer et ça c’est une autre histoire…

Publication : https://www.claude-fee.com/la-naissance-des-vrais-pinceaux

Livre audio : https://www.audiocite.net/livres-audio-gratuits-contes/claude-fee-la-naissance-des-vrais-pinceaux.html

J’osais de rien

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Enfant Toro

Le mensonge avait été rondement mené. Il faut dire que Marie-Banderilla, après soixante-quinze ans d’existence à préparer toutes sortes de mauvais projets, savait entrer en ébullition en gardant la voix ingénue et liquoreuse…  Depuis l’élection d’un éleveur industriel à une mairie des environs, voilà qu’elle s’agitait davantage. Plusieurs décennies auparavant, elle avait déjà conspiré pour le retour des corridas dans les arènes de la ville qui n’étaient pourtant plus un monument depuis bien longtemps. Les pierres du grand mur, au fur et à mesure de leurs effritements, avaient servi à consolider celui du vieux cimetière. Le cercle de sable autour duquel avaient été rafistolés des gradins servait d’aires de jeux pour les enfants et les boulistes. On y faisait venir aussi des orchestres et des chorales. La population s’était inexorablement détournée des supplices taurins et à l’époque le discours de Marie-Bandérilla sur la tradition de massacrer les taureaux n’avait pas pris. On ne se voyait plus faire couler du sang sur ce sable où tout le monde se sentait si bien. Mais, elle n’avait pas renoncé. Progressivement, elle avait fait de son âge la justification de tous ses propos et s’était mise à chanter à la cithare des lambeaux de récits épiques dans lesquels elle glissait des histoires de gloire, de courage, de lumière, d’appel à Dieu qui camouflaient une envie de corrida. Cet art de l’arrangement était resté sa petite affaire jusqu’à ce que le maire-industriel-éleveur, M. Lunel, flaire un filon, avec débouché pour ses élevages, position d’intermédiaire pour les travaux de réfection des arènes, etc. Alors, avec emphase, dans les réunions publiques, il se mit à reprendre les propos de Marie-Bandérilla et à les pousser jusqu’à parler de mémoire traditionnelle et… de nouveauté. Ses propositions sonnaient comme des injonctions, qu’aucune interrogation n’oserait déranger. Tout était en place, il restait juste à fabriquer une actualité. Et pourquoi pas une actualité ludique pour les enfants ! Voyant l’intérêt qu’elle suscitait, chez ce maire, la vieille incendiaire commença à croire à sa chance de relancer les vieux supplices. De fait, elle avait trouvé un complice.

Fuyant la guerre civile espagnole les Lopez étaient venus s’établir dans les baraquements de la ville. Cela faisait maintenant une vingtaine d’années. Après toutes sortes de déboires, il ne restait plus à cette époque, que deux membres de cette famille, un José d’une dizaine d’années et son frère, tout jeune adulte. Le grand répétait souvent à l’intrépide :

  • D’accord, il faut bien un peu se brûler pour comprendre la braise ! Mais rappelle-toi ce que disait aussi Papa ? Fais attention à toi, d’abord !

D’expérience, le gamin n’en manquait pas. Si cet impulsif se trouvait parfois malmené, il oubliait aussi vite ses tracas, s’amusait de tout et possédait quelques secrets grandioses. Il donnait en grande pompe du sucre aux fourmis, et goûtait le plaisir de maîtriser la grandiloquence des adultes en tirant les sonnettes. Cette danse se déroulait sur trois temps : imaginer, sonner et disparaître en courant. Un jour, il fut surpris de devoir fournir des explications. Il s’embourba devant une vieille dame cramoisie sans réaliser que le personnage était dangereux. Après l’avoir poussé dans une pièce de sa maison qui était occupée par son atelier de couture, la chanteuse lui demanda de quel droit il se permettait de la déranger. Est-ce qu’il savait à qui il avait à faire ? Les yeux renversés, elle évoqua avec des mouvements désordonnés et des bruits de gorge, son besoin de chanter la passion. Une cithare, peut-être encore chaude, était posée sur une chaise.  Il savait tout ça, il l’entendait vociférer en passant. C’était même précisément ce qu’il aimait déranger. Mais ce jour-là pourquoi n’était-il pas parti à fond de train ? Le guettait-elle ? En tout cas, elle l’attrape ! Il pense s’en tirer par une promesse et se sent prêt à faire un effort pour essayer d’être sincère. Elle veut plus et l’examine des pieds à la tête, avant d’ouvrir un paquet et de lui tendre un biscuit :

  • Je te vois regarder les taureaux, ils te plaisent ?
  • Oui Madame
  • S’ils te plaisent, tu sais que c’est un cadeau de dieu…
  • …Je ne sais pas
  • Un cadeau de dieu ! Répète l’exaltée.
  • Des dieux… j’en connais… balbutie l’enfant
  • Dieu, il n’y en a qu’un petit…
  • Pardon Madame.
  • Ne t’excuse pas, prie pour ta faute, Dieu t’a peut-être choisi si tu aimes les taureaux… car tu les aimes n’est-ce pas ?
  • Oui, les petits, il y en a qui viennent quand je les appelle.
  • C’est une prière qu’il faut dire petit ! Je te l’apprendrai. Approche-toi, regarde le crucifix. Tu peux l’embrasser en pensant aux taureaux. Tu sais, j’ai bien connu tes parents. Des braves gens des pauvres gens qui travaillaient dur. Vous venez d’Andalousie les Lopez…

José voudrait qu’elle lui parle d’autre chose. Il n’a pas envie de l’entendre dire quoique ce soit au sujet de son père ni de sa mère.  Tout à coup la vieille l’accroche par le bras, le colle à elle et déclare sur un ton péremptoire :

  • Je savais que tu viendrais !
  • Je passe souvent par là…
  •  Je savais que tu viendrais… parce que j’ai connu ta mère et ton père. Petit, je sais qu’ils t’ont parlé de l’habit de lumière. Hein dis-moi ? tu sais ce que c’est, l’habit de lumière, tu t’en rappelles ?
  • Euh, je crois que ce sont des habits qu’on met et qu’on allume les lampes après…
  • Tu es un marrant, José, tu t’appelles José n’est-ce pas ? Je ne dirais rien à ton grand frère pour la sonnette, mais à une condition !
  • Oui ! jura l’enfant
  • Que tu reviennes me voir chaque samedi après la messe de 10 h.
  • Oui ! promet José en marchant à reculons, avant de déguerpir.

Nous voici quelques pages de calendrier plus tard. Cette vieille cousette fait maintenant partie de l’univers des deux fils Lopez. Pourtant, le petit n’est jamais venu après la messe. Alors, c’est elle qui est allée régulièrement frapper chez eux en pleurant la disparition si cruelle, à ses yeux, de leur mère et de leur père. Marco et José d’abord embarrassés, finissent par la consoler. Elle dépose en eux une image, exactement comme on fabrique un appât. C’est l’image d’une vieille qui a beaucoup souffert de la vie et qui a besoin qu’on la laisse faire le bien, même si c’est au-dessus de ses forces. Elle reste parfois longtemps sur le pas de leur porte et quand ils lui proposent d’entrer, elle psalmodie, en donnant des coups d’œil sur le côté pour vérifier à quel point cet auditoire est impressionné. C’est là le moteur de son cinéma ! Il faut bien qu’elle s’assure que les deux frères attendent la découverte d’un trésor enfoui dans ses murmures incessants.  Lorsqu’elle prononce mieux, c’est pour parler d’amour et là, elle leur fait vraiment peur. Elle fait bien aussi quelques reproches, comme celui de ne jamais prononcer son prénom.

  • Marie-Bandérilla ! vous n’en connaissez pas d’autres qui s’appelle comme ça…

Ils sourient poliment et grâce toutes à ces manœuvres, José et Marco se retrouvent ficelés. Car voilà qu’il lui est venue l’idée de coudre pour José. Marco, un peu lâchement, la remercie, quand José tente une feinte :

  • Il y a une amie de ma tante qui va déjà me faire des vêtements, alors ce n’est pas la peine, mais merci madame.
  • Et où habite cette amie ou cette tante ?
  • A Bayonne toutes les deux.
  • Belle ville ! mais c’est loin mon petit, c’est très loin d’ici…

Elle insiste avec son menton tremblant…

  • C’est trop loin… Je viendrai te chercher, mon petit, pour commencer l’essayage.

Marco croit qu’il ne lui aura pas permis de dire autre chose que oui, et il le dit.  Alors elle revient chercher son frère. Chaque fois tenant fort la main de José elle parle de la chance qu’il a d’aimer les taureaux. Arrivés chez elle, elle lui fait porter un masque et c’est ainsi que commencent les interminables séances. Une fois, José a l’audace de demander quel habit elle lui fabrique, c’est un gros rire et des prières qui lui répondent si bien qu’il n’ose plus rien savoir. Il craint qu’elle dénonce la bêtise de la sonnette, alors il se tient à carreau. Il a même acquis un sourire réflexe lorsqu’elle le brusque. Un jour ils ont de la visite. Il comprend que c’est son fils et un monsieur important. Les deux hommes rient et lui posent toutes sortes de questions sur l’amour des taureaux et sur son courage, en lui tordant le bras au moment de partir. Il a tellement mal que les larmes lui viennent et lorsqu’il demande s’il peut retirer son masque pour se moucher, Marie-Bandérilla fait de même avec l’autre bras et lui assure qu’en habit de lumière on ne pleure pas. En le raccompagnant chez lui, ce soir-là, elle lui dit que peut-être elle le dénoncera à Marco pour avoir tiré les sonnettes.

 Un autre jour vient où avant même de lui poser le masque pour l’habiller, elle lui coupe les cheveux et l’exalte à vivre intensément « l’amour des taureaux qui est un don de dieu. Il la questionne timidement et reçoit en réponse :

  • Tu vas me suivre d’abord en baissant la tête et ensuite faire ce que je te dis !

Le pantalon qu’elle lui a fait enfiler, le comprime très inconfortablement, mais il ne bronche pas. Ils marchent dans la ville. Elle l’a affublé d’une sorte de sombrero qui l’empêche de voir, de se diriger et donc de comprendre où ils se rendent. Lorsqu’elle lui ôte, elle accompagne son geste d’un coup dans le dos et crie :

  • Montre toi digne de tes parents, de Marco et de l’habit de lumières !

Il se voit dans une arène, au centre. Tout de suite il remarque un peu plus loin, un des veaux qu’il connait et qui a l’air inquiet. Il gratte sa patte droite sur le sol. C’est un animal café au lait avec des grands cils qu’il appelle Coco. L’animal hoche la tête comme il avait vu le faire tant de fois en agitant sa queue pour chasser les mouches. Mais là tout est différent. Sa queue reste plaquée. Coco a certainement peur. Ce sable fait le même effet au garçon. Ce qu’il pourrait absorber donne la chair de poule. Autour sur les gradins, c’est une foule éparse. Par réflexe, José pointe son index sur la bouche pour que tous se taisent afin de ne pas effrayer Coco. En retour, il entend une joie mauvaise qui pousse à rire certains puis le plus grand nombre. José sait qu’on torture dans les corridas. Ses parents l’ont mis en garde. Il lui faut faire un effort pour faire le lien entre l’habit que la vieille a cousu et ce qui lui est demandé. Cela a le goût de la trahison, il en est certain. Mais justement comment sortir de ce costume de meurtrier ? Comment rassurer Coco ? Avec des contorsions grotesques, il retire le collant piqué de sequins qui lui faisait mal. Finalement, en slip, il a moins honte. L’animal s’est approché et ensemble, ils regardent autour d’eux. Dans une tribune José discerne deux jambes raides en bas noirs. La vieille a dû se renverser et on essaye de la rasseoir. Lui, José, se fait maintenant siffler, huer, il entend même :

  • Tout est foutu !

Lorsque Marie-Bandérilla retrouve son séant, l’enfant à côté d’elle intrigue José. Ce garçon de son âge qui mange une glace en toute innocence… Peut-être, son petit-fils.

  • Qu’est-ce qu’il fout ? Il ne peut pas nous aider ? Se dit José.

 Une rage le prend, une rage politique, qui l’aide à supporter leur détresse. Il se met à piétiner avec conviction les lambeaux de l’habit, un peu comme s’il procédait au nettoyage de la situation ou qu’il se préparait pour vivre autre chose. Il y a aussi un remue-ménage dans les gradins et il revoit les deux jambes en bas noirs qui signalent une nouvelle renverse de Marie-Bandérilla. Mais, lui cherche des yeux Marco. Son frère voudra le sortir de là, il en est certain. Quand un homme qu’il n’a jamais vu arrive sur la piste et vient vers eux. Il porte un grand tissu jaune et rose, un seau décoré avec des grosses flèches dont le bout métallique est fait pour ouvrir une plaie et la soulever. Il les pose près de José et avec un grand sourire se penche vers lui pour lui glisser à l’oreille :

  • Bon dieu, petit con, remue-toi ! Travaille le veau et que ça dure, les autres numéros vont arriver. Prends- ta chance !

José se saisit du tissu dont il s’enveloppe avec Coco, face à la foule qui s’excite et gronde. Cet après-midi avait été organisé autour de la jeunesse et le combat qu’il devait mener contre le veau devait être sanglant, avec une mise à mort à l’écart. C’était un spectacle d’appel. On devait rire d’un veau se faisant torturer par un gosse, car des banderilles plantées maladroitement, ça peut être marrant. Mais ce duo-là caché sous la cape, complique l’ambiance…et le timing. D’autres numéros sont prévus et justement des danseurs acrobatiques s’impatientent… José qui prie le bon dieu de toutes ses forces pour qu’il les sorte de cette situation, est toujours sous la cape avec le petit veau, quand son frère, qu’un ami a enfin pu prévenir, arrive en courant sur le sable. Sous les sifflets, il soulève la cape, encorde Coco et prend son frère par la main. Ouf ! les voilà sortis de l’arène. D’instinct Marco se dirige exactement à l’inverse des indications que leur donne en hurlant M. Lunel et ainsi, ils ne rencontrent pas le boucher qui a prévu d’égorger l’animal. Dans les rues. José pleure et appelle sa mère. Marco enrage qu’on se soit moqué d’eux. Coco retrouve une assurance dans les pattes en entrant dans la campagne.

  • Où on va ? demande le petit.
  • Il doit avoir soif, on va descendre au ruisseau.
  • Tu crois ? On ne va pas se cacher ?
  • Oui, ça ne fait pas plusieurs jours que tu ne l’as pas vu dans le pré ?
  • Si
  • Ils ont sûrement isolé avec rien à boire et à manger pour pas salir leur putain d’arène !
  • Ah je ne savais pas, allons vite au ruisseau, à côté il pourra manger aussi. Ils vont peut-être nous suivre ?
  • Mais non, ils sont occupés entre eux, on va pouvoir aller le cacher après…
  • Ils diront qu’on l’a volé ?
  • Je voudrais bien voir ça ! dit en riant Marco en embrassant son frère et Coco…

Quelques pages de calendrier plus tard, le veau mis en sécurité, Marco reçoit une lettre du comité des fêtes l’enjoignant à s’expliquer…

  • Qu’est ce qui est écrit ? demande José.
  • Il me demande de rendre le veau.
  • Qu’est- ce qu’on va faire ?
  • Rien

Les jours suivants, Marie-Bandérilla vient frapper en personne à la porte des garçons. Ses yeux lancent des flammes et d’une voix courroucée, elle répète :

  • Voleurs ! rendez le veau ! Vous ne méritez pas l’habit de lumière !

Le gendarme qui est avec elle, est énervé aussi. Lui dit :

  • On le sait que c’est vous, tout le monde vous a vu.

Ce à quoi Marco répond calmement, par la fenêtre ouverte :

  • Nous a vu faire quoi ?
  • ça !
  • ça quoi, sur le programme du comité des fêtes, à cette date- là , il n’y a rien de marqué ? José que je sache n’est pas intéressé par la corrida !
  • Ce n’était pas une corrida Monsieur ! crie La vieille
  • C’était quoi ? Un enfant de dix ans avec un tout petit toro, dans une arène, on lui demande quoi ?
  • On ne lui demande rien à ce vaurien qui tire les sonnettes !
  • Monsieur l’agent, pour nous reprocher quelque chose il faut savoir quoi. Vous êtes d’accord ?

L’entrevue se conclut sur cette perplexité, mais la semaine suivante, c’est le maire d’à côté qui vient. En éleveur, il commence par donner le prix :

  • Vous devez deux mille.
  • De quoi vous parlez ?
  • Le veau ! Le boucher devait le préparer …
  • Où est-il marqué dans votre programme que mon frère est avec un veau qu’il doit lui piquer des banderilles sur le dos et ensuite le donner au boucher pour qu’il l’égorge derrière l’arène ? Où c’est marqué ?
  • C’est marqué, mais pas comme ça, ça s’appelle intermède traditionnel
  • Rien ne précise en quoi ça consiste…
  • C’est une chance extraordinaire offerte à un jeune… dans le pays on vous aime bien …
  • Pourquoi mon frère ?
  • Je ne comprends pas…Nous on aime bien les petits gars comme vous et on veut leur donner leur chance. Tenez voici la facture du veau que vous devez.

Marco prend le papier et poursuit :

  • Oui, je vous demande pourquoi mon frère et pas le vôtre ou le fils d’une famille encore plus riche ? José ne vous a rien demandé, pourquoi lui infliger ça, c’est parce qu’il est orphelin peut -être ?
  • C’était sa chance ! Vous les pauvres vous ne comprenez rien ! La corrida en crèvera de ça !
  • Ah ça c’est sûr ! Monsieur Lunel. Tenez, entrez si vous voulez…
  • Mais non, et mais qu’est-ce que vous faîtes de la facture, vous la chiffonnée ?
  • Oui, monsieur Lunel, je vais allumer une bonne flambée avec, regardez, entrez ! mes amis sont là, que des pauvres que vous aimez tant et on va faire une bonne fiesta parce que vous n’aurez jamais Coco ! Vous le dîtes vous-même c’est fini la Corrida !

https://www.audiocite.net/livres-audio-gratuits-nouvelles/claude-fee-une-journee-a-husavik.html

Vin & chocolat

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Vin & chocolat de Virginie Ferrari

Comment associer le vin et le chocolat ?

Certains disent que ce n’est pas possible, mais si vous choisissez le bon vin pour accompagner le bon chocolat, cela peut être une occasion remarquable de mariage. Que vous associiez les nuances parfois subtiles et crémeuses du délicat chocolat blanc ou les tons vifs et audacieux du chocolat noir avec un vin préféré, il y a quelques conseils à garder à l’esprit.

Conseils utiles

Faire simple

Pour garder les choses simples, commencez par un vin légèrement plus sucré que le chocolat ou le dessert au chocolat. Avec le vin et le chocolat qui portent en eux une intensité innée, ils peuvent souvent se retrouver engagés dans un formidable jeu de pouvoir en bouche, chacun rivalisant pour la domination et l’attention immédiate. Pour les aider à s’installer dans un semblant d’équilibre aimable, laissez d’abord le vin s’incliner devant le chocolat sous la forme d’un vin légèrement plus sucré associé au morceau de chocolat. Parmi les vins « doux » qui ont fait leurs preuves et qui couvrent un large éventail de partenaires chocolatiers, citons : les vins de Porto, Madère, Pedro Ximénez Sherry et Banyuls au Grenache, ainsi que plusieurs vins de vendanges tardives, et certains vins mousseux doux comme le délicieux Brachetto d’Acqui ou le Moscato d’Asti, dont la sélection est moins riche.

Vin & chocolat de Virginie Ferrari

Pour marier le vin et le chocolat, respectez les règles du jeu.

Pour réaliser un accord de qualité, il faut d’abord opter pour de bons produits, c’est la base ! Ensuite, tout dépend de la teneur en cacao de votre chocolat. Avec un chocolat doux à 50% de cacao, on privilégiera un champagne rosé à base de pinot noir ou un Vouvray demi-sec pour stimuler les papilles gustatives. Entre 70 et 75% de cacao, préférez un vin rouge de l’appellation Corbières à base de carignan puissant. Il possède une agréable acidité en fin de bouche.

Lorsque la teneur en cacao dépasse les 80%, orientez-vous vers les vins doux naturels. Le Maury, par exemple, un vin muté riche et soyeux qui met en relief la complexité du chocolat sans l’éclipser. Pour un chocolat 100% cacao, préférez un whisky légèrement tourbé comme le whisky japonais.

Vin & chocolat de Virginie Ferrari

Faut-il proposer un vin liquoreux avec un dessert chocolaté ?

Non ! En fin de repas, les papilles gustatives sont saturées, le sucre en excès ne vous permettra pas d’apprécier cet accord. Les vins liquoreux sont à réserver aux fromages et au « faux gras« . Ne les abîmez pas avec des desserts trop riches.

Peut-on déguster un vin rouge avec le chocolat ?

Vin & chocolat de Virginie Ferrari

Les vins rouges, légèrement tanniques s’accordent bien avec les plats sucrés-salés à la sauce au chocolat comme un poulet à la mexicaine ou un sauté d’agneau au chocolat. Mariez ces plats avec un Côte Rôtie ou un vin du Languedoc. Les millésimes 1999 ou 2007 de préférence !

Quels sont les « accords interdits » ?

Le vin blanc sec et le rosé contiennent trop d’acidité ! Idem, pour le champagne, à moins que vous ne choisissiez un champagne rosé.

Vin & chocolat de Virginie Ferrari
Vin & chocolat de Virginie Ferrari

Optez pour un style et un poids similaires

Lorsque vous accompagnez des vins avec du chocolat, essayez d’assortir des chocolats aromatisés plus légers et plus élégants avec des vins plus légers ; de même, plus le chocolat est fort, plus le vin doit être corsé. Par exemple, le chocolat mi-sucré a tendance à se marier bien avec un zinfandel californien intense et intense ou même avec un Cabernet Sauvignon tannique. Plus le chocolat est foncé, plus il sera sec et tannique.Cependant, lorsque vous associez ce chocolat plus foncé à un vin qui possède également une structure tannique plus forte, le chocolat va souvent éclipser ou annuler les tanins du vin en bouche et permettre à une plus grande partie du fruit vineux de s’exprimer.

Organiser la dégustation

Vin & chocolat de Virginie Ferrari

Goûtez du chocolat clair au chocolat noir ou du vin au corps clair au vin corsé. Semblable à une dégustation de vin formelle, si vous allez expérimenter avec plusieurs variétés de chocolats, travaillez du chocolat blanc léger au chocolat au lait et terminez sur les notes plus sèches du chocolat noir. En commençant par les nuances plus discrètes du chocolat blanc et en terminant par le chocolat noir ou le chocolat mi-sucré, vous éviterez à votre palais d’être surmené et de manquer les subtiles sensations sucrées que l’on retrouve dans les choix plus délicats de chocolat (et de vin).

Chocolat blanc

Vin & chocolat de Virginie Ferrari

Le chocolat blanc a tendance à être plus moelleux et beurré dans sa saveur, ce qui en fait un candidat idéal pour les styles plus doux du xérès (considérez le riche et corsé ximénez espagnol Pedro Ximénez Sherry), et les bulles douces et subtiles du Moscato d’Asti italien (voyez Saracco’s Moscato d’Asti),ou optez pour les arômes enivrants du muscat orange. Le Sherry et le Moscato d’Asti reprendront les textures crémeuses du chocolat et le Muscat d’Orange mettront en valeur tous les fruits qui pourraient être enfouis dans le chocolat. Une autre voie, pour associer le vin au chocolat blanc, est d’opter pour le contraste. Bien qu’un peu plus risqué, lorsque le contraste de dégustation fonctionne bien, le match est inoubliable. Par exemple, prendre l’alcool supérieur et le fruit corsé, intense et intense d’un Zinfandel et l’associer avec les textures douces et le profil beurré du chocolat blanc peut avoir un effet « melding » inhabituel. Les tanins du vin s’adoucissent sous le profil gras du chocolat et font remonter les fruits mûrs du Zin à la surface.

Chocolat au lait

Les fruits rouges mûrs et souvent plus légers et les tanins soyeux d’un Pinot Noir ou d’un Merlot moyennement corsé se marieront bien avec le caractère onctueux et le beurre de cacao du chocolat au lait, une mousse au chocolat crémeuse ou un gâteau au fromage au chocolat. Le Riesling, le Muscat ou la gamme des grands vins de dessert ont également tendance à bien résister à la douceur en bouche et au profil intégré du chocolat au lait. Aussi, considérez un vin mousseux ou un champagne pour accompagner des fraises enrobées de chocolat au lait. L’acidité vive et la fusion des bulles font ressortir les saveurs intenses de fruits et les accents chocolatés particulièrement bien. En cas de doute, optez pour un classique. Les textures riches, les facteurs de fruits frais, les notes de chocolat et le profil sucré du Porto Ruby en font un choix idéal pour accompagner de nombreuses sortes de chocolat au lait et noir.

Chocolat Noir

Les chocolats noirs ou doux-amers, à plus forte teneur en cacao (par définition, le chocolat noir contient au moins 35 % de cacao) exigent un vin qui offre un corps plus ample, des arômes robustes et des croquis de saveurs intenses avec un fruit audacieux et peut-être un soupçon de nuances chocolatées indigènes. Les zinfandels avec leurs fruits denses, leurs épices énergétiques et leur degré d’alcool souvent plus élevé ont une longue tradition d’utilisation du chocolat noir qui est un délice exceptionnel. A titre d’exemple, la remarquable région viticole de Lodi, en Californie, accorde une grande priorité au Zinfandel et aux accords chocolatés dans ses week-ends annuels Vin et Chocolat. La structure audacieuse du Cabernet Sauvignon et son profil corsé, souvent agrémenté de fruits noirs juteux et de tanins bien définis, se marient naturellement au style nettement plus sec des thèmes du chocolat noir. Aussi, considérez un Pinot Noir ou un Merlot pour manipuler le chocolat noir autour de la marque de 55% de cacao. Banyuls, un favori fortifié du sud de la France, peut présenter le nec plus ultra des accords vin et chocolat noir.

Les saveurs corsées, souvent riches en nuances chocolatées grâce au Grenache, reflètent les textures du chocolat noir en bouche et produisent une synergie sensationnelle et difficile à égaler. En plus des thèmes fortifiés, donnez à un Porto Tawny ou Vintage un caractère bien équilibré et complémentaire à un dessert au chocolat noir ou à une truffe.

Les profils personnels du palais varient d’une personne à l’autre et un partenariat vin-chocolat qui fonctionne bien pour un palais peut ne pas être apprécié par un autre. Bien que le vin et le chocolat partagent souvent une base de fans importante, les deux ne sont pas nécessairement des alliés au palais dès le début. Cependant, avec un peu de souplesse et d’expérimentation délicieuse, vous trouverez certainement des accords vin-chocolat remarquables qui trouvent l’équilibre et la synergie harmonieuse d’une union harmonieuse.

La communication intuitive pour compléter les pré-visites d’achat et d’adoption

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La communication intuitive pour compléter les pré-visites d'achat et d'adoption

Tous les ans, à l’arrivée de l’été, le sujet de l’abandon des animaux de compagnie, essentiellement chats et chiens, revient sur le tapis.

Le personnel des refuges s’emploie sans relâche à trouver une nouvelle famille pour ces animaux ayant, pour la plupart, beaucoup souffert émotionnellement d’avoir été abandonnés. Certains, offerts en cadeau, car ils étaient « si mignons », bébés, dans la vitrine d’une animalerie, ont été délaissé une fois adultes car leurs humains n’avaient pas pris la mesure des responsabilités qui leur incombaient. D’autre n’ont pas eu les conditions de vie qui leur convenaient et ont manifesté des problèmes de comportement. D’autres encore ont parfois même été maltraités…

Le personnel des refuges, pour la plupart des bénévoles, n’a pas toujours le temps ou les compétences pour cerner le caractère et les besoins des petits réfugiés lorsqu’ils sont accueillis. Il en découle malheureusement quelques adoptions « ratées », et certains animaux se retrouvent alors à « la case départ » après avoir vécu une nouvelle déception.

L’achat ou l’adoption d’un animal n’est pas un acte à prendre à la légère. Cela demande une grande réflexion avant de sauter le pas pour s’engager dans une nouvelle histoire et construire une belle relation.

Lorsque nous prenons la décision d’accueillir un animal de compagnie, nous avons généralement en tête une idée de ce que nous souhaitons partager avec lui : des balades, des câlins, des jeux … ou de ce que nous attendons de lui : de l’affection, garder la maison,  travailler avec nous (garde de troupeaux,  intervention dans  les forces spéciales de police, médiation animale …), participer à des  compétitions (beauté, agility, dressage …), etc.

Cependant, si nous avons, une image assez claire du compagnon idéal (caractère, physique, race), il n’est pas toujours aisé de faire le bon choix. Chez un éleveur ou dans un refuge, il est quelquefois possible de se faire une idée de sa personnalité. Nous pouvons également faire appel à un vétérinaire pour un examen de santé approfondi ou à un entraîneur qui donnera son opinion sur les aptitudes physiques des candidats potentiels. Pour autant, de nombreuses questions restent bien souvent sans réponse car l’animal n’a pas la possibilité de s’exprimer pour nous donner son avis, que ce soit sur le cadre de vie que nous lui proposons, les activités qui lui plaisent ou les compagnons animaux avec lesquels il sera peut-être amené à cohabiter.

Et si la communication intuitive avec les animaux permettait d’orienter les adoptants vers le compagnon qui leur convient le mieux, et réciproquement, pour vivre ensemble une belle histoire d’amour ?

La communication intuitive pour compléter les pré-visites d'achat et d'adoption

En tant que communicatrice animalière, c’est ce que je propose aux personnes qui me consultent lorsqu’ils désirent accueillir un animal. Je joue un peu le rôle d’agence matrimoniale pour assortir les couples au mieux de leurs profils et de leurs attentes. Savoir organiser des « mariages heureux » est une vraie source de bonheur pour moi.

La communication intuitive pour compléter les pré-visites d'achat et d'adoption

Communiquer de manière intuitive avec un animal permet d’en connaître un peu plus à son sujet, de recueillir ses préférences, ses besoins ou son tempérament.

Ce mode de communication non verbal, fonctionnant par la réception de perceptions intuitives (images, pensées, ressentis physiques et émotionnels…), permet de poser des questions directement à l’intéressé et de les transmettre à son adoptant potentiel, que ce soit pour l’acquisition d’un cheval (loisirs, sports équestres ou hippiques), ou l’adoption d’un animal de compagnie. Nous avons ainsi la possibilité d’offrir aux animaux d’exprimer leurs préférences en termes d’activités, d’aménagement d’un espace pour dormir, de nourriture… Par exemple, si un chat exprime une préférence pour le poisson plutôt que pour le poulet, nous pouvons lui faire plaisir en lui offrant sa nourriture favorite. De simples petits détails suffisent parfois pour rendre notre animal heureux et nous permettre de tisser des liens d’amour profonds.

La communication intuitive permet également de préparer l’animal que nous souhaitons adopter au changement de vie qui l’attend, de prévenir les animaux éventuellement déjà présents dans le foyer, ainsi que de lui présenter sa nouvelle maison et les différents membres de la famille afin qu’il puisse appréhender la nouvelle situation sereinement.

La communication intuitive pour compléter les pré-visites d'achat et d'adoption

Écouter nos animaux concernant ce qu’ils ont à nous dire sur eux-mêmes, leurs attentes et leurs besoins, préparer leur accueil dans notre foyer et tous les changements de la vie quotidienne font partie des nombreuses possibilités offertes par la communication intuitive pour permettre aux animaux et aux humains de vivre en harmonie. Ce mode de communication apporte également une aide précieuse dans de nombreux domaines : comprendre l’origine des problèmes de comportement, apporter un soutien en complément des soins vétérinaires, accompagner la fin de vie et le deuil de notre animal, améliorer nos relations pour atteindre nos objectifs en compétition, révéler le regard que les animaux portent sur nous …

Aujourd’hui, de nombreux scientifiques, de professionnels de la santé animale, d’amateurs et de professionnels des sports équestres et hippiques, d’équithérapeutes, d’animateurs en médiation animale, de maîtres chien des forces de l’ordre… s’accordent à reconnaître les bienfaits de ce mode de communication. Par ailleurs, psychologues pour animaux, vétérinaires et ostéopathes font de plus en plus appel à des interprètes intuitifs pour compléter leurs diagnostics et les soins qu’ils prodiguent.

Je suis personnellement convaincue que cette forme de communication représente une voie d’avenir car elle permet de donner la parole à ceux que l’on n’entend pas, une voix à ceux qui n’en ont pas.

La communication intuitive pour compléter les pré-visites d'achat et d'adoption

Site : https://www.connexion-intuitive.com

Facebook: https://www.facebook.com/connexionintuitivedialogueanimalcorinnedupeyrat

Volée de Piafs – Trisk’ailes, association de préservation de la faune sauvage

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Volée de Piafs - Trisk'ailes - Soigner, sensibiliser, préserver
LOGO VDP - Trisk'ailes (fond transparent)

Participez à l’émergence d’un nouveau centre de soins pour la faune sauvage

Volée de Piafs – Trisk’ailes, association de préservation de la faune sauvage

L’association Volée de Piafs – Trisk’ailes (loi 1901) a pour objectif la préservation de la faune sauvage. Créée en 2007, elle est agréée pour la protection de l’environnement depuis 2014 et également au 1% for the Planet.

Notre équipe mène différentes missions :

  • La sensibilisation du public à la préservation de la biodiversité à travers des événements locaux ou régionaux, des interventions scolaires et parascolaires, et via sa campagne de communication « Le Bon geste »
  • La médiation pour améliorer la cohabitation entre les humains et les animaux sauvages, et la prise en charge de ces derniers (plus de 6000 sollicitations téléphoniques par an)
  • Le soin aux animaux sauvages en détresse (blessés, malades, en perdition…) dans le but de les réhabiliter et les relâcher dans leur milieu naturel
  • La veille sanitaire et la collecte d’information : surveillance épidémiologique et surveillance des menaces pesant sur la faune sauvage
  • La collaboration dans le cadre d’études locales, régionales et nationales impliquant la faune sauvage et sa préservation
Volée de Piafs - Trisk'ailes - Soigner, sensibiliser, préserver

Notre projet : ouvrir un nouveau centre de soins en Bretagne

Après 14 ans de gestion et de financement d’un centre de soins pour la faune sauvage en Morbihan (plus de 27 000 animaux sauvages pris en charge), nous nous lançons dans un nouveau projet. Nous souhaitons créer un centre de soins en centre Bretagne.

Pourquoi un nouveau centre de soins ? Parce que l’érosion de la biodiversité n’est plus à prouver, parce que le pays manque affreusement de structures habilitées, et que les citoyens, de plus en plus concernés par le sort du vivant, le demandent aussi.

En ouvrant un nouveau centre de soins, nous souhaitons répondre aux besoins exponentiels face aux découvertes d’animaux sauvages en détresse, en leur apportant les conditions adéquates, adaptées à l’espèce, en respectant des capacités d’accueil en fonction des espaces, structures et personnels disponibles pour apporter une prise en charge optimum.

L’idée est de surmonter les difficultés trop souvent rencontrées par des centres de soins en France : vieillissement des locaux et insuffisance d’équipements, épuisement des équipes, turn-over des bénévoles, manque cruel de financements, baisse du taux de réussite des soins aux animaux… Nous voulons des locaux permettant à la fois de respecter le bien-être animal et le droit du travail.

Volée de Piafs - Trisk'ailes - Vue aérienne plan du centre de soins
Vue aérienne en 3D du projet

L’association a aussi la volonté de développer la sensibilisation et une médiation de qualité, car cela est essentiel pour éviter les difficultés évoquées précédemment. L’objectif est d’éviter de nombreuses situations pouvant être préjudiciables à l’animal alors que des alternatives existent, et également réduire l’impact de l’humain sur la faune sauvage. Cela permet également de réduire le nombre d’accueil, permettant alors une meilleure prise en charge de ceux pour lesquels il n’y aurait pas d’alternative possible.

La médiation est l’accompagnement du découvreur d’animaux en détresse dans les premiers gestes à avoir avant l’acheminement vers un centre, mais aussi et surtout les alternatives à l’accueil en centre de soin.

Pour exemples, la remise au nid de juvéniles avec surveillance de la venue des parents ; évaluer l’état de l’animal en l’orientant vers des vétérinaires pour lui éviter des souffrances inutiles qui peuvent exister lors d’un transfert alors qu’il n’y a aucune possibilité de soin….

Une campagne de financement participatif pour acheter un terrain et commencer les travaux

Ouvrir un centre de soins nécessite l’engagement d’un soigneur animalier possédant un certificat de capacité. Notre équipe, expérimentée et opérationnelle, compte déjà une soigneuse capacitaire ayant une expérience professionnelle de plus de cinq ans. Il faut également un terrain pour installer le centre de soins. Nous l’avons trouvé en centre Bretagne. Ce qui nous fait défaut désormais, ce sont les fonds. Nous avons besoin de financement pour acquérir le terrain et commencer les travaux d’aménagement des locaux. Nous pourrons alors demander l’autorisation préfectorale pour exercer des soins sur la faune sauvage, dans les nouveaux locaux déclarés au nom de l’association.

Notre collecte de fonds a pour objectif de récolter 200 000 €. Cette somme comprend l’achat du terrain et une part du financement des aménagements nécessaires au bon fonctionnement d’un centre de soins (accueil, infirmerie, animalerie, réserve de nourriture, salle de préparation des rations, pièce de stockage du matériel, etc.).

L’association n’a besoin que d’une chose : un large soutien. Partager la campagne, communiquer, informer à son sujet pour élargir son public et sa communauté, faire un don pour avancer…

Pour participer à l’émergence d’un centre de soins pour la faune sauvage, vous pouvez faire un don sur notre campagne de financement participatif

Volée de Piafs - Trisk'ailes - Annonce Lancement crowdfunding

L’association étant déclarée d’intérêt général, chaque don donne le droit à une réduction fiscale à hauteur de 66 % du montant du don. Un reçu fiscal vous sera automatiquement adressé.

Celles et ceux qui ont rejoint ce projet nécessaire à la faune sauvage

Nous ne sommes pas seuls dans ce projet ! Associations, entreprises, artistes, dont illustratrice et photographe. Ils sont déjà nombreux à soutenir le projet d’ouverture d’un nouveau centre de soins. Pour nous aider, ils ont décidé d’offrir leurs services aux donateurs et donatrices en contrepartie de leur don. Celles-ci sont variées et toutes en rapport avec le cœur de nos préoccupations : la biodiversité. Il y en a pour tous les goûts : dessins, visites et séjours en parc naturel, bons de réduction en épicerie vrac zéro déchet, sorties nature, ateliers créatifs, immersion avec un photographe animalier…

Chaque don, chaque partage comptent ! D’avance, l’équipe de l’association vous remercie pour votre générosité et votre soutien. Rappelons que plus vite la somme sera collectée, plus vite les animaux sauvages en détresse pourront être pris en charge.

Photos et visuels © Volée de Piafs – Trisk’ailes

Contacts Volée de Piafs – Trisk’ailes

Faune sauvage en détresse : 06 08 98 42 36 (lun-ven 10h > 12h30 / 14h > 16h30 | sam-dim 10h > 12h)

L’EMDR animal / Soulager nos animaux des phobies et du stress

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L’EMDR animal

Article de Fabienne LANNES-GILLIBERT, psychothérapeute certifiée ARS, Hypnothérapeute, praticienne et superviseur EMDR Europe, D’anthropologie de la santé, www.fabiennelannes.com

L’EMDR animal / Soulager nos animaux des phobies et du stress - Kenzo
Kenzo

Ce que l’EMDR nous dit, c’est qu’il existe un processus naturel de cicatrisation émotionnelle permettant de soulager les phobies et le stress par le mouvement bilatéral alterné des yeux (Eyes Movements Desenzitisation and Reprocessing).

Ces stimulations bilatérales alternées favorisent l’interconnexion entre les deux hémisphères au niveau du corps calleux, avec un effet cholinergique (augmentation de sécrétion d’acétylcholine, l’hormone de détente). Ainsi, la perception pénible d’un évènement est adoucie et l’émotion douloureuse disparait de façon pérenne.

Les Travaux de recherche scientifique ont montré que ce processus naturel de « cicatrisation émotionnelle » peut aussi être activé par d’autres formes de stimulations telles que les stimulations auditives et les mouvements tactiles.

C’est ce que j’ai choisi d’utiliser pour l’animal.

Résultats époustouflants, Kenzo est devenu indifférent à l’approche du tuyau d’arrosage et tous les bruits lui apparaissent maintenant comme une douce musique…

EMDR animal : des protocoles spécifiques

Compte tenu des résultats obtenus avec Kenzo, je suis allée plus loin dans cette recherche en proposant cette approche aux chevaux et aux chats.

Face à la variabilité entre chaque animal, j’ai adapté et conceptualisé d’autres protocoles en fonction du niveau de sa sensibilité, de son histoire et de l’absence de connaissance du traumatisme d’origine.

De plus, observant combien l’attitude du maitre pouvait agir sur l’animal, j’ai également créé un protocole spécifique dans les cas, plus nombreux qu’on ne le pense, où c’est le maître qui induit cette peur.

Aujourd’hui, l’EMDR animal est efficace pour tous les mammifères

L’EMDR animal / Soulager nos animaux des phobies et du stress

La formation de praticiens en EMDR animal

Comme l’on dit souvent pour les humains « il ne suffit pas de s’asseoir dans sa voiture et de suivre des yeux le mouvement des essuie-glaces pour traiter notre phobie ! »

Il en est de même pour les animaux, il ne suffit pas de les stimuler à droite et à gauche pour soulager leurs peurs, cela risquerait de les traumatiser davantage ! (Sauf dans les cas d’urgence, comme je l’explique dans mon livre.)

Une formation a donc été mise en place depuis 2010 pour permettre aux professionnels et bénévoles du monde animalier d’utiliser cette approche.

Cette formation est dispensée par l’Institut EMANASSO (www.emanasso.com), que j’ai cofondé en 2010.

Un ouvrage avec des outils pour votre animal

L’EMDR animal / Soulager nos animaux des phobies et du stress

L’EMDR animal et la science

En 2013, l’INSERM (institut national de la santé et de la recherche médicale) valide cette technique dans l’apaisement des réactions de peurs (Neuroscience, 2016-05-03, Volume 321, Pages 222-235).   Article 

Le GREA, groupe de recherche en EMDR animal, grea.recherche@gmail.com, révèle qu’un travail en EMDR animal entraîne des améliorations somatiques et végétatives comme une brillance plus intense du poil, des améliorations de la sphère digestive (…). C’est la logique de l’influence du cerveau émotionnel sur le système neurovégétatif.

Il semble que nous n’en soyons qu’au début de la découverte des champs d’application de l’EMDR animal.

Un annuaire des praticiens en EMDR animal

En France, en Belgique, en Suisse, à l’Ile de la Réunion et au Luxembourg, des professionnels EMDR animal répondent à vos besoins.

Annuaire des praticiens formés et certifiés sur site de l’institut EMDR animal : www.emanasso.com.

Références 

Wikipédia

– Ouvrage : « l’EMDR animal, soulageons nos animaux des phobies et du stress », Fabienne LANNES-GILLIBERT, sept. 2019. A commander uniquement sur le site www.emanasso.com

– Article de recherche scientifique, INSERM

interview télévisé sur France 3.

Une journée à Husavik

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Une journée à Husavik
Claude Fee

Parti de Reyjavik tôt le matin, Eliott arrive en début d’après-midi au nord de l’Islande. Tout en lui a envie de chanter avec le vent et la pluie. À croire que la route lui a rendu son enfance. Par la vitre, il a vu des champs de lave pétrifiés offrant toutes sortes de formes et de couleur, des roches brunes usées, de la neige blanche, de la glaise turquoise fumante, des soies orange collées au sol. C’était plus drôle que la plus folle des leçons de géologie ! Ce défilé de paysages a imprimé la conviction que la nature est la plus forte, que c’est elle qui toujours aura la poigne, le cran. La preuve : elle est capable de n’importe quoi. C’est une idée qui suffit à provoquer, chez ce grand garçon romantique, une légère euphorie. Il se sent du côté des éléments vivants du monde et cette terre lui apparaît, à ce moment précis, aussi familière que le goût du sel. Il est son cavalier confiant et, c’est dans cet état, qu’il descend du car. Nous sommes au début de l’été, il doit faire dix degrés. La pluie est fine.

 La petite ville de Husavik tapisse le fond d’une anse. Dans cette mer grise, les baleines viennent se gaver de krill avant de descendre au sud faire leurs bébés. Elles circulent tranquillement. Aujourd’hui on accourt du monde entier pour les voir. Il y a toutes sortes de bateaux pour aller à leur rencontre. Parfois, les embarcations s’approchent un peu trop près. C’est très difficile de respecter la bonne distance. Il faut faire plaisir aux touristes sans nuire à l’animal. Mais Husavik ne vit plus de chasse ! Et ce besoin de les admirer constitue une protection pour l’espèce.

Eliott ira, il est venu pour ça et le travail de serveur qu’il a trouvé pour les mois d’été est une aubaine. Le rendez-vous est déjà prévu, mais il faut attendre deux heures. Pour le moment, il s’approche à grandes enjambées du musée. Il déposera son sac après, l’hôtel est sur le port. L’ancien abattoir en impose. C’est même le plus grand bâtiment de la ville, difficile de ne pas s’en rendre compte. Il n’y a pas de file d’attente et les filles qui tiennent la billetterie lui donnent envie de sourire. À l’intérieur, le béton et la charpente métallique sont impeccables, les chromes brillent et le mobilier industriel est une invitation à la réflexion. Tout est propre avec des explications partout… Pourtant avec les premières respirations, Eliott ressent un écœurement et… il le reconnaît. Dans le tiroir, chez les arrière-grands-parents, la cuillère qui puait l’huile de foie de morue. Ça sent pareil. Quelle surprise, la présence de la baleine arrive comme ça ! Dans une odeur et matière connue qui fait frissonner. Ce relent a dû mettre des décennies à se déposer puis aujourd’hui se respire. En même temps comment s’étonner et puis, après tout dans ce lieu transformé en musée, cette odeur est une résistance ! Elle empêche l’oubli. … Mais quel drôle de compagnon de route ! Il n’y a pas de recul possible. La puanteur freine l’entrain d’Eliott. Le drame est là. Cette bâtisse c’était bien une des premières choses qu’il voulait voir. Il avait même regardé les horaires, il avait couru. C’était comme un soulagement d’être ici maintenant, d’avoir rendez-vous. Même si ce qu’il lit sur les panneaux le dégoûte : pendant des années, elles ont été usinées, réduites, charcutées, pour produire toutes sortes de fournitures : tiges pour les corsets, stéarine pour les bougies, graisse pour les rouges à lèvres… Des raisons bien dérisoires pour désosser les cartilages de créatures somptueuses qui peuvent vivre un ou deux siècles ! Avec un effort, l’odeur fossile devrait devenir supportable, se dit Eliott. Mais il ne sait pas sur quoi déposer son mal-être pour que ça ne se colle pas en lui. Il guette les réactions autour de lui, il ne doit pas être le seul à ne pas souhaiter avoir la mémoire tapissée par cette poisse. Il est désemparé dans la petite salle obscure où passe un documentaire sur le harponnage. On se croirait en guerre, c’était comme ça, il y a soixante ans et ça l’est encore… Il suffoque et va respirer à côté dans une autre salle. Là, il tombe sur des œuvres de Rena Ortega. Elle dessine blanc sur bleu de mer en lumineux avec résonance et infini. C’est un coup de foudre. Cet azur est originel, aucune usure. Les sens d’Elliott sont apaisés et cette paix participe de la rencontre. Il s’assoit, il apprend. Les cétacés sont des mammifères. Leurs ancêtres se promenaient sur les berges il y a environ 55 millions d’années quand la mer était chaude, ils étaient cousins des chameaux, des vaches et des cochons d’aujourd’hui. À présent les baleines ont un corps fuselé. Elles respirent par des évents situés au-dessus de la tête. Une nageoire caudale horizontale les propulse et permet aux scientifiques de les identifier, en capturant l’image de leur face interne avec chaque particularité de formes de colorations, de cicatrices. Eliott adore cette possibilité d’échantillonnage, ce catalogue qui permet de suivre leur évolution et leur histoire individuelle. Il ressort du musée comme un prince heureux. Cette artiste lui fait du bien, tant de bien avec ses dessins bleus de baleines bleues. Elle ancre une consistance, c’est comme s’il avait regardé toute la beauté du monde main dans la main. Maintenant qu’il n’est plus seul, après avoir déposé son sac à l’hôtel, il entre en conversation tout naturellement avec les gens qui attendent le bateau. L’échange est facile, le voyage aussi. L’embarcation tangue au rythme des mouvements de foule enthousiaste.   

Le bateau fut plusieurs fois heureux. Et chaque fois tous les passagers crient leur joie : « Comme elle est belle ! » … « Ah c’est fou ! » Voir la baleine s’élancer ou se laisser deviner déclenche à chaque fois la même élation. C’est un émerveillement partagé. Oui, voir son dos s’arrondir, émerger de l’eau, c’est un rêve qui monte des profondeurs. Quel moment ! Au retour vers le port, au micro le commandant donne des informations chiffrées dont une retient toute l’attention d’Eliott : La chasse est interdite, mais il existe un quota de prélèvement scientifique… qu’est-ce qui se cache dans cet élément de langage ? Voilà bien une question dont il a envie de débattre avec ses camarades et ça tombe bien, tous prévoient d’aller manger. Il propose la brasserie où il commencera son service le lendemain. C’est d’accord. Après une joyeuse bousculade, tout le monde s’assoit et regarde la carte. Sur les dix couverts, trois commandent de la baleine. La serveuse note et repart. Elliot s’affole, comment protester ? En lui ça se bouscule : ils ne cachaient pas leur joie d’avoir vu des baleines, pourquoi ne pas garder cette fierté au restaurant ? Lui se sent grandi par ce qu’il a vu. Les autres seraient tout simplement excités et cela signerait une simple différence de perspective ? Ce serait juste ça la situation ? Il s’étrangle, mais dit :

  • Sérieux vous savez ce que vous avez commandé ?
  • On va essayer, on ne veut pas mourir idiot !

Essayer de discuter avec ses convives ? Leurs mines ne sont même pas querelleuses, ils ne sont pas non plus tendus vers cet évènement… La commande est passée, comme une audience qui serait terminée… Elliot se demande :

Demain au service dans cette Brasserie, comment je vais faire ? Je vais supplier du regard les gens pour qu’ils n’en commandent pas ? Ça ne marchera pas plus demain qu’aujourd’hui…

 La nuit, il en est là, au lit sans dormir. Il ne lui reste que très peu de temps, le jour va venir envahir sa chambre restée blafarde. Comment va-t-il se comporter au restaurant ? Pour l’heure, Il n’a pas de solution et choisit de penser à d’autres combats. Il lui revient celui du vieux Tolstoï. Eliott partage avec lui qu’une révolution ne mène à rien, s’il n’y a pas une profonde transformation des individus et il trace une analogie avec le rapport à la nature. Il croit à la nécessité d’un changement. Il aimerait tellement que les humains s’excitent moins et ne puissent pas, comme aujourd’hui, acheter un billet pour voir les baleines tout en s’offrant un steak pour les goûter. Une colère revient, à mesure qu’il réfléchit. La mort c’est grave. Cette pensée a le mérite de lui rappeler combien il trouve juste d’avoir décidé de ne plus manger d’animaux. Respecter le vivant pour lui ce n’est pas un sacrifice. C’est retrouver l’envie et la force de lutter pour chaque goutte d’eau de l’océan. Ayant approché cette certitude, il s’endort, le cœur posé sur l’azur.  

Claude Fee
https://www.claude-fee.com

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Sauvez Wally, le baleineau gris !

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Sauvez Wally, le baleineau gris !

#Wally est un baleineau gris laissé à l’agonie en Méditerranée. Les baleines grises vivent dans le Pacifique, où, depuis trois ans, une hécatombe inexpliquée est observée : un quart de la population est décimée et la surmortalité s’accélère. Le manque de nourriture est une hypothèse avancée.

Des baleines grises ont déjà été observées par le passé, en Atlantique. Il a été démontré que ces animaux vivaient en Méditerranée avant le Moyen Age.

Concernant Wally, il est probablement âgé de moins d’un an et rien n’empêche qu’il soit né en Atlantique.

Sauvez Wally, le baleineau gris !

Le 6 Mai dernier, un vétérinaire collaborant avec l’ONG franco-espagnole Sibylline océans, spécialiste de cette espèce, s’est vu refuser l’accès à l’animal, par les agents du Parc Marin du Golfe du Lion, alors qu’une équipe de pompiers et de militaires avaient mis une embarcation à sa disposition. En parallèle, les « spécialistes » n’hésitaient pas à stresser le baleineau, affaibli, pour lui prélever un échantillon dans le but d’une analyse génétique.

La dernière fois que le baleineau a été repéré et que sa position a été rendue publique, c’était il y a une semaine, dans les eaux espagnoles, à hauteur des Baléares. Depuis, pour éviter les dérangements, plus aucune information ne filtre. Si Wally s’échoue sur une plage, décision a été prise, par l’aquarium Oceanografic de Valence, de l’euthanasier, faute de matériel d’hospitalisation. Euthanasier un grand cétacé, c’est lui transpercer le cœur avec un trocart pour lui injecter le produit létal. C’est parfaitement ignoble, qui plus est, sur un animal vigile ! Il existe aussi la possibilité de lui placer des explosifs autour de la tête, méthode employée par l’Afrique du Sud.

Trocart
Trocart

L’Espagne et la France se consultent régulièrement au sujet de Wally, un accord unilatéral n’étant pas, diplomatiquement parlant, correct, au vu des divers traités signés sur la Méditerranée. L’ONG Sibylline océans, forte de son expérience à l’étranger et de son réseau, a proposé son appui dans le cadre d’un partenariat franco-espagnol. A ce jour, à l’interrogation sur l’inaction, les seuls arguments avancés sont économiques et écologiques. En résumé, Wally n’a aucun intérêt !

Le matériel d’intervention et d’hospitalisation existe, les compétences vétérinaires également. Seule la volonté politique manque tout comme celle des officiels payés avec nos impôts et qui gèrent le patrimoine national (la faune sauvage en fait partie) comme bon leur semble, dans leur propre intérêt. A l’heure où l’espèce de Wally est en perdition, où le rôle des cétacés dans la lutte contre le réchauffement climatique a été largement démontrée, il est temps que les citoyens fassent entendre leur voix. Pour cette raison, l’ONG Sibylline océans, en partenariat avec Animalium Mag, continue de tenter de se faire écouter. Des personnalités nous rejoignent dans ce combat afin que Wally soit enfin considéré et qu’il bénéficie de toute l’attention requise : Yoann Latouche, chroniqueur sur #Canal+, fondateur d’#YLG, Henri-Jean Servat, Conseiller Municipal et délégué à la Protection Animale à la Mairie de Nice.

Pour rappel, le cas de Wally relève du champ de la médecine vétérinaire. Son état de santé est alarmant et il doit impérativement subir tous les examens médicaux nécessaires à l’évaluation de son état afin de corriger une plus que probable déshydratation (et tout ce qui va avec) et de prévenir l’état de choc. En fonction de l’examen clinique, la réalimentation est envisagée. Les idées lues d’attendre qu’il rejoigne l’Atlantique puis le Pacifique sont utopiques, tout comme celui de le transporter vers ces eaux alors qu’avant toute chose, Wally doit être stabilisé.

Un précédent a eu lieu, il y a presque 25 ans, sur les côtes californiennes où un baleineau gris de moins d’une semaine, déshydraté, en hypoglycémie, dans le coma, a été hospitalisé et relâché 14 mois plus tard dans son milieu naturel.

Les dons récoltés servent à la prise en charge médicale de Wally. Il n’y a pas d’intermédiaire entre notre ONG et les fournisseurs. La plate-forme choisie est fonction du coût des frais, calculés au plus juste. Si l’issue était défavorable, les dons serait réaffectés au projet de l’hôpital pour les animaux marins : HFM.

Aucune autre cagnotte n’a été autorisée par Sibylline océans, seule ONG à lutter pour une prise en charge rationnelle de Wally.

Merci pour Wally

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Au titre de l’article 200 du code des impôts, l’association, d’intérêt général, est autorisée à délivrer des reçus fiscaux. Elle ouvre donc le droit à une déduction d’impôts de 66 % dans la limite de 20 % de votre revenu imposable et dans la limite de 2,25 ‰ du chiffre d’affaires pour les entreprises.
Exemple pour un particulier :
– pour un don de 50 euros, cela vous revient à 17 euros après réduction d’impôts
– pour un don de 100 euros, cela vous revient à 34 euros après réduction d’impôts

Le don minimum est fixé à 3 euros rapport aux cartes bancaires volées.

https://www.lilo.org/sibylline-oceans

Article publié dans https://donorbox.org/sauvez-wally-le-baleineau-gris-salvad-a-wally-el-ballenato-gris-save-wally-the-gray-whale-calf

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