Accueil Blog

Et quoi ?

0
Et quoi ? - Claude Fée

Il était une fois un brave homme qui, se faisant un peu vieux, c’était dit, écoutant son cœur, qu’il était temps de penser à lui et que la compagnie d’une basse-cour lui ferait le plus grand bien. Depuis longtemps, ils étaient attirés par les gros oiseaux avec leurs démarches chaloupées et leurs bavardages excessifs. Alors pour eux et aussi pour lui… Il se mit à délimiter un vaste enclos dans son jardin. Quand il fut d’avis que ce territoire était suffisamment grand, il s’en alla chercher coq et poules au marché et les libéra fièrement. Lorsqu’il avait été vraiment certain que les animaux se plaisaient sur ce beau terrain ombragé, à flanc de colline, Il avait agacé sa femme en lui répétant :

  • Regarde les courir, vivre et picorer ! ça fait plaisir non !
  • Plaisir de quoi ! répétait-elle en haussant les épaules.

Puis, il était allé encore chercher une canne et sa couvée de canetons, une oie avec ses petits oisons et une troupe de jeunes pintades aux regards affolés. Cette cohorte de petits êtres absorba toute son attention. Il fallait de la paille, de la chaleur, de la fraîcheur, de l’eau claire, les meilleurs grains…des feuilles de salade… Marius agaçait toujours sa femme en lui répétant :

– Regarde les courir, vivre et picorer ça fait plaisir non !

– Plaisir de quoi ! Répétait-elle en haussant les épaules.

– Les approcher m’aide à faire silence en moi et à me faire confiance…C’est surprenant !

– Pfft ! Tu te distingues de tes poulets quand même ?

– Dans une lecture de moi dans le monde ?

– Arrête toi je t’en prie !

Lui s’émerveille des dandinements, des courses. Il aime l’indiscipline de ses oiseaux. Mais il admire aussi la manière dont ils rangent si délicatement et si promptement, leurs ailes. Ainsi se trouve démultiplié le plaisir de sa propre vie. Il sent la force d’une coïncidence heureuse entre son état de vieil humain et son pouvoir de donner de la joie aux animaux, et cela d’une façon si ordinaire !  Ensemble, comme lui, ces créatures existent, s’occupent, profitent du soleil, du vent…

Et quoi ? - Claude Fée

Le temps passe. Le ciel apporte de nouvelles lumières et chaque jour, dans son jardin, Marius lance un regard sur le monde qui lui revient avec délice. Mais Simone, sa femme, qu’il aime tendrement depuis longtemps, commence à lui parler de rentabilité.

– Renta quoi ?

– Rentabilité ! Les grains ça coûte, ton grillage aussi il a coûté … Pourquoi tu ne me réponds pas ? Sais-tu seulement que certaines de tes poules sont déjà bonne à manger ! Alors la casserole, c’est pour aujourd’hui ou pour demain ? Et l’engraissement forcé des oies et des canards ? Je voudrais bien le commencer !  Sans foie gras pour le réveillon, de quoi j’aurais l’air ?

  • Encore ton besoin de foie gras ! C‘est terminé ça !  Tu ne vas pas recommencer ! Tu n’y penses pas !  Jamais ! ma chérie plus jamais ça … Lui disait-il chaque jour comme pour s’excuser au moment de quitter la maison pour aller rejoindre ses amis.

A quelques temps de là, vers la fin d’une matinée, en se rendant dans sa basse-cour, notre vieil homme ne vit pas Clarisse, une bonne petite oie. Une douce qui s’accroupissait dès qu’une ombre s’approchait d’elle. Il se mit à sa recherche. Inquiet, il se dit que sa femme était bien capable  de venir discrètement attraper la belle et peut-être même de lui enfourner son entonnoir dans le gosier pour l’obliger à manger jusqu’à tomber malade. Il connaissait hélas le foie gras qui représente tant de peurs et de douleurs. En cherchant partout, il s’aperçut bientôt qu’il était suivi par une ombre, en se retournant il vit une grande bête blanche. C’était la mère-oie qui s’approchait ouvrant les ailes, le cou exagérément tendu vers lui. Elle siffla :

  •  Marius : Va chercher la clef de la cave.
  • Mais vrai l’oie ? voilà que tu parles ?
  • Oui ! Rien de sensationnel à ça … Tu me comprends, rien de plus.  Va donc chercher la clef et reviens !

Marius s’exécuta et revint bien vite. Il était heureux de cette parole ! Il se dit : Quel accord ça va nous donner !  Elle me dira ce qui lui est nécessaire à elle, et aux autres et j’apprendrais d’eux, j’apprendrais !

 Tous les deux s’accordèrent déjà dans la recherche de Clarisse. Rapidement, ils la retrouvèrent terrifiée et sans force, retenue dans une cage derrière un tonneau de la remise. L’oie siffla doucement pendant que Marius portait la petite très délicatement. Dès qu’il put la poser sur l’herbe de l’enclos, elle retrouva sa liberté mais sans pouvoir tout à fait marcher.  Elle avait l’air de souffrir. Avait-elle eu seulement peur ?

  • L’oie …Qu’est-ce que je vais dire à ma femme ? dit Marius.
  • Tu lui diras ……Tu lui diras…
  • Je lui dirai, je lui dirai … ?
  • Oh tu ne lui diras rien du tout ! Parfois à quoi bon parler …La solution il faut la trouver en soi ! Vous les humains vous compter toujours sur les autres ! Moi ce qui m’inquiète c’est de savoir si ma Clarisse n’a pas l’œsophage fissuré.
  •  Oh !
  • Faut ouvrir les yeux Marius ! Un entonnoir à ton avis, ça fait quoi dans une gorge ?
  • Tais-toi c’est horrible, je vais empêcher ça, mais c’est bien embarrassant ! Qu’est-ce que je vais dire pour ne pas fâcher ma Simone ?
  • Embarrassant d’empêcher ça ?
  •  J’aime ma femme, j’aime ma basse-cour et ma femme veut maltraiter et tuer ma basse-cour, qu’est-ce que je peux faire ? 
  • Ah oui les humains vous voulez toujours que les contradictions s’aplatissent, disparaissent ! C’est d’ailleurs ça qui vous pousse à mentir ! Et vos solutions on les connaît c’est toujours d’exploiter les autres ! Les animaux en premiers.

Marius ne sut que répondre.

Ce soir-là, la lune était superbe mais au lieu de tranquillement la contempler, l’oie et Marius devaient   réfléchir. C’est l’oie blanche qui les sortit tous deux du silence en déclarant doctement :

  • « Dans la vie, c’est toujours la même chose. »
  • Ah bon … c’est toujours la même chose, qu’est-ce que tu veux dire ?
  •   Il faut gagner du temps sur la mort !
  • Comment on gagne du temps ? répétait anxieux Marius.
  •  Gagner du temps… dit l’animal en allongeant son joli cou. Pour ne pas passer à la casserole ?   Il faut se rendre indispensable, indispensable ! Si tu vois ce que je veux dire !   Au moins jusqu’au lendemain !  
  • AH bon !
  •  Shéhérazade, les mille et une nuit, Tu connais ?
  • Non
  • Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre Marius ! Shéhérazade ça veut dire quoi, ça veut dire que chaque soir, il faudra que tout le monde fasse l’intéressant ou l’intéressante pour survivre …Survivre !
  • Ça veut dire quoi ? en somme ?
  • Intéressant, faire l’intéressant, ça veut dire faire son cinéma, faire du spectaculaire, un spectacle, tiens oui un spectacle !
  • Si c’est ça …l’oie bonne idée…Demain des clous, des planches, je construis une estrade !  

Le lendemain, dès l’aube, Marius commença les travaux de ce qui devint un théâtre champêtre. Et puis, il y eut au sein de la basse-cour toutes sortes de discussion pour se mettre d’accord, et toutes sortes de tractations pour mettre au point, des numéros de spectacle auquel serait conviés tous les voisins herbivores ou pas. En quelques jours, on se mit d’accord pour quatre temps forts très courageux :

En préambule 

La petite danse timide des pintades : Marius disposait sur scène un premier carton duquel elles sortaient courageusement pour se rendre dans un second où elles se cachaient.  Un coquelet qui avait réglé ce jeu minutieux avait demandé qu’une pancarte apparaisse en même temps demandant aux spectateurs qui le pouvaient, de fermer les yeux afin de ne pas effrayer les pintades davantage. On craignait une crise cardiaque, tant l’affolement leur venait très vite dès qu’on les regardait.

Le second moment était un mime : il s’agissait pour les poules de montrer sans caqueter, combien il leur était difficile de veiller pour ce spectacle alors qu’elles tombaient de sommeil. Ce happening fut du plus grand effet. Les plus hardis des spectateurs y repérant dans le fait d’aller au-delà de l’instinct de dormir à la tombée du jour, une avancée … « avançante » !

 Au troisième numéro, tous les canards se promenaient par deux ou trois en remuant la queue et, voulant montrer qu’il avait aussi des lettres, Marius demandait à tous de tendre l’oreille afin de constater que les canards parlaient anglais. Yes ils disaient : Tank you very much mister Trenet à chacun de leurs passages…  Les voisins se déridaient, les oiseaux aussi. C’est toujours plaisant de chanter dans la clarté lunaire d’un jardin extraordinaire !

Pour le final, c’était le tour des jeunes oies et des petits jars qui proposaient un ballet où chacun tournoyait puis quittait une ronde en ondulant ses ailes moelleuses et confortables. Pendant la mise en scène de ces salutations distinguées, cérémonieusement Marius clamait leur nom :

Rébecca, Gladys, César, Palamède, Pulchérie …

Ce spectacle était une réussite et c’est vrai, personne n’aurait souhaité qu’il s’arrête. Le voisinage s’y rencontrait, on discutait. C’était plaisant.  C’était mondain. C’était charmant. D’ailleurs la femme de Marius avait l’air d’apprécier. Les oiseaux aussi, ils sentaient un regard respectueux se poser sur eux. On reconnaissait leurs prouesses mais au-delà de cette admiration on les laissait vivre… Tout aurait été parfait, si un soir au moment de la toute dernière partie quand gracieusement le nom de Pulchérie fut prononcé, à ce moment, un spectateur ne s’était pas exclamé, en se frappant la cuisse :

« Quand on mange le foie, on n’a pas besoin de connaître l’oie ! … » C’est vrai on s’en moque de leurs noms on est là pour passer un moment, pour consommer !

  • C’est dit !  C’est dit s’étouffa la femme de Marius en battant des mains….
  • Mais malheureuse !  Dit son mari dépité, entends-tu ce que tu applaudis ?

Le spectacle se termina dans une grande confusion, certains riaient, quelques- uns avaient peur, d’autres encore pleuraient. Pour Marius, ce fut au point qu’une fois couché il ne parvenait pas à dormir, ni encore moins à s’approcher de son épouse. Il ne pouvait pas s’empêchait de penser à l’homme qui avait parlé si brutalement et qui avait fait rire sa Simone. Ce voisin avait ce qu’il nommait une production, c’est-à-dire un élevage   dont on ne voyait que le bâtiment en tôle et un immense entonnoir sur le côté. Ce gars ne parlait jamais des animaux, mais de clients oui ça d’argent aussi beaucoup, il en parlait et aussi d’emprunt et d’emmerdements et d’assurance et de technique de gavage…

Cette soirée avait un goût de scandale. Alors comme ça les animaux n’auraient pas le droit à une individualité ? Ils seraient une foule anonyme au service de l’appétit des humains, non mais sans blague !

 Marius sortit de son lit et s’en alla trouver l’oie et tous deux se mirent une fois de plus à réfléchir devant la lune, toujours à cette unique question qui concerne d’ailleurs tous les êtres vivants : comment gagner du temps sur la mort ?  L’oie fit remarquer   que le mieux n’était pas de chercher une idée qui règlerait l’ensemble de ce problème.

–  Non ça, on n’y arrive jamais, Marius ! Répétait-elle.

Elle proposa plus humblement l’idée de distribuer des friandises au moment du spectacle afin de l’agrémenter encore et toujours, en somme toujours seulement gagner un peu de temps, un peu de temps sur la mort avec du divertissement ….

Aussitôt dit, aussitôt fait, dès le lendemain Marius avec son éternelle optimisme, cuisina des fruits secs, fabriqua des pâtes de fruits. Les animaux eux discutaient et ils se mirent d’accord pour reprendre le spectacle et le spectacle fut sauvé. Au bout de quelques jours, les voisins étaient revenus. On fit la paix.  Les oiseaux faisaient de leur mieux. Même si l’anxiété les avaient rendus bavard, surtout les poules, ce qui forcément nuisait à leur spectacle de mimes. Mais avec les répétitions…il y eut de la bonne humeur, ce n’était quand même pas mal, et puis   il y eut pour tromper l’ennui que les humains ressentent si facilement, les friandises de Marius, des friandises et encore des friandises. Un soir, un des spectateurs cria :  

  • Stop je suis gavé !
  • Et quoi ?  Reprit L’oie qui tout à coup perdit patience et quoi ?   Vous vous plaignez ?  Qui a parlé de gaver ?  C’est vous qui gavez notre foie ? et quoi et quoi, vous nous tuez à la fois !
  • Tu n’as rien compris, je parle des friandises, On en a marre d’être gavé !

Alors l’oie étendit ses ailes poussa des hurlements de colère. Ce fut comme un appel. On entendit comme une pluie. C’étaient les coups portés sur la tôle du hangar du producteur, c’étaient ses animaux étouffés par la bouillie qu’on les force à avaler à l’entonnoir… Ils n’ont plus de cris justement, ils avaient entendu la colère de l’oie et avec leur faible moyen ils participaient. Leur détresse était audible. Ces coups qu’ils donnaient avec leurs pattes sans forces sur la tôle, ce n’était pas la première fois, mais là, ils résonnaient. Leur détresse s’entendait. Leur foie malade qui les faisait souffrir et qui formait une plaie à fleur de peau pour certains…Il en était enfin question ! On n’allait pas attendre le réveillon !

Mais assez ! criaient les spectateurs !   Au là !  Ces animaux sont bien difficiles, Simone ! on vient chez vous pour se retrouver tranquillement entre amis et voilà que c’est une réunion politique ! Mais foi d’humain, ça ne peut pas se passer comme ça !

  • Mais ce n’est rien tout ça siffla l’oie ! Et il y eut comme un concert :
  • Allez dans le hangar,
  • Voir voir les entonnoirs !
  • Ah que c’est effrayant cette peur et ce désespoir
  • Ah tant de désespoir dans le hangar !  
  • Ah que c’est embêtant de voir à quoi sert un entonnoir !
  • Oyez ! oyez !  Les oies sont effrayées
  • Oyez ! oyez leurs foies sont abîmés

– Ce n’est pas pareil ! Ce n’est pas pareil ! Arrêtez les oiseaux !

– Pas pareil que quoi ?

– De quel droit parlez-vous d’ailleurs vous n’êtes qu’une oie !

– Et vous : Parler ça vous distingue ? ça vous donne un droit absolu ? Vous n’êtes plus un animal ?

Bruit de confusion

Depuis ce jour mémorable, que c’est- il passé ?

(Le producteur d’à côté, a mis du lierre sur son hangar. Il a fait écrire en lettres stylisées : production familiale et traditionnelle…et fait venir un jardinier qui a dessiné des parterres de fleurs. Mais franchement rien n’y fait. Il y a une colère qui bouillonne dans son paysage où ce qu’il fait est caché.)

Dans la basse-cour, Marius s’est aménagé sa propre cabane. Lorsqu’il retourne dans la maison, c’est pour essayer d’encourager son épouse qu’il aime toujours.  Il voudrait l’aider à ne pas manquer son existence.  Lui n’a jamais été aussi conscient de la vie véritable que depuis qu’il la défend pour tous !  Il aimerait qu’elle découvre ce plaisir aussi. Il rêve qu’un jour ensemble ils trouveront le moyen de secourir tous les pauvres oiseaux qui se font gavées et torturés. Il y réfléchit et ça oui, ce n’est pas la puissance qui lui manque !  Dame, il a déjà donné la parole à une oie !

Et quoi ?

Claude Fée

Et quoi ?

(Version Intégrale)

Enregistrement : Audiocite.net
Publication : 2021-12-02

Lu par Claude Fee
Livre audio de 18min
Fichier mp3 de 14 Mo

Message de l’Écureuil aux humains

0
Écureuil

Voici le message de l’écureuil aux humains :

« Bouge, vole, fais vibrer la mélodie de ton être dans sa plus grande justesse. Ne crains pas de dévier ou de tomber, car dans ce mouvement nécessaire à la vie, ton axe, tel un arbre puissant, saura te soutenir et te maintenir en équilibre quoi qu’il advienne.« 

Message de l’écureuil aux humains

[Comme Avant] Les Coffrets Cadeaux ?

0
COFFRET MAISON

Comme Avant est très heureux de vous présenter ses nouveautés : 

NOUVEAUTÉ ✨LE COFFRET COSMÉTIQUE

COMME AVANT COFFRET COSMÉTIQUE

 ✨LE COFFRET COSMÉTIQUE ✨

Offrez des cosmétiques solides dans une jolie trousse de toilette en coton. Retrouvez à l’intérieur 5 produits essentiels dans leur format unitaire :

  • Un savon à l’huile d’olive
  • Un shampoing à l’huile d’argan et au rhassoul
  • Une crème au beurre de karité
  • Un déodorant au beurre de cacao
  • Un dentifrice au siwak

? Offre de Noël : 39,90€ au lieu de 54,50€ ?
Expédition à partir du 08/11

NOUVEAUTÉ ✨LE COFFRET MAISON

? LE COFFRET MAISON ?

Découvrez le nouveau coffret maison de Comme Avant, parfait pour entretenir votre maison.

Dans ce coffret, l’entreprise atypique vous propose 7 produits emballés dans un pochon en coton. Vous retrouverez 2 nouveautés : le savon vaisselle à l’huile de coco et une éponge lavable en loofah.

Dans ce coffret, vous trouverez : 

  • 100g de copeaux de savon à l’huile d’olive
  • Un savon à l’huile d’olive
  • Un savon vaisselle à l’huile de coco – NOUVEAUTÉ 
  • Une éponge lavable en loofah – NOUVEAUTÉ
  • 200g de lessive au bicarbonate
  • 200g de poudre lave-vaisselle au sel de Camargue
  • Un essuie tout lavable en coton

? Offre de Noël : 29,90€ au lieu de 38,90€ ?
Expédition à partir du 08/11

NOUVEAUTÉ ✨LE COFFRET MINI TRIO

? LES MINIS PRODUITS ?

Offrez ce coffret avec 3 produits solides préférés en version mini pour voyager zéro déchet et ✈️ adapté aux voyages en avion. Une boite en kraft recyclable contenant : 

  • Un savon à l’huile d’olive – 15g
  • Un shampoing à l’argan et au rhassoul – 12g
  • Une crème au beurre de karité – 10g

NOUVEAUTÉ ✨LE SWEAT EN COTON BIO

UN SWEAT INTEMPOREL

?UN SWEAT INTEMPOREL ?

Ce sweat en coton biologique certifié GOTS deviendra un indispensable de votre garde-robe. 

Aussi confortable que douillet, il sera agréable à porter pour un style décontracté et tendance à la fois. Avec sa coupe universelle et légèrement oversize resserré à la taille, il s’adapte à toutes les morphologies.

⬇️ Pour en savoir plus, découvrez-le sur le site internet de Comme Avant ⬇️

NOUVEAUTÉ ✨LA GOURDE EN VERRE

LA JOLIE GOURDE

? LA JOLIE GOURDE ?

⛰ Cette gourde est fabriquée en Italie à partir de matériaux recyclés. Réelle alternative aux bouteilles en plastique, son empreinte carbone est compensée au bout de seulement 2 mois.

⬇️ Pour en savoir plus, découvrez-la sur notre le internet ⬇️

Les Vins d’Anne-Sophie !

0
Gamme Vins Noël

J’ai le plaisir de vous faire parvenir la gamme des Vins de Fêtes concoctée par mes soins pour faire pétiller vos palais en cette fin d’année. Des Crus ! Du Champagne ! Des nouveautés ! Des petits prix ! Des coffrets cadeau !

Attention toutefois ; les commandes doivent m’être parvenues pour le Dimanche 12 Décembre dernier carat.

Si vous ne souhaitez plus recevoir ma NL (environ 1/mois), merci de me le faire savoir. Vos adresses mail ne sont pas communiquées à d’autres sources.

Qui-suis je

Anne-Sophie LEROY

Pour ceux qui ne me connaissent pas encore … je suis Anne-Sophie LEROY.

Sommelière & Caviste diplômée de l’Université du Vin de Suze-la-Rousse en Drôme Provençale depuis 2013. Je suis Indépendante ce qui me permet de travailler librement dans différents secteurs.

En bref, formatrice ou encore juré de concours, j’ai également animé des événements autour du Champagne, réalisé des soirées à domicile. Je travaille pour un Caviste de la région avec qui je sélectionne la gamme. Pour compléter mon cursus, aujourd’hui je propose ma sélection et ouvre la vente aux particuliers. Tous les Vins sont goûtés et approuvés par mes soins ainsi que par mon indéfectible collaboratrice Mila. Ma sélection est essentiellement basée sur des Vins issus de l’Agriculture Biologique et Biodynamique (ou en conversion) mais aussi sur le travail engagé de vignerons rencontrés au cours de mes virées vinicoles.

Vous en savez un peu plus, et pour en savoir encore plus, je vous invite à goûter mes Vins car ceux-ci reflètent ma personnalité et mon attachement à ce nectar qui nous relie si bien à la Terre.

Rouges

VAL DE LOIRE

Vin rouge

CHINON Domaine Clothilde PAIN « La Petite Robe Rouge » 2020 … 10€

Ce Vin 100% Cabernet Franc destiné à des soirées conviviales entre copains saura égayer vos papilles. Vous apprécierez les notes terreuses et racinaires de ce cépage dont les parcelles situées en bord de Vienne vous donneront le meilleur d’elle-mêmes pour vous offrir un jus croquant à souhait. Une appellation à découvrir !

Honorine PAIN « #ONO Cabernet Franc » 2019 … 9€ Conversion BIO

Dans la lignée de la famille PAIN voici Honorine, la sœur de Clothilde et ses Vins qu’elle qualifie de modernes. Le Cabernet Franc simple, efficace et fougueux.

IGP ISERE

Les Rutissons « La Bête » 2020 … 14€

Le Vin aux 9 cépages oubliés et remis au goût du jour, l’expression même du terroir.

Notes méridionales et léger en alcool.

VALLÉE DU RHÔNE

CROZES-HERMITAGE Dom. Reynaud « Georges » 2019 BIODYNAMIE21€

Un nez riche qui évoque la confiture de mûres en prémisse d’une bouche salivante, fraîche, juteuse, équilibrée. Une pointe de graphite pour la finesse. A garder ou à boire de suite, carafé pour le sublimer.

LIRAC Dom. la Mordorée « La Dame Rousse » 2018 BIO18€

Le Cru le plus méridional de la Vallée du Rhône avec son voisin Tavel où la Syrah et le Grenache (50/50 sur cette cuvée) se disputent un superbe terroir de galets roulés. Le Vin est envoûtant et nous emmène tout droit respirer la garrigue dorée par le soleil.

On y retrouve une belle structure délicate et quelques notes poivrées. Le Millésime 2018 est prêt à boire et peut aussi s’attendre jusqu’à 5 ans.

VACQUEYRAS Clos de Caveau « Fruit sauvage » 2019 BIO 17.50€

Vin de caractère, profond et solaire empreint de minéralité. Structure et finesse sur une trame de fruits noirs compotés et épices. Pour les plus patients, potentiel de garde 5 ans minimum ! A carafer.

CÔTES DU RHÔNE Abbé Dîne 2018 … 15€

Harmonieux, rond et croquant. Des tanins de velours et un soyeux remarquable. Un Vin irrésistible prêt à boire de l’apéro au dessert !

CÔTES DU RHÔNE Dom. Gramenon «Poignée de raisins» 2020 BIODYNAMIE15€

Fruits compotés, réglisse et épices douces ; une belle expression du Grenache (100%) qui nous offre ici un Vin gourmand aux tanins souples.

CÔTES DU RHÔNE Domaine Gramenon « La Belle sortie » 2020 BIODYNAMIE15€

Cette cuvée nous apporte ici une belle densité grâce à l’assemblage de 2 cépages Rhodaniens, Grenache et Syrah. La bouche est généreuse et mise en valeur grâce à ses notes de violette, poivre et fraise des bois.

CÔTES DU RHÔNE Dom. la Mordorée « Dame Rousse » 2020 BIODYNAMIE13€

Un joli nom d’oiseau pour un Vin profond et solaire d’une remarquable densité. Les tanins soyeux et aboutis mettent à l’honneur les jeunes vignes du Domaine. Excellent rapport qualité/prix !

LANGUEDOC

TERRASSES DU LARZAC Clos du Serres « Palas » 2016 BIO19€

Texture fraîche et veloutée pour ce Vin complexe et enrobant sur le superbe terroir des Terrasses du Larzac. Le Millésime 2016 est prêt à la dégustation mais peut encore s’attendre quelques années.

ROUSSILLON

CÔTES DU ROUSSILLON VILLAGES Piquemal « Terres Grillées » 2018 … 13€

Bouche fondante et tendre marquée par des notes de cacao, beaucoup de gourmandise et de fruits sur cette jolie cuvée.

PROVENCE

Portrait ! Le seul chai urbain de Marseille situé dans une petite rue du Panier, remarquable travail pointu et exigeant de Fabienne qui nous propose ici des microcuvées parcellaires (1 parcelle = 1 cuvée) sur une majorité de vieilles vignes. Les Vins de Fabienne sont présents sur des tables étoilées du guide Michelin et les étiquettes sobres ou hautes en couleurs sont créées par elle-même ! Des Vins généreux et envoûtants à l’image de la ville. Coup de Cœur

Quantité limitée (petite production de 6000 bouteilles/an).

Star - Succes - étoile

Victime de son succès ! Disponible sur commande (PORT INCLUS)

Microcosmos « Archipel des Grenadines » 2017 … 17€

100% Grenache. Structuré mais sans excès aux notes de roses et pivoines.

Microcosmos « Cyrus » 2016 … 17€

Cinsault très majoritaire donnant un Vin chaleureux aux tanins souples.

Microcosmos « Expédition Botanique » 2019 … 18.50€

100% Mourvèdre. Structuré et épicé sur des notes poivrées.

BORDEAUX

BORDEAUX Château Tire-Pé « Tire’ Vin Vite » 2018 BIO10€

La bouche est légèrement acidulée et minérale voire même fumée sur ce Vin 100% Merlot. Agréablement structuré mais sans excès.

Blancs

Vin blanc

VAL DE LOIRE

MENETOU-SALON Remoortere 2018 BIO … 19€

Un nez minéral et oranges sanguines. Vin vif et salivant, finale sur de beaux amers, entre complexité et tension. La bouche est longue et délicate sur ce superbe Sauvignon. Perle rare !

VIN DE FRANCE Domaine Le Fay d’Homme « Je t’aime mais j’ai soif » BIO11€

Encore un nom de cuvée qui en dit long ! Et le Melon de Bourgogne vous connaissez ??

Cépage de la région du Muscadet qui produit comme ici un Vin tonique et acidulé aux accents de pommes Granny smith. A marier d’urgence avec les huîtres !

SAVOIE

ABYMES Domaine de l’Épervière « Classic » … 10€

Tension et zestes citronnés sur ce Vin des « Abymes » empreint de minéralité où les vignes évoluent sur les éboulis du Mont Granier.

APREMONT Domaine de l’Épervière « Les Jumelles » … 10€

Les plus belles parcelles du Domaine vieilles de 70 ans sont à l’honneur pour cet

Apremont où la Jacquère nous révèle ici un Vin tonique et salivant sublimé par une pointe réglissée.

SUD-OUEST

BERGERAC Château Barouillet « Bergecrac » 2019 BIO11€

Rondeur et arômes de nougat, poire et muguet aux notes doucement iodées. Vin friand et généreux à la bouche ample.

VALLÉE DU RHÔNE

CÔTES DU RHÔNE Domaine Gramenon « Pantomine » 2020 BIODYNAMIE15€

Vin ample, tonique et gras très légèrement perlant au nez de pomme verte et d’amande fraîche.

ROUSSILLON

CÔTES DU ROUSSILLON VILLAGES Piquemal « Terres Grillées » 2018 … 13€

Blanc charnu qu’il faudra marier avec un met délicat tel un risotto d’asperges pour sublimer ses beaux amers. Une découverte surprenante.

IGP CÔTES CATALANES Piquemal « Clarisse » 2018 … 8€

Nez gourmand de pêches, abricots et fruits d’été ; léger, frais et estival. Encore un qui vous fera aimer (encore plus !) l’apéro.

Rosés

Vin rosé

PROVENCE

COTEAUX VAROIS La Rose des Vents 2020 BIO9,50€

Ce Rosé provençal à la robe pâle accompagnera vos salades et grillades estivales, son caractère est affirmé et sublimé par des notes de pamplemousse. Délicate amertume en fin de bouche.

→ Actuellement indisponible → De retour Printemps 2022

PAYS D’OC

Moment de Plaisir … 5.90€

Le Rosé de copains floral, pep’s et généreux made in Pays d’Oc !

Champagne

Champagne

MATHELIN Réserve Brut … 20€

60% Pinot Meunier 20% Pinot Noir 20% Chardonnay.

Assemblage des 3 cépages Champenois pour une bulle de fête à petit prix.

Où comment se faire plaisir à pas cher …

Comte de Bergon Robert VIC 2020 Rosé 5.50€

Comte de Bergon Robert VIC 2020 Rouge 5.50€

IGP Pays d’Oc

Domaine Les Peyrières Anaïs 2019 Rouge BIO 5.90€

Domaine Les Peyrières Anaïs 2020 Blanc BIO 5.90€

IGP Cévennes

ATTENTION !

DATE LIMITE POUR VOS COMMANDES

DIMANCHE 12 DÉCEMBRE MAXIMUM !

LES + de votre Caviste livraison possible et offerte à partir de 50€ sur le secteur Aix-les-Bains / Grenoble.

Coffrets cadeau 2 & 3 bouteilles au design sobre et élégant 1€ seulement.

La gamme étant soumise à la disponibilité, certaines références peuvent venir à manquer, merci de votre compréhension.

Enlèvement gratuit sur RdV à Chapareillan et sur le marché de Crolles le dimanche matin.

Tarifs unitaires TTC Bouteilles 75 cl.

Panachage possible sur un même carton.

Règlement Espèces, CB, Chèque.

Merci de votre confiance ; au plaisir de déguster avec vous.

Infos & Commandes

Gamme Vins Noël

Madame, votre capuche respire

0
Madame, votre capuche respirer

Dans sa jeunesse, Palamède, notre homme avait fait plusieurs fois le tour de la terre et tant de choses.

Il avait été palefrenier dans des écuries généreuses , avait vécu en prince dans des forêts touffues. Il avait ensuite traversé les steppes de Mongolie dont il s’éloigna plus tard pour devenir jardinier au bord du pacifique, et plus tard encore… baladin.
Au moment de cette histoire, il venait de sortir d’un sous-bois pour être simple passager, dans un bus, à Paris.

C’est lui qui a donné l’alerte. Il l’a fait sans hésiter, sans se troubler. C’était l’heure de pointe. Il s’est penché pour demander poliment et avec beaucoup d’aisance à une mère de famille si elle acceptait de lui prêter son téléphone. Alors à un mystérieux interlocuteur, il a détaillé les coordonnées du bus d’un ton clair presqu’autoritaire comme un marin qui sait lire les cartes et les étoiles . A l’intérieur, c’était la cohue habituelle d’un jour d’hiver sur la ligne S. Au coin de la cour de Rome, à l’arrêt St Lazare, les drôles de sauveteurs qu’ils venaient d’appeler sont sortis en courant d’une ambulance, se sont mêlés à la foule emmitouflée, et ils ont réussi à monter dans le bus puis ont cherché à se diriger vers le fond.

Forcément le bruit de la sirène a surpris les passagers. Chacun se demande ce qui arrive, (chacun scrute les autres passagers, tandis que) les ambulanciers en uniformes violet et blanc, eux, se faufilent. Ils s’excusent de déranger et s’approcher d’un groupe de personnes . .

Sur la dernière plateforme, ils interpellent aimablement une femme … mais elle tourne la tête ce qui rend difficile leurs efforts pour se faire entendre :

  • Madame, votre capuche ….Madame …
  • Les oreilles de votre capuche sont si près des vôtres !
  • Madame elle respire , votre capuche respire, vous l’avez derrière votre tête mais faîtes attention…
  • Madame, Votre capuche respire, vous entendez ? répète encore l’un des gaillards !

La jeune femme n’a pas vraiment le temps de réaliser ce qu’on lui dit qu’un autre l’entoure joliment et l’embarque par l’épaule en ajoutant :

  • Venez vite on peut encore se rendre compte de quelque chose, pardon, pardon merci encore de laisser passer madame…répète un autre en s’excusant auprès des passagers. Chauffeur stop ! MERCI !
  • (Ne craignez rien ! Lance le dernier de ces mousquetaires en guidant la malheureuse vers la sortie.)

Une fois descendue du bus, la jeune femme s’étonne, elle est comme en sueur et dignement la voilà qui se justifie :

  • Mais lâchez moi ! Vous me faîtes peur.
  • Justement madame, ensemble nous allons… !
  • Mais permettez je vais au travail et tout va bien pour moi … mais qu’est-ce qui vous prend ! Vous me déshabillez !
  • Oh non on s’arrête la. Voilà on a allongé votre manteau sur la civière, on va pouvoir lui donner les premiers soins et l’emmener. Vous-même, vous pouvez reprendre le bus , c’est tout à fait possible. Nous n’avons plus besoin de vous sauf si dans vos placard vous pensez qu’il ‘ y a… enfin vous nous comprenez dans ce cas n’hésitez pas , voici la carte de visite de nos services…vous entendiez, nous serions mal si le souffle… excusez-nous madame ! On va faire tout ce qui est en notre pouvoir et croyez-nous, on en a très peu !
  • Et pour le défraiement ?
  • Tout est indiqué sur la carte , l’argent n’est pas un problème, mais nous devons nous dépêcher ! Excusez- nous encore madame ! Au revoir. Attendez , excusez-nous encore, mais tout de même une dernière question : vous n’avez pas de col , de col en fourrure, vous savez quand la petite marte ou le renardeau est entier et que de ses pattes et sa tête…
  • pendent devant ?
  • C’est ça, vous en avez ?
  • Devant non
  • Heureusement pour vous !
  • Ah ? Comment ça heureusement ?
  • Disons que vous l’avez peut-être échappée belle voilà tout…disons que la honte, ça fait souffrir, vous le saviez ? Au revoir Madame.

Enfin l’ambulance démarre avec sa mélodie stridente. Notre homme est à l’intérieur. Il avait quitté le bus pour se joindre aux sauveteurs. Ils sont maintenant en train de prendre les paramètres biologiques…il se penche lui aussi au- dessus du manteau allongé et murmure :

  • Qu’est ce que ça donne ?
  • Si on se fit aux strictes données qui s’affichent : il y bien eu illusion…
  • Vous voulez dire ? Illusion ? On est bien d’accord demande notre homme.
  • Oui, illusion, la respiration est très ténue mais elle existe ! La souffrance est restée vivante, continuelle même et l’emporte.. Monsieur, vous avez bien fait de nous appeler ! Comment vous appelez vous ?
  • Palamède
  • Bravo ! Palamède, vous pouvez être fier, on vous accorde le privilège de lui donner les premiers soins si vous voulez .
  • Oh c’est toujours un honneur pour moi !
  • Où avez-vous appris ?
  • Il se trouve que j’ai beaucoup voyagé et que j’ai vu beaucoup vu de malheur chez les humains et chez les animaux…
  • D’après les données qui s’affichent, le manteau est réceptif. Vous allez pouvoir….monsieur ! Monsieur !
  • Oui excusez-moi, un moment d’émotion…
  • C’est à vous, que voulez -vous dire à la peau de ce manteau pour qui vous nous avez appelée ?
  • Pardon bien sûr au nom de tous, excusez-moi, l’émotion encore
  • On vous laisse vous serez plus à l’aise, on va s’arrêter dans un jardin public.
  • Merci ce n’est jamais facile ces moments-là !
  • On stoppe içi et on vous laisse

Un fois seul, notre homme se concentre pour trouver une attitude qui lui conviendrait… Il ferme les yeux. Voilà qu’il entend des pas venant de l’allée du jardin. Forcement il tend l’oreille et ..Mais oui, c’est elle, la femme du bus qui court vers lui toute échevelée…

  • Oh monsieur, j’ai tellement honte est ce que je peux lui parler ?
  • Bien sûr
  • Je n’ai pas pu continuer ma journée, il fallait que je vienne. Comprenez-moi bien je ne suis pas venue pour le récupérer.
  • Oui .Qu’est- ce que vous voulez dire à votre pauvre manteau ?
  • Pardon, je voudrais lui dire pardon, car je vois bien qu’il est fait avec des animaux qui ont dû beaucoup souffrir.
  • Oui , la doublure de la capuche et le tour là, il faut compter peut être deux trois femelles avec leurs petits. Sa tête reconstituée pour faire joli, c’était pas un bon moment pour eux…On les électrocute pour ne pas abîmer la fourrure et on les dépèce parfois même avant qu’ils soient morts devant les autres qui attendent. C’est ça qui vous dérange ? , c’est ce qui est arrivé aux animaux avec lesquels on a fait votre manteau ?
  • Oui , j’ai tellement honte… à un moment, j’ai même cru qu’il respirait.
  • Mais il respire madame, oui ! C’est une idée qu’il faut garder oui il respire d’un souffle léger sans colère qui lacère le cœur !
  • Taisez-vous c’est trop horrible ! J’aurais tellement voulu …
  • Vous savez moi, je suis triste, comment vous, comment vous appelez vous ?
  • Patricia
  • Je suis aussi désolé, aussi navré que vous Patricia.
  • Aidez-moi ! Donnez-moi, une idée pour ce qui arrive .
  • Alors, quelle genre d’idées ?
  • Une idée qui soit belle
  • Pas facile pour un tel sujet..
  • Une idée généreuse
  • Oui, mais encore..
  • Une idée qui change le monde.
  • J’en ai peut-être une…
  • Je vous écoute, de toute façon je ne peux pas rester comme ça. Je ne peux plus regardez mon manteau, je ne peux plus le porter évidemment et je ne peux pas non plus le jeter, ce serait irrespectueux. Est-ce que je dois le récupérer ? J’attends votre idée !
  • On pourrait le garder entre nous, chacun le tiendra à son tour . Vous allez et venez dans votre vie comme d’habitude et je vous suis et quand nous rencontrons des gens , ensemble nous évoquons l’histoire de toutes ces pauvres bêtes qu’on massacre pour les vêtements, les portes clefs, les bonnets, les pompons, des bricoles en fourrure.
  • C’est une idée , palamède. Mais comprenez, je n’en suis pas capable, j’ai trop peur des reproches.
  • Bien sûr…

Alors Patricia et Palamède s’en vont par les rues, à la recherche de ce qu’ils pourraient dire et faire. Tout cela dure la journée et arrive le soir à un moment il faudrait se séparer, mais ils se retrouvent ensemble.
Ils n’ont pas envie de se quitter. Ils avancent dans le froid en évoquant mille choses. Palamède parle de Chine, des fourrures en peaux de chiens, des capuches et des doublure en chats. Parfois il parle plus vite. Il ne voudrait pas oublier les visons dans les élevages, les coyottes hurlant une patte prise dans les pièges au Canada et les petits agneaux d’Astrakan grelotants dans la neige avant de subir la mort devant leurs mères qui les appellent… .
Ils ont posé le manteau entre eux d’eux… la capuche s’est mise à respirer un peu plus fort et parfois, chacun, pour ne pas déranger ce reliquat de douleur, se tait. Cette souffrance assourdie, qui n’a plus de cris pour sa colère , c’est innommable ! On y revient toujours.

  • Palamède, j’ai l’impression que quelque chose pourrait changer mais j’ai la sensation d’être dans un rêve, pas vous ?
  • Non nous ne rêvons pas. Les rêves s’effacent par plaques comme la brume et leur dissipation annonce le matin.
    Mais nous, Patricia, ce qu’on a vu , ne se dissipe pas et ne s’effacera pas . Cette capuche en fourrure qui respire, ça fait toujours mal.
  • Oui, Palamède, mais alors cette souffrance, qu’est- ce que c’est ?
Madame, votre capuche respire

Claude Fée

Madame, votre capuche respire

(Version Intégrale)

Enregistrement : Audiocite.net
Publication : 2021-11-01

Lu par Claude Fee
Livre audio de 12min
Fichier mp3 de 9 Mo

ANIMALIA Refuge & Sanctuaire au pied du Mont-Saint-Michel

4
ANIMALIA Refuge & Sanctuaire au pied du Mont-Saint-Michel

Blottie au cœur du Pays de la Baie du Mont-Saint-Michel, nichée dans le bocage normand dans la petite commune de Perriers-en-Beauficel, au lieu-dit « La Grande Mardelle » se trouve ANIMALIA Refuge & Sanctuaire, un établissement de Défense et de Protection Animales qui existe depuis une quinzaine d’années.

ANIMALIA Refuge & Sanctuaire au pied du Mont-Saint-Michel
ANIMALIA Refuge & Sanctuaire au pied du Mont-Saint-Michel

Sa fondatrice et Présidente, Valérie GOUZIEN a édifié dans cet écrin de nature un havre de paix d’une superficie d’environ 4 hectares destiné aux animaux quels qu’ils soient, familiers, domestiques, et parfois sauvages en difficulté. Chacun à sa place au sein du domaine de l’association. Se côtoient dans ce cadre champêtre, chiens, chats, oies, poules, canards, chevaux, vaches, chèvres, moutons, paons, cochons, dindons, ânes, lapins, etc…, la liste est longue puisque ANIMALIA accueille plus d’une centaine d’animaux. Parmi eux, certains y demeurent, tandis que d’autres attendent la famille aimante qui les adoptera.

L’espace a été spécialement étudié et aménagé de façon à pouvoir veiller au bien-être et à la sécurité des divers pensionnaires qui disposent chacun de leur cabane ou abri attitré. En fait la vie toute entière de l’association s’organise autour des soins nécessaires prodigués aux animaux présents afin qu’ils soient heureux. Valérie, la Fondatrice, a cette passion qu’elle entretient au quotidien 24heures/24, 7 jours/7. Elle bénéficie d’une longue expérience avec les animaux (assistante vétérinaire, enquêtrice pour la Fondation Brigitte Bardot, Fondation Assistance aux animaux, nombreux sauvetages, etc…). Elle a également fait une formation agricole après avoir mis en stand-by son emploi principal dans le public, elle a été coachée dès son plus jeune âge par un berger.   

ANIMALIA Refuge & Sanctuaire au pied du Mont-Saint-Michel

Dans cette même volonté d’être une voix pour ceux qui n’ont pas de mot, Valérie soutient et milite en faveur du Parti Animaliste avec la ferme intention d’installer le droit des animaux au milieu de l’immense édifice juridique humain. Pour elle, un monde meilleur n’est pas envisageable si chaque membre de notre société n’est pas conscient que l’avènement de ce monde meilleur passe d’abord par le respect et le bien-être de toutes les âmes vivantes qui sont sur cette terre.

Agréée par le Département de la Manche, Valérie accueille également le public en situation de handicap pour de courts, moyens ou longs termes. Elle promeut ainsi la médiation thérapeutique par le biais de l’animal et les résultats sont porteurs d’espoir.

ANIMALIA Refuge & Sanctuaire au pied du Mont-Saint-Michel

Si vous avez envie de découvrir cet établissement aussi merveilleux qu’atypique, ce magnifique endroit vous ouvre ses portes le temps d’une journée ou plus. Des gîtes « La Grange » et « le Fournil » labellisés 3 épis par les Gîtes de France, et 3 étoiles par la Préfecture vous offrent une expérience inoubliable à partager en famille ou en couple. Pour une visite expresse, vous pouvez aussi demeurer dans la chambre d’hôte située au cœur de l’ancienne chaumière rénovée tout confort. Si vous voulez randonner à vélo ou à cheval sur le sentier qui relie ANIMALIA au Mont-Saint-Michel, vous pouvez faire étape dans ce lieu où un camping à la ferme vous attend également. Afin de couvrir les frais d’entretien des animaux et les frais de dossier de défense animale, ANIMALA a besoin de fonds, et recourt aux dons. Chacun peut apporter tout simplement son soutien à l’association en son âme et conscience en se connectant à la page Facebook de l’association. Il faut savoir que ces dons sont déductibles des impôts. ANIMALIA est membre de la Confédération Nationale Défense de l’Animal reconnue d’utilité publique lui conférant le droit de recevoir des donations, legs, capitaux d’assurance vie avec exonération des droits de mutation. Aidez-nous à faire perdurer cette association qui veille au bien-être des animaux.

Contact => https://www.lagrandemardelle.com/contacter-valerie-gouzien-la-grande-mardelle-perriers-en-beauficel

Plan du refuge Animalia de la Grande Mardelle 

Plan du refuge Animalia de la Grande Mardelle
Plan du refuge Animalia de la Grande Mardelle

Les fourmis

2
Les fourmis

Un flot incessant de fourmis circule en file indienne. Les unes se hâtent vers la fourmilière, chacune chargée de son précieux butin : qui, une brindille, qui un fragment de feuille… Les autres, après avoir déposé leur fardeau dans l’immense caverne d’Ali baba, se hâtent aussitôt pour ramener un nouveau trésor.

On se croirait dans les docks à l’arrivée des containers en provenance de lointains pays.

J’ose interrompre un moment leur ballet de va-et-vient pour qu’elles m’enseignent la sagesse du Peuple des Fourmis.

La reine trône dignement sur sa couvaison, m’invite à m’asseoir pour répondre à ma requête :

« Bonjour Humain, tu t’interroges sur la mission de mes ouvrières, n’est-ce pas ? Eh bien, ne sache tout d’abord qu’aucune d’entre elles n’est esclave de quiconque. Nous avons chacune fait le choix d’une mission à accomplir, et c’est de plein gré, avec foi et courage, que nous nous engageons pour l’accomplir.

Chacune d’entre nous est solidaire des autres. Nous savons nous épauler et nous unir lorsqu’un danger nous menace. Notre force est notre nombre. Si petites à titre individuel, nous sommes immensément puissantes lorsque nous joignons nos forces. Toutes ensemble, nous bâtissons notre foyer que nous savons protéger des intrus, prenons soin des bébés et stockons les réserves de nourriture dont nous avons besoin. Organisées en armée vindicative pour combattre, nous défendons âprement notre royaume en cas de nécessité. Sache que rien ne résiste au flot déchaîné d’une marée de fourmis. Jusqu’à la dernière miette, il ne restera rien du prédateur qui se croyait intouchable. Sa faiblesse est d’avoir oublié que nous sommes invincibles car nous sommes soudées.

Souviens-toi, Humain, que chaque prédateur est également une proie ! Si tu te trouves en position de faiblesse, fais confiance à la force du nombre : unis-toi à d’autres. A vous tous, vous formerez, un bouclier indestructible pour rappeler aux despotes qu’ils ne peuvent pas contrer une marée humaine lorsqu’elle déferle sur eux.

Souviens-toi de notre adage, Humain : « L’Union fait la force ! »

Si tu sais mettre à profit cet enseignement, plus rien ne te sera impossible. Plus aucun joug ne pourra t’être imposé, et vous ouvrirez tout grand la porte de la délivrance.

Soit fier, Humain ! Va et porte haut ton étendard ! Rassemble ton peuple à l’instar du Peuple des Fourmis pour défendre et reprendre tes droits et ta liberté !

Message du peuple des Fourmis aux humains

Site internet : https://www.corinne-dupeyrat.com

Facebook : https://www.facebook.com/Corinne.Dupeyrat.Artiste

Linkedin : https://www.linkedin.com/in/corinne-dupeyrat-5421b6b

Articles de Corinne Dupeyrat

La naissance des nids de poules

0
La naissance des nids de poules
Peinture de Molly

Il était une fois une gentille route qui menait à un village ou tout le monde se sentait heureux. Si vous aviez envie d’aller admirer le coucher du soleil, elle vous accompagnait au bord de la mer. Si vous vouliez surprendre le jour dès son lever, elle vous promenait jusqu’à la forêt. Son dos était souple et d’un blond moelleux. Il se laissait chatouiller par les vélos, les baigneurs, les voitures, les vaches, les brouettes des enfants et des paysans. Tout le monde aimait cette route et les arbres qui l’entouraient murmuraient souvent quelques chansons qui s’entendaient à l’unisson.

Un matin, que la rosée tranquillement s’évaporait sur sa peau, sa surface se figea et il y avait de quoi ! Une énorme citerne montée sur quatre grosses roues rugueuses était arrivée à toute vitesse en la griffant méchamment. Il lui fallut toute la journée pour retrouver sa légèreté.

Le lendemain, ce fut la même chose !  Le même scandale !

Le jour d’après était un lundi. Il se trouva que le maire qui était un homme très gentil avait justement rêvé cette nuit-là qu’il était un héros. Alors bien qu’encore endormi, il sortit d’un bond de son lit et en pyjama, il se mit en travers de la route, les bras en croix, il hurla  :

  • Arrête citerne sinon il y aura des conséquences !

Mais c’est lui que la grosse barrique à roulettes faillit aplatir… car elle déboula toute allure en écorchant tout sur son passage. Le maire fut effrayé et il y avait de quoi !

Le mardi, Lili qui était une petite fille que tout le village admirait, car elle était championne de marelle, vint lire de la poésie, dans l’espoir de partager un moment de paix qui calmerait tout le monde et surtout cette vilaine bassine. Mais rien à faire, cette grosse bombonne turbina de toutes ces forces et revint tout saccager. Heureusement que Lili avait de bonnes jambes pour se sauver. Mais la pauvre route, elle se retrouvait encore bien triste et abîmée…

Le mercredi Hector qui était le chef d’un orchestre de papillons demanda à tous ces artistes de ne pas se poser à proximité et de ne pas rendre visite aux coquelicots de la bordure, comme ils le faisaient chaque jour. À son avis, ce manque ferait certainement réfléchir la citerne… Mais hélas, non ! elle n’en avait rien à faire et elle recommença à avancer à toute allure avec ses énormes roues.

Le jeudi, c’est Firmin, un jardinier qui essaya aussi de raisonner cette maudite. Il s’appliqua à peindre une grande pancarte à l’entrée du village sur laquelle il écrivit :  roule encore plus vite ! il reste des enfants, des chats, des chiens à écraser !

Mais cela n’empêcha rien, ce gros chariot affreux revint griffer le dos de ce si beau chemin.

Alors ? Ni l’ironie de Firmin, ni la question du manque de papillons mise en scène par Hector, ni la poésie de Lili si joliment déclamée, ni les ordres si sincères du maire ne pourraient rien ? Rien ne pourrait rien à ce désastre ?

Ce même jeudi soir, tout le village se réunit pour réfléchir. Vers minuit, ce fut décidé: on demanderait à Dictum de venir le plus vite possible. Elle vivait en grande vedette loin de la campagne, mais des moineaux étaient prêts à aller la chercher. À cette nouvelle, certains habitants s’inquiétèrent, certains lecteurs aussi se rappellent peut-être que Dictum est un oiseau de caractère !  Mais on ne peut tout de même pas lui reprocher d’avoir les yeux en face des trous !

Le vendredi, de très bonne heure, Dictum arriva en voiture avec son compagnon Grand-Duc qui bâillait chaque fois qu’il tournait la tête. Dictum inspecta longuement la route et déclara qu’elle avait peut-être une solution, mais qu’elle aurait besoin pour cela que son amie Paulette vienne avec son gentil mari. Elle demanda aux moineaux s’il voulait bien aller les chercher en leur recommandant de parler doucement, car, dit-elle :

  • Ce sont de grands sentimentaux…

Tout le monde se demandait bien qui était cette amie Paulette et son mari, chacun retenait son souffle et tous comptaient déjà sur eux… si seulement, ils faisaient quelque chose….

Le lendemain, à potron-minet, le grand-duc lança un hululement de contentement fort et profond en survolant la campagne. Son cri se mêlait à celui du cocorico du coq de Paulette qui victorieux, lui, claironnait qu’il était temps de se lever. Bientôt, le maire, Lili, les papillons, Firmin, Hector, les chats, les chiens et tous les habitants se dirigèrent vers la forêt. Ils coururent jusqu’au moment d’apercevoir Dictum. Près d’elle, ils firent la connaissance de Paulette et de son mari robuste et sympathique. Tous les trois étaient en train de tourner autour d’une citerne déglinguée qui gisait les quatre roues en l’air  !   Cette machine effrayante n’était plus qu’un amas de tuyau et de pneus jetés en vrac sur l’herbe !  Quelle bonne surprise !

La route, elle aussi avait changé. Elle était toute parsemée de grands creux moelleux dans lesquels il y avait comme des couvées d’œufs, mais, Lili le vérifia… ce n’étaient pas des œufs. .Aucun oiseau n’aurait pris ce risque avec des poussins à naître… Ces œufs-là, ils étaient en pierre. Déjà les œufs c’est très solide, alors  en pierre ! c’est autre chose !  Ainsi donc: Paulette les avait déposés dans des creux qu’elle et son mari avaient aménagés exactement comme des nids. Ils étaient heureux de rappeler ce qui est essentiel dans la vie !  Tendre route!  Tendre Poulette ! Et bien fait si ces nids de poules avaient déglingué la citerne ah ça oui !

Ce fut pour tout le monde une joie soudaine comme une levée de rideau au théâtre. Chacun des villageois eut à cœur de remercier les artistes. Dictum, Grand -Duc, Paulette et le coq se laissaient applaudir et paisiblement distribuaient des invitations pour fêter la naissance des nids de poules  : cette installation qui avait réussi à défendre la vie.

Mais pourtant cette joie risquait d’être gâchée. Car, tout à coup, Firmin le jardinier fit remarquer au maire qu’à côté de la citerne il y avait un trou dans l’herbe autour duquel tout était grillé.

Le maire s’approcha et se mit à pleurer en déclarant  qu’il savait ce que c’était.  Dans un sanglot, il expliqua :

  • C’est du cide
  • Du cidre ? demandait-on autour de lui
  • Non c’est du cide ! du poison qui tue tout et encore plus, le cide ça tue la vie quoi !
  • C’ÉTAIT du cide ! déclara Dictum, car c’est fini tout ça !  La citerne ne reviendra pas ! Elle n’apportera plus ce poison !

C’était vrai. La naissance des nids de poules les protégeait. Aucune citerne ne se risquerait à venir tout détruire. Depuis ces nids de poules font l’admiration de tout le village ! Il paraît même que la route a fait savoir aux arbres que, s’il le fallait, elle serait capable de se défendre maintenant en faisant peut-être deux ou trois virages entre tous ses nids de poules. Les arbres, eux, sont déjà prêts à trouver le rythme d’une nouvelle chanson pour accompagner ce qui serait une autre bataille et c’est bien comme ça  !

Article proposé pas Claude Fée à partir de son blog : https://www.claude-fee.com/la-naissance-des-nids-de-poules-2

Illustration : Molly

Audiolivre

La naissance des nids de poules

Claude Fée

La Naissance des nids de poules

(Version Intégrale)

Enregistrement : Audiocite.net
Publication : 2021-10-11

Lu par Daniel Luttringer
Livre audio de 07min
Fichier mp3 de 5 Mo

La marquise aux pieds nus est disponible à la vente

0
La marquise aux pieds nus

La marquise aux pieds nus est disponible à la vente.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’autisme en général, l’autisme féminin en particulier, et mon parcours atypique personnel d’artiste et de personne autiste sans jamais avoir osé le demander…

La marquise aux pieds nus

Ah ? vous ne souhaitiez rien savoir de spécial sur le sujet? Pas grave, lisez-le quand même !

Vous ferez une bonne action pour l’association Actions pour l’Autisme Asperger qui aide les personnes autistes, et en particuliers les enfants et les jeunes adultes à se faire une place dans la société…

Vous imaginez le challenge dans ce monde fou à lier?

Alors, rendez-vous sur www.lesrevesdelourse.fr !


http://www.fougeras.com/

contact@fougeras.com

Quand l’animal révèle son âme et sa beauté vivante dans l’univers artistique de Corinne Dupeyrat

0
Corinne Dupeyrat

Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours vécu entourée d’animaux, qu’ils soient chiens, chats ou habitants de nos forêts. Née avec une passion dévorante pour les chevaux, j’ai appris à monter à cheval dès l’âge de 3 ans avant de m’illustrer à haut niveau sur les rectangles de dressage (Championne de France Pro 3 en 2008, Vice-Championne de France Pro 1 en 2010 entre autres).

Corinne Dupeyrat

Quand j’étais petite, je voulais être vétérinaire, mais pas très portée sur les mathématiques, je me suis orientée vers des études d’architecture intérieure. Après, avoir passé 1 an dans une école préparatoire : l’Atelier Hourdé, j’ai été diplômée de l’École Supérieure des Arts et Techniques en architecture intérieure et éphémère en 1992 puis de l’École Supérieure d’Arts Graphiques (Atelier Met de Penninghen) en 1994.

Par la suite, j’ai exercé le métier d’architecte d’intérieur en « free-lance » durant plusieurs années pour des cabinets d’architectes et mes propres clients. À cette époque j’utilisais déjà les crayons de couleur pour illustrer les projets que je réalisais.

En 2001, lorsque je suis devenue Maman, j’ai fait le choix de cesser l’activité d’architecte d’intérieur pour devenir artiste. Depuis longtemps déjà, je souhaitais peaufiner ma technique de dessin au crayon de couleur, éprouver mon savoir-faire et me faire plaisir en dessinant mon sujet préféré : les chevaux. J’ai également été inspirée par d’autres animaux. Je me suis ainsi constitué une sorte de bibliothèque de matières : des poils, des plumes, des textures et couleurs différentes…

Dans la famille, coté maternel, les femmes ont toutes une grande sensibilité artistique et beaucoup de goût pour les belles choses : art ou décoration. Ma mère était artiste. Elle peignait à l’aquarelle et à l’huile, principalement des paysages et des natures mortes. C’est sans doute pour me démarquer et affirmer ma personnalité que j’ai été attirée par les techniques dites « sèches » : crayons de couleur ou graphite et pastels.

L’activité d’architecte d’intérieur m’a permis de développer mon sens de la précision et du détail, qualités essentielles pour obtenir ce réalisme vivant qui caractérise mes portraits.

En Normandie, où je me suis installée, j’ai la chance d’avoir un atelier très lumineux, tourné vers mon jardin. Seuls les ronronnements de mes chats et le gai babillage des oiseaux viennent ponctuer le calme absolu de ce cadre enchanteur.

Corinne Dupeyrat

Je dessine exclusivement à la lumière du jour. Aussi, j’organise mon emploi du temps en fonction de la météo et de la course du soleil, plus courte en hiver qu’en été.

Mes dessins sont réalisés sur du papier de type mi-teinte Canson ou Vergé. Je choisis toujours des fonds monochromes pour mettre en valeur mon sujet. De cette façon, le regard du spectateur ne se perd pas dans les méandres du décor.

J’utilise des crayons de couleurs Polychromos de la marque Faber Castell, avec des rehauts de gouache blanche, notamment pour les reflets de lumière dans les yeux, les poils fins et les moustaches. La gouache apporte une meilleure tenue de cette couleur et un plus grand contraste des valeurs. Cela donne plus de réalisme au dessin.

Corinne Dupeyrat

Que ce soit pour des commandes particulières ou pour réaliser des œuvres selon mon inspiration, je dessine principalement des portraits pour mettre en exergue le regard, où se trouve l’essence de chaque animal. Certains pourront dire qu’un portrait est statique et sans vie. Pourtant, en prêtant attention, tout un univers se trouve à l’intérieur d’un œil. L’environnement du sujet s’y reflète : la nature, des bâtiments ou même le photographe y sont présents.

Corinne Dupeyrat

J’esquisse d’abord la forme générale de l’animal et l’emplacement des yeux et des points principaux. Puis, je dessine le regard, souvent à la loupe pour voir le maximum de détails possible. Je dessine ensuite les naseaux, la bouche, la gueule, le museau ou le bec selon l’animal. Ensuite les oreilles, et enfin le reste du corps. Poils courts ou longs, lisses ou frisés, plumes… La difficulté est de m’adapter à chaque texture différente pour la retranscrire de la façon la plus parfaite. Pour cela, je dessine ce que je vois et non pas ce que je sais. C’est-à-dire que je ne dessine pas une truffe, des crins, un sabot, mais des tâches ou zones de couleurs qui se superposent les unes aux autres pour créer une illusion. Chaque teinte s’obtient par transparence. Le mélange des couleurs se fait directement sur le support jusqu’à saturation. Trait après trait, je caresse inlassablement et délicatement chaque animal de la mine de mes crayons.

Corinne Dupeyrat

Il faut être très assuré dans ses gestes car, contrairement aux idées reçues, on ne peut pas totalement gommer le crayon de couleur. Il reste toujours quelques traces de pigments. Observer très précisément le modèle et choisir les bonnes teintes demande une grande concentration. Je crois même que je me trouve dans une sorte d’état de conscience modifiée pour y parvenir. Cette attention accrue représente une grande dépense d’énergie. Je ne dessine généralement que 3 ou 4 heures par jour pour conserver une envie toujours intacte et donner continuellement le meilleur de moi-même.

Je recouvre mon dessin avec une feuille pour le protéger au fur et à mesure de ma progression. Je n’ai pas l’impression de dessiner un animal, j’entre, en quelque sorte, en communion intime avec lui. J’ai réellement la sensation de ressentir le soyeux de sa robe, le velouté de ses naseaux … Sa présence m’est révélée au fur et à mesure de l’avancement du dessin.

Corinne Dupeyrat

Lorsque le portrait est terminé, on ne voit pratiquement plus la trame ou le grain du papier. J’ai souvent l’impression que l’animal m’apparait comme par magie.

Je réalise essentiellement des portraits de chiens, de chats et de chevaux sur commande. Ces animaux de cœur restent ainsi à jamais présents pour les humains qui les ont tant aimés. Le temps se fige avec la promesse d’un lien éternel.

Je dessine également des espèces plus communes : vache, corbeau, lapin…. Cela me permet de rappeler aux gens que la beauté les entoure en permanence, même en ville, s’ils savent prendre le temps de la contempler.

Actuellement, certaines espèces sont en danger critique ou en voie d’extinction. Et je souhaite attirer l’attention du public pour les sensibiliser à ma façon et lancer ce message d’alerte : la nature est fragile, et si l’on ne change pas notre regard, notre mode de fonctionnement, bientôt il n’y aura plus que les œuvres d’art pour témoigner de ses merveilles.

Corinne Dupeyrat

Ce qui m’anime, lorsque je dessine, c’est une volonté de toucher du doigt la réalisation divine de chaque être pour lui donner vie sur la matière inerte du papier. Je me mets à la disposition de l’animal et le révèle tel que je le ressens, par-delà les apparences. Je me laisse guider intuitivement par lui. Je capture l’essence subtile de chaque animal pour lui rendre hommage. Le crayon est mon médium, et je deviens le médium de mon sujet jusqu’à ce qu’il s’incarne dans une nouvelle réalité. L’âme unique et particulière de chaque créature se dévoile alors au regard du monde à travers ma vision singulière comme un témoignage de la beauté de notre Terre.

Corinne Dupeyrat

Souvenons-nous que la vie est précieuse. Elle se trouve en toute chose, en chaque être. Il me semble fondamental de se le rappeler et de transmettre cette valeur à nos enfants.

Je propose au public l’émerveillement, le plaisir et la joie d’une rencontre avec la beauté animale. Je partage une ouverture sur le monde, un petit rayon de bonheur chaque jour renouvelé lorsqu’il contemple l’une de mes œuvres.

Site internet : https://www.corinne-dupeyrat.com

Facebook : https://www.facebook.com/Corinne.Dupeyrat.Artiste

Linkedin : https://www.linkedin.com/in/corinne-dupeyrat-5421b6b

Top