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Volée de Piafs – Trisk’ailes, association de préservation de la faune sauvage

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Volée de Piafs - Trisk'ailes - Soigner, sensibiliser, préserver
LOGO VDP - Trisk'ailes (fond transparent)

Participez à l’émergence d’un nouveau centre de soins pour la faune sauvage

Volée de Piafs – Trisk’ailes, association de préservation de la faune sauvage

L’association Volée de Piafs – Trisk’ailes (loi 1901) a pour objectif la préservation de la faune sauvage. Créée en 2007, elle est agréée pour la protection de l’environnement depuis 2014 et également au 1% for the Planet.

Notre équipe mène différentes missions :

  • La sensibilisation du public à la préservation de la biodiversité à travers des événements locaux ou régionaux, des interventions scolaires et parascolaires, et via sa campagne de communication « Le Bon geste »
  • La médiation pour améliorer la cohabitation entre les humains et les animaux sauvages, et la prise en charge de ces derniers (plus de 6000 sollicitations téléphoniques par an)
  • Le soin aux animaux sauvages en détresse (blessés, malades, en perdition…) dans le but de les réhabiliter et les relâcher dans leur milieu naturel
  • La veille sanitaire et la collecte d’information : surveillance épidémiologique et surveillance des menaces pesant sur la faune sauvage
  • La collaboration dans le cadre d’études locales, régionales et nationales impliquant la faune sauvage et sa préservation
Volée de Piafs - Trisk'ailes - Soigner, sensibiliser, préserver

Notre projet : ouvrir un nouveau centre de soins en Bretagne

Après 14 ans de gestion et de financement d’un centre de soins pour la faune sauvage en Morbihan (plus de 27 000 animaux sauvages pris en charge), nous nous lançons dans un nouveau projet. Nous souhaitons créer un centre de soins en centre Bretagne.

Pourquoi un nouveau centre de soins ? Parce que l’érosion de la biodiversité n’est plus à prouver, parce que le pays manque affreusement de structures habilitées, et que les citoyens, de plus en plus concernés par le sort du vivant, le demandent aussi.

En ouvrant un nouveau centre de soins, nous souhaitons répondre aux besoins exponentiels face aux découvertes d’animaux sauvages en détresse, en leur apportant les conditions adéquates, adaptées à l’espèce, en respectant des capacités d’accueil en fonction des espaces, structures et personnels disponibles pour apporter une prise en charge optimum.

L’idée est de surmonter les difficultés trop souvent rencontrées par des centres de soins en France : vieillissement des locaux et insuffisance d’équipements, épuisement des équipes, turn-over des bénévoles, manque cruel de financements, baisse du taux de réussite des soins aux animaux… Nous voulons des locaux permettant à la fois de respecter le bien-être animal et le droit du travail.

Volée de Piafs - Trisk'ailes - Vue aérienne plan du centre de soins
Vue aérienne en 3D du projet

L’association a aussi la volonté de développer la sensibilisation et une médiation de qualité, car cela est essentiel pour éviter les difficultés évoquées précédemment. L’objectif est d’éviter de nombreuses situations pouvant être préjudiciables à l’animal alors que des alternatives existent, et également réduire l’impact de l’humain sur la faune sauvage. Cela permet également de réduire le nombre d’accueil, permettant alors une meilleure prise en charge de ceux pour lesquels il n’y aurait pas d’alternative possible.

La médiation est l’accompagnement du découvreur d’animaux en détresse dans les premiers gestes à avoir avant l’acheminement vers un centre, mais aussi et surtout les alternatives à l’accueil en centre de soin.

Pour exemples, la remise au nid de juvéniles avec surveillance de la venue des parents ; évaluer l’état de l’animal en l’orientant vers des vétérinaires pour lui éviter des souffrances inutiles qui peuvent exister lors d’un transfert alors qu’il n’y a aucune possibilité de soin….

Une campagne de financement participatif pour acheter un terrain et commencer les travaux

Ouvrir un centre de soins nécessite l’engagement d’un soigneur animalier possédant un certificat de capacité. Notre équipe, expérimentée et opérationnelle, compte déjà une soigneuse capacitaire ayant une expérience professionnelle de plus de cinq ans. Il faut également un terrain pour installer le centre de soins. Nous l’avons trouvé en centre Bretagne. Ce qui nous fait défaut désormais, ce sont les fonds. Nous avons besoin de financement pour acquérir le terrain et commencer les travaux d’aménagement des locaux. Nous pourrons alors demander l’autorisation préfectorale pour exercer des soins sur la faune sauvage, dans les nouveaux locaux déclarés au nom de l’association.

Notre collecte de fonds a pour objectif de récolter 200 000 €. Cette somme comprend l’achat du terrain et une part du financement des aménagements nécessaires au bon fonctionnement d’un centre de soins (accueil, infirmerie, animalerie, réserve de nourriture, salle de préparation des rations, pièce de stockage du matériel, etc.).

L’association n’a besoin que d’une chose : un large soutien. Partager la campagne, communiquer, informer à son sujet pour élargir son public et sa communauté, faire un don pour avancer…

Pour participer à l’émergence d’un centre de soins pour la faune sauvage, vous pouvez faire un don sur notre campagne de financement participatif

Volée de Piafs - Trisk'ailes - Annonce Lancement crowdfunding

L’association étant déclarée d’intérêt général, chaque don donne le droit à une réduction fiscale à hauteur de 66 % du montant du don. Un reçu fiscal vous sera automatiquement adressé.

Celles et ceux qui ont rejoint ce projet nécessaire à la faune sauvage

Nous ne sommes pas seuls dans ce projet ! Associations, entreprises, artistes, dont illustratrice et photographe. Ils sont déjà nombreux à soutenir le projet d’ouverture d’un nouveau centre de soins. Pour nous aider, ils ont décidé d’offrir leurs services aux donateurs et donatrices en contrepartie de leur don. Celles-ci sont variées et toutes en rapport avec le cœur de nos préoccupations : la biodiversité. Il y en a pour tous les goûts : dessins, visites et séjours en parc naturel, bons de réduction en épicerie vrac zéro déchet, sorties nature, ateliers créatifs, immersion avec un photographe animalier…

Chaque don, chaque partage comptent ! D’avance, l’équipe de l’association vous remercie pour votre générosité et votre soutien. Rappelons que plus vite la somme sera collectée, plus vite les animaux sauvages en détresse pourront être pris en charge.

Photos et visuels © Volée de Piafs – Trisk’ailes

Contacts Volée de Piafs – Trisk’ailes

Faune sauvage en détresse : 06 08 98 42 36 (lun-ven 10h > 12h30 / 14h > 16h30 | sam-dim 10h > 12h)

L’EMDR animal / Soulager nos animaux des phobies et du stress

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L’EMDR animal

Article de Fabienne LANNES-GILLIBERT, psychothérapeute certifiée ARS, Hypnothérapeute, praticienne et superviseur EMDR Europe, D’anthropologie de la santé, www.fabiennelannes.com

L’EMDR animal / Soulager nos animaux des phobies et du stress - Kenzo
Kenzo

Ce que l’EMDR nous dit, c’est qu’il existe un processus naturel de cicatrisation émotionnelle permettant de soulager les phobies et le stress par le mouvement bilatéral alterné des yeux (Eyes Movements Desenzitisation and Reprocessing).

Ces stimulations bilatérales alternées favorisent l’interconnexion entre les deux hémisphères au niveau du corps calleux, avec un effet cholinergique (augmentation de sécrétion d’acétylcholine, l’hormone de détente). Ainsi, la perception pénible d’un évènement est adoucie et l’émotion douloureuse disparait de façon pérenne.

Les Travaux de recherche scientifique ont montré que ce processus naturel de « cicatrisation émotionnelle » peut aussi être activé par d’autres formes de stimulations telles que les stimulations auditives et les mouvements tactiles.

C’est ce que j’ai choisi d’utiliser pour l’animal.

Résultats époustouflants, Kenzo est devenu indifférent à l’approche du tuyau d’arrosage et tous les bruits lui apparaissent maintenant comme une douce musique…

EMDR animal : des protocoles spécifiques

Compte tenu des résultats obtenus avec Kenzo, je suis allée plus loin dans cette recherche en proposant cette approche aux chevaux et aux chats.

Face à la variabilité entre chaque animal, j’ai adapté et conceptualisé d’autres protocoles en fonction du niveau de sa sensibilité, de son histoire et de l’absence de connaissance du traumatisme d’origine.

De plus, observant combien l’attitude du maitre pouvait agir sur l’animal, j’ai également créé un protocole spécifique dans les cas, plus nombreux qu’on ne le pense, où c’est le maître qui induit cette peur.

Aujourd’hui, l’EMDR animal est efficace pour tous les mammifères

L’EMDR animal / Soulager nos animaux des phobies et du stress

La formation de praticiens en EMDR animal

Comme l’on dit souvent pour les humains « il ne suffit pas de s’asseoir dans sa voiture et de suivre des yeux le mouvement des essuie-glaces pour traiter notre phobie ! »

Il en est de même pour les animaux, il ne suffit pas de les stimuler à droite et à gauche pour soulager leurs peurs, cela risquerait de les traumatiser davantage ! (Sauf dans les cas d’urgence, comme je l’explique dans mon livre.)

Une formation a donc été mise en place depuis 2010 pour permettre aux professionnels et bénévoles du monde animalier d’utiliser cette approche.

Cette formation est dispensée par l’Institut EMANASSO (www.emanasso.com), que j’ai cofondé en 2010.

Un ouvrage avec des outils pour votre animal

L’EMDR animal / Soulager nos animaux des phobies et du stress

L’EMDR animal et la science

En 2013, l’INSERM (institut national de la santé et de la recherche médicale) valide cette technique dans l’apaisement des réactions de peurs (Neuroscience, 2016-05-03, Volume 321, Pages 222-235).   Article 

Le GREA, groupe de recherche en EMDR animal, grea.recherche@gmail.com, révèle qu’un travail en EMDR animal entraîne des améliorations somatiques et végétatives comme une brillance plus intense du poil, des améliorations de la sphère digestive (…). C’est la logique de l’influence du cerveau émotionnel sur le système neurovégétatif.

Il semble que nous n’en soyons qu’au début de la découverte des champs d’application de l’EMDR animal.

Un annuaire des praticiens en EMDR animal

En France, en Belgique, en Suisse, à l’Ile de la Réunion et au Luxembourg, des professionnels EMDR animal répondent à vos besoins.

Annuaire des praticiens formés et certifiés sur site de l’institut EMDR animal : www.emanasso.com.

Références 

Wikipédia

– Ouvrage : « l’EMDR animal, soulageons nos animaux des phobies et du stress », Fabienne LANNES-GILLIBERT, sept. 2019. A commander uniquement sur le site www.emanasso.com

– Article de recherche scientifique, INSERM

interview télévisé sur France 3.

Une journée à Husavik

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Une journée à Husavik
Claude Fee

Parti de Reyjavik tôt le matin, Eliott arrive en début d’après-midi au nord de l’Islande. Tout en lui a envie de chanter avec le vent et la pluie. À croire que la route lui a rendu son enfance. Par la vitre, il a vu des champs de lave pétrifiés offrant toutes sortes de formes et de couleur, des roches brunes usées, de la neige blanche, de la glaise turquoise fumante, des soies orange collées au sol. C’était plus drôle que la plus folle des leçons de géologie ! Ce défilé de paysages a imprimé la conviction que la nature est la plus forte, que c’est elle qui toujours aura la poigne, le cran. La preuve : elle est capable de n’importe quoi. C’est une idée qui suffit à provoquer, chez ce grand garçon romantique, une légère euphorie. Il se sent du côté des éléments vivants du monde et cette terre lui apparaît, à ce moment précis, aussi familière que le goût du sel. Il est son cavalier confiant et, c’est dans cet état, qu’il descend du car. Nous sommes au début de l’été, il doit faire dix degrés. La pluie est fine.

 La petite ville de Husavik tapisse le fond d’une anse. Dans cette mer grise, les baleines viennent se gaver de krill avant de descendre au sud faire leurs bébés. Elles circulent tranquillement. Aujourd’hui on accourt du monde entier pour les voir. Il y a toutes sortes de bateaux pour aller à leur rencontre. Parfois, les embarcations s’approchent un peu trop près. C’est très difficile de respecter la bonne distance. Il faut faire plaisir aux touristes sans nuire à l’animal. Mais Husavik ne vit plus de chasse ! Et ce besoin de les admirer constitue une protection pour l’espèce.

Eliott ira, il est venu pour ça et le travail de serveur qu’il a trouvé pour les mois d’été est une aubaine. Le rendez-vous est déjà prévu, mais il faut attendre deux heures. Pour le moment, il s’approche à grandes enjambées du musée. Il déposera son sac après, l’hôtel est sur le port. L’ancien abattoir en impose. C’est même le plus grand bâtiment de la ville, difficile de ne pas s’en rendre compte. Il n’y a pas de file d’attente et les filles qui tiennent la billetterie lui donnent envie de sourire. À l’intérieur, le béton et la charpente métallique sont impeccables, les chromes brillent et le mobilier industriel est une invitation à la réflexion. Tout est propre avec des explications partout… Pourtant avec les premières respirations, Eliott ressent un écœurement et… il le reconnaît. Dans le tiroir, chez les arrière-grands-parents, la cuillère qui puait l’huile de foie de morue. Ça sent pareil. Quelle surprise, la présence de la baleine arrive comme ça ! Dans une odeur et matière connue qui fait frissonner. Ce relent a dû mettre des décennies à se déposer puis aujourd’hui se respire. En même temps comment s’étonner et puis, après tout dans ce lieu transformé en musée, cette odeur est une résistance ! Elle empêche l’oubli. … Mais quel drôle de compagnon de route ! Il n’y a pas de recul possible. La puanteur freine l’entrain d’Eliott. Le drame est là. Cette bâtisse c’était bien une des premières choses qu’il voulait voir. Il avait même regardé les horaires, il avait couru. C’était comme un soulagement d’être ici maintenant, d’avoir rendez-vous. Même si ce qu’il lit sur les panneaux le dégoûte : pendant des années, elles ont été usinées, réduites, charcutées, pour produire toutes sortes de fournitures : tiges pour les corsets, stéarine pour les bougies, graisse pour les rouges à lèvres… Des raisons bien dérisoires pour désosser les cartilages de créatures somptueuses qui peuvent vivre un ou deux siècles ! Avec un effort, l’odeur fossile devrait devenir supportable, se dit Eliott. Mais il ne sait pas sur quoi déposer son mal-être pour que ça ne se colle pas en lui. Il guette les réactions autour de lui, il ne doit pas être le seul à ne pas souhaiter avoir la mémoire tapissée par cette poisse. Il est désemparé dans la petite salle obscure où passe un documentaire sur le harponnage. On se croirait en guerre, c’était comme ça, il y a soixante ans et ça l’est encore… Il suffoque et va respirer à côté dans une autre salle. Là, il tombe sur des œuvres de Rena Ortega. Elle dessine blanc sur bleu de mer en lumineux avec résonance et infini. C’est un coup de foudre. Cet azur est originel, aucune usure. Les sens d’Elliott sont apaisés et cette paix participe de la rencontre. Il s’assoit, il apprend. Les cétacés sont des mammifères. Leurs ancêtres se promenaient sur les berges il y a environ 55 millions d’années quand la mer était chaude, ils étaient cousins des chameaux, des vaches et des cochons d’aujourd’hui. À présent les baleines ont un corps fuselé. Elles respirent par des évents situés au-dessus de la tête. Une nageoire caudale horizontale les propulse et permet aux scientifiques de les identifier, en capturant l’image de leur face interne avec chaque particularité de formes de colorations, de cicatrices. Eliott adore cette possibilité d’échantillonnage, ce catalogue qui permet de suivre leur évolution et leur histoire individuelle. Il ressort du musée comme un prince heureux. Cette artiste lui fait du bien, tant de bien avec ses dessins bleus de baleines bleues. Elle ancre une consistance, c’est comme s’il avait regardé toute la beauté du monde main dans la main. Maintenant qu’il n’est plus seul, après avoir déposé son sac à l’hôtel, il entre en conversation tout naturellement avec les gens qui attendent le bateau. L’échange est facile, le voyage aussi. L’embarcation tangue au rythme des mouvements de foule enthousiaste.   

Le bateau fut plusieurs fois heureux. Et chaque fois tous les passagers crient leur joie : « Comme elle est belle ! » … « Ah c’est fou ! » Voir la baleine s’élancer ou se laisser deviner déclenche à chaque fois la même élation. C’est un émerveillement partagé. Oui, voir son dos s’arrondir, émerger de l’eau, c’est un rêve qui monte des profondeurs. Quel moment ! Au retour vers le port, au micro le commandant donne des informations chiffrées dont une retient toute l’attention d’Eliott : La chasse est interdite, mais il existe un quota de prélèvement scientifique… qu’est-ce qui se cache dans cet élément de langage ? Voilà bien une question dont il a envie de débattre avec ses camarades et ça tombe bien, tous prévoient d’aller manger. Il propose la brasserie où il commencera son service le lendemain. C’est d’accord. Après une joyeuse bousculade, tout le monde s’assoit et regarde la carte. Sur les dix couverts, trois commandent de la baleine. La serveuse note et repart. Elliot s’affole, comment protester ? En lui ça se bouscule : ils ne cachaient pas leur joie d’avoir vu des baleines, pourquoi ne pas garder cette fierté au restaurant ? Lui se sent grandi par ce qu’il a vu. Les autres seraient tout simplement excités et cela signerait une simple différence de perspective ? Ce serait juste ça la situation ? Il s’étrangle, mais dit :

  • Sérieux vous savez ce que vous avez commandé ?
  • On va essayer, on ne veut pas mourir idiot !

Essayer de discuter avec ses convives ? Leurs mines ne sont même pas querelleuses, ils ne sont pas non plus tendus vers cet évènement… La commande est passée, comme une audience qui serait terminée… Elliot se demande :

Demain au service dans cette Brasserie, comment je vais faire ? Je vais supplier du regard les gens pour qu’ils n’en commandent pas ? Ça ne marchera pas plus demain qu’aujourd’hui…

 La nuit, il en est là, au lit sans dormir. Il ne lui reste que très peu de temps, le jour va venir envahir sa chambre restée blafarde. Comment va-t-il se comporter au restaurant ? Pour l’heure, Il n’a pas de solution et choisit de penser à d’autres combats. Il lui revient celui du vieux Tolstoï. Eliott partage avec lui qu’une révolution ne mène à rien, s’il n’y a pas une profonde transformation des individus et il trace une analogie avec le rapport à la nature. Il croit à la nécessité d’un changement. Il aimerait tellement que les humains s’excitent moins et ne puissent pas, comme aujourd’hui, acheter un billet pour voir les baleines tout en s’offrant un steak pour les goûter. Une colère revient, à mesure qu’il réfléchit. La mort c’est grave. Cette pensée a le mérite de lui rappeler combien il trouve juste d’avoir décidé de ne plus manger d’animaux. Respecter le vivant pour lui ce n’est pas un sacrifice. C’est retrouver l’envie et la force de lutter pour chaque goutte d’eau de l’océan. Ayant approché cette certitude, il s’endort, le cœur posé sur l’azur.  

Claude Fee
https://www.claude-fee.com

https://www.audiocite.net/livres-audio-gratuits-nouvelles/claude-fee-une-journee-a-husavik.html

Sauvez Wally, le baleineau gris !

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Sauvez Wally, le baleineau gris !

#Wally est un baleineau gris laissé à l’agonie en Méditerranée. Les baleines grises vivent dans le Pacifique, où, depuis trois ans, une hécatombe inexpliquée est observée : un quart de la population est décimée et la surmortalité s’accélère. Le manque de nourriture est une hypothèse avancée.

Des baleines grises ont déjà été observées par le passé, en Atlantique. Il a été démontré que ces animaux vivaient en Méditerranée avant le Moyen Age.

Concernant Wally, il est probablement âgé de moins d’un an et rien n’empêche qu’il soit né en Atlantique.

Sauvez Wally, le baleineau gris !

Le 6 Mai dernier, un vétérinaire collaborant avec l’ONG franco-espagnole Sibylline océans, spécialiste de cette espèce, s’est vu refuser l’accès à l’animal, par les agents du Parc Marin du Golfe du Lion, alors qu’une équipe de pompiers et de militaires avaient mis une embarcation à sa disposition. En parallèle, les “spécialistes” n’hésitaient pas à stresser le baleineau, affaibli, pour lui prélever un échantillon dans le but d’une analyse génétique.

La dernière fois que le baleineau a été repéré et que sa position a été rendue publique, c’était il y a une semaine, dans les eaux espagnoles, à hauteur des Baléares. Depuis, pour éviter les dérangements, plus aucune information ne filtre. Si Wally s’échoue sur une plage, décision a été prise, par l’aquarium Oceanografic de Valence, de l’euthanasier, faute de matériel d’hospitalisation. Euthanasier un grand cétacé, c’est lui transpercer le cœur avec un trocart pour lui injecter le produit létal. C’est parfaitement ignoble, qui plus est, sur un animal vigile ! Il existe aussi la possibilité de lui placer des explosifs autour de la tête, méthode employée par l’Afrique du Sud.

Trocart
Trocart

L’Espagne et la France se consultent régulièrement au sujet de Wally, un accord unilatéral n’étant pas, diplomatiquement parlant, correct, au vu des divers traités signés sur la Méditerranée. L’ONG Sibylline océans, forte de son expérience à l’étranger et de son réseau, a proposé son appui dans le cadre d’un partenariat franco-espagnol. A ce jour, à l’interrogation sur l’inaction, les seuls arguments avancés sont économiques et écologiques. En résumé, Wally n’a aucun intérêt !

Le matériel d’intervention et d’hospitalisation existe, les compétences vétérinaires également. Seule la volonté politique manque tout comme celle des officiels payés avec nos impôts et qui gèrent le patrimoine national (la faune sauvage en fait partie) comme bon leur semble, dans leur propre intérêt. A l’heure où l’espèce de Wally est en perdition, où le rôle des cétacés dans la lutte contre le réchauffement climatique a été largement démontrée, il est temps que les citoyens fassent entendre leur voix. Pour cette raison, l’ONG Sibylline océans, en partenariat avec Animalium Mag, continue de tenter de se faire écouter. Des personnalités nous rejoignent dans ce combat afin que Wally soit enfin considéré et qu’il bénéficie de toute l’attention requise : Yoann Latouche, chroniqueur sur #Canal+, fondateur d’#YLG, Henri-Jean Servat, Conseiller Municipal et délégué à la Protection Animale à la Mairie de Nice.

Pour rappel, le cas de Wally relève du champ de la médecine vétérinaire. Son état de santé est alarmant et il doit impérativement subir tous les examens médicaux nécessaires à l’évaluation de son état afin de corriger une plus que probable déshydratation (et tout ce qui va avec) et de prévenir l’état de choc. En fonction de l’examen clinique, la réalimentation est envisagée. Les idées lues d’attendre qu’il rejoigne l’Atlantique puis le Pacifique sont utopiques, tout comme celui de le transporter vers ces eaux alors qu’avant toute chose, Wally doit être stabilisé.

Un précédent a eu lieu, il y a presque 25 ans, sur les côtes californiennes où un baleineau gris de moins d’une semaine, déshydraté, en hypoglycémie, dans le coma, a été hospitalisé et relâché 14 mois plus tard dans son milieu naturel.

Les dons récoltés servent à la prise en charge médicale de Wally. Il n’y a pas d’intermédiaire entre notre ONG et les fournisseurs. La plate-forme choisie est fonction du coût des frais, calculés au plus juste. Si l’issue était défavorable, les dons serait réaffectés au projet de l’hôpital pour les animaux marins : HFM.

Aucune autre cagnotte n’a été autorisée par Sibylline océans, seule ONG à lutter pour une prise en charge rationnelle de Wally.

Merci pour Wally

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Au titre de l’article 200 du code des impôts, l’association, d’intérêt général, est autorisée à délivrer des reçus fiscaux. Elle ouvre donc le droit à une déduction d’impôts de 66 % dans la limite de 20 % de votre revenu imposable et dans la limite de 2,25 ‰ du chiffre d’affaires pour les entreprises.
Exemple pour un particulier :
– pour un don de 50 euros, cela vous revient à 17 euros après réduction d’impôts
– pour un don de 100 euros, cela vous revient à 34 euros après réduction d’impôts

Le don minimum est fixé à 3 euros rapport aux cartes bancaires volées.

https://www.lilo.org/sibylline-oceans

Article publié dans https://donorbox.org/sauvez-wally-le-baleineau-gris-salvad-a-wally-el-ballenato-gris-save-wally-the-gray-whale-calf

Les fauches commencent

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Sauvons Bambi

Chaque année, des milliers d’oiseaux nicheurs au sol sont détruits par les travaux de broyage des talus et bords de route. De même, les agriculteurs sont dépités de voir, malgré leurs précautions, les faons de chevreuils mutilés et tués par leurs larges et rapides engins. Des pilotes de drone issus des milieux cynégétiques et agricoles se sont regroupés pour sauver ces animaux avant les fauches de printemps.

Les fauches commencent
Les intervenants reçoivent une formation sur la manipulation des animaux à déplacer. Photo : Sauvons Bambi

Animaux en danger

En Allemagne, par exemple, ce sont entre 90.000 à 100.000 faons de chevreuils qui périssent chaque année

sous les faucheuses. En effet, ces animaux ont le réflexe de se tapir sur place pour tenter d’échapper au danger. Cette stratégie provoque leur perte, hélas, dans des souffrances imaginables et une mort certaine. De plus, les répercussions ne se limitent pas unique- ment à la faune sauvage, mais peuvent aussi concerner les animaux d’élevage, car les cadavres contaminent le fourrage, ce qui peut mener à des intoxications graves, surtout des chevaux ou des vaches (botulisme).

La solution existe

Des solutions technologiques existent pour éviter ces destructions : des passionnés se sont regroupés pour investir dans du maté- riel de détection thermique. Un drone équipé d’une caméra thermique + une caméra de jour permet de détecter des nids, des oiseaux qui couvent, des levrauts et des faons de chevreuil qui sont blottis dans les hautes herbes. En Suisse, plusieurs fondations ont vu le jour ces dernières années et plus de 2000 faons sont sauvés chaque année grâce aux drones. Pour donner une idée précise, sur 987 prairies survolées (2060 ha), 235 faons ont été sauvés cette année dans le canton de Vaud avec 15 drones. En Allemagne, ce sont plus de 6000 faons sauvés chaque année grâce à cette technologie. Dans certaines régions les agriculteurs sont même obligés de faire appel au service d’un drone avant les travaux agricoles sous peine d’amende.

L’asbl dénommée « Sauvons Bambi » a vu le jour chez nous en 2020 et propose de mettre son équipement, sa technologie et son temps au service de la biodiversité en Belgique. Au départ, ce sont trois passionnés horrifiés qui se sont, en quelque sorte, révoltés à la suite de la découverte les dégâts du machinisme sur la faune. Conscients que la détection des petits faons et des nids d’oiseaux à pied, avec ou sans chien, était illusoire, ils se sont intéressés aux technologies les plus pointues. C’est aux Pays-Bas qu’ils ont trouvé des développeurs et en Suisse qu’ils ont pu avoir accès aux pro- grammes de sauvetage en cours.

Aujourd’hui, l’asbl Sauvons Bambi fait partie du réseau international des pionniers en matière de détection et sauvetage des animaux et est déjà appelée à partager son savoir-faire avec certaines Fédérations de chasse françaises qui s’inscrivent dans cette même démarche.

Concrètement, juste avant

Les fauches de printemps

Il est important de savoir que les dronistes doivent idéalement intervenir entre 04h00 et 08h00, le jour de la fauche avant que les rayons solaires ne perturbent la détection thermique. Dans le cas où des faons sont mis à l’abri après détection, sous caisse par exemple, il faut aussi essayer de convaincre l’agriculteur de faucher directement après l’intervention de Sauvons Bambi car le faon ne peut pas être privé de sa liberté plus de 3 heures. Si vous souhaitez une intervention, rendez-vous sur le site www.sauvonsbambi.com où toute la procédure est décrite.

Vous pouvez aussi envoyer un mail à sauvonsbambi@gmail.com

Sauvons Bambi
Les fauches commencent
Les caméras thermiques permettent de repérer de tout petits animaux que leur mimétisme rend pratiquement invisibles. Photo : Guillaume Debouche

L’investissement dans les différents équipements et technologies est hélas très conséquent et est clairement un facteur limitant de l’action, d’autant plus qu’une détection fiable impose de choisir des caméras de très haute résolution, avec une fourchette de prix pour le kit complet allant de 4500 à plus de 8000 euros (hors drone, chargeur, batteries, écran, pied, iPad…).

Autres facteurs limitants, la météo et la concomitance des travaux de fauche. Pour y faire face, Sauvons Bambi a organisé des séances de formation à la détection thermique et aux manipulations des animaux pour 18 pilotes bénévoles.

L’asbl offre la priorité d’intervention aux membres sympathisants (cotisation 34 euros). De même, elle offre à ces membres une séance d’initiation au pilotage de drone avec le matériel de l’association. Voir infos sur www.sauvonsbambi.com.

Les fauches commencent
Le travail de maillage de la Wallonie est en cours. De nouveaux bénévoles sont les bienvenus.

Les services offerts par Sauvons Bambi

Les fauches commencent
  • La mise en relation les pilotes de drones et les agriculteurs qui souhaitent faire survoler leurs prairies avant la fauche.
  • La détection et le sauvetage des faons, lièvres et oiseaux nicheurs au sol à l’aide d’un drone à caméra thermique.
  • Le recensement animalier dans les plaines.
  • Le comptage printanier des perdrix.
  • Le marquage des faons et des levrauts pour le suivi des populations.
  • La formation des bénévoles pour le sauvetage des faons
  • La formation à la détection avec caméra thermique embarquée sur un drone
  • Ces services sont assurés bénévolement, mais un défraiement kilométrique est demandé en fonction des distances à parcourir et du lieu de départ du pilote de drone le plus proche.

Sauvetage d’animaux sauvages : de la prison à la libération !

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Sauvetage d’animaux sauvages

Depuis le début du 19e siècle, la fascination du public pour les animaux sauvages s’est dramatiquement amplifiée, multipliant par la même l’ouverture de zoos (ménageries), où les animaux sont détenus dans des conditions sinistres. Devenu un lieu privilégié de la rencontre des hommes et des animaux, ce phénomène lucratif s’est très rapidement étendu et diversifié, contribuant à la croissance des cirques, des spectacles de rue, des delphinariums, …

Aujourd’hui, le voile est levé sur cette hypnose que nous procure le monde sauvage, dévoilant les coulisses effroyables de leur condition de vie, démontrant la souffrance quotidienne de leur esclavagisme, la dureté et la violence des dresseurs, le non respecté de leurs besoins élémentaires, les conditions de captivité non adaptées, les maladies, les carences, les amputations…

Leur situation déplorable s’est amplifiée depuis l’épidémie COVID-19. Privés de public les lieux d’exhibitions ne peuvent plus faire face à l’entretien couteux des animaux. Dans certains pays où les cirques ont l’interdiction d’exploiter les animaux, ces derniers n’hésitent pas à les abandonner dans des lieux exigus et insalubres. (www.traintigersrescue.com).

Sauvetage d’animaux sauvages

D’admirables protecteurs au service des animaux sauvages captifs

Heureusement certains animaux sauvages ont la chance de pouvoir sortir de leur enfer quotidien. Dépassés par leur situation les zoos, les cirques, les gouvernements… font appels aux ONG et aux associations pour une prise en charge des animaux délaissés.

Mais la tâche n’est pas si aisée !

Les animaux sauvages en captivité développent des comportements « stéréotypiques » nommés Zoochose, des mouvements inutiles, répétés et causés par des conditions de captivité non adaptées. Des félins se mettent par exemple à arpenter leur cage continuellement présentant ainsi des symptômes de stress et même de myopathie (maladie affectant les muscles), qui résultent des longs trajets effectués frénétiquement dans des espaces bien trop petits. Les ours ayant sombrées dans la tristesse et le désespoir, développent des comportements de balancement de l’avant du corps. 

Il n’est malheureusement plus possible de réintroduire un animal sauvage en total liberté dans son habitat naturel. Arraché à leur mère dès leur naissance ou issus du braconnage, les animaux sont élevés par l’homme afin de garantir un maximum de soumission. Captifs et impuissants durant leur vie entière, ils ne sont plus capables de s’adapter à un environnement naturel et fortement hostile. Inapte à chasser ils sont incapables de se nourrir seul, ou de se défendre face aux agressions sauvages ou de se protéger des hommes.

Sauvetage d’animaux sauvages

Souvent malades, consanguins, carencés… leur état physique et psychologique nécessite des soins quotidiens, une alimentation adaptée et une surveillance de chaque instant.

Il est donc indispensable d’obtenir des conditions d’hébergement adaptées aux caractéristiques biologiques des animaux et ainsi leur permettre de satisfaire leurs besoins physiologiques.

Il est également impératif de garantir leur sécurité, de produire des soins quotidiens par des équipes bienveillantes et de s’assurer que les structures d’accueil priorisent leur bien-être.

Les animaux pourront ainsi continuer leur vie dans de grand espace, en semi-liberté au sein d’un sanctuaire éthique tel que Wildlife Ubuntu Sanctuary  (www.ubuntuwildlife.com), protéger du public, de la chasse, du braconnage et surtout de toute forme d’exploitation.

Sauver, soigner et protéger

Chaque sauvetage doit avant tout s’engager dans de longues procédures administratives. Cela commence par la visite d’un vétérinaire spécialisé qui confirmera que les animaux sont en état de voyager. Après la rédaction d’un rapport très complet sur l’état de santé des animaux, un descriptif hautement détaillé du sanctuaire d’accueil (permis de détention, les différentes certifications, des photos des lieux, présentation du personnel technique, etc.) est envoyé au détenteur des animaux (autorités compétentes, directeurs de zoos ou le chef de la brigade d’inspection, propriétaire si c’est un particulier…). Ces documents sont accompagnés, sur demande, de références (recommandations) et d’informations précises sur les sauvetages précédents. À la suite de l’acception du futur lieu de vie, une lettre d’attention est rédigée afin de valider communément le sauvetage.

Sauvetage d’animaux sauvages

Les procédures locales réalisées, chaque partie effectuera une demande d’importation (pour le sanctuaire) et d’exportation (le détenteur des animaux) auprès de la CITES (La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) qui réglemente chaque déplacement des animaux sauvages menacés d’extinction. Les documents CITES seront également accompagnés d’un certificat d’origine (délivré par les autorités exportatrices), d’un certificat sanitaire (délivré par le pays destinataire), etc.

Quatre semaines avant le sauvetage, le vétérinaire spécialisé effectuera une seconde visite afin de poser des puces d’identification (si les animaux n’en portent pas) de façon à compléter les documents nécessaires au sauvetage et au voyage. L’identification des animaux sera également accompagnée d’un premier traitement antiparasitaire et d’un traitement antirabique.

Après plusieurs semaines de procédure, les animaux seront tranquillisés afin d’être placés, en toute sécurité, dans les box de transport. Des vitamines, un second traitement antiparasitaire sera administré, un échantillon de sang sera également prélevé (à la demande du sanctuaire) et un test covid-19 sera effectué. Dès leur réveil, les animaux, pourront enfin commencer leur voyage vers le sanctuaire qui les accueillera pour le reste de leur vie.

A leur arrivée au sanctuaire, une analyse complète de leur état de santé sera effectuée. Vu qu’il s’agit d’un examen très poussé il faudra compter 4 à 6 semaines pour recevoir les résultats très détaillés. En attendant, l’échantillon de sang prélevé lors du sauvetage sera examiné afin de décider si des compléments minéraux sont nécessaires aux animaux.

Les nouveaux pensionnaires mettront près d’un mois pour s’acclimater à leur nouvelle résidence et pourront enfin débuter la vie qui leur revient de droit, au plus proche de leur environnement naturel, en sécurité, dans le respect et la dignité qu’ils méritent.

Les sauvetages sont excessivement couteux sur un plan financier mais également en termes de mobilisation humaine et de temps. L’heure est venue d’une prise de conscience collective de la détresse et de la souffrance que vivent les animaux en captivité, souvent dans des lieux inadaptés, marqués par des séquelles irréversibles tant physiquement que psychologiquement.

Il est temps de mettre fin à la captivité au nom de l’éducation, du spectacle et de la science !

Vidéo du sauvetage –https://www.youtube.com/watch?v=nBZz5Lj_t5E

Pour découvrir et soutenir le sanctuaire éthique Wildlife Ubuntu Sanctuary : www.ubuntuwildlife.com

Pour découvrir et soutenir la fondation Wildlife Advocates Foundation (partenaire du sanctuaire Ubuntu pour les sauvetages sur le territoire Argentin) : https://wildlifeadvocatesfoundation.org

Pour découvrir et participer au sauvetage en cours : www.traintigersrescue.com 

LADYDOGS

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Ladydogs

A la suite de la perte de mon emploi due à une fusion fin 2017, j’ai décidé de faire de ma passion mon métier. Les animaux ont toujours fait partie de ma vie, j’ai une relation fusionnelle avec eux.

LADYDOGS propose des prestations de conciergerie animalières à la carte aux propriétaires de chien.

Titulaire des Certifications (l’attestation de connaissances des animaux et d’espèces domestiques) délivrée par la DRAFF OCCITANIE, du TAV de Type 1 (Transport d’animaux vivants ne pouvant excéder huit heures de trajet) et de l’autorisation d’exercer cette activité délivrée par la DDPP66, je garantis des prestations à la carte, adaptées au Bien-Être, au Confort et à la Sécurité des chiens. 

– Transport d’animaux vivant de Type 1 « TAXI CANIN » pour un accompagnement :

– Chez le toiletteur, chez le vétérinaire ou chez un autre spécialiste

– A l’aéroport ou à la gare

– Un déménagement sur le département

– Un transfert chez un proche

– Un accompagnement de chien d’honneur porteur des alliances le jour des Noces de ses Maîtres :

Parce que les animaux nous aiment de manière inconditionnelle et qu’ils nous rendent heureux, il était très important pour moi de les faire participer l’un des plus beaux jours de la vie de leurs maîtres avec la prestation d’accompagnement de Chien d’Honneur porteur des alliances le jour de leur mariage.

– Un accompagnement en EHPAD pour permettre aux résidents de retrouver leur animal un instant afin de diminuer leur sentiment de solitude :

Touchée par la détresse psychologique des personnes qui se sont retrouvées dans l’obligation de se séparer de leur animal de compagnie, j’ai eu envie de proposer un service destiné à apporter un apaisement aussi bien à la personne qu’à son animal.

Après une période de réflexion, je propose aujourd’hui avec l’autorisation de la structure accueillante, d’accompagner les chiens en EHPAD pour leur permettre de retrouver dans le parc leur maître un instant.

– Garde, visite au domicile ou sur le lieu de vacances du propriétaire :

Mes services de garde et de visite au domicile ou sur le lieu de vacances des propriétaires permettent aux animaux de rester dans leur environnement sans être stressés, de conserver leurs repères et surtout de leur éviter d’éprouver un sentiment d’abandon.

Les clients font appel à mes services pour prendre soin de leur animal pendant leur absence comme pourrait le faire une nounou avec un enfant. 

Le temps passé avec eux m’apporte énormément de bonheur et de réconfort. 

– Promenade d’hygiène ou détente individuelle à la campagne, à la mer ou en ville :

Les prestations de promenades répondent aux besoins journaliers de dépenses mentales, physiques des chiens. Je me déplace pour permettre à ces loulous de se dégoudir les pattes et pour découvrir un autre univers. 

 Photographie animalière et en famille lifestyle :

Autodidacte et après onze ans passés aux côtés d’un photographe,  je m’adonne avec passion à mettre en valeur mes sujets et à immortaliser des instants de vie en lumière naturelle ou en extérieur. Au fil du temps, je recherche l’originalité à chacune de mes séances.

Valérie DESPLATS.

LADYDOGS

06 09 61 14 67

contact@ladydogs.fr

ladydogs.fr

Stop fourrure

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Stop fourrure

Société Anti Fourrure créé en 2007 a convaincu environ 30 marques et enseignes d’en finir avec la fourrure. En effet, dans le cadre de notre campagne France Sans Fourrure ayant vu le jour début 2010, avec le public qui a participé à notre campagne, par le biais de courriers, courriels, c’est d’abord la marque Etam qui nous a entendu. Cette marque n’a pas hésité à faire retirer toutes ces garnitures en fourrure animale de ses boutiques, ce qu’elle nous a annoncé très vite suite au tollé provoqué sur Facebook lorsque nous avons posté les renards, et autres animaux dépecés encore conscients en Chine pour de ridicules capuches. Ensuite, c’est la marque Morgan qui a emboîté le pas à Etam, suite à deux manifestations que nous avons organisés devant leur siège social. Puis, la marque Kookai, qui nous a donné du fil à retordre, puisque nous avons dû aller manifester chaque mois pendant trois hivers consécutifs devant la boutique principale à Paris, a fini par plier. Enfin, les courriels et appels téléphoniques dans le temps ont permis de convaincre les autres marques de la campagne. Seule la marque Zapa, continue la fourrure animale, malgré nos manifestations pendant près de quatre ans devant leurs boutiques. L’engagement envoyé par écrit début 2014 par la marque, n’a jamais été respecté, c’est bien alors la seule marque qui a toujours affiché son mépris des animaux avec de plus un engagement mensonge. Toutes les autres marques ont toujours tenu parole, et n’ont jamais refait de vraies fourrures.

Anti-fourrure

Voici ces victoires :  

https://societe-anti-fourrure.blogspot.fr/2016/03/recapitulatif-des-victoires-du.html  

Anti-fourrure

Cette vidéo de notre dernière action de rue en 2019, avec un homme qui n’a pas hésité à venir nous donner sa capuche, avait été vue plus de 50 000 fois sur Facebook :   https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=X6qmHZVrclY&feature=emb_logo  

Notre Campagne nommée aujourd’hui Mode Sans Animaux vise toutes les matières animales. La marque Un Jour Ailleurs nous a récemment annoncé l’arrêt de la fourrure animale, mais aussi du cuir !  

Anti-fourrure

Pendant plus d’une décennie, une sensibilisation de tractage quotidienne auprès du public portant de la fourrure animale parfois sans le savoir, a été réalisée. Ces étiquetages mensongers font aujourd’hui parti du passé, à présent que les marques ont l’obligation de mentionner « fourrure véritable ». Une conférence en 2017 à Bruxelles avait permis de mettre en lumière ce que nous dénoncions régulièrement : capuche, cols en renard/chien viverrin de Chine vendus parfois à 20 euros seulement, sans étiquetage le précisant, les vendeurs n’ont même pas informés, prétendaient qu’il s’agissait de fausse fourrure. Les militants chinois nous envoyaient de nombreuses photos et témoignages, leur courageux travail a porté ses fruits. Notons que la fourrure et le cuir font partie des cinq industries les plus polluantes au monde pour les métaux lourds, et que ces garnitures traitées chimiquement dont le seuil est toujours dépassé peuvent alors causer de graves problèmes de santé aux porteurs de fourrure.  

Anti-fourrure
Anti-fourrure

Aujourd’hui, l’industrie de la fourrure est en chute libre un peu partout dans le monde, nous interpellons, avec des associations partenaires la ville de Paris, afin qu’elle rejoigne les 20 autres villes dans le monde ayant interdit ces ventes de fourrures animales.  

Nous vous remercions de nous aider à atteindre 100 000 signatures ! :

https://www.mesopinions.com/petition/animaux/interdiction-ventes-fourrures-animales-paris/122393

Anti-fourrure
Stop Fourrure

[Suite] Neige

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Claude Fee

Oui pour la vie, alors c’est non !

Dans l’arrière-cuisine ça n’a même pas bardé… Monsieur est reparti, on l’entend déambuler dans l’appartement, comme un animal à grandes pattes qui arpenterait son territoire

Tout est familier. Monsieur n’a pas de raison de s’attarder sur ce qui vient de se passer.

Le chat que tout le monde maintenant appelle Chou, lui aussi se promène, posant ses petites pattes feutrées partout. Il est à peine venu sentir ce pauvre lapin. Lui est autorisé à vivre, tout va bien. Tout est normal.

Yvette est maintenant seule dans cette arrière-cuisine, seule devant le carton qui s’agite… le lapin, ce condamné à mort, bouge. A-t-il l’intuition de ce qui va se passer ? Détail horrible, la pierre à affûter est sur la table… Il faudrait faire vite. Comment se faire invisible ? Serrer les dents comme pour un secret ? Agir ? Agir tout simplement agir… les idées se bousculent. Voyons qui doit exécuter cet ordre se dit Yvette, quel ordre d’ailleurs ? Rien n’a été dit. Ce que monsieur et madame Mercier veulent c’est que j’obéisse… on m’enverra faire une course. Pendant ce temps-là, Léonie ou quelqu’un d’autre viendra avec une cuvette. Elle l’assommera, avant de  lui arracher un œil avec un couteau pointu pour le saigner. Quand je reviendrai, ce sera fait. On aura caché son pauvre corps écorché sous un torchon blanc, impeccable. Sa peau dépouillée, enlevée, aussi vite qu’ un pyjama sera mise à sécher, tendue en l’air comme un cerf-volant au-dessus de nos têtes. Des petits vaisseaux pendront de ce vêtement-parchemin et finiront par devenir des filaments secs qui se détacheront tout seuls. C’est un scénario, c’est une odeur connue dont l’évocation provoque toujours la même la peine, la même fatigue amère et le même dégoût. Cette peau séchée sera un jour réclamée par le père Talmon qui fait le tour de la ville en criant :

  • Peaux de lapin !

On me demandera peut-être de décrocher moi-même cette fourrure martyre et de la descendre au bonhomme qui lui, l’accrochera à son vélo et gagnera un peu de sous en la vendant chez un fourreur… Et voilà, en donnant cette peau les Mercier croiront qu’ils ont rendu un service à la misère… Pauvre neige ! encagé, tué, mangé et transformé en col de manteau…ce n’est pas imaginaire ça !  Yvette n’a rien inventé.

Si on la surprenait à pleurer, on lui dirait qu’il faut bien manger et qu’il ne faut plus y penser. Comment faire ? Elle devrait rester fixée sur ce qui lui plaît. Elle pourrait se débrouiller pour ne pas être là, ne pas se confronter à cette réalité et oublier, oublier  la tête, oublier le petit nez de Neige qui remue dans le besoin de chercher par où partir pour choisir une escapade. Oui, oublier tout ça. Ne plus penser à l’envie de vivre qu’il a. Allez, on n’y pense plus. On se met à table comme tout le monde et on mange un civet. La tête est dans un plat, puis finit sur le bord d’une assiette, au rebus. Il ne faut pas y penser… ah oui juste ça : ne pas y penser ! Même si on voit ses petites dents dans la poubelle ,parmi les épluchures ? Oublier la décomposition de sa vie…

Cette vision a déjà fait son effet : Yvette, le menton levé, a  saisi le carton sous un bras et monte l’échelle pour atteindre son territoire. Une fois le butin  délicatement posé sur son drap, elle arrange des couvertures par-dessus, en dôme. Ce n’est pas discret… Alors, devant, comme s’il s’agissait d’un rideau, il lui vient… d’étaler les bas de soie que sa sœur lui a offerts pour le mariage d’une cousine. C’est la meilleure idée de cette effrontée : l’indécence…

Elle n’a pas tort. Ces bas qui pendent de son lit haut perché et se balancent comme suivant une brise légère ont fait leur effet : personne n’a osé lever les yeux vers eux et il n’est question de rien.

Toute la journée Yvette travaille avec zèle et chante.

Le plaisir de l’insolence favorise- il  un travail d’extension de la pensée ? Il le faudrait. Ça tiraille dans tous les sens. Car il va bien falloir trouver une solution… Il faut compter que les bas que personne ne fait mine de voir seront quand même décrochés. Il faudra trouver une autre barricade ou changer de tactique. Alors que faire ?

De l’immeuble Yvette connaît la répartition. Chaque étage a son univers. Depuis le matin, elle réfléchit. Au-dessus c’est un assureur qui emploie six commis pressés qu’on croise dans les escaliers chaque jour. Elle ne connaît ni le regard ni la voix d’aucun d’eux. Qu’irait-elle leur demander ? C’est trop risqué… Plus haut, deux familles  occupent chaque côté du palier, elle a déjà rencontré les mères, tenant des poules avec les pattes attachées maintenues la tête en bas. Elle les a entendues les tuer. Les cris, l’affolement de l’animal, si elles y sont insensibles, que leur demander pour Neige ? c’est peine perdue. Et plus haut encore ? Au dernier  ce sont des petits logements plus ou moins vides. Il y a bien la lingère  dans l’un d’eux. Pour être précis, Angèle travaille dans celui qui possède un escalier menant au grenier recouvrant tout l’immeuble. Le soir elle part à vélo, mais pas toujours, sa  vieille mère ne vit pas très loin sur la grande place. Cette femme insolite dont Léonie se moque parce qu’en maugréant ,elle monte et descend des bouteilles de bière plusieurs fois par jour… Yvette décide d’aller la voir. Elles se connaissent déjà un peu, elle repasse le linge des Mercier.

Est-ce qu’elle accepterait de prendre Neige ? Pourquoi pas ? Elle pourrait le cacher dans le grenier il ne gênerait personne. C’est seulement en fin d’après-midi qu’Yvette trouve une occasion pour se rendre chez la  repasseuse.  Il y aura peut-être une bonne surprise… Le carton sous le bras, notre héroïne réussit à ne croiser personne jusqu’à la sonnette… qui ne marche pas. À travers la porte, on entend la radio, la jeune fille tambourine, frappe, gratte…

  • Quoi encore ? Crie une voix agacée.
  • C’est Yvette… je suis employée chez les Mercier..
  • Qu’est-ce que tu veux ? Ce n’est pas prêt ! J’avais dit à six heures ce soir pour les nappes !
  •  Quelque chose ? Je voudrais vous demander quelque chose…
  •  

La porte s’ouvre. Angèle est campée dans sa blouse de coton blanc, et voilà qu’elle saute sur le carton qu’elle saisit machinalement.

  • Ce n’est pas du linge Angèle…
  • Je m’en doute dit-elle en cherchant à distinguer l’intérieur.
  • Il va être tué si on ne fait rien…
  • Reprends-le et pose-le là bas…
  • Où ça ? J’avais pensé que dans le grenier, il ne gênerait personne.
  • Pourquoi tu ne l’as pas mis dans la cave ?
  • Y a trop de passage…
  • Pas sûr, mais bon… Tu sais combien ça coûte un gros lapin ?
  • Non..
  • Retourne ! Porte les draps à Léonie, ils sont prêts… débrouille-toi pour revenir chercher les nappes à six heures.

Yvette veut bien être à ses ordres. C’est rassurant. Ce corps gentil qui gonfle sa blouse blanche. C’est généreux, bien repassé, ça paraît vrai. Tout de même, en partant, Yvette s’immobilise sur une marche . Difficile de redescendre si vite en laissant Neige sans se sentir un peu étourdie… la porte d’Angèle s’entrouvre à nouveau :

  •  Pas la peine d’apporter du pain dur, j’ai ce qu’il faut. 

Yvette reprend courage et dévale l’escalier en chantonnant..

« Piccoti piccota je tourne les talons et … »

 Il va falloir affronter les Mercier. Comme on efface une dette, elle se met à astiquer les cuivres, bien que ce ne soit pas je jour. On est aujourd’hui mercredi. C’est un jour de couture, elle pourrait faire du raccommodage  tranquillement et profiter de la présence de Chou qui adore se blottir contre elle et jouer avec son ouvrage. Mais elle astique, après les casseroles, elle se demande si elle ne va pas attaquer à l’encaustique le plus grand des buffets, quand tout à coup Léonie lui prend les chiffons des mains et lui crie à l’oreille :

  • Il paraît aussi que tu as fait les cuivres de l’entrée ! Tu te crois donc vendredi ? Va plutôt porter les bleus du patron chez la mère Angèle et dis-lui qu’il les faudra avant samedi.
  • Je finis et j’y vais tout de suite.
  • Tu ne finis rien, tu ranges ton bazar et tu y vas.
  • Oui Léonie.

Quand Yvette frappe à la porte, Angèle met du temps à répondre. Un bruit de verres et bouteille… enfin ça y est, elle est devant elle toute blanche comme une infirmière, ses cheveux tout électriques forment comme une couronne autour de sa tête :

  • Il n’est pas six heures ? Tu m’apportes des bleus, mais ce n’est pas le jour des bleus ! C’est Léonie qui t’envoie ? Elle se doute de quelque chose ? Je ne suis pas une voleuse ! Tiens voilà cinq francs pour le lapin, débrouille-toi pour les donner.
  • Mais à qui ?
  • Je sais t’y moi !
  • Neige ? où avez-vous mis Neige ?
  • Je l’ai lâché là-haut. Mais il va partir. Mon frère va passer il l’emmènera chez lui. Il a un grand enclos avec tout ce qu’il faut ce sera mieux qu’ici.
  • Personne ne lui fera de mal ?
  • On ne va pas le manger. Tu pourras même aller le voir. Il y a déjà des dindes, des pintades, des canards et d’autres lapins. C’est un brave gars mon Nicolas !
  • Je ne vous remercierai jamais assez !
  •  Le repassage, ça donne soif. Quand tu fais les courses, ce serait facile pour toi de monter des bouteilles ? De l’eau avec un petit peu de bière…

Ainsi fut scellé le sort de ce gros lapin de cinq francs… Sauvé !

Yvette était soulagée, mais il lui fallait encore trouver le moyen de donner l’argent sans savoir à qui. Après une nuit de sommeil dans le souffle et la présence tranquille de Chou, il lui vient une  idée qui par certains aspects pouvait sembler  suffisamment présentable… au fond, après tout, tout dépend de la façon dont on dit les choses… Alors, le lendemain matin, lorsque Léonie déboule dans la cuisine en s’époumonant comme d’habitude pour qu’Yvette se lève et l’aide à griller les tartines et à préparer le café, la grande enfant se lance dans une explication :

  • J’ai trouvé cinq francs par terre dans la cuisine. C’est certainement de l’argent pour les patrons. Quelqu’un les aura perdus. Je vais leur donner… eux vont bien savoir…

Léonie hausse les épaules et ne prête pas la moindre importance à ces propos. Si ce n’est que ses gestes deviennent plus secs, presque brutaux. Un peu comme si c’était sa manière de déclarer un  refus ! Refus de toutes ces balivernes, elle ne veut rien savoir. Ce mouvement d’humeur effraie la jeune fille qui ne peut que s’accrocher à l’histoire qu’elle produit et qu’elle veut bien enrichir de détails imaginaires, pour l’adoucir, pour la rendre convaincante…. Alors elle y va et s’embourbe dans des explications que ni Léonie, ni personne n’écoute. Et les cinq francs restent toute la journée sur la table de la cuisine. À midi Yvette recommence un discours en position légère, elle tient juste à signaler qu’il y a une pièce de cinq francs à ranger.   Elle se fait l’effet de quelqu’un qui chante une chanson choisie pour une belle occasion, mais que personne ne veut écouter. Elle aurait voulu sceller avec cette pièce un pacte. Mais non : Il n’ y a pas de reconnaissance de  son discours sur l’argent, parce qu’elle s’est lancée dans un sauvetage que personne ne peut admettre… Et…pourtant personne ne lui demande ce qu’est devenu le lapin. Au moins elle pourrait s’expliquer… Peut-être qu’ils se mettraient à sa place et que tout le monde serait content de cette vie épargnée !

Mais on ne lui demande rien et les jours suivants, Yvette voit bien qu’on la tient à l’écart. La pièce d’argent demeure sur la table de la cuisine et ne va dans aucune poche… elle paraît même devenue intouchable.

Le jeudi suivant une lettre de ses parents lui est remise le matin, à la descente de son échelle… c’est la belle écriture de sa mère.

Ma fille,

Les Mercier nous ont écrit que tu leur as volé un lapin. C’est indigne. Après tout ce qu’ils ont fait pour toi… Le père viendra te chercher dimanche, mais tu ne reviendras pas chez nous.

Signé Maman qui t’embrasse

Il n’y a qu’Angèle qui comprend son chagrin et qui veut bien lui parler. Attendrie, elle lui explique que les Mercier ont fait le maximum de ce qu’ils pouvaient faire….

  • Le maximum tu veux dire en acceptant le petit chat de Mimi ?
  • Chou ? Non, ils avaient besoin d’un chat contre les souris… ça les arrangeait.
  • Mais…
  • non, ils ont fait le maximum, ils ne t’ont pas demandé de tuer le lapin ? De le tuer toi-même ? Évidemment que tes parents ne sont pas contents. Tu les inquiètes. Tu ne comprends pas ça ?
  • Mais Chou mon gros chaton ? Je pourrais l’emmener ? J’aurais bien voulu le ramener à Mimi sa mère. Moi aussi j’aurais voulu rentrer chez moi.
  • Laisse — le ici, ne le mêle pas à cette histoire. Il est bien heureux.
  • Tu crois que je ne le verrai plus ?
  • Maintenant que les Mercier ont dit que tu étais une voleuse, ils sont bien obligés de te faire partir… mais dans quelque temps tout sera oublié et tu pourras revenir. Moi je t’ouvrirai ma porte toujours !
  • On s’écrira ?
  • Mais oui ! Tiens mon frère a un appareil photo, dès que tu me donneras ta nouvelle adresse je me débrouillerai pour t’envoyer une photo de Chou !
  • Dans son panier ?
  • Dans son panier ! Tu lui laisseras d’ailleurs. Je vais te donner un autre bagage. Ne pleure plus ! Et puis dis-toi que Neige est bien chez mon frère ! Je peux te le dire :  Allez mouche toi…

C’est vrai, le dimanche matin , son père est venu la chercher. Tout le monde était malheureux. Pendant tout le long voyage, en train, Yvette n’a pas osé dire un mot pour demander où  ils allaient…

 Le scandale fut vite oublié, il y eut des lettres échangées, entre tous, beaucoup même. Des pages et des pages où on se dit les petits riens qui font la vie. Angèle envoya comme promis la photo de chou dans son panier, et une de neige couché de tout son long dans l’herbe, grignotant tranquillement une tige d’herbe, une oreille négligemment courbée comme un  vrai Buggs  Bunny  !   Quel plaisir de le voir bienheureux !

https://www.audiocite.net/livres-audio-gratuits-animaux/claude-fee-neige-(suite).html

La peur des chiens ou cynophobie

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veronique valy

La peur des chiens ou cynophobie est un problème courant et que l’on rencontre fréquemment chez les adultes mais aussi chez les enfants. Plusieurs raisons peuvent être à l’origine de cette peur, tel qu’une méconnaissance de l’espèce, un mauvais souvenir ou une morsure vécue.

Les chiens inspirent à de nombreuses personnes une crainte qui peut se révéler un vrai problème au quotidien.

Parce que la peur des chiens peut s’avérer réellement handicapante dans la vie de tous les jours, je vous propose un accompagnement unique, associant une solide connaissance des chiens et de leurs comportements, à la pratique de thérapies courtes et de gestion des émotions.

Cette peur peut parfois être un réel handicap dans votre vie quotidienne ou dans votre vie professionnelle. La peur des chiens de forte intensité devient handicapante dans la vie de tous les jours dès lors qu’elle génère des comportements d’évitement, comme, ne plus passer dans une rue où il y a des chiens dans les jardins, ne plus aller chez vos amis ou de la famille dès lors qu’ils ont des chiens.

Les comportements adoptés comme stratégie, comme l’envie de fuir, peuvent prendre des proportions exagérées dès lors qu’il n’y a pas de réel danger imminent, mais pour la personne qui vit la situation les émotions générées sont bien réelles et pas du tout exagérées.

Les émotions produites par la personne qui vit la situation de manière réelle ou en anticipation, peuvent être difficilement gérables, comme avoir du mal à respirer, ressentir des bouffées d’angoisse, transpirer à outrance, subir l’augmentation du rythme cardiaque, et autres frissons, crise de panique ou étourdissement …

Ces angoisses, peurs ou phobies se traduisent de multiples façons :
– peur des chiens en général
– peur des autres chiens mais pas du vôtre
– peur pour vos enfants ou peur de leur transmettre votre angoisse
– peur de promener votre chien et qu’il se fasse agresser
– peur de se faire mordre ou angoisses après une morsure
– peur des chiens lâchés, des chiens en laisse, des chiens de votre famille
– vous n’osez plus aller vous promener, faire du vélo, aller chez des amis, aller à un rdv professionnel
– votre enfant a peur des chiens, etc…

J’interviens dans le cadre de la prévention des morsures pour accompagner les particuliers, les écoles, les collectivités, et pour toutes les personnes qui sont au contact des chiens dans leur travail (facteurs, pompiers, livreurs, artisans, infirmières, auxiliaires de vie, femmes de ménage …)

J’interviens après morsures si la personne est bloquée au point de ne plus retourner sur le lieu de l’accident comme par exemple pour les facteurs, les infirmières à domicile ou les agents qui relèvent les compteurs.

J’accompagne aussi des enfants scolarisés qui ont peur sur certains trajets maison-école parce qu’il il y a des chiens derrières des portails devant lesquels ces élèves doivent passer.

Pour surmonter votre peur des chiens, il est indispensable d’y aller progressivement, sous peine de la renforcer.

En présence d’un chien, il est conseillé de ne pas courir, de ne pas crier, de ne pas gesticuler ni fixer l’animal. Il convient au contraire de l’ignorer ou de faire l’arbre, c’est à dire, de rester immobile, les bras croisés en regardant droit devant soi jusqu’à ce qu’il parte ou que vous puissiez appeler de l’aide. Pas toujours facile à faire quand on panique.

Si malgré toutes vos précautions un chien vient à vous sentir ou à se rapprocher de vous de plus en plus, respirez profondément et ne faites pas de gestes brusques. Petite astuce d’urgence : cherchez 5 objets rouges dans votre environnement, par exemple, ou comptez dans votre tête. L’idée est de fixer vos pensées sur autre chose et donc de ne pas émettre trop de signaux de peur à la vue du chien.

Je vous propose un accompagnement réfléchis et adapté.

Je m’appuie sur mon histoire personnelle, ayant été mordue plusieurs fois petite, et sur mes formations, compétences et approches reliant le chien et l’humain.

Nous allons ensemble vers une amélioration de votre vie via un accompagnement unique, composé d’une grande connaissance des chiens et de leurs comportements et agissements.

Mon accompagnement vous permettra de vous familiariser avec l’espèce canine à travers différentes approches, associées à des thérapies courtes, de la relaxation et des expériences positives.

Selon le degré de gravité de la cynophobie, le traitement par exposition peut commencer doucement et simplement avec des photographies, des livres, des vidéos, des peluches et images de chiens.

La personne cynophobe ne doit jamais être brusquée, ce qui risquerait d’accroître son anxiété et de l’éloigner vers le but recherché. Petit à petit, lorsque le cynophobe progresse et que son angoisse diminue devant des images de chiens, il peut être confronté à un animal vivant et l’approcher à son rythme.

Quoi faire ?

Surmonter sa peur des chiens est néanmoins un processus long, qui peut parfois prendre plusieurs mois, voire plusieurs années. Des solutions existent. Nous allons agir pour vous permettre d’aller vers un mieux-être et travailler ensemble vos réactions dans un environnement sécurisé.

La phobie des chiens est ce que l’on appelle en thérapie comportementale et cognitive, une phobie spécifique.

Les séances sont proposées de façons individuelles ou collectives et s’adressent aux adultes, ainsi qu’aux enfants et aux adolescents. Nous décidons toujours ensemble de l’exercice à réaliser lors du rendez-vous et vous pouvez dire stop à tout moment. Je suis extrêmement vigilante sur cet aspect de l’accompagnement.

Je vous encadre et vous accompagne avec des outils de gestion des émotions, des techniques énergétiques de prise de conscience, de relaxation et de visualisation. Avec une mise en avant sur les différents comportements des chiens et une connaissance de la lecture des expressions du chien.

Nous allons aborder ensemble comment se comporte le chien et utiliser cette compréhension pour amenuiser vos peurs et vos angoisses. Des séances de désensibilisation qui reposent sur un accompagnement personnalisé (je respecte vos capacités et vos désirs) sont proposées à votre rythme.

Afin de vous accompagner j’utilise des outils tel que l’EFT qui est une technique psychocorporelle (tapping) qui vise à équilibrer le système énergétique perturbés par des croyances limitantes ou par des événements traumatisants.

L’EFT permet de connecter l’esprit et le corps afin de réaligner ces énergies et d’éliminer les émotions négatives, tout en optimisant l’état physiologique du corps, ce qui permet de redonner les meilleures performances possibles.

L’EFT peut être pratiquée en complément d’une autre thérapie ou méthode. Il est ensuite possible de pratiquer seul, à part des cas complexes qui nécessitent l’accompagnement d’un praticien spécialisé dans ce domaine.

Je propose aussi de la relaxation et les séances que je vous propose sont issues de l’alliance entre la sophrologie et la relaxation Coréenne.

Je propose également des techniques de gestion des émotions par le calme : à travers la respiration, des exercices dynamiques récréatifs et éducatifs, adaptés à chaque âge.

Les objectifs sont de favoriser :
– la gestion des émotions
– l’estime de soi
– la mémorisation
– l’accentuation du respect de soi et des autres
– le ré-apprivoisement de soi
– le développement de l’autonomie.

Se relier à soi permet de se relier aux autres, à la nature, aux animaux.

Ces pratiques de relaxation et de thérapies courtes ne se substituent en aucun cas à un traitement médical ou un suivi psychologique, mais peuvent venir en complément.

Véronique Valy, coaching relationnel chiens-familles.

Véronique Valy 06 08 17 57 16 veronique.valy@gmail.com

En présentiel ou en distanciel

Titulaire du Diplôme d’Université “D.U. Relations homme-animal” , Université de La Sorbonne (Paris 5 / Paris Descartes Ethologie)

Praticienne en Techniques de Libération Emotionnelle (EFT), certifiée de l’Ecole Française des Médecines Douces (Toulouse)

Formation Axe Emergence “Les Bases de la PNL”

Formation Ecole du Calme – praticienne des techniques EC27C-M

Intervenante PECCRAM
(Programme d’Education à la Connaissance du Chien et au Risque d’Accident par Morsures)

www.jaipeurdeschiens.com

www.autourduchien.fr

https://www.facebook.com/jaipeurdeschiens

https://www.facebook.com/valyautourduchien

https://www.youtube.com/user/Autourduchien27

Accompagnement éducatif
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