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ANIMALIA Refuge & Sanctuaire au pied du Mont-Saint-Michel

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ANIMALIA Refuge & Sanctuaire au pied du Mont-Saint-Michel

Blottie au cœur du Pays de la Baie du Mont-Saint-Michel, nichée dans le bocage normand dans la petite commune de Perriers-en-Beauficel, au lieu-dit « La Grande Mardelle » se trouve ANIMALIA Refuge & Sanctuaire, un établissement de Défense et de Protection Animales qui existe depuis une quinzaine d’années.

ANIMALIA Refuge & Sanctuaire au pied du Mont-Saint-Michel
ANIMALIA Refuge & Sanctuaire au pied du Mont-Saint-Michel

Sa fondatrice et Présidente, Valérie GOUZIEN a édifié dans cet écrin de nature un havre de paix d’une superficie d’environ 4 hectares destiné aux animaux quels qu’ils soient, familiers, domestiques, et parfois sauvages en difficulté. Chacun à sa place au sein du domaine de l’association. Se côtoient dans ce cadre champêtre, chiens, chats, oies, poules, canards, chevaux, vaches, chèvres, moutons, paons, cochons, dindons, ânes, lapins, etc…, la liste est longue puisque ANIMALIA accueille plus d’une centaine d’animaux. Parmi eux, certains y demeurent, tandis que d’autres attendent la famille aimante qui les adoptera.

L’espace a été spécialement étudié et aménagé de façon à pouvoir veiller au bien-être et à la sécurité des divers pensionnaires qui disposent chacun de leur cabane ou abri attitré. En fait la vie toute entière de l’association s’organise autour des soins nécessaires prodigués aux animaux présents afin qu’ils soient heureux. Valérie, la Fondatrice, a cette passion qu’elle entretient au quotidien 24heures/24, 7 jours/7. Elle bénéficie d’une longue expérience avec les animaux (assistante vétérinaire, enquêtrice pour la Fondation Brigitte Bardot, Fondation Assistance aux animaux, nombreux sauvetages, etc…). Elle a également fait une formation agricole après avoir mis en stand-by son emploi principal dans le public, elle a été coachée dès son plus jeune âge par un berger.   

ANIMALIA Refuge & Sanctuaire au pied du Mont-Saint-Michel

Dans cette même volonté d’être une voix pour ceux qui n’ont pas de mot, Valérie soutient et milite en faveur du Parti Animaliste avec la ferme intention d’installer le droit des animaux au milieu de l’immense édifice juridique humain. Pour elle, un monde meilleur n’est pas envisageable si chaque membre de notre société n’est pas conscient que l’avènement de ce monde meilleur passe d’abord par le respect et le bien-être de toutes les âmes vivantes qui sont sur cette terre.

Agréée par le Département de la Manche, Valérie accueille également le public en situation de handicap pour de courts, moyens ou longs termes. Elle promeut ainsi la médiation thérapeutique par le biais de l’animal et les résultats sont porteurs d’espoir.

ANIMALIA Refuge & Sanctuaire au pied du Mont-Saint-Michel

Si vous avez envie de découvrir cet établissement aussi merveilleux qu’atypique, ce magnifique endroit vous ouvre ses portes le temps d’une journée ou plus. Des gîtes « La Grange » et « le Fournil » labellisés 3 épis par les Gîtes de France, et 3 étoiles par la Préfecture vous offrent une expérience inoubliable à partager en famille ou en couple. Pour une visite expresse, vous pouvez aussi demeurer dans la chambre d’hôte située au cœur de l’ancienne chaumière rénovée tout confort. Si vous voulez randonner à vélo ou à cheval sur le sentier qui relie ANIMALIA au Mont-Saint-Michel, vous pouvez faire étape dans ce lieu où un camping à la ferme vous attend également. Afin de couvrir les frais d’entretien des animaux et les frais de dossier de défense animale, ANIMALA a besoin de fonds, et recourt aux dons. Chacun peut apporter tout simplement son soutien à l’association en son âme et conscience en se connectant à la page Facebook de l’association. Il faut savoir que ces dons sont déductibles des impôts. ANIMALIA est membre de la Confédération Nationale Défense de l’Animal reconnue d’utilité publique lui conférant le droit de recevoir des donations, legs, capitaux d’assurance vie avec exonération des droits de mutation. Aidez-nous à faire perdurer cette association qui veille au bien-être des animaux.

Contact => https://www.lagrandemardelle.com/contacter-valerie-gouzien-la-grande-mardelle-perriers-en-beauficel

Plan du refuge Animalia de la Grande Mardelle 

Plan du refuge Animalia de la Grande Mardelle
Plan du refuge Animalia de la Grande Mardelle

Les fourmis

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Les fourmis

Un flot incessant de fourmis circule en file indienne. Les unes se hâtent vers la fourmilière, chacune chargée de son précieux butin : qui, une brindille, qui un fragment de feuille… Les autres, après avoir déposé leur fardeau dans l’immense caverne d’Ali baba, se hâtent aussitôt pour ramener un nouveau trésor.

On se croirait dans les docks à l’arrivée des containers en provenance de lointains pays.

J’ose interrompre un moment leur ballet de va-et-vient pour qu’elles m’enseignent la sagesse du Peuple des Fourmis.

La reine trône dignement sur sa couvaison, m’invite à m’asseoir pour répondre à ma requête :

« Bonjour Humain, tu t’interroges sur la mission de mes ouvrières, n’est-ce pas ? Eh bien, ne sache tout d’abord qu’aucune d’entre elles n’est esclave de quiconque. Nous avons chacune fait le choix d’une mission à accomplir, et c’est de plein gré, avec foi et courage, que nous nous engageons pour l’accomplir.

Chacune d’entre nous est solidaire des autres. Nous savons nous épauler et nous unir lorsqu’un danger nous menace. Notre force est notre nombre. Si petites à titre individuel, nous sommes immensément puissantes lorsque nous joignons nos forces. Toutes ensemble, nous bâtissons notre foyer que nous savons protéger des intrus, prenons soin des bébés et stockons les réserves de nourriture dont nous avons besoin. Organisées en armée vindicative pour combattre, nous défendons âprement notre royaume en cas de nécessité. Sache que rien ne résiste au flot déchaîné d’une marée de fourmis. Jusqu’à la dernière miette, il ne restera rien du prédateur qui se croyait intouchable. Sa faiblesse est d’avoir oublié que nous sommes invincibles car nous sommes soudées.

Souviens-toi, Humain, que chaque prédateur est également une proie ! Si tu te trouves en position de faiblesse, fais confiance à la force du nombre : unis-toi à d’autres. A vous tous, vous formerez, un bouclier indestructible pour rappeler aux despotes qu’ils ne peuvent pas contrer une marée humaine lorsqu’elle déferle sur eux.

Souviens-toi de notre adage, Humain : « L’Union fait la force ! »

Si tu sais mettre à profit cet enseignement, plus rien ne te sera impossible. Plus aucun joug ne pourra t’être imposé, et vous ouvrirez tout grand la porte de la délivrance.

Soit fier, Humain ! Va et porte haut ton étendard ! Rassemble ton peuple à l’instar du Peuple des Fourmis pour défendre et reprendre tes droits et ta liberté !

Message du peuple des Fourmis aux humains

Site internet : https://www.corinne-dupeyrat.com

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Articles de Corinne Dupeyrat

La naissance des nids de poules

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La naissance des nids de poules
Peinture de Molly

Il était une fois une gentille route qui menait à un village ou tout le monde se sentait heureux. Si vous aviez envie d’aller admirer le coucher du soleil, elle vous accompagnait au bord de la mer. Si vous vouliez surprendre le jour dès son lever, elle vous promenait jusqu’à la forêt. Son dos était souple et d’un blond moelleux. Il se laissait chatouiller par les vélos, les baigneurs, les voitures, les vaches, les brouettes des enfants et des paysans. Tout le monde aimait cette route et les arbres qui l’entouraient murmuraient souvent quelques chansons qui s’entendaient à l’unisson.

Un matin, que la rosée tranquillement s’évaporait sur sa peau, sa surface se figea et il y avait de quoi ! Une énorme citerne montée sur quatre grosses roues rugueuses était arrivée à toute vitesse en la griffant méchamment. Il lui fallut toute la journée pour retrouver sa légèreté.

Le lendemain, ce fut la même chose !  Le même scandale !

Le jour d’après était un lundi. Il se trouva que le maire qui était un homme très gentil avait justement rêvé cette nuit-là qu’il était un héros. Alors bien qu’encore endormi, il sortit d’un bond de son lit et en pyjama, il se mit en travers de la route, les bras en croix, il hurla  :

  • Arrête citerne sinon il y aura des conséquences !

Mais c’est lui que la grosse barrique à roulettes faillit aplatir… car elle déboula toute allure en écorchant tout sur son passage. Le maire fut effrayé et il y avait de quoi !

Le mardi, Lili qui était une petite fille que tout le village admirait, car elle était championne de marelle, vint lire de la poésie, dans l’espoir de partager un moment de paix qui calmerait tout le monde et surtout cette vilaine bassine. Mais rien à faire, cette grosse bombonne turbina de toutes ces forces et revint tout saccager. Heureusement que Lili avait de bonnes jambes pour se sauver. Mais la pauvre route, elle se retrouvait encore bien triste et abîmée…

Le mercredi Hector qui était le chef d’un orchestre de papillons demanda à tous ces artistes de ne pas se poser à proximité et de ne pas rendre visite aux coquelicots de la bordure, comme ils le faisaient chaque jour. À son avis, ce manque ferait certainement réfléchir la citerne… Mais hélas, non ! elle n’en avait rien à faire et elle recommença à avancer à toute allure avec ses énormes roues.

Le jeudi, c’est Firmin, un jardinier qui essaya aussi de raisonner cette maudite. Il s’appliqua à peindre une grande pancarte à l’entrée du village sur laquelle il écrivit :  roule encore plus vite ! il reste des enfants, des chats, des chiens à écraser !

Mais cela n’empêcha rien, ce gros chariot affreux revint griffer le dos de ce si beau chemin.

Alors ? Ni l’ironie de Firmin, ni la question du manque de papillons mise en scène par Hector, ni la poésie de Lili si joliment déclamée, ni les ordres si sincères du maire ne pourraient rien ? Rien ne pourrait rien à ce désastre ?

Ce même jeudi soir, tout le village se réunit pour réfléchir. Vers minuit, ce fut décidé: on demanderait à Dictum de venir le plus vite possible. Elle vivait en grande vedette loin de la campagne, mais des moineaux étaient prêts à aller la chercher. À cette nouvelle, certains habitants s’inquiétèrent, certains lecteurs aussi se rappellent peut-être que Dictum est un oiseau de caractère !  Mais on ne peut tout de même pas lui reprocher d’avoir les yeux en face des trous !

Le vendredi, de très bonne heure, Dictum arriva en voiture avec son compagnon Grand-Duc qui bâillait chaque fois qu’il tournait la tête. Dictum inspecta longuement la route et déclara qu’elle avait peut-être une solution, mais qu’elle aurait besoin pour cela que son amie Paulette vienne avec son gentil mari. Elle demanda aux moineaux s’il voulait bien aller les chercher en leur recommandant de parler doucement, car, dit-elle :

  • Ce sont de grands sentimentaux…

Tout le monde se demandait bien qui était cette amie Paulette et son mari, chacun retenait son souffle et tous comptaient déjà sur eux… si seulement, ils faisaient quelque chose….

Le lendemain, à potron-minet, le grand-duc lança un hululement de contentement fort et profond en survolant la campagne. Son cri se mêlait à celui du cocorico du coq de Paulette qui victorieux, lui, claironnait qu’il était temps de se lever. Bientôt, le maire, Lili, les papillons, Firmin, Hector, les chats, les chiens et tous les habitants se dirigèrent vers la forêt. Ils coururent jusqu’au moment d’apercevoir Dictum. Près d’elle, ils firent la connaissance de Paulette et de son mari robuste et sympathique. Tous les trois étaient en train de tourner autour d’une citerne déglinguée qui gisait les quatre roues en l’air  !   Cette machine effrayante n’était plus qu’un amas de tuyau et de pneus jetés en vrac sur l’herbe !  Quelle bonne surprise !

La route, elle aussi avait changé. Elle était toute parsemée de grands creux moelleux dans lesquels il y avait comme des couvées d’œufs, mais, Lili le vérifia… ce n’étaient pas des œufs. .Aucun oiseau n’aurait pris ce risque avec des poussins à naître… Ces œufs-là, ils étaient en pierre. Déjà les œufs c’est très solide, alors  en pierre ! c’est autre chose !  Ainsi donc: Paulette les avait déposés dans des creux qu’elle et son mari avaient aménagés exactement comme des nids. Ils étaient heureux de rappeler ce qui est essentiel dans la vie !  Tendre route!  Tendre Poulette ! Et bien fait si ces nids de poules avaient déglingué la citerne ah ça oui !

Ce fut pour tout le monde une joie soudaine comme une levée de rideau au théâtre. Chacun des villageois eut à cœur de remercier les artistes. Dictum, Grand -Duc, Paulette et le coq se laissaient applaudir et paisiblement distribuaient des invitations pour fêter la naissance des nids de poules  : cette installation qui avait réussi à défendre la vie.

Mais pourtant cette joie risquait d’être gâchée. Car, tout à coup, Firmin le jardinier fit remarquer au maire qu’à côté de la citerne il y avait un trou dans l’herbe autour duquel tout était grillé.

Le maire s’approcha et se mit à pleurer en déclarant  qu’il savait ce que c’était.  Dans un sanglot, il expliqua :

  • C’est du cide
  • Du cidre ? demandait-on autour de lui
  • Non c’est du cide ! du poison qui tue tout et encore plus, le cide ça tue la vie quoi !
  • C’ÉTAIT du cide ! déclara Dictum, car c’est fini tout ça !  La citerne ne reviendra pas ! Elle n’apportera plus ce poison !

C’était vrai. La naissance des nids de poules les protégeait. Aucune citerne ne se risquerait à venir tout détruire. Depuis ces nids de poules font l’admiration de tout le village ! Il paraît même que la route a fait savoir aux arbres que, s’il le fallait, elle serait capable de se défendre maintenant en faisant peut-être deux ou trois virages entre tous ses nids de poules. Les arbres, eux, sont déjà prêts à trouver le rythme d’une nouvelle chanson pour accompagner ce qui serait une autre bataille et c’est bien comme ça  !

Article proposé pas Claude Fée à partir de son blog : https://www.claude-fee.com/la-naissance-des-nids-de-poules-2

Audiolivre

La naissance des nids de poules

Claude Fée

La Naissance des nids de poules

(Version Intégrale)

Enregistrement : Audiocite.net
Publication : 2021-10-11

Lu par Daniel Luttringer
Livre audio de 07min
Fichier mp3 de 5 Mo

La marquise aux pieds nus est disponible à la vente

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La marquise aux pieds nus

La marquise aux pieds nus est disponible à la vente.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’autisme en général, l’autisme féminin en particulier, et mon parcours atypique personnel d’artiste et de personne autiste sans jamais avoir osé le demander…

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Ah ? vous ne souhaitiez rien savoir de spécial sur le sujet? Pas grave, lisez-le quand même !

Vous ferez une bonne action pour l’association Actions pour l’Autisme Asperger qui aide les personnes autistes, et en particuliers les enfants et les jeunes adultes à se faire une place dans la société…

Vous imaginez le challenge dans ce monde fou à lier?

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Quand l’animal révèle son âme et sa beauté vivante dans l’univers artistique de Corinne Dupeyrat

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Corinne Dupeyrat

Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours vécu entourée d’animaux, qu’ils soient chiens, chats ou habitants de nos forêts. Née avec une passion dévorante pour les chevaux, j’ai appris à monter à cheval dès l’âge de 3 ans avant de m’illustrer à haut niveau sur les rectangles de dressage (Championne de France Pro 3 en 2008, Vice-Championne de France Pro 1 en 2010 entre autres).

Corinne Dupeyrat

Quand j’étais petite, je voulais être vétérinaire, mais pas très portée sur les mathématiques, je me suis orientée vers des études d’architecture intérieure. Après, avoir passé 1 an dans une école préparatoire : l’Atelier Hourdé, j’ai été diplômée de l’École Supérieure des Arts et Techniques en architecture intérieure et éphémère en 1992 puis de l’École Supérieure d’Arts Graphiques (Atelier Met de Penninghen) en 1994.

Par la suite, j’ai exercé le métier d’architecte d’intérieur en « free-lance » durant plusieurs années pour des cabinets d’architectes et mes propres clients. À cette époque j’utilisais déjà les crayons de couleur pour illustrer les projets que je réalisais.

En 2001, lorsque je suis devenue Maman, j’ai fait le choix de cesser l’activité d’architecte d’intérieur pour devenir artiste. Depuis longtemps déjà, je souhaitais peaufiner ma technique de dessin au crayon de couleur, éprouver mon savoir-faire et me faire plaisir en dessinant mon sujet préféré : les chevaux. J’ai également été inspirée par d’autres animaux. Je me suis ainsi constitué une sorte de bibliothèque de matières : des poils, des plumes, des textures et couleurs différentes…

Dans la famille, coté maternel, les femmes ont toutes une grande sensibilité artistique et beaucoup de goût pour les belles choses : art ou décoration. Ma mère était artiste. Elle peignait à l’aquarelle et à l’huile, principalement des paysages et des natures mortes. C’est sans doute pour me démarquer et affirmer ma personnalité que j’ai été attirée par les techniques dites « sèches » : crayons de couleur ou graphite et pastels.

L’activité d’architecte d’intérieur m’a permis de développer mon sens de la précision et du détail, qualités essentielles pour obtenir ce réalisme vivant qui caractérise mes portraits.

En Normandie, où je me suis installée, j’ai la chance d’avoir un atelier très lumineux, tourné vers mon jardin. Seuls les ronronnements de mes chats et le gai babillage des oiseaux viennent ponctuer le calme absolu de ce cadre enchanteur.

Corinne Dupeyrat

Je dessine exclusivement à la lumière du jour. Aussi, j’organise mon emploi du temps en fonction de la météo et de la course du soleil, plus courte en hiver qu’en été.

Mes dessins sont réalisés sur du papier de type mi-teinte Canson ou Vergé. Je choisis toujours des fonds monochromes pour mettre en valeur mon sujet. De cette façon, le regard du spectateur ne se perd pas dans les méandres du décor.

J’utilise des crayons de couleurs Polychromos de la marque Faber Castell, avec des rehauts de gouache blanche, notamment pour les reflets de lumière dans les yeux, les poils fins et les moustaches. La gouache apporte une meilleure tenue de cette couleur et un plus grand contraste des valeurs. Cela donne plus de réalisme au dessin.

Corinne Dupeyrat

Que ce soit pour des commandes particulières ou pour réaliser des œuvres selon mon inspiration, je dessine principalement des portraits pour mettre en exergue le regard, où se trouve l’essence de chaque animal. Certains pourront dire qu’un portrait est statique et sans vie. Pourtant, en prêtant attention, tout un univers se trouve à l’intérieur d’un œil. L’environnement du sujet s’y reflète : la nature, des bâtiments ou même le photographe y sont présents.

Corinne Dupeyrat

J’esquisse d’abord la forme générale de l’animal et l’emplacement des yeux et des points principaux. Puis, je dessine le regard, souvent à la loupe pour voir le maximum de détails possible. Je dessine ensuite les naseaux, la bouche, la gueule, le museau ou le bec selon l’animal. Ensuite les oreilles, et enfin le reste du corps. Poils courts ou longs, lisses ou frisés, plumes… La difficulté est de m’adapter à chaque texture différente pour la retranscrire de la façon la plus parfaite. Pour cela, je dessine ce que je vois et non pas ce que je sais. C’est-à-dire que je ne dessine pas une truffe, des crins, un sabot, mais des tâches ou zones de couleurs qui se superposent les unes aux autres pour créer une illusion. Chaque teinte s’obtient par transparence. Le mélange des couleurs se fait directement sur le support jusqu’à saturation. Trait après trait, je caresse inlassablement et délicatement chaque animal de la mine de mes crayons.

Corinne Dupeyrat

Il faut être très assuré dans ses gestes car, contrairement aux idées reçues, on ne peut pas totalement gommer le crayon de couleur. Il reste toujours quelques traces de pigments. Observer très précisément le modèle et choisir les bonnes teintes demande une grande concentration. Je crois même que je me trouve dans une sorte d’état de conscience modifiée pour y parvenir. Cette attention accrue représente une grande dépense d’énergie. Je ne dessine généralement que 3 ou 4 heures par jour pour conserver une envie toujours intacte et donner continuellement le meilleur de moi-même.

Je recouvre mon dessin avec une feuille pour le protéger au fur et à mesure de ma progression. Je n’ai pas l’impression de dessiner un animal, j’entre, en quelque sorte, en communion intime avec lui. J’ai réellement la sensation de ressentir le soyeux de sa robe, le velouté de ses naseaux … Sa présence m’est révélée au fur et à mesure de l’avancement du dessin.

Corinne Dupeyrat

Lorsque le portrait est terminé, on ne voit pratiquement plus la trame ou le grain du papier. J’ai souvent l’impression que l’animal m’apparait comme par magie.

Je réalise essentiellement des portraits de chiens, de chats et de chevaux sur commande. Ces animaux de cœur restent ainsi à jamais présents pour les humains qui les ont tant aimés. Le temps se fige avec la promesse d’un lien éternel.

Je dessine également des espèces plus communes : vache, corbeau, lapin…. Cela me permet de rappeler aux gens que la beauté les entoure en permanence, même en ville, s’ils savent prendre le temps de la contempler.

Actuellement, certaines espèces sont en danger critique ou en voie d’extinction. Et je souhaite attirer l’attention du public pour les sensibiliser à ma façon et lancer ce message d’alerte : la nature est fragile, et si l’on ne change pas notre regard, notre mode de fonctionnement, bientôt il n’y aura plus que les œuvres d’art pour témoigner de ses merveilles.

Corinne Dupeyrat

Ce qui m’anime, lorsque je dessine, c’est une volonté de toucher du doigt la réalisation divine de chaque être pour lui donner vie sur la matière inerte du papier. Je me mets à la disposition de l’animal et le révèle tel que je le ressens, par-delà les apparences. Je me laisse guider intuitivement par lui. Je capture l’essence subtile de chaque animal pour lui rendre hommage. Le crayon est mon médium, et je deviens le médium de mon sujet jusqu’à ce qu’il s’incarne dans une nouvelle réalité. L’âme unique et particulière de chaque créature se dévoile alors au regard du monde à travers ma vision singulière comme un témoignage de la beauté de notre Terre.

Corinne Dupeyrat

Souvenons-nous que la vie est précieuse. Elle se trouve en toute chose, en chaque être. Il me semble fondamental de se le rappeler et de transmettre cette valeur à nos enfants.

Je propose au public l’émerveillement, le plaisir et la joie d’une rencontre avec la beauté animale. Je partage une ouverture sur le monde, un petit rayon de bonheur chaque jour renouvelé lorsqu’il contemple l’une de mes œuvres.

Site internet : https://www.corinne-dupeyrat.com

Facebook : https://www.facebook.com/Corinne.Dupeyrat.Artiste

Linkedin : https://www.linkedin.com/in/corinne-dupeyrat-5421b6b

Eden Garde, la start-up savoyarde qui s’engage pour la cause animale

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Eden Garde

Eden Garde, start-up innovante spécialisée dans les animaux de compagnie a été fondée en janvier 2016 par Ornela DULELLARI.

Cette jeune femme entrepreneure âgée aujourd’hui de 30 ans, également juriste et conseillère municipale à la ville d’Annecy, milite depuis plusieurs années pour améliorer la condition animale.

Pour cela, elle a crée Eden Garde, une plateforme de mise en relation qui permet de trouver des solutions de gardiennage à tarifs économiques et lutter ainsi contre les abandons estimés à plus de 100.000 chaque année.

Plus précisément, le site connecte les propriétaires d’animaux avec des petsitters afin que ces derniers puissent s’occuper des animaux domestiques en l’absence de leurs maîtres.

Ce concept élaboré sur le mode de l’économie collaborative tend chaque année à être davantage adopté par les français.

Sans oublier, qu’Eden Garde est une plateforme créatrice d’emplois destinée aux professionnels mais aussi aux étudiants ou seniors qui cherchent à allier leur passion des animaux avec une activité lucrative accessoire.

Eden Garde

Elle est également la première à promouvoir le bien-être animal en France via des consultations gratuites avec un vétérinaire et un comportementaliste.

En outre, sous l’impulsion de la Fondation 30 millions d’amis, Ornela Dulellari rédige en 2016 une proposition de loi visant à réformer le droit de l’animal notamment leur appartenance à la catégorie des biens et encourager la réduction de consommation de viande dans nos assiettes pour privilégier le qualitatif au quantitatif.

Plus tard, en 2020, elle est l’une des premières candidates aux élections municipales à proposer l’interdiction des cirques avec animaux sauvages et la proposition de repas végétariens dans les cantines scolaires.

Ses propositions sont entendues au niveau national et local ;

En septembre et décembre 2020 le gouvernement annonce l’interdiction des cirques avec animaux sauvages sur toute la France et la loi pour la protection des animaux votée à l’unanimité à l’Assemblée Nationale.

En mars 2021 la ville d’Annecy prend la décision de la création d’une délégation bien-être animal suite à sa demande formulée en conseil municipal.

Quant à Eden Garde, la start-up poursuit sa croissance et espère élargir sa collaboration avec les associations dans le domaine de la protection animale.

Chiffres clés : Communauté de presque 20 .000 membres / 5 ans d’existence /Présence sur toute la France / Plus de 30 Partenariats commerciaux et associatifs

Ornela DULELLARI

Eden Garde

Liens utiles

Site internet :

https://edengarde.com

Réseaux sociaux

https://www.facebook.com/EdenGardeFrance

https://www.linkedin.com/in/eden-garde-756263107/

https://www.instagram.com/eden_garde_/?hl=fr

Portrait fondatrice

https://rcf.fr/actualite/3-questions-a-hautesavoie?episode=33698

https://www.odsradio.com/news/locales/64165/une-elue-defend-la-cause-animale-a-annecy

Stage de cuisine autour des fêtes végétales « vin & chocolat »

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verre de liqueur

Mon prochain stage de cuisine est maintenant en ligne. Le thème sera autour des fêtes végétales « vin & chocolat« . Je m’associe à Moa & U ainsi qu’ à un sommelier dans un château viticole d’exception du 4 au 6 décembre 2021.

Le château

C’est dans écrin de verdure encore préservé, à quelques kilomètres seulement de Montpellier, des plages, au milieu des vignes et des champs d’oliviers et à quelques pas du Lac du Salagou que Moa & U vous dévoile votre prochain lieu d’exception pour cette expérience.

Dans ce cadre chargé d’histoire où la nature est reine et le vignoble d’exception, My little Factory et Moa & U vous invite à vivre une expérience unique autour du vin et du chocolat pour préparer des fêtes de fin d’année sur des notes gourmandes et végétales !

Au programme

Jour 1

Matinée

Arrivée et accueil des participants

13h00

Déjeuner pour ceux et celles qui le souhaitent

14h30

Visite de la propriété avec la cheffe et le sommelier. Présentation théorique à la cuisine vivante et végétale.

16h00-20h00

Atelier préparation du buffet fêtes végétales – accord mets et vins

21h00

Dîner des mets préparés

Vin & chocolat de Virginie Ferrari

Jour 2

Vin & chocolat de Virginie Ferrari

Déjeuner préparé par la cheffe 3 plats

(accords mets/vins)

14h00

Atelier – cuisine autour du chocolat salé et sucré

20h00

Votre sommelier vous initiera aux vins de terroir et vous donnera des astuces pour créer l’accord parfait entre le vin et le chocolat. Cela comportera une partie théorique sur les accords parfait à associer entre le vin et le chocolat.

21h00

Dîner et dégustation autour du vin et du chocolat à l’aveugle.

Jour 3: dernière matinée

Vin & chocolat de Virginie Ferrari

9h00 – 13h00

Atelier créativité autour du potager.

« Comment intégrer le zéro déchet ou les restes d’un dîner festif »

ATELIER CUISINE : UN BUFFET POUR DES FETES VEGETALES & ZERO DECHET
Pour célébrer la fin d’année, prenez de nouvelles résolutions, changer vos habitudes et surprenez vos convives !

Je vous accompagnerai tout au long du stage dans la création d’un buffet de fêtes savoureux et raffiné,  festif et végétal. Vous travaillerez des produits frais et bruts, les transformerez en recettes délicieuses. L’idée est que vous vous empariez de ses méthodes pour travailler les produits qui vous entourent sans vous soucier des ingrédients inconnus ou manquants : un topinambour ou même une pomme de terre remplaceront un héliantis ; un kéfir à la courge peut être réalisé avec de la betterave ou avec du concombre. Vous expérimenterez aussi le chocolat sous tous ses arômes : sucré, fruité, épicé et même dans sa version salé ».
Je vous confierai aussi mes secrets et astuces pour réussir une cuisine nature respectueuse de l’environnement et une cuisine anti-gaspillage. Vous apprendrez à sublimer les fruits et légumes de saison, les épluchures, peaux et écorces de fruits, le pain de la veille, les légumes abîmés et fruits ridés et réinterpréter de façon créative des recettes traditionnelles.

12 places disponibles !!!

Pour s’inscrire : 👇🏻👇🏻👇🏻

www.moaandu.com/fetes-vegetales-vin-et-chocolat

Avec joie 🌿🌱🌸

La naissance des vrais pinceaux

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La naissance des vrais pinceaux

Il était une fois, dans la forêt, une famille de blaireaux qui élevaient quatre petits et logeaient dans un terrier très compliqué. Ils avaient creusé pendant des jours et des nuits afin de concevoir cet endroit formidable. Ils en étaient tous très fiers… Il y avait même des peintres qui installaient leur chevalet et dessinaient pendant des heures l’entrée de cette merveilleuse tanière. À proximité se trouvaient des feuillages et des fleurs. Il y avait un tel bonheur dans cette campagne ! Les animaux partageaient tous une envie de respirer à plein poumon et lorsqu’ils se rencontraient, ils se saluaient avec grand plaisir. Ils étaient très heureux jusqu’au jour où…

Un enfant des blaireaux qui portait fièrement son pelage noir et blanc et qui s’appelait Nadar croisa un lapin aux oreilles tristes et à la mine tracassée. Ce petit s’approcha de son nouvel ami qui lui dit :
– Hep ! Regarde comme c’est beau devant chez nous, les peintres aiment venir…Tu peux en profiter !
– Nous aussi, il paraît que nos terriers ont de l’allure…
Mais Fanfan ne put finir sa phrase, car il se mit à sangloter… Encouragé, il réussit tout de même à prononcer :
– j’ai trop peur, c’est si triste, je reviendrai cette nuit.
Le petit blaireau attendit, au clair de lune, son nouvel ami. Il avait un peu froid quand enfin, il entendit des petits pas car petit Fanfan s’approchait de lui et lui chuchota :

– Je suis venu t’annoncer une mauvaise nouvelle de la part de beaucoup de monde…
– Comment ça ? Beaucoup de monde ? Une très mauvaise nouvelle ?
– Tu connais Lulu, la laie qui a eu trois marcassins ? dit le petit lapin.
– Oui, elle nous rend visite de temps en temps. Elle m’a promis qu’elle viendrait demain matin.
– Elle aussi, elle dit que ça ne peut plus durer…

Jim, le hérisson passait par là et sans qu’on lui demande rien, se mêla de la conversation :

– C’est même un scandale ! Regardez…
Il tenait dans ses piquants un vieux pinceau et proposa de l’examiner.
– C’est un pinceau du peintre, on va lui rendre ! dit Nadar
– Regarde donc si par hasard ce ne serait pas du poil de blaireau, ou de sanglier ?

Nadar recula de trois pas et se tourna vers Fanfan qui gémissait :

– C’est ça ! Moi ça me rend malade dit le petit lapin en secouant ses oreilles toutes molles et toutes tristes.
– On ne va pas se décourager pour ça ? soupira Nadar
– Alors, si tu ne te décourages pas pour ça, qu’est-ce qui te décourage ! je voudrais bien le savoir… affirma le hérisson.
– Ce qui me décourage c’est de vous voir dans cette tristesse…
– Moi je ne veux pas croiser une bande d’ahuris avec des pinceaux en poils d’animaux, alors je crois que je vais rentrer chez moi et ne plus jamais me promener de toute ma vie… murmura le petit lapin.
– Il ne faut pas pleurer, dit Jim le hérisson, Il faut piquer !
– Que veux-tu qu’on pique ?
– Une pancarte pour dire ce qu’on pense déjà !
– Ah je sais dit le petit blaireau, on va écrire : « Si vous venez tout abîmer, si vos pinceaux sont en poils d’animaux, n’allez pas plus loin, vous faîtes peur à mon ami lapin ! »

Les jours suivants, les promeneurs et parmi eux quelques peintres regardaient la pancarte que les animaux avaient écrite… et continuaient à marcher tranquillement. Rien ne semblait différent et surtout Fanfan, le petit lapin, aux oreilles tristes n’était pas revenu. Cependant, un beau matin, par un pigeon, il fit porter une lettre à ses amis, expliquant qu’il avait essayé d’entrer dans la forêt, mais qu’il avait remarqué que les fleurs avaient été piétinées par des bottes d’ahuris et qu’il avait eu très peur. Il pensait que les humains qui saccagent les plantes sauvages pourraient bien aussi porter de la fourrure. Il finissait son message en disant : Je ne suis qu’un tout petit lapin, mais je refuse d’être tué pour qu’on fabrique des trucs sur mon dos !
– C’est bien dit ! s’exclama Nadar.
– Oui, mais, c’est toujours pareil, ça ne pique pas assez ! affirma le hérisson qui prit un air très affairé et …disparut…

Il revint en faisant rouler devant lui une brouette et demanda à blaireau de le suivre. Ils prirent un grand chemin sur lequel, ils trouvèrent un tas de détritus.

– Beurk ! dit le petit blaireau.
– Tu peux le dire ! Beurk, beurk, beurk ! bon qu’est-ce qu’on fait ? Tu vois quelque chose qui peut nous intéresser ?
– Des vieux sacs en plastique, des vieilles barquettes… oh… même du caca !
– Ah oui beurk ! Mon idée c’était de faire un épouvantail avec toutes les choses dégoûtantes que les humains laissent dans la forêt pour… justement les épouvanter…
– C’est une bonne idée, mais moi je n’ai pas envie de m’approcher de ce tas immonde plein de leur vieux caca…
– Oui ! dit le hérisson, mais comment les piquer ? Comment leur faire comprendre qu’ils sont écœurants ? Alors que…
– Tiens, Hase Aimée qui passe au loin, tu la vois ?

Le blaireau regarda dans la direction que lui indiquait son ami et vit la belle hase que tout le monde adorait qui venait vers eux, avec de magnifiques lunettes de soleil.
– Bonjour ! C’est agréable de vous rencontrer ! Qu’est-ce que vous faites tous les deux avec cette brouette, dit la belle.
– On cherche une idée ! dit Nadar.
– Mais piquante ! une idée piquante ajouta le hérisson toujours aussi en colère.
– Pour quoi faire ?
– Pour décourager les humains de faire des objets avec nos corps !

Hase Aimée réfléchit et après un long moment déclara :

– Vous aimez les pancartes, je crois ?
– Oui, on aime beaucoup faire des pancartes dirent ensemble le blaireau et son ami le hérisson
– Alors… au travail !

Tous les trois s’affairèrent avec beaucoup de bruit. Lulu, la laie vint avec ses petits et tous ils donnèrent un coup de main. Vers midi, Hase Aimée admirait l’ouvrage fini et affirmait qu’avec une telle pancarte, Fanfan le petit lapin n’aurait bientôt plus peur de se promener dans les bois…. Les marcassins écoutaient avec courage et indignation le destin qui attend les animaux quand ils croisent, par malchance, des ahuris. Leur Maman dut parler de leurs soies et de brosses… Ce n’était pas facile !

– On dit ahuris pour ceux qui nous exploitent, mais on pourrait dire abrutis ! dit le hérisson qui aimait bien trouver les synonymes qui piquent…

Quelques heures plus tard, à l’orée de la forêt, lorsque l’ouvrage des animaux fut terminé, voici ce que les promeneurs humains pouvaient lire sur un panneau de bois bien décoré :

Ici prochainement ouverture :
D’une première boutique d’objets fabriqués à partir de l’ivoire des dents, des touffes de cheveux, etc.. Cent pour cent humains !
D’une autre deuxième boutique d’objets, fabriqués sans restes humains et sans restes d’animaux, avec une grande promotion sur les pinceaux pour commencer !

On dit que tous les humains se sont enfuis à la lecture du début de cette pancarte, mais qu’heureusement quelques courageux l’ont lue jusqu’à la fin…

Cette histoire piquante peut paraître étrange, pourtant c’est exactement comme ça que les animaux de la forêt donnèrent naissance à de vrais pinceaux, sans poil de nez, sans poil de barbe et sans poil de blaireau ni de soies sanglier… Ouf ! Mais, il reste quand même la forêt à nettoyer et ça c’est une autre histoire…

Publication : https://www.claude-fee.com/la-naissance-des-vrais-pinceaux

Livre audio : https://www.audiocite.net/livres-audio-gratuits-contes/claude-fee-la-naissance-des-vrais-pinceaux.html

J’osais de rien

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Enfant Toro

Le mensonge avait été rondement mené. Il faut dire que Marie-Banderilla, après soixante-quinze ans d’existence à préparer toutes sortes de mauvais projets, savait entrer en ébullition en gardant la voix ingénue et liquoreuse…  Depuis l’élection d’un éleveur industriel à une mairie des environs, voilà qu’elle s’agitait davantage. Plusieurs décennies auparavant, elle avait déjà conspiré pour le retour des corridas dans les arènes de la ville qui n’étaient pourtant plus un monument depuis bien longtemps. Les pierres du grand mur, au fur et à mesure de leurs effritements, avaient servi à consolider celui du vieux cimetière. Le cercle de sable autour duquel avaient été rafistolés des gradins servait d’aires de jeux pour les enfants et les boulistes. On y faisait venir aussi des orchestres et des chorales. La population s’était inexorablement détournée des supplices taurins et à l’époque le discours de Marie-Bandérilla sur la tradition de massacrer les taureaux n’avait pas pris. On ne se voyait plus faire couler du sang sur ce sable où tout le monde se sentait si bien. Mais, elle n’avait pas renoncé. Progressivement, elle avait fait de son âge la justification de tous ses propos et s’était mise à chanter à la cithare des lambeaux de récits épiques dans lesquels elle glissait des histoires de gloire, de courage, de lumière, d’appel à Dieu qui camouflaient une envie de corrida. Cet art de l’arrangement était resté sa petite affaire jusqu’à ce que le maire-industriel-éleveur, M. Lunel, flaire un filon, avec débouché pour ses élevages, position d’intermédiaire pour les travaux de réfection des arènes, etc. Alors, avec emphase, dans les réunions publiques, il se mit à reprendre les propos de Marie-Bandérilla et à les pousser jusqu’à parler de mémoire traditionnelle et… de nouveauté. Ses propositions sonnaient comme des injonctions, qu’aucune interrogation n’oserait déranger. Tout était en place, il restait juste à fabriquer une actualité. Et pourquoi pas une actualité ludique pour les enfants ! Voyant l’intérêt qu’elle suscitait, chez ce maire, la vieille incendiaire commença à croire à sa chance de relancer les vieux supplices. De fait, elle avait trouvé un complice.

Fuyant la guerre civile espagnole les Lopez étaient venus s’établir dans les baraquements de la ville. Cela faisait maintenant une vingtaine d’années. Après toutes sortes de déboires, il ne restait plus à cette époque, que deux membres de cette famille, un José d’une dizaine d’années et son frère, tout jeune adulte. Le grand répétait souvent à l’intrépide :

  • D’accord, il faut bien un peu se brûler pour comprendre la braise ! Mais rappelle-toi ce que disait aussi Papa ? Fais attention à toi, d’abord !

D’expérience, le gamin n’en manquait pas. Si cet impulsif se trouvait parfois malmené, il oubliait aussi vite ses tracas, s’amusait de tout et possédait quelques secrets grandioses. Il donnait en grande pompe du sucre aux fourmis, et goûtait le plaisir de maîtriser la grandiloquence des adultes en tirant les sonnettes. Cette danse se déroulait sur trois temps : imaginer, sonner et disparaître en courant. Un jour, il fut surpris de devoir fournir des explications. Il s’embourba devant une vieille dame cramoisie sans réaliser que le personnage était dangereux. Après l’avoir poussé dans une pièce de sa maison qui était occupée par son atelier de couture, la chanteuse lui demanda de quel droit il se permettait de la déranger. Est-ce qu’il savait à qui il avait à faire ? Les yeux renversés, elle évoqua avec des mouvements désordonnés et des bruits de gorge, son besoin de chanter la passion. Une cithare, peut-être encore chaude, était posée sur une chaise.  Il savait tout ça, il l’entendait vociférer en passant. C’était même précisément ce qu’il aimait déranger. Mais ce jour-là pourquoi n’était-il pas parti à fond de train ? Le guettait-elle ? En tout cas, elle l’attrape ! Il pense s’en tirer par une promesse et se sent prêt à faire un effort pour essayer d’être sincère. Elle veut plus et l’examine des pieds à la tête, avant d’ouvrir un paquet et de lui tendre un biscuit :

  • Je te vois regarder les taureaux, ils te plaisent ?
  • Oui Madame
  • S’ils te plaisent, tu sais que c’est un cadeau de dieu…
  • …Je ne sais pas
  • Un cadeau de dieu ! Répète l’exaltée.
  • Des dieux… j’en connais… balbutie l’enfant
  • Dieu, il n’y en a qu’un petit…
  • Pardon Madame.
  • Ne t’excuse pas, prie pour ta faute, Dieu t’a peut-être choisi si tu aimes les taureaux… car tu les aimes n’est-ce pas ?
  • Oui, les petits, il y en a qui viennent quand je les appelle.
  • C’est une prière qu’il faut dire petit ! Je te l’apprendrai. Approche-toi, regarde le crucifix. Tu peux l’embrasser en pensant aux taureaux. Tu sais, j’ai bien connu tes parents. Des braves gens des pauvres gens qui travaillaient dur. Vous venez d’Andalousie les Lopez…

José voudrait qu’elle lui parle d’autre chose. Il n’a pas envie de l’entendre dire quoique ce soit au sujet de son père ni de sa mère.  Tout à coup la vieille l’accroche par le bras, le colle à elle et déclare sur un ton péremptoire :

  • Je savais que tu viendrais !
  • Je passe souvent par là…
  •  Je savais que tu viendrais… parce que j’ai connu ta mère et ton père. Petit, je sais qu’ils t’ont parlé de l’habit de lumière. Hein dis-moi ? tu sais ce que c’est, l’habit de lumière, tu t’en rappelles ?
  • Euh, je crois que ce sont des habits qu’on met et qu’on allume les lampes après…
  • Tu es un marrant, José, tu t’appelles José n’est-ce pas ? Je ne dirais rien à ton grand frère pour la sonnette, mais à une condition !
  • Oui ! jura l’enfant
  • Que tu reviennes me voir chaque samedi après la messe de 10 h.
  • Oui ! promet José en marchant à reculons, avant de déguerpir.

Nous voici quelques pages de calendrier plus tard. Cette vieille cousette fait maintenant partie de l’univers des deux fils Lopez. Pourtant, le petit n’est jamais venu après la messe. Alors, c’est elle qui est allée régulièrement frapper chez eux en pleurant la disparition si cruelle, à ses yeux, de leur mère et de leur père. Marco et José d’abord embarrassés, finissent par la consoler. Elle dépose en eux une image, exactement comme on fabrique un appât. C’est l’image d’une vieille qui a beaucoup souffert de la vie et qui a besoin qu’on la laisse faire le bien, même si c’est au-dessus de ses forces. Elle reste parfois longtemps sur le pas de leur porte et quand ils lui proposent d’entrer, elle psalmodie, en donnant des coups d’œil sur le côté pour vérifier à quel point cet auditoire est impressionné. C’est là le moteur de son cinéma ! Il faut bien qu’elle s’assure que les deux frères attendent la découverte d’un trésor enfoui dans ses murmures incessants.  Lorsqu’elle prononce mieux, c’est pour parler d’amour et là, elle leur fait vraiment peur. Elle fait bien aussi quelques reproches, comme celui de ne jamais prononcer son prénom.

  • Marie-Bandérilla ! vous n’en connaissez pas d’autres qui s’appelle comme ça…

Ils sourient poliment et grâce toutes à ces manœuvres, José et Marco se retrouvent ficelés. Car voilà qu’il lui est venue l’idée de coudre pour José. Marco, un peu lâchement, la remercie, quand José tente une feinte :

  • Il y a une amie de ma tante qui va déjà me faire des vêtements, alors ce n’est pas la peine, mais merci madame.
  • Et où habite cette amie ou cette tante ?
  • A Bayonne toutes les deux.
  • Belle ville ! mais c’est loin mon petit, c’est très loin d’ici…

Elle insiste avec son menton tremblant…

  • C’est trop loin… Je viendrai te chercher, mon petit, pour commencer l’essayage.

Marco croit qu’il ne lui aura pas permis de dire autre chose que oui, et il le dit.  Alors elle revient chercher son frère. Chaque fois tenant fort la main de José elle parle de la chance qu’il a d’aimer les taureaux. Arrivés chez elle, elle lui fait porter un masque et c’est ainsi que commencent les interminables séances. Une fois, José a l’audace de demander quel habit elle lui fabrique, c’est un gros rire et des prières qui lui répondent si bien qu’il n’ose plus rien savoir. Il craint qu’elle dénonce la bêtise de la sonnette, alors il se tient à carreau. Il a même acquis un sourire réflexe lorsqu’elle le brusque. Un jour ils ont de la visite. Il comprend que c’est son fils et un monsieur important. Les deux hommes rient et lui posent toutes sortes de questions sur l’amour des taureaux et sur son courage, en lui tordant le bras au moment de partir. Il a tellement mal que les larmes lui viennent et lorsqu’il demande s’il peut retirer son masque pour se moucher, Marie-Bandérilla fait de même avec l’autre bras et lui assure qu’en habit de lumière on ne pleure pas. En le raccompagnant chez lui, ce soir-là, elle lui dit que peut-être elle le dénoncera à Marco pour avoir tiré les sonnettes.

 Un autre jour vient où avant même de lui poser le masque pour l’habiller, elle lui coupe les cheveux et l’exalte à vivre intensément « l’amour des taureaux qui est un don de dieu. Il la questionne timidement et reçoit en réponse :

  • Tu vas me suivre d’abord en baissant la tête et ensuite faire ce que je te dis !

Le pantalon qu’elle lui a fait enfiler, le comprime très inconfortablement, mais il ne bronche pas. Ils marchent dans la ville. Elle l’a affublé d’une sorte de sombrero qui l’empêche de voir, de se diriger et donc de comprendre où ils se rendent. Lorsqu’elle lui ôte, elle accompagne son geste d’un coup dans le dos et crie :

  • Montre toi digne de tes parents, de Marco et de l’habit de lumières !

Il se voit dans une arène, au centre. Tout de suite il remarque un peu plus loin, un des veaux qu’il connait et qui a l’air inquiet. Il gratte sa patte droite sur le sol. C’est un animal café au lait avec des grands cils qu’il appelle Coco. L’animal hoche la tête comme il avait vu le faire tant de fois en agitant sa queue pour chasser les mouches. Mais là tout est différent. Sa queue reste plaquée. Coco a certainement peur. Ce sable fait le même effet au garçon. Ce qu’il pourrait absorber donne la chair de poule. Autour sur les gradins, c’est une foule éparse. Par réflexe, José pointe son index sur la bouche pour que tous se taisent afin de ne pas effrayer Coco. En retour, il entend une joie mauvaise qui pousse à rire certains puis le plus grand nombre. José sait qu’on torture dans les corridas. Ses parents l’ont mis en garde. Il lui faut faire un effort pour faire le lien entre l’habit que la vieille a cousu et ce qui lui est demandé. Cela a le goût de la trahison, il en est certain. Mais justement comment sortir de ce costume de meurtrier ? Comment rassurer Coco ? Avec des contorsions grotesques, il retire le collant piqué de sequins qui lui faisait mal. Finalement, en slip, il a moins honte. L’animal s’est approché et ensemble, ils regardent autour d’eux. Dans une tribune José discerne deux jambes raides en bas noirs. La vieille a dû se renverser et on essaye de la rasseoir. Lui, José, se fait maintenant siffler, huer, il entend même :

  • Tout est foutu !

Lorsque Marie-Bandérilla retrouve son séant, l’enfant à côté d’elle intrigue José. Ce garçon de son âge qui mange une glace en toute innocence… Peut-être, son petit-fils.

  • Qu’est-ce qu’il fout ? Il ne peut pas nous aider ? Se dit José.

 Une rage le prend, une rage politique, qui l’aide à supporter leur détresse. Il se met à piétiner avec conviction les lambeaux de l’habit, un peu comme s’il procédait au nettoyage de la situation ou qu’il se préparait pour vivre autre chose. Il y a aussi un remue-ménage dans les gradins et il revoit les deux jambes en bas noirs qui signalent une nouvelle renverse de Marie-Bandérilla. Mais, lui cherche des yeux Marco. Son frère voudra le sortir de là, il en est certain. Quand un homme qu’il n’a jamais vu arrive sur la piste et vient vers eux. Il porte un grand tissu jaune et rose, un seau décoré avec des grosses flèches dont le bout métallique est fait pour ouvrir une plaie et la soulever. Il les pose près de José et avec un grand sourire se penche vers lui pour lui glisser à l’oreille :

  • Bon dieu, petit con, remue-toi ! Travaille le veau et que ça dure, les autres numéros vont arriver. Prends- ta chance !

José se saisit du tissu dont il s’enveloppe avec Coco, face à la foule qui s’excite et gronde. Cet après-midi avait été organisé autour de la jeunesse et le combat qu’il devait mener contre le veau devait être sanglant, avec une mise à mort à l’écart. C’était un spectacle d’appel. On devait rire d’un veau se faisant torturer par un gosse, car des banderilles plantées maladroitement, ça peut être marrant. Mais ce duo-là caché sous la cape, complique l’ambiance…et le timing. D’autres numéros sont prévus et justement des danseurs acrobatiques s’impatientent… José qui prie le bon dieu de toutes ses forces pour qu’il les sorte de cette situation, est toujours sous la cape avec le petit veau, quand son frère, qu’un ami a enfin pu prévenir, arrive en courant sur le sable. Sous les sifflets, il soulève la cape, encorde Coco et prend son frère par la main. Ouf ! les voilà sortis de l’arène. D’instinct Marco se dirige exactement à l’inverse des indications que leur donne en hurlant M. Lunel et ainsi, ils ne rencontrent pas le boucher qui a prévu d’égorger l’animal. Dans les rues. José pleure et appelle sa mère. Marco enrage qu’on se soit moqué d’eux. Coco retrouve une assurance dans les pattes en entrant dans la campagne.

  • Où on va ? demande le petit.
  • Il doit avoir soif, on va descendre au ruisseau.
  • Tu crois ? On ne va pas se cacher ?
  • Oui, ça ne fait pas plusieurs jours que tu ne l’as pas vu dans le pré ?
  • Si
  • Ils ont sûrement isolé avec rien à boire et à manger pour pas salir leur putain d’arène !
  • Ah je ne savais pas, allons vite au ruisseau, à côté il pourra manger aussi. Ils vont peut-être nous suivre ?
  • Mais non, ils sont occupés entre eux, on va pouvoir aller le cacher après…
  • Ils diront qu’on l’a volé ?
  • Je voudrais bien voir ça ! dit en riant Marco en embrassant son frère et Coco…

Quelques pages de calendrier plus tard, le veau mis en sécurité, Marco reçoit une lettre du comité des fêtes l’enjoignant à s’expliquer…

  • Qu’est ce qui est écrit ? demande José.
  • Il me demande de rendre le veau.
  • Qu’est- ce qu’on va faire ?
  • Rien

Les jours suivants, Marie-Bandérilla vient frapper en personne à la porte des garçons. Ses yeux lancent des flammes et d’une voix courroucée, elle répète :

  • Voleurs ! rendez le veau ! Vous ne méritez pas l’habit de lumière !

Le gendarme qui est avec elle, est énervé aussi. Lui dit :

  • On le sait que c’est vous, tout le monde vous a vu.

Ce à quoi Marco répond calmement, par la fenêtre ouverte :

  • Nous a vu faire quoi ?
  • ça !
  • ça quoi, sur le programme du comité des fêtes, à cette date- là , il n’y a rien de marqué ? José que je sache n’est pas intéressé par la corrida !
  • Ce n’était pas une corrida Monsieur ! crie La vieille
  • C’était quoi ? Un enfant de dix ans avec un tout petit toro, dans une arène, on lui demande quoi ?
  • On ne lui demande rien à ce vaurien qui tire les sonnettes !
  • Monsieur l’agent, pour nous reprocher quelque chose il faut savoir quoi. Vous êtes d’accord ?

L’entrevue se conclut sur cette perplexité, mais la semaine suivante, c’est le maire d’à côté qui vient. En éleveur, il commence par donner le prix :

  • Vous devez deux mille.
  • De quoi vous parlez ?
  • Le veau ! Le boucher devait le préparer …
  • Où est-il marqué dans votre programme que mon frère est avec un veau qu’il doit lui piquer des banderilles sur le dos et ensuite le donner au boucher pour qu’il l’égorge derrière l’arène ? Où c’est marqué ?
  • C’est marqué, mais pas comme ça, ça s’appelle intermède traditionnel
  • Rien ne précise en quoi ça consiste…
  • C’est une chance extraordinaire offerte à un jeune… dans le pays on vous aime bien …
  • Pourquoi mon frère ?
  • Je ne comprends pas…Nous on aime bien les petits gars comme vous et on veut leur donner leur chance. Tenez voici la facture du veau que vous devez.

Marco prend le papier et poursuit :

  • Oui, je vous demande pourquoi mon frère et pas le vôtre ou le fils d’une famille encore plus riche ? José ne vous a rien demandé, pourquoi lui infliger ça, c’est parce qu’il est orphelin peut -être ?
  • C’était sa chance ! Vous les pauvres vous ne comprenez rien ! La corrida en crèvera de ça !
  • Ah ça c’est sûr ! Monsieur Lunel. Tenez, entrez si vous voulez…
  • Mais non, et mais qu’est-ce que vous faîtes de la facture, vous la chiffonnée ?
  • Oui, monsieur Lunel, je vais allumer une bonne flambée avec, regardez, entrez ! mes amis sont là, que des pauvres que vous aimez tant et on va faire une bonne fiesta parce que vous n’aurez jamais Coco ! Vous le dîtes vous-même c’est fini la Corrida !

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Vin & chocolat

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Vin & chocolat de Virginie Ferrari

Comment associer le vin et le chocolat ?

Certains disent que ce n’est pas possible, mais si vous choisissez le bon vin pour accompagner le bon chocolat, cela peut être une occasion remarquable de mariage. Que vous associiez les nuances parfois subtiles et crémeuses du délicat chocolat blanc ou les tons vifs et audacieux du chocolat noir avec un vin préféré, il y a quelques conseils à garder à l’esprit.

Conseils utiles

Faire simple

Pour garder les choses simples, commencez par un vin légèrement plus sucré que le chocolat ou le dessert au chocolat. Avec le vin et le chocolat qui portent en eux une intensité innée, ils peuvent souvent se retrouver engagés dans un formidable jeu de pouvoir en bouche, chacun rivalisant pour la domination et l’attention immédiate. Pour les aider à s’installer dans un semblant d’équilibre aimable, laissez d’abord le vin s’incliner devant le chocolat sous la forme d’un vin légèrement plus sucré associé au morceau de chocolat. Parmi les vins « doux » qui ont fait leurs preuves et qui couvrent un large éventail de partenaires chocolatiers, citons : les vins de Porto, Madère, Pedro Ximénez Sherry et Banyuls au Grenache, ainsi que plusieurs vins de vendanges tardives, et certains vins mousseux doux comme le délicieux Brachetto d’Acqui ou le Moscato d’Asti, dont la sélection est moins riche.

Vin & chocolat de Virginie Ferrari

Pour marier le vin et le chocolat, respectez les règles du jeu.

Pour réaliser un accord de qualité, il faut d’abord opter pour de bons produits, c’est la base ! Ensuite, tout dépend de la teneur en cacao de votre chocolat. Avec un chocolat doux à 50% de cacao, on privilégiera un champagne rosé à base de pinot noir ou un Vouvray demi-sec pour stimuler les papilles gustatives. Entre 70 et 75% de cacao, préférez un vin rouge de l’appellation Corbières à base de carignan puissant. Il possède une agréable acidité en fin de bouche.

Lorsque la teneur en cacao dépasse les 80%, orientez-vous vers les vins doux naturels. Le Maury, par exemple, un vin muté riche et soyeux qui met en relief la complexité du chocolat sans l’éclipser. Pour un chocolat 100% cacao, préférez un whisky légèrement tourbé comme le whisky japonais.

Vin & chocolat de Virginie Ferrari

Faut-il proposer un vin liquoreux avec un dessert chocolaté ?

Non ! En fin de repas, les papilles gustatives sont saturées, le sucre en excès ne vous permettra pas d’apprécier cet accord. Les vins liquoreux sont à réserver aux fromages et au « faux gras« . Ne les abîmez pas avec des desserts trop riches.

Peut-on déguster un vin rouge avec le chocolat ?

Vin & chocolat de Virginie Ferrari

Les vins rouges, légèrement tanniques s’accordent bien avec les plats sucrés-salés à la sauce au chocolat comme un poulet à la mexicaine ou un sauté d’agneau au chocolat. Mariez ces plats avec un Côte Rôtie ou un vin du Languedoc. Les millésimes 1999 ou 2007 de préférence !

Quels sont les « accords interdits » ?

Le vin blanc sec et le rosé contiennent trop d’acidité ! Idem, pour le champagne, à moins que vous ne choisissiez un champagne rosé.

Vin & chocolat de Virginie Ferrari
Vin & chocolat de Virginie Ferrari

Optez pour un style et un poids similaires

Lorsque vous accompagnez des vins avec du chocolat, essayez d’assortir des chocolats aromatisés plus légers et plus élégants avec des vins plus légers ; de même, plus le chocolat est fort, plus le vin doit être corsé. Par exemple, le chocolat mi-sucré a tendance à se marier bien avec un zinfandel californien intense et intense ou même avec un Cabernet Sauvignon tannique. Plus le chocolat est foncé, plus il sera sec et tannique.Cependant, lorsque vous associez ce chocolat plus foncé à un vin qui possède également une structure tannique plus forte, le chocolat va souvent éclipser ou annuler les tanins du vin en bouche et permettre à une plus grande partie du fruit vineux de s’exprimer.

Organiser la dégustation

Vin & chocolat de Virginie Ferrari

Goûtez du chocolat clair au chocolat noir ou du vin au corps clair au vin corsé. Semblable à une dégustation de vin formelle, si vous allez expérimenter avec plusieurs variétés de chocolats, travaillez du chocolat blanc léger au chocolat au lait et terminez sur les notes plus sèches du chocolat noir. En commençant par les nuances plus discrètes du chocolat blanc et en terminant par le chocolat noir ou le chocolat mi-sucré, vous éviterez à votre palais d’être surmené et de manquer les subtiles sensations sucrées que l’on retrouve dans les choix plus délicats de chocolat (et de vin).

Chocolat blanc

Vin & chocolat de Virginie Ferrari

Le chocolat blanc a tendance à être plus moelleux et beurré dans sa saveur, ce qui en fait un candidat idéal pour les styles plus doux du xérès (considérez le riche et corsé ximénez espagnol Pedro Ximénez Sherry), et les bulles douces et subtiles du Moscato d’Asti italien (voyez Saracco’s Moscato d’Asti),ou optez pour les arômes enivrants du muscat orange. Le Sherry et le Moscato d’Asti reprendront les textures crémeuses du chocolat et le Muscat d’Orange mettront en valeur tous les fruits qui pourraient être enfouis dans le chocolat. Une autre voie, pour associer le vin au chocolat blanc, est d’opter pour le contraste. Bien qu’un peu plus risqué, lorsque le contraste de dégustation fonctionne bien, le match est inoubliable. Par exemple, prendre l’alcool supérieur et le fruit corsé, intense et intense d’un Zinfandel et l’associer avec les textures douces et le profil beurré du chocolat blanc peut avoir un effet « melding » inhabituel. Les tanins du vin s’adoucissent sous le profil gras du chocolat et font remonter les fruits mûrs du Zin à la surface.

Chocolat au lait

Les fruits rouges mûrs et souvent plus légers et les tanins soyeux d’un Pinot Noir ou d’un Merlot moyennement corsé se marieront bien avec le caractère onctueux et le beurre de cacao du chocolat au lait, une mousse au chocolat crémeuse ou un gâteau au fromage au chocolat. Le Riesling, le Muscat ou la gamme des grands vins de dessert ont également tendance à bien résister à la douceur en bouche et au profil intégré du chocolat au lait. Aussi, considérez un vin mousseux ou un champagne pour accompagner des fraises enrobées de chocolat au lait. L’acidité vive et la fusion des bulles font ressortir les saveurs intenses de fruits et les accents chocolatés particulièrement bien. En cas de doute, optez pour un classique. Les textures riches, les facteurs de fruits frais, les notes de chocolat et le profil sucré du Porto Ruby en font un choix idéal pour accompagner de nombreuses sortes de chocolat au lait et noir.

Chocolat Noir

Les chocolats noirs ou doux-amers, à plus forte teneur en cacao (par définition, le chocolat noir contient au moins 35 % de cacao) exigent un vin qui offre un corps plus ample, des arômes robustes et des croquis de saveurs intenses avec un fruit audacieux et peut-être un soupçon de nuances chocolatées indigènes. Les zinfandels avec leurs fruits denses, leurs épices énergétiques et leur degré d’alcool souvent plus élevé ont une longue tradition d’utilisation du chocolat noir qui est un délice exceptionnel. A titre d’exemple, la remarquable région viticole de Lodi, en Californie, accorde une grande priorité au Zinfandel et aux accords chocolatés dans ses week-ends annuels Vin et Chocolat. La structure audacieuse du Cabernet Sauvignon et son profil corsé, souvent agrémenté de fruits noirs juteux et de tanins bien définis, se marient naturellement au style nettement plus sec des thèmes du chocolat noir. Aussi, considérez un Pinot Noir ou un Merlot pour manipuler le chocolat noir autour de la marque de 55% de cacao. Banyuls, un favori fortifié du sud de la France, peut présenter le nec plus ultra des accords vin et chocolat noir.

Les saveurs corsées, souvent riches en nuances chocolatées grâce au Grenache, reflètent les textures du chocolat noir en bouche et produisent une synergie sensationnelle et difficile à égaler. En plus des thèmes fortifiés, donnez à un Porto Tawny ou Vintage un caractère bien équilibré et complémentaire à un dessert au chocolat noir ou à une truffe.

Les profils personnels du palais varient d’une personne à l’autre et un partenariat vin-chocolat qui fonctionne bien pour un palais peut ne pas être apprécié par un autre. Bien que le vin et le chocolat partagent souvent une base de fans importante, les deux ne sont pas nécessairement des alliés au palais dès le début. Cependant, avec un peu de souplesse et d’expérimentation délicieuse, vous trouverez certainement des accords vin-chocolat remarquables qui trouvent l’équilibre et la synergie harmonieuse d’une union harmonieuse.

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